Norrent-Fontes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Norrent-Fontes
Norrent-Fontes
Église Saint-Vaast.
Blason de Norrent-Fontes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Lillers
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Bertrand Cocq
2014-2020
Code postal 62120
Code commune 62620
Démographie
Gentilé Norrent-Fontois
Population
municipale
1 410 hab. (2016 en diminution de 3,82 % par rapport à 2011)
Densité 247 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 35′ 19″ nord, 2° 24′ 29″ est
Altitude Min. 19 m
Max. 63 m
Superficie 5,7 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Norrent-Fontes

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Norrent-Fontes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Norrent-Fontes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Norrent-Fontes
Liens
Site web http://www.norrent-fontes.fr

Norrent-Fontes est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Norrent-Fontois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Panneau de sortie du bourg.

Le village est situé à 6 km de Lillers, 20 km de Béthune, 50 km d'Arras, 60 km de Lille, et 250 km de l Paris et est desservi par l'ancienne RN 43 (actuelle RD 943). Le bourg est aisément accessible par l'Autoroute A26.

Norrent-Fontes est distante de 7 km d'Isbergues, de 7 km d'Aire-sur-la-Lys, de 66 km de Calais et de 71 km de Boulogne-sur-Mer.

Sa superficie est de 570 ha. Son point culminant est à 63 mètres au-dessus du niveau de la mer, le point le plus bas est à 19 mètres. Le centre du territoire communal est à 27 mètres.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

À l'origine se trouvait le bourg de Norrent et trois hameaux : Fontes, la Goulay et le Malznoi.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Norrent-Fontes
Rombly Mazinghem Isbergues
Linghem Norrent-Fontes Ham-en-Artois
Rely Saint-Hilaire-Cottes Bourecq

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est marécageux, et est drainé par de nombreux canaux qui se rejettent dans la Guarbecque, affluent de la Lys.

Le « Marais pourri », qui constitue sur 5 ha un lieu d'habitats humides remarquables pour le secteur du lillerois, est géré par le Conservatoire d'espaces naturels du Nord et du Pas-de-Calais[1].

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

La halte de Ham-en-Artois

La commune de Norrent-Fontes se situe à 500 m de la station-service autoroutière Saint-Hilaire-Cottes servant d’aire de repos à un certain nombre de camions qui parcourent l’autoroute A26 reliant Reims à Calais, ou venant de Paris par l’A1.

Norrent-Fontes est desservi par la ligne n°538 « Norrent-Fontes - Saint-Hilaire-Cottes - Lillers - Gonnehem - Béthune » du réseau de transport interurbain départemental Oscar par le transporteur « groupement Artesiens-Mullie-Inglard-Westee ».

La gare ferroviaire la plus proche est celle de Ham-en-Artois, halte voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains TER Hauts-de-France de la liaison Arras - Hazebrouck.

Toponymie[modifier | modifier le code]

De nord + heim « village du nord »[2]. Norhem (1182), Noireng (1306). Norrem en flamand[3].

Sous les gallo-romains, Norrent s'appelait Norremum. Le lieu est nommé Norrem en 1211 puis Norrenc en 1240 dans une donation à l'abbaye de Mont-Saint-Martin. Le hameau de Fontes est nommé Adfondenis dans la donation d'Aroald à Saint-Omer en 654.

La commune instituée sous la Révolution française sous le nom de Norrent Fontes, prend le nom de Norrent-Foules avant de prendre définitivement celle de Norrent-Fontes[4], regroupement au nom de Norrent de celui du hameau de Fontes, le plus peuplé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2019)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
  • À l'origine se trouvait le village de Norrent et trois hameaux : Fontes, la Goulay et le Malznoi.
  • Sous Charles Quint, plusieurs habitants du village ont été pendus dans l'église. La raison reste inconnue.
  • Lors de la Guerre franco-espagnole, en 1651, une troupe française venue piller le village a mis le feu à l'église ; 142 personnes y étaient réfugiées[5]. L'Artois était alors une province des Pays-Bas espagnols et le théâtre de nombreuses guerres.
  • Malbrancq[Qui ?] rapporte que, au XVIIe siècle, on a trouvé un sarcophage de pierre blanche avec un vase de forme ronde, scellé au plomb. Des lacrymatoires de verre étaient mêlés aux ossements[réf. nécessaire]. À l'époque, pareilles découvertes étaient courantes dans les environs. Les Romains enterraient leurs morts importants le long des grands chemins[réf. nécessaire].

Circonscriptions d'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, Norrent dépendait de la subdélégation d'Aires de la généralité de Picardie[6].

Norrent, en 1789, faisait partie du bailliage d'Aire et suivait la coutume d'Artois[6].

Au niveau religieux, la paroisse dépendait du doyenné d'Aires, archiprêtré de Saint-Omer, diocèse de Saint-Omer[6].

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2019)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
  • Première Guerre mondiale : 51 noms sur le monument aux morts.
  • Entre les deux guerres mondiales, le territoire accueillait l'un des plus grands camps d'aviation militaire du Nord de la France. Créé en 1939, le groupe de chasse III/1 y était basé. Au début de la Bataille de France, le , parti de l'Aéroport du Bourget), le général Weygand a atterri à Norrent-Fontes. Il en a profité pour déjeuner dans une auberge avant de repartir, le soir, pour Calais puis pour Ypres (Belgique) afin d'y rencontrer le roi Léopold.
Abandonné, le camp a été réutilisé par les Allemands. Ils y ont installé des rampes de lancement de V1. Ses restes sont visibles de la route de Rely. Un livre a été publié sur ce camp d'aviation[réf. nécessaire].
  • En novembre 1939, une unité avignonnaise, le 5e bataillon de Pontonniers, sous les ordres du commandant Farget arrive à Norrent-Fontes. Elle le quitte le pour se rendre à Anvers (Belgique). L'unité s'est ensuite repliée dans le nord de la France. La totalité des effectifs a été fait prisonnier à la bataille des Flandres le 29 mai 1940, à Sailly-sur-la-Lys (Nord)[réf. nécessaire].

Installation d'un camp de réfugiés près de l’aire de repos[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2019)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

La guerre du Kosovo (1998-1999) met des réfugiés économiques sur la route de l’Angleterre. N’arrivant pas à embarquer à Calais, les migrants se replient sur l’aire d’autoroute de Saint-Hilaire-Cottes pour tenter de grimper chaque nuit sur les camions à destination de l’Angleterre.

Quotidiennement harcelé par la police, des exilés de la jungle de Calais se sont installés en 2006 à quelques centaines de mètres de Saint-Hilaire-Cottes, le long d’une haie à la limite de deux champs agricoles[7]. Le camp est accessible par un chemin piéton de plusieurs centaines de mètres qui rejoint la rue de Rely partiellement goudronnée sur 2 km puis la départementale RD 943 qui traverse Norrent-Fontes. Le prix du passage clandestin serait beaucoup moins élevé qu’à Calais.

Le [8], à la demande du propriétaire, le camp est détruit pour la deuxième fois avec 2 tractopelles, 2 broyeurs et un camion de 38 tonnes. Les forces de l’ordre ont arrêté vingt migrants : quinze ont été remis en liberté et cinq placés en CADA de Coquelles pendant 24 heures, puis relâchés. Une cinquantaine d’habitants de Norrent-Fontes ne craignant pas d’être mis en examen pour délit de solidarité ou aide au séjour irrégulier, ont créé l’association « Terre d’errance »[9]. Après des négociations difficiles avec les propriétaires des parcelles, un nouveau camp s’est installé à quelques dizaines de mètres du précédent. Le camp appartient aux Kurdes qui le « sous-louent » aux Soudanais. Le Secours populaire français du village voisin de Lillers leur apporte de la nourriture.

Entre janvier et juillet 2008, toutes les semaines, la police arrête les exilés et détruit le camp. Pour échapper au règlement Dublin II, les migrants qui ont leurs empreintes digitales enregistrées, se brûlent les doigts à l’acide. En février 2008, 80 Érythréens reprennent le parc aux Kurdes. La police détruit le camp. Les élections municipales et cantonales de mars inversent la tendance politique, Joël Fily remplace Didier Lauga comme sous-préfet de Béthune. Après quelques mois, la sous-préfecture accepte le principe de la réhabilitation du camp sur un terrain communal au lieu-dit « La Marnière »[10]. En accord avec les municipalités environnantes, les migrants peuvent utiliser les douches publiques de chaque village. Selon les périodes, 10, 30 ou 80 migrants de nationalité érythréenne, quelques Soudanais et Éthiopiens vivent dans le camp. En mi-avril, 25 personnes vivent dans 7 tentes. En mai, l’effectif n’était plus que de 20 personnes. Deux jours plus tard, seulement 8 dont 3 femmes, parmi lesquelles, Hellen, une éthiopienne, qui a traversé le Soudan, la Libye, l’Italie, Paris puis enfin Calais. Le 14 juin, l’effectif était de 19. Pendant la nuit du 22 au 23 juillet, sur l’aire de repos, un groupe de 7 Kurdes assassine Mansour, un jeune Érythréen, a failli tuer un autre, et a terrorisé le reste des Érythréens pour reconquérir le site, sans succès, car des Érythréens de Calais sont venus secourir leurs compatriotes.

Le , 23 Érythréens sont hébergés dans la salle paroissiale ouverte par la mairie[11]. La SANEF a déposé plainte pour cause de dégradations du grillage. La même année, la police et la gendarmerie ont fait 497 interpellations de migrants en situation irrégulière sur cette aire[12]. Le 24 décembre 2010, profitant que le froid hivernal ait fait vider le camp de la cinquantaine d’étrangers en situation irrégulière, Pierre de Bousquet, préfet du Pas de Calais, écrit à Marc Boulnois, maire EELV de Norrent-Fontes, de raser le camp et de demander l’expulsion en cas de réinstallation des migrants. Le préfet relève que les conditions sont insalubres, sans point d'eau, ni toilettes et ni ramassage des ordures. Pendant tout l’hiver, les autorités municipales et des habitants de la commune se mobilisent pour permettre aux migrants de se protéger du froid.

En janvier 2012, l’État détruit le camp de la Marnière ou vivent 160 exilés [13]. Le maire EELV, Marc Boulnois fait voter la construction de quatre chalets pour 12 000 euros, dont 10 000 euros subventionnés par le conseil régional PS-Verts[14],[15],[16]. Le premier chalet s’appelle « Liberté », le deuxième « Égalité », le troisième « Fraternité » et le quatrième « Hospitalité ». Ils sont entourés par des dizaines de tentes. En 2015, deux chalets sont détruits par un incendie[17]{, les migrants sont ensuite hébergés dans une salle communale réquisitionnée.

Depuis le 15 novembre 2015, Gynécologie sans Frontières intervient sur le camp de Norrent-Fontes, comme ceux de Calais, Grande Synthe, Steenvoorde et Angres, pour rassurer et accompagner physiquement les femmes[18].

Le , le commandant de la compagnie de gendarme de Béthune, Didier Michaud, a déclaré que le nombre de migrants du camp de la Marnière est passé de quelques dizaines à 150-200 selon les semaines[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Norrent-Fontes dans son ancien canton et dans l'arrondissement de Béthune.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la huitième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle était depuis 1801 le chef-lieu du canton de Norrent-Fontes[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Lillers.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes Artois-Lys, créée fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[20], celle-ci a fusionné avec ses voisines pour former le , la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Jacques Joseph Lourme    
an XI   Charles Réant    
1818   Jacques Willay   cultivateur
1837 1839 Augustin Coubronne   notaire
1845   Pierre Joseph Hanotte   brasseur
1848 1869 Auguste Wambergue    
1870 1876 Fleury Lourme    
1876   Constantin Réant    
1879 1890- Édouard Cossart   receveur de l'enregistrement
Les données manquantes sont à compléter.
1894   Cyr Louis Leflon   notaire
1901   Benoît Leflon   notaire
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1941 Jules Fréville   directeur d'écoles
    Auguste Demarles    
1945   François Thelliez    
1959   Alain Lefebvre   directeur d'écoles
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1969 mars 1983 Marcel Cocq    
mars 1983 mars 2001 Alain Lefebvre    
mars 2001 mars 2002 Liliane Poette    
mars 2002 mars 2008 André Delgéry    
mars 2008 avril 2014[21] Marc Boulnois EELV  
avril 2014[22],[23] En cours
(au 14 septembre 2017)
Bertrand Cocq DVD[17]  

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Le village a été reconnu " village patrimoine du pays de la lys romane" en 2012 mais a perdu son label en 2016[réf. nécessaire].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2016, la commune comptait 1 410 habitants[Note 1], en diminution de 3,82 % par rapport à 2011 (Pas-de-Calais : +0,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0011 1511 2671 3581 4801 4571 4451 4331 433
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3661 4061 4381 4161 3591 3321 3421 3241 288
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2811 2601 2301 2401 1781 1171 1361 1381 205
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 2801 3431 4011 4901 4991 4441 4351 4331 431
2013 2016 - - - - - - -
1 4521 410-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 25,3 %, plus de 60 ans = 18 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 16,3 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 25,4 %).
Pyramide des âges à Norrent-Fontes en 2007 en pourcentage[27]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
5,7 
75 à 89 ans
9,1 
12,2 
60 à 74 ans
15,8 
25,3 
45 à 59 ans
20,2 
22,2 
30 à 44 ans
21,7 
17,9 
15 à 29 ans
16,3 
16,5 
0 à 14 ans
16,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[28]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Cressonnière à Norrent-Fontes.
2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2019)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Réputé pour la culture du cresson, le village comptait autrefois plusieurs hectares de cressonnières et des dizaines de cressiculteurs.

Un marais commun existait entre Ham, Norrent-Fontes, Mazinghem, Molinghem, Guarbecque et Berguette. Un plan de lotissement de ce marais (a été dressé le - 2 messidor an II), cité par L'archiviste départemental[29].

À la suite du drainage généralisé des zones humides et de l'industrialisation lourde (avec pompages) de la région, le niveau des nappes d'eau a fortement baissé. Les puits artésiens ne donnant plus assez d'eau, de nombreuses cressonnières sont aujourd'hui asséchées et comblées. Il reste trois cressiculteurs en activité[30]. La confrérie du cresson de Norrent-Fontes a été créée en 2012. Elle a vocation à valoriser cette plante au niveau de la gastronomie française et les puits artésiens, particularité de leur culture.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Marie-Reine-de-la-Paix.
Pierre plate
la Pierre plate de Norrent-Fontes.
  • L'église Saint-Vaast. Sa cloche datée de 1743 est classée[5],[31]. Dans l'église, le monument aux morts paroissial avec sa pietà, commémorant la guerre de 1914-1918 ; un dessous d'autel au relief de l'adoration des mages ; un chemin de croix.
  • Au cimetière, une tombe de guerre de la Commonwealth War Graves Commission.
  • Le monument aux morts communal, commémorant les guerres de 1914-1918 et de 1939-1945.
  • La chapelle Marie-Reine-de-la-Paix.
  • La Pierre plate est une pierre de grès de 2,75 mètres de long sur 0,9 mètre de large, épaisse de 20 centimètres. Longtemps située dans un champ entre la Goulée et Fontes, près du chemin de l'ermitage, c'est en 1716, lors de la vente du terrain de Monsieur Foubert au profit de Monsieur Louchart, qu'il est fait mention de la pierre plate[32]. Plus tard, lorsque le propriétaire des lieux trouva la pierre trop gênante pour la culture du champ, il la fit enlever et constata que des piliers de grès qui supportaient la pierre s'étaient enfoncés sous son poids. Ce plateau fut déplacé et servit de pont au-dessus d'un fossé d'écoulement pour les cressonnières. Ensuite, vers 1950, lorsque les fossés sont comblés, la pierre faillit servir de table d'autel pour l'église Saint-Vaast, mais le marbrier trouva le grès trop dur et renonce au travail. La pierre se trouve aujourd'hui dans le nouveau cimetière et sert de piédestal à la nouvelle croix.

Personnalités liées à Norrent-Fontes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Norrent-Fontes.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : de gueules à la fasce d’argent accompagnée de trois losanges du même. <

Elles correspondent aux armes de l'ancienne Maison de Wissocq, seigneurs de Norrent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Marrais pourri », Les sites protégés, Conservatoire d'espaces naturels du Nord et du Pas-de-Calais (consulté le 11 mai 2019).
  2. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  3. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  4. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. a et b Bruno Decrock, « L’Église Saint Vaast », Découvrir Norrent-Fontes, sur http://www.norrent-fontes.fr (consulté le 10 mai 2019).
  6. a b et c Comte Auguste de Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, , 499 p. (lire en ligne), p. XXVIII-XXIX, XLVI, 279 sur Gallica.
  7. Loi des « jungles », La situation des exilés sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord, Rapport de mission d'observation mai-juillet 2008[réf. non conforme]
  8. Père Bruno Dubreucq, « Notre évêque décide d'ouvrir les églises de Calais et le presbytère d'Ham en Artois », sur le blog Patati-patata, (consulté le 10 mai 2019).
  9. Site de l'association « Terre d’errance »
  10. Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH), « Calais, la violence de la frontière : Mission d’enquête à Calais et à Paris 25 janvier – 2 février 2010 » [PDF], Ligue des droits de l'homme, (consulté le 10 mai 2019).
  11. http://actu.exiles10.org/page/DOC_IMPRIMER?article=20100113eTkXVWBpes
  12. Sylvie Cerclier, « À Norrent-Fontes, le préfet met le maire en demeure de raser le camp des Érythréens », sur le blog Truks en vrak, (consulté le 10 mai 2019).
  13. http://www.lavenirdelartois.fr/actualite/Faits_divers/Faits_divers/2012/07/09/article_un_nouveau_souffle_pour_le_camp_de_migra.shtml
  14. AFP, « Norrent-Fontes : le maire empêche la reconstruction d'un abri pour migrants : Le maire de Norrent-Fontes, petite commune du Pas-de-Calais proche de l'autoroute menant à Calais, a pris un arrêté jeudi contre la reconstruction par une association d'un abri pour migrants qui avait brûlé en avril », France 3 Hauts-de-France,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2019) « Le maire précédent, écologiste, avait donné son accord à la création de l'ancien abri, cinq cabanes en placoplâtre pour accueillir les 150 migrants présents dans la commune. Ceux-ci tentent de monter dans les poids lourds s'arrêtant sur une aire autoroutière proche avant de gagner l'Angleterre via le tunnel sous la Manche. Mais le nouvel édile, divers droite et élu l'an dernier, a pris un arrêté jeudi pour interrompre la reconstruction du camp détruit en avril par un incendie dans cette bourgade de 1.000 habitant ».
  15. Anne-Sophie Hourdeaux, « Norrent-Fontes : un nouveau délit de solidarité : Deux plaintes pour construction illégale ont frappé l'association Terre d’Errance, solidaire du camp de migrants existant depuis 2008 », Lille actu,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mai 2019).
  16. Haydée Sabéran, « Dans le Pas-de-Calais, la solidarité en chantier : Depuis mardi, des bénévoles construisent des abris pour les migrants », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2019).
  17. a et b « Un maire s’oppose à la reconstruction illicite d’un abri pour clandestins : Immigration. Le maire de la commune de Norrent-Fontes s’oppose à la reconstruction d’un abri pour clandestins sur une zone non constructible », Valeurs actuelles,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mai 2019) « En juillet 2012, cinq abris en bois avaient été construits pour accueillir les 150 migrants de la commune avec l’accord du maire de l’époque, écologiste. Deux de ces constructions avaient brûlé en avril dernier. Leur reconstruction avait été initiée début juillet par l’association Terre d’errance. Une initiative stoppée ce jeudi par l’arrêté du nouveau maire divers droite, Bertrand Cocq élu l’an dernier. En effet, ces cabanes ont été érigées sur une zone non constructible, comme le justifie au Figaro Bertrand Cocq ».
  18. Hélène Abalo, « Bilan de Gynécologie Sans Frontières à Calais : viols, prostitution, grossesses non désirées… : "C'est une réelle crise humanitaire qui s'organise sous nos yeux", l'association Gynécologie Sans Frontières, dirigée par le corrézien Claude Rosenthal dresse un bilan de sa présence dans les camps de réfugiés à Calais depuis mi-novembre 2015 », France 3 Nouvelle-Aquitaine,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2019).
  19. « Tout savoir sur l’activité de la Communauté de brigades de gendarmerie d’Isbergues : Le village devait accueillir les gendarmes pour la Sainte-Geneviève mais, suite aux attentats de Paris, tout avait été annulé. Mais ils sont venus jeudi pour la réception à l’occasion de l’inspection annuelle de la communauté de brigades d’Isbergues », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 10 mai 2019) « Le commandant de la compagnie de Béthune, Didier Michaud, a de son côté évoqué deux dossiers importants pour les gendarmes. Tout d’abord les migrants « avec une hausse du nombre sur place. De quelques dizaines à 150-200 selon les semaines aujourd’hui sur le camp de la Marnière » à Norrent-Fontes ».
  20. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  21. Sheerazad Chekaik-Chaila, « Marc Boulnois, maire de Norrent-Fontes : « Pour être trivial, en fait ça m’emmerderait de décider tout seul » : Demain, c’est loin pour Marc Boulnois. Le maire de Norrent-Fontes ne sait pas encore s’il sera candidat à sa succession en 2014. Nouveaux rythmes scolaires, lutte contre les inondations ou encore travaux de la mairie, les projets en cours sont nombreux. L’élu fait un (premier) bilan de son action », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2015).
  22. Sarah Binet, « À Norrent-Fontes, Bertrand Cocq veut avancer dans son premier mandat à pas mesurés : Bertrand Cocq est maire de Norrent-Fontes depuis avril. Après avoir mis le nez dans les comptes, il élabore un plan d’action avec un credo, « ne pas foncer tête baissée » », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2015).
  23. Sarah Binet, « NORRENT-FONTES Début de mandat chargé pour Bertrand Cocq : Des trois listes, il était sorti en tête : après avoir été dans l’opposition, Bertrand Cocq s’est assis dans le fauteuil majoral en 2014. Et ces deux premières années ont été menées tambour battant, dans la continuité du prédécesseur mais, dans un contexte qui s’est durci, il a fallu s’adapter et lâcher parfois la feuille de route », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mai 2019).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  27. « Évolution et structure de la population à Norrent-Fontes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  28. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  29. Rapport de M. L'archiviste départemental sur la situation des archives de la préfecture, des sous-préfectures, des communes et des hospices du Pas-de-Calais et sur la bibliothèque départementale durant l'exercice 1893-1894, Arras, 1894 (extrait du volume du Conseil Général du Pas-de-Calais de la session d'aout 1894) (consulté 2009 12 30)( voir p. 287)
  30. « Les cressonnières », Découvrir Norrent-Fontes, sur http://www.norrent-fontes.fr (consulté le 11 mai 2019).
  31. « Cloche », notice no PM62001160, base Palissy, ministère français de la Culture.
  32. Selon les cahiers de Me André Bavière, tome I, Norrent-Fontes, mon village
  33. Fiche biographique sur le site de l'Ordre de la Libération[1]