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Les Républicains

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Les Républicains
Image illustrative de l’article Les Républicains
Logotype officiel.
Présentation
Président Laurent Wauquiez
Fondation (création de l'UMP)
(changement de nom et de statuts)
Siège 238 rue de Vaugirard
75015 Paris
Fondateur Nicolas Sarkozy
Secrétaire générale Annie Genevard
Vice-présidents Jean Leonetti
Guillaume Peltier
Damien Abad
Secrétaire général délégué Geoffroy Didier
Secrétaires généraux adjoints Julien Aubert
Valérie Boyer
Mathieu Darnaud
Fabien Di Filippo
Virginie Duby-Muller
Sophie Primas
Trésorier Daniel Fasquelle
Porte-paroles Lydia Guirous
Gilles Platret
Laurence Saillet
Mouvement de jeunesse Les Jeunes Républicains
Positionnement Droite[1] à centre droit[2]
Idéologie Gaullisme[3],[4],[5],
Conservatisme[6],[7]
Démocratie chrétienne[5]
Libéralisme[5]
Centrisme[5]
Libéral-conservatisme[8],[9],[10],[5]
Affiliation européenne Parti populaire européen[11]
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Union démocrate internationale[11].
Adhérents 234 556 (2017)[12]
Couleurs      Bleu
Site web www.republicains.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Christian Jacob (LR)
Sénat Bruno Retailleau (LR)
Parlement européen Manfred Weber (PPE)
Représentation
Députés
98 / 577
[N 1]
Sénateurs
143 / 348
Députés européens
16 / 74
Présidence de conseils départementaux
43 / 101
Présidence de conseils régionaux
5 / 17
Maires de communes de plus de 70 000 habitants
35 / 69

Les Républicains (LR) est un parti politique libéral-conservateur français, classé à droite et au centre droit sur l'échiquier politique. Au niveau européen, il est membre du Parti populaire européen (PPE). Il est issu du changement de nom et de statuts de l'Union pour un mouvement populaire, adopté par les adhérents le , et s'inscrit dans la continuité des grands partis conservateurs français (UDR, RPR, UMP).

Histoire

Origine

Le parti est issu du changement de nom de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), après modification des statuts et de la composition de son bureau politique. L'UMP a été fondée le [13].

Lors de sa campagne pour la présidence du parti en 2014, Nicolas Sarkozy promet, en cas de victoire, de changer le nom de l’UMP, ainsi que de réformer ses statuts. Il est élu au premier tour.

C'est le nom « Les Républicains » qui est finalement choisi[14],[15],[16]. Le , Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente de l'UMP, présente à Nicolas Sarkozy puis au bureau politique du parti le projet de nouveaux statuts. Ces statuts prévoient, entre autres, l'organisation d'élections primaires ouvertes en vue de désigner la personne que le mouvement soutiendra lors de l'élection présidentielle, l'élection des présidents de fédérations départementales au suffrage universel direct, la fin des courants et la consultation des adhérents sur les investitures électorales[17].

Les nouveaux statuts sont adoptés par le bureau politique le puis approuvés par les adhérents le lors d'un vote par internet avec 83,28 % de « oui » et un taux de participation de 45,74 %[18]. De même les nouveaux statuts du parti sont adoptés par 96,34 % des votants et la composition du nouveau bureau politique par 94,77 %[19]. Cependant, juridiquement, il s'agit d'un changement de nom et non pas de la création d'un nouveau parti[20].

Le changement de nom est officialisé lors du congrès fondateur du parti le à la Porte de la Villette à Paris, devant près de 10 000 personnes[21]. Angela Merkel, chancelière allemande, envoie un « message d'amitié et d'encouragement au congrès »[18].

Ce nouveau nom provoque une polémique[22],[23]. Une pétition, « Nous sommes les républicains »[24] est créée et l'avocat Christophe Lèguevaques lance une action en justice le afin d’obtenir la nullité de la marque « Les Républicains » déposée à l’INPI (publication 2014-12-05 (BOPI 2014-49) au profit de l’UMP[25]. Le tribunal de grande instance de Paris rejette le le recours en référé constitué par quatre partis ou associations de gauche et 143 particuliers, estimant que « le trouble manifestement illicite et le dommage imminent ne sont pas démontrés »[26]. Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) décide de faire appel[27]. L'hebdomadaire Marianne appelle le parti « ex-UMP »[28].

L'historien des idées François Huguenin rappelle que si, à l'origine, à la fin du XIXe siècle, ce sont plutôt les partis politiques de gauche qui ont adopté ce mot (la Gauche républicaine de Jules Ferry et Jules Grévy et l'Union républicaine de Léon Gambetta), la droite l'a également rapidement utilisé au début du XXe siècle (notamment avec la Fédération républicaine) alors que la gauche commençait à préférer dans les noms des partis le mot « socialiste » ; le mot « République » s'ancre dans la droite à partir de 1958 : Union pour la nouvelle République (UNR) puis Union pour la défense de la République (UDR) puis Rassemblement pour la République (RPR) pour incarner la défense de la Ve République créée par le général de Gaulle[29].

Par ailleurs, Sébastien Ausserre et Pierre Alioti, responsables départementaux de La Droite populaire du Var et de l'Hérault, présentent cette refondation comme l'une des causes de leur départ du parti au profit du Front national[30],[31].

À l'Assemblée nationale, le président du groupe parlementaire, Christian Jacob, souhaite que le groupe ne soit pas désigné sous l'abréviation « LR » mais par le nom complet « Les Républicains ». Par réaction, les autres groupes de l'Assemblée nationale comportant le mot « républicain » ou « démocrate », demandent également à être appelés par leurs noms complets[32],[33]. Malgré cette volonté du parti, celui-ci est généralement abrégé « LR » dans les médias, bien que le parti lui préfère l'abréviation « Les Rép »[34],[35],[36].

Lors du mois qui précède la création du parti, les premiers adhérents reçoivent une carte de membre fondateur, aussi appelée carte collector premier membre fondateur[37].

Depuis 2016

Afin de désigner le candidat à l'élection présidentielle de 2017, le bureau politique a constitué une « commission nationale d'organisation de la primaire » composée de 14 membres avec à sa tête Thierry Solère. Le vote à cette primaire est ouvert à tous les citoyens inscrits sur les listes électorales, sous réserve d'une participation de 2 euros et la signature d'un texte précisant : « je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m'engage pour l'alternance afin de réussir le redressement de la France ». Jean-François Copé[38], François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet[39], Bruno Le Maire[40], Jean-Frédéric Poisson[41] et Nicolas Sarkozy[42] sont les sept candidats au premier tour de cette primaire. Le , à l’issue du premier tour auquel participent plus de 4 millions d’électeurs, François Fillon et Alain Juppé sont qualifiés pour le second tour. François Fillon remporte la primaire le avec 66,5 % des suffrages.

Donné un temps favori de l'élection présidentielle de 2017, François Fillon doit faire face à des critiques sur la radicalité de son projet puis à une affaire politico-judiciaire de plusieurs mois, où son retrait est demandé par de nombreuses personnalités de son camp. Il se maintient et termine à la troisième position à l'issue du premier tour avec 20 % des suffrages exprimés. Pour le second, il appelle à soutenir Emmanuel Macron contre Marine Le Pen, même si dans le parti, certains comme Nadine Morano, Éric Ciotti, Henri Guaino, Georges Fenech[43], Guillaume Larrivé[44], Nicolas Dhuicq[45], Christine Boutin et Jean-Frédéric Poisson (du PCD, parti associé à LR) ou le mouvement Sens commun refusent le « front républicain »[46],[47]. L'ancienne ministre de Jacques Chirac Françoise Hostalier déclare pour sa part qu'elle votera Marine Le Pen[48], tout comme l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy Christine Boutin[49]. Laurent Wauquiez a appelé à ne pas voter pour Marine Le Pen, en s'abstenant[50]. Emmanuel Macron est finalement élu et nomme Premier ministre Édouard Philippe, député et maire LR. Plusieurs élus LR signent une tribune où ils souhaitent travailler avec le nouveau président[51], suscitant des tensions au sein du parti, où plusieurs s'y refusent. Bruno Le Maire et Gérald Darmanin sont nommés ministres et sont ensuite exclus de LR[52].

François Baroin est désigné chef de file du parti pour les élections législatives. Le projet de François Fillon pour l'élection présidentielle est alors amendé concernant des sujets polémiques, notamment sur la TVA, la suppression du nombre de fonctionnaires ou encore des sujets de santé[53]. À l'issue du second tour de ces législatives, le , LR ne compte plus que 112 sièges à l'Assemblée nationale. Mais les dissensions disparaissent pas pour autant entre les députés souhaitant œuvrer dans une démarche « constructive » à l'égard du deuxième gouvernement Philippe et ceux qui y sont beaucoup plus réticents[54]. Le 21 juin, douze d'entre eux, emmenés par Thierry Solère et Franck Riester s'associent avec les seize élus UDI et quelques divers droite pour constituer un groupe autonome à l'Assemblée[55], le groupe Les Républicains (« historiques ») se réduisant à 100 députés reste néanmoins le plus important groupe d'opposition à l'Assemblée nationale.

Le , Thierry Solère, Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Franck Riester et Sébastien Lecornu annoncent avoir reçu chacun une convocation en vue de leur exclusion du parti[56]. Bruno Le Maire n'était déjà plus membre de Les Républicains depuis sa nomination dans le premier gouvernement Philippe selon Bernard Accoyer[52]. Le 11 juillet, le bureau politique décide de suspendre ces six personnalités de leurs fonctions exécutives au sein du parti, en attendant qu'une commission spéciale composée des anciens ministres Patrick Ollier et Jean Leonetti et de la vice-présidente du parti, Isabelle Le Callennec, statue sur leur sort à l’automne de cette même année[57].

Le 31 octobre 2017, le bureau politique de Les Républicains exclut Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Franck Riester et Thierry Solère[58], tandis qu'il « prend acte du départ » d'Édouard Philippe[58], que celui-ci n'a lui-même pas annoncé, mais sans toutefois l'exclure formellement du parti[59]. Le 28 novembre 2017, plusieurs élus LR lancent un nouveau parti de droite « dissident »[60], Agir[61].

En décembre 2017, les élections internes pour la présidence du parti voient s'opposer Laurent Wauquiez à la « filloniste » Florence Portelli et au « juppéiste » Maël de Calan[62]. Le 10 décembre, le premier emporte largement le scrutin avec 74,6 % des suffrages de 42,5 % des 235.000 adhérents ayant pris part au vote[63]. Le soir du vote, Xavier Bertrand[64] annonce son départ du parti, suivi peu après par Philippe Langenieux-Villard[65], Franck Dhersin[66] — membre fondateur de l'UMP — et Nora Berra[67]. Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde annonce, quelques jours plus tard, qu'il exclut toute alliance avec Les Républicains de Laurent Wauquiez, accusé de « dérive droitière [...] allant à l'encontre des valeurs et les objectifs politiques [de l'UDI] »[68] tandis que l'UDI siège à l'Assemblée avec Agir[60] pour former le Groupe UDI, Agir et indépendants[69]. En janvier 2018, Dominique Bussereau « se met en congé » de LR[70] puis Alain Juppé annonce « prendre du recul », ne renouvelant pas leur cotisation au parti[71]. Le mois suivant, Dominique Bussereau et plusieurs élus LR quittent le parti, à la suite de propos critiques tenus par Laurent Wauquiez sur la gestion municipale d'Alain Juppé.

Organisation

L'organisation repose sur une direction, un bureau politique et un conseil national.

Historique des dirigeants

Liste des présidents
Nom Dates du mandat Notes
Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy Ancien président de la République. Président de l'UMP de 2004 à 2007 et de 2014 à 2015. Démissionne après l'annonce de sa candidature à la primaire française de la droite et du centre de 2016.
Laurent Wauquiez Laurent Wauquiez
(intérim)
Vice-président délégué du parti, il succède par intérim à Nicolas Sarkozy. Député et président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes.
Vacance de la présidence du au
(le secrétaire général, Bernard Accoyer, est à la tête du parti)
Laurent Wauquiez Laurent Wauquiez en fonction Président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. Il est élu président dès le premier tour lors du congrès du parti, le , face à Florence Portelli et Maël de Calan.
Liste des secrétaires généraux
Nom Dates du mandat Notes
Laurent Wauquiez Laurent Wauquiez Secrétaire général de l'UMP depuis , il conserve la même fonction lors de la création du parti. Député et ancien ministre.
Éric Woerth Éric Woerth Nommé par Nicolas Sarkozy fin 2015. Il quitte son poste après la primaire du parti en . Député et ancien ministre.
Bernard Accoyer Bernard Accoyer Ancien député et ancien président de l'Assemblée nationale. Nommé par François Fillon après sa victoire lors de la primaire présidentielle, il est à la tête du parti jusqu'au et l'élection d'un nouveau président.
Bernard Accoyer Annie Genevard en fonction Députée élue dans la 5e circonscription du Doubs, proche de François Fillon, elle est nommée à ce poste par Laurent Wauquiez après son élection à la présidence du parti.

Direction

À l'occasion du changement de nom et de statuts, le président Nicolas Sarkozy désigne Nathalie Kosciusko-Morizet en tant que vice-présidente déléguée et numéro deux, Laurent Wauquiez comme secrétaire général, Éric Woerth assurant le poste de délégué général au projet présidentiel du parti avec Isabelle Le Callennec comme déléguée générale adjointe au projet, Sébastien Huyghe et Lydia Guirous, porte-parole, Luc Chatel et Brice Hortefeux en tant que conseillers politiques[72].

Le , Nicolas Sarkozy désigne 25 nouveaux membres à la direction du parti. Ainsi Valérie Pécresse est désignée comme la « coordonnatrice des élections régionales », secondée par Guillaume Peltier. Maud Fontenoy est nommée déléguée à l'environnement. L'économiste Christian Saint-Étienne, ancien membre de l'UDI, est nommé au poste de délégué à l'économie. Olivier Dassault est nommé président du comité des entrepreneurs, afin de permettre à ces derniers de participer à l'élaboration du projet présidentiel. Édouard Courtial est conseiller politique aux côtés de Brice Hortefeux et Luc Chatel. Bérengère Poletti est secrétaire générale adjointe aux fédérations professionnelles. L'ancien ministre Roger Karoutchi est délégué à la riposte. La commission nationale d'investiture sera présidée par Christian Estrosi. Valérie Debord avec Madeleine de Jessey, leader de l'association Sens commun sont responsables des programmes de formation[73],[74]. Le , Nicolas Sarkozy complète la direction du parti avec des délégués nationaux dont Thierry Mariani, délégué national aux Français de l'étranger, assisté de Christophe-André Frassa. Jean Rottner est responsable des élus locaux et secrétaire général du comité des maires[75].

Après les élections régionales, le , Nicolas Sarkozy annonce une modification de l'organigramme de Les Républicains. Laurent Wauquiez devient vice-président délégué et numéro deux à la place de Nathalie Kosciusko-Morizet, Isabelle Le Callennec devient vice-présidente et Éric Woerth secrétaire général. Le mois suivant, Guillaume Larrivé, Guillaume Peltier, Valérie Debord et Brigitte Kuster deviennent porte-paroles du parti[76] ; critiquant « l'entourage » et la « méthode » de Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin annonce pour sa part qu'il quitte son poste de secrétaire général adjoint[77]. En septembre 2016, Bérengère Poletti et Annie Genevard sont également nommées porte-parole du parti[78].

Fin , après l'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains, Laurent Wauquiez lui succède par intérim au poste de président.

Fin , Bernard Accoyer est nommé par François Fillon au poste de secrétaire général, après sa victoire lors de la primaire présidentielle. Laurent Wauquiez devient premier vice-président, en tandem avec Isabelle Le Callennec. Gérald Darmanin et Annie Genevard sont nommés secrétaires généraux adjoints. Un comité politique est créé (composé de Gérard Larcher, Christian Jacob, Virginie Calmels, François Baroin, Nathalie Kosciusko-Morizet, Thierry Solère, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé et où sont membres de droit les secrétaires généraux et les vice-présidents), délibérant de la même façon que le bureau politique. Jean-François Lamour devient président de la commission d'investiture, secondé par deux vice-présidents, Roger Karoutchi et Alain Marleix[79]. Le , Valérie Boyer est nommée porte-parole[80].

Le , Éric Ciotti est nommé secrétaire général adjoint du parti, en remplacement de Gérald Darmanin, démissionnaire depuis le 5 mars[81],[82] à la suite de l'affaire Fillon[83].

Après la victoire de Laurent Wauquiez lors du congrès de 2017, une nouvelle direction est annoncée le 13 décembre : Virginie Calmels devient première vice-présidente et vice-présidente déléguée, Guillaume Peltier deuxième vice-président, Damien Abad troisième vice-président, Annie Genevard secrétaire générale, Geoffroy Didier secrétaire général délégué chargé notamment de la stratégie de communication et du porte-parolat, Julien Aubert secrétaire général adjoint chargé de la formation, Valérie Boyer secrétaire générale adjointe chargée des relations avec la société civile, Mathieu Darnaud secrétaire général adjoint chargé des élus locaux, Fabien Di Filippo secrétaire général adjoint chargé des adhésions, Virginie Duby-Muller secrétaire générale adjointe chargée des fédérations, Sophie Primas secrétaire générale adjointe chargée des relations avec les parlementaires, Lydia Guirous, Gilles Platret et Laurence Sailliet porte-paroles.

Virginie Calmels est remplacée par Jean Leonetti le 17 juin 2018[84].

Bureau politique

D'après les statuts de 2015, bureau politique du parti est composé de 115 membres contre 61 pour l'ancienne UMP. L'ensemble des composantes du parti doit y être représenté. Dix-sept personnalités en sont membres de droit, avec les trois premiers dirigeants du parti (président, vice-président et secrétaire général), auxquelles s'ajoutent les anciens Premiers ministres et les anciens présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale. Dix-huit personnalités sont des « membres invités permanents ». Enfin, trois collèges viennent compléter le bureau et sont composés comme suit : 50 parlementaires, 20 élus non parlementaires et 10 représentants des fédérations[85],[86]. À la suite de l'élection de Laurent Wauquiez, la composition du nouveau bureau politique de LR doit être remaniée au mois de janvier 2018[87].

Conseil national

Le Conseil national détermine, dans l’intervalle des sessions du Congrès, les orientations politiques du Mouvement. Il veille au bon fonctionnement du mouvement. En 2015, le Conseil national est présidé par Jean-Pierre Raffarin. Luc Chatel lui succède le , jusqu'à sa démission, le . Tous deux quittent la vie politique, le premier en juin 2017[88], le second en novembre de la même année[89]. Début 2018, Jean Leonetti devient président du conseil national.

Congrès

Le Congrès, qui constitue l'Assemblée générale de LR, regroupe les adhérents à jour de cotisation et délibère sur l’action générale et les orientations politiques du parti[90].

Courants internes

Dans les statuts du parti Les Républicains, la reconnaissance institutionnelle des courants au sein du parti disparaît[91].

Si des courants internes aux Républicains existent, l'historien Nicolas Lebourg note en décembre 2015 que « la droite est aujourd'hui invertébrée, elle ne sait plus se différencier des autres courants de pensée pour proposer une offre politique autonome. Elle parle sans cesse de combat culturel mais n'offre pas de conception du monde qui lui soit propre, et se limite en général en cette matière à des problématiques sociétales contre la société multiculturelle […]. Elle n'a d'ailleurs pas de revue théorique, preuve que cette prétendue prétention au combat culturel n'est que slogan »[92].

Centristes

Au sein du mouvement, les centristes sont essentiellement issue de l'ancienne UDF et en son sein de Force démocrate (et de tous les partis qui l'ont précédé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, du MRP au Centre des démocrates sociaux). Il s'agit de l'une des idéologies dominantes au sein des droites européennes, et incarne aussi la famille la plus européiste au sein du parti. Elle comprend deux tendances principales :

Conservateurs

Les conservateurs trouvent leur origine au sein du RPR, du RPF de Charles Pasqua ou du MPF et constituent l'aile la plus conservatrice du parti, avec La Droite populaire. Ils se réclament généralement de l'héritage gaulliste, dont ils retiennent essentiellement les prises de positions souverainistes et en faveur d'une « Europe des Nations », mais s'en écartent en assumant la promotion d'une droite « décomplexée ». Eurosceptique, cette tendance est souvent considérée proche de mouvements externes classés à la droite du parti, comme les partis souverainistes (MPF de Philippe de Villiers ou bien Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan), et exprime son attachement à la prise en compte des aspirations des électeurs du Front national, tout en affirmant vouloir indéfectiblement rester dans la famille de la droite républicaine. Le positionnement patriote et souverainiste de cette tendance lui donne une influence plus grande que son poids réel au sein du parti en ce qu'elle tient un discours susceptible d'attirer les suffrages d'électeurs du Front national.

La démocratie chrétienne est un courant de pensée politique, se référant à des principes religieux, qui se développe en Europe à partir de la fin du XIXe siècle. Elle cherche à promouvoir, au sein d’une société démocratique et pluraliste, une politique inspirée du message qu’expriment les Évangiles, la doctrine sociale de l'Église et les travaux de penseurs chrétiens.

  • les chrétiens sociaux (Christine Boutin) sont notamment rassemblés au sein du Parti chrétien-démocrate. Historiquement proches des démocrates chrétiens, ils en constituent une tendance plus affirmée dans son attachement aux valeurs catholiques, rejetant le libéralisme à la fois d'un point de vue sociétal (participation aux marches anti-IVG, opposition au PACS) et économique. Ils se caractérisent notamment par des prises de positions très sociales (par exemple le revenu universel) dans une démarche vers des catégories de populations qu'ils estiment négligées ou rejetées par la société (les détenus, sans abris…), souhaitant ainsi être les tenants d'une droite « plus humaine ».

Les idées des conservateurs — avec leur « glissement droitier », incluant un questionnement sur l'identité nationale mais aussi un renforcement des mesures de lutte contre l'immigration et l'insécurité — , ont été reprises, sur les conseils de Patrick Buisson, par Nicolas Sarkozy, notamment lors de la campagne présidentielle de 2012, dans l'optique de prendre des voix au Front national[97]. Ces positions ont pu créer des tensions au sein de la droite : ainsi, début 2011, un débat sur la laïcité, considéré comme anti-islam par des médias et les différents cultes[98], provoque des dissensions entre le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé et le Premier ministre François Fillon notamment[99]. Deux mois plus tard, un débat sur la double nationalité, reprenant des propositions de Claude Goasguen[100] mais aussi de Marine Le Pen[101], oppose les députés de la « Droite populaire » à des élus de l'UMP centristes ou plus modérés comme Étienne Pinte ou Nathalie Kosciusko-Morizet[102].

Gaullistes

Articles détaillés : Gaullisme et Les Gaullistes en mouvement.

Depuis la création de la Ve République en 1958, les gaullistes constituent de facto la force principale de la droite française. Ils se placent dans l'héritage du général de Gaulle, dont ils mettent en avant le volontarisme politique au service de la grandeur et des intérêts du pays. D'abord regroupés au sein de l'UNR et de l'UDR, ils sont à l'origine de la création du RPR (1976).

Avec le temps, des filiations politiques s'opèrent dans les rangs néo-gaullistes, selon l'influence particulière de personnalités qui les incarnent. On peut distinguer ainsi :

  • Les « chiraquiens », fidèles à l'action de Jacques Chirac et majoritaires au RPR puis à l'UMP jusqu'en 2004. Leurs représentants — parmi lesquels Alain Juppé, François Baroin, Hervé Gaymard — , un moment appelés « chiraco-villepinistes », ont gardé du général de Gaulle une approche pragmatique du pouvoir qui peut les amener, parfois inspirés aussi par le radicalisme, à défendre tantôt des idées d'inspiration libérale, tantôt des positions sociales et étatistes, mais nuancent fortement pour la plupart la geste transpartisane du gaullisme traditionnel : même si certains s'en défendent, ils ont été les artisans de l'ancrage « à droite » du gaullisme, à la suite de Georges Pompidou. Attachés à l'indépendance nationale, ils se rallient à la construction politique de l'Union européenne en privilégiant la démarche intergouvernementale. Vigilants sur les enjeux militaires, diplomatiques et culturels, ils sont soucieux du rôle régulateur de l'État dans la mondialisation. Parmi eux, les gaullistes dits « légitimistes », attentifs à la question de l'autorité et au respect de la lecture gaullienne des institutions de la République, tels que Michèle Alliot-Marie (via son mouvement Le Chêne), ne perçoivent pas le libéralisme comme solution globale et apparaissent comme les lointains héritiers de la tradition bonapartiste.
  • Les gaullistes sociaux ou « séguinistes » (en référence à Philippe Séguin), dont François Fillon, Roger Karoutchi et Henri Guaino. Sensibles au thème de la participation ou plus généralement au gaullisme de gauche, continuateurs du courant d'idées représenté en son temps par Louis Vallon, René Capitant ou dans une moindre mesure Jacques Chaban-Delmas, ils mettent l'accent sur une certaine forme de démocratie sociale, teintée de dirigisme, sans toutefois remettre en cause les fondements du libéralisme. Ils s'avèrent souvent progressistes sur les questions de société et comprennent une tendance cogestionnaire. Ils sont notamment présents dans le club Force républicaine de François Fillon, le Club Nouveau siècle, ainsi qu'à l'Union des jeunes pour le progrès (UJP) de Ferréol Delmas. À l'origine hostiles à une Europe supranationale et trop libérale, ils se sont, derrière Philippe Séguin, opposés au traité de Maastricht (1992). Néanmoins, ils ont évolué depuis sur cette question et certains ont fait campagne pour le « oui » lors du référendum de 2005 sur le Traité établissant une constitution pour l'Europe.

Libéraux

Articles détaillés : Libéralisme et Les Réformateurs.

Là encore, il existe différentes tendances :

Structures interne

Les Jeunes Républicains

Article détaillé : Les Jeunes Républicains.

Les Républicains ont une branche pour les jeunes de 16 à 30 ans, Les Jeunes Républicains.

Les Jeunes Républicains rassemblent tous les adhérents du parti Les Républicains âgés de 16 à 29 ans. Le mouvement a, à sa tête, un président élu pour deux ans. Tous les adhérents du parti de moins de 30 ans sont inscrits automatiquement chez les Jeunes Républicains. Une fois le cap des 30 ans atteint, les adhérents sont radiés du mouvement de jeunesse.

Son fonctionnement repose sur une organisation décentralisée. Ce fonctionnement est confirmé en 2004 avec l'établissement de statuts garantissant l'élection du président des Jeunes Républicains par les conseillers nationaux des Jeunes Républicains (CNJR), eux-mêmes élus par l'ensemble des adhérents.

Au niveau local cependant, les responsables départementaux jeunes (RDJ) sont nommés par le président des Jeunes Républicains en accord avec le secrétaire départemental de la fédération Les Républicains. Un responsable départemental ne peut donc être nommé si le parti ne le souhaite pas. Inversement, le RDJ ne peut pas être nommé sur ordre du secrétaire départemental. Dans la réalité, il s'agit le plus souvent d'un accord entre les parties.

Les Jeunes Actifs

Les Jeunes Actifs sont une autre organisation interne au parti pour laquelle l'appartenance n'est pas liée à une tranche d'âge spécifique, mais plutôt au fait d'exercer une activité professionnelle. L'association a été créée par François Guéant dans le courant de l'année 2005 et elle est présidée par Gilles Laborde[104] de 2008 à 2010.

Siège du parti

Siège du parti Les Républicains, au 238, rue de Vaugirard

Le siège du parti se situe à Paris. Entre 2002 et 2011, il est domicilié au 55 rue La Boétie (8e arrondissement) lorsque le parti s’appelait l'Union pour un mouvement populaire. Ne souhaitant plus payer un loyer annuel de 4 millions d'euros à cette adresse, il déménage en 2011 au 238 rue de Vaugirard (15e arrondissement), un immeuble acquis l'année précédente[105].

Cette acquisition, permettant une économie de coûts de fonctionnement, s'élève à 40 millions d'euros (19 millions d'euros pour acheter le bâtiment, 21 pour le réhabiliter) et est financée en majeure partie par un emprunt de 32 millions d'euros contracté sur une période de 13 ans et demi. Le siège est composé d'une façade vitrée élaborée par l'agence d'architecture JJ Ory Architecte. Cet immeuble, un ancien garage Renault, est d'une superficie de 5 500 m2[105]. Il est doté d'une vaste salle de conférences, d'un amphithéâtre de près de 400 places et de 5 étages de bureaux[106].

En juillet 2017, Le Monde fait part d'une situation financière comprenant une dette à hauteur de 55 millions d'euros[107].

Figures politiques

Le parti Les Républicains compte ou a compté dans ses rangs plusieurs personnalités figures de la politique française, qui ont parfois pu occuper les plus hautes fonctions de la République :

Résultats électoraux

Élections présidentielles

Année Candidat 1er tour 2d tour
Voix % Rang Voix % Rang
2017 François Fillon 7 213 797 20,01 3e

Élections législatives

Année 1er tour Sièges Rang Gouvernement
Voix %
2017 3 573 366 15,77
112 / 577
2e Opposition

Élections sénatoriales

Année Sièges Rang Résultat
2017
146 / 348
1er Majorité

Élections régionales

Année 1er tour 2d tour Conseillers Présidents
Voix % Rang Voix % Rang
2015[n 1] 5 827 419 26,84 2e 10 127 619 40,24 1er
478 / 1 722
7 / 17
  1. Union de la droite et du centre.

Partis et structures associés

Groupes parlementaires politiques officiels au Parlement

Partis politiques associés

Les partis politiques associés aux Républicains le sont selon les statuts du mouvement ou selon les alliances sur le terrain :

Partis politiques associés actuels

Partis politiques anciennement assciés

Partis politiques locaux

C'est le cas également de partis politiques à portée strictement locale :

Autres mouvements associés

Publications

Les Éditions des Républicains (société d'édition du parti Les Républicains) éditent et publient plusieurs revues[112]:

  • les Républicains Magazine, la revue trimestrielle du mouvement,
  • le Bulletin des élus locaux, mensuel à destination des collectivités territoriales
  • le Mouvement des Idées, revue de débats, en principe trimestrielle
  • des livres de dessins politiques.

Le Mouvement des idées

Le Mouvement des idées[113] est une revue française de débat politique, créée en 2011, sous l’impulsion de Jean-François Copé, alors secrétaire général de l'UMP (Union pour un Mouvement Populaire)[114],[115]. Elle s'inscrit dans la lignée de la revue Une certaine idée, lancée par Philippe Séguin, lorsqu'il dirigeait le RPR. La revue était d'abord éditée par les éditions de l'Union (société d'édition de l'UMP) puis par les Éditions des Républicains[116].

Après 2015, les éditoriaux de la revue sont signés par Daniel Fasquelle, Laurent Wauquiez puis Bernard Accoyer, et comprennent des contributions d'intellectuels et d'universitaires tels que Malika Sorel-Sutter, Georges Bensoussan, Alexandre Devecchio, Michèle Tribalat, François-Xavier Bellamy, ainsi que des articles signés par des parlementaires (Marie-Christine Dalloz, Isabelle Le Callennec, Jean-François Lamour). Le Mouvement des idées publie aussi des discours d'anthologie de figures politiques (Charles de Gaulle, André Malraux...), des fiches de lecture, des hommages funèbres et des commentaires de l'actualité.

Affiliations internationales

Les Républicains sont membres de trois organisations dont deux internationales et une européenne[11] :

Français de l'étranger

Il existe plusieurs délégations du parti Les Républicains à l'étranger, en Allemagne, en Belgique, aux États-Unis, au Québec ou encore au Maroc.

Notes et références

Notes

  1. Sur les 112 élus annoncés par le ministère de l'Intérieur le 19 juin, seuls 94 votent pour leur président de groupe le 20 et adhérent au groupe parlementaire. Les « Constructifs » quittent le groupe parlementaire le 21 juin et forment avec l'UDI le groupe LC. Deux d'entre eux, Thierry Solère et Franck Riester, ont été exclus du parti en octobre 2017, tandis qu'un troisième, Antoine Herth, quitte le parti en février 2018.

Références

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Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes