Aymeric Caron

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Aymeric Caron
image illustrative de l’article Aymeric Caron
Aymeric Caron au salon du livre de Paris en 2013.

Naissance (46 ans)
Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession journaliste, reporter, chroniqueur
écrivain
Autres activités Militant antispéciste
Médias
Pays France
Télévision France 2, France 5, Canal+
Radio Europe 1
Fonction Chroniqueur dans On n'est pas couché de à

Aymeric Caron, né le à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais)[1], est un journaliste français de télévision et de radio, écrivain et militant antispéciste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Aymeric Caron a un père enseignant devenu directeur d'école primaire et une mère infirmière d’origine néerlandaise, dont il a gardé un « côté protestant »[2]. Fan de bande dessinée, il pense faire du dessin son métier mais à l'âge de douze ans, devant l'image d'un reporter de guerre, il trouve sa vocation de journaliste[3]. Il suit ses études au collège Angellier puis au lycée Mariette de Boulogne-sur-Mer[4]. Il effectue ensuite une classe préparatoire lettres et sciences sociales au lycée Faidherbe de Lille[5].

Il part ensuite vivre une année à Amsterdam, n'y est pas très heureux « à cause d'une rupture », perfectionne son néerlandais et rentre pour entamer des études de journalisme à l'École supérieure de journalisme de Lille[2], dont il sort diplômé en mai 1995[5]. Il aurait ensuite travaillé pendant deux ans à Shanghai dans un studio de production radiophonique du consulat de France. En 1997, il revient en France et travaille pour TF1, LCI, France 3 et l'agence CAPA.

Carrière télé et radio[modifier | modifier le code]

Débuts sur Canal+ et I-Télé[modifier | modifier le code]

En 1998, il rejoint Canal+ comme journaliste. Il y est chargé, par la rédaction de la chaîne, de couvrir différents conflits parmi lesquels ceux du Kosovo, de l'Afghanistan, de la Côte d'Ivoire, du Congo ou encore de l'Irak. Avec des journalistes comme Bruce Toussaint, Philippe Dana, Victor Robert, Nathalie Iannetta, Colombe Schneck, Léon Mercadet[6], il rejoint l'équipe de la chaîne d'information lors de la fusion des rédactions de Canal+ et I-Télé en [7]. Par ailleurs, il y remplace certains présentateurs pendant leurs congés[8].

Arrivée sur Europe 1[modifier | modifier le code]

De à , Aymeric Caron anime, du vendredi au dimanche, le 8/10 sur I-Télé[9]. Il présente parallèlement i>Matin infos, une émission matinale commune à Canal+ et I-Télé, pendant les étés 2006 et 2007 ainsi qu'à Noël 2006. Matin Week-end est une tranche d'information alternant journaux, chroniques et interviews (« politique », « culture » ou « actu »). En , un de ces entretiens l'oppose vivement à Nadine Morano, alors porte-parole officielle de l'Union pour un mouvement populaire, proche du président Nicolas Sarkozy. En , Aymeric Caron fait diffuser un florilège de l'émission i>Matin Week-end en hommage à Émilie Besse : des membres de la société des journalistes (SDJ) font part de leur mécontentement par courriel à la direction de la chaîne[10]. Ils reprochent le côté trop "potache" de la séquence. Il quitte i>Télé à la fin de la saison 2007-2008[11].

Durant l'été 2009, il anime la matinale d'Europe 1 en remplacement de Marc-Olivier Fogiel du lundi au vendredi de 7 à h 30[12]. En , la direction de la station lui confie la présentation des matinales du week-end[13] et il assure les remplacements de Marc-Olivier Fogiel aux matinales en semaine[1]. À la rentrée de , Guillaume Cahour lui succède à la matinale du week-end[14] tandis qu'Aymeric Caron reprend la tranche dominicale de 19 à 20 h sur Europe 1[15]. Il est également le joker de Jean-Marc Morandini dans Le Grand Direct du lundi au vendredi de 11 h à 13 h 30, puis Le Grand Direct des Médias de 11 h à 12 h[16]. À partir de , il reprend les matinales de la fin de semaine, puisque Guillaume Cahour anime par intérim la matinale en semaine à la suite du départ de Marc-Olivier Fogiel[17]. En , il quitte la station, les propositions d'Europe 1 pour la rentrée « ne correspondant pas à ses projets »[16].

En , après avoir animé une soirée spéciale en , il rejoint la chaîne de télévision Direct 8 pour y animer l'émission Basé sur des faits réels diffusée chaque samedi soir[18]. Il y présente également des soirées documentaires.

Chroniqueur dans On n'est pas couché[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2012, il intègre l'émission On n'est pas couché présentée par Laurent Ruquier tous les samedis en seconde partie de soirée sur France 2[19]. Il remplace Audrey Pulvar comme chroniqueur aux côtés de Natacha Polony[19]. Critiqué pour son « arrogance »[20], il a parfois de violents échanges avec les invités, comme avec Tristane Banon[21]ou Véronique Genest[22]. En , au cours d'un échange avec Alexandre Arcady, coupé au montage par la production de l'émission[23], au sujet de son dernier film 24 jours, les critiques sont multiples (Cyril Hanouna[24], Élisabeth Lévy[25], Gilles-William Goldnadel[26], Benoît Rayski[27]). Le chroniqueur se dit « meurtri » que l'on puisse l'accuser d'antisémitisme[28].

En , à la suite d'un vif échange avec Bernard-Henri Lévy au sujet de la guerre de Gaza de 2014, durant l’émission On n'est pas couché, Aymeric Caron aurait fait l'objet de menaces suffisamment sérieuses pour que la préfecture de police de Paris renforce les rondes autour de son domicile[29].

À la rentrée 2015, il est remplacé dans cette émission par Yann Moix, qui lui succède en tant que polémiste aux côtés de Léa Salamé.

L'après ONPC[modifier | modifier le code]

En , Aymeric Caron participe à la saison VIP du Meilleur Pâtissier sur M6[30] ; il est éliminé aux qualifications.

À la rentrée 2016, il est chroniqueur dans l'émission C l'hebdo, présentée chaque samedi par Anne-Élisabeth Lemoine sur France 5[31]. Il quitte l'émission après trois participations[32].

En 2017, il se revendique « anarchiste » et défend, dans la revue Ballast, la désobéissance civile[33]. Il se décrit aussi comme « anti-libéral, écologiste et anti-spéciste »[34].

Engagement pour les animaux[modifier | modifier le code]

Défenseur des droits des animaux[35], et végétarien[36],[37], il publie en 2013 No steak[38]. En 2014, il s'engage pour l'abolition des corridas (FLAC)[39].

Il participe à plusieurs émission télévisées, dont Fort Boyard en 2015 pour l'association L214 - éthique et animaux[40],[41]. Il participe à des conférences autour de la question animale. Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale en , il a soutenu la proposition de loi du député UDI Yves Jégo en faveur de la mise en place d'une alternative végétarienne obligatoire dans les cantines scolaires[42]. En 2016, il publie Antispéciste : réconcilier l'humain, l'animal, la nature.

Rassemblement des écologistes pour le vivant[modifier | modifier le code]

Rassemblement des écologistes pour le vivant
Présentation
Fondation
Positionnement Gauche
Idéologie Antispécisme
Écologisme
Non-violence
Adhérents 3 000 (mai 2018)
Couleurs Vert menthe, bleu canard
Site web rev-parti.fr

Le , Aymeric Caron annonce avec Benjamin Joyeux et Malena Azzam la création d'un nouveau mouvement écologiste pouvant se positionner comme une alternative au parti politique Europe Écologie Les Verts (EÉLV), dans une tribune du Monde. Ce mouvement, Le Rassemblement des écologistes pour le vivant (REV), propose de se recentrer sur « le respect de la planète et de tous ses habitants » et souligne « la nécessité d'une nouvelle formation qui défende les intérêts du vivant sous toutes ses formes, le bonheur individuel et collectif, la non-violence, la liberté de chacun à s'épanouir dans sa singularité et dans le respect d'autrui. » Le collectif se positionne notamment sur les questions de société telles que l'interdiction de la corrida, de la vivisection et l'interdiction progressive de la consommation de la viande[43].

Le REV est antispéciste, écologiste et non-violent[44]. Il a pour objectif premier d'être présent lors des élections européennes de 2019[45].

Le Rassemblement des écologistes pour le vivant organise sa première réunion le à Paris, où se réunissent 450 personnes ainsi que les associations L214, Sea Shepherd et la Fondation Brigitte-Bardot. Le mouvement annonce alors avoir 3 000 adhérents[46].

Publications[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Le , sort son essai intitulé Incorrect publié chez Fayard[47]. Il y dénonce notamment la pensée et la place dans les médias de Robert Ménard, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour et Élisabeth Lévy qui riposte en qualifiant le livre de « calomnie, refus de la complexité, haine de la divergence », et Caron de « caricature d'une certaine gauche »[48].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Préfaces[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

En 2014, il joue son propre rôle dans un téléfilm d'Henri Helman pour France 3 (diffusé le ) adapté d'une pièce de théâtre, La Voyante, aux côtés de Line Renaud[49].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Florence Pécriaux, « Le Boulonnais Aymeric Caron au micro d'Europe 1 », sur La Semaine dans le Boulonnais,
  2. a et b Willy Le Devin, « Aymeric Caron. Bête de télé », sur Libération,
  3. Anne Sogno, « Aymeric Caron, tête à clash », sur Le Nouvel Observateur,
  4. « Aymeric Caron, Nordiste et végétarien saignant », Matthieu Delcroix, La Voix du Nord, le 18 février 2013
  5. a et b « Aymeric Caron, nouveau sniper nordiste », Nord Éclair, 23 septembre 2012.
  6. « Canal+ Changements de têtes », L'Humanité, 12 décembre 2001.
  7. « Dossier saison 2005-2006 d'i>Télé », Canal+, septembre 2005 [PDF] (voir archive).
  8. « L'été de Canal+ », Toutelatele.com, 27 juin 2006.
  9. Plus d'info sur i>Télé - Simon Tenenbaum, Le Nouvel Observateur, septembre 2007
  10. Un présentateur quitte i>Tele suite à un différend - Blog Jean-Marc Morandini, 5 mars 2008
  11. Aymeric Caron devrait quitter i>Télé à la fin de la saison - Imedias.biz, 5 mars 2008.
  12. Aymeric Caron remplacera Fogiel cet été sur Europe 1 - Blog Jean-Marc Morandini, 18 juin 2009
  13. Europe 1 va faire évoluer sa grille à la rentrée - J. Lalande et J. Mielcarek, Ozap.com, 3 août 2009
  14. Julien Mielcarek, « Guillaume Cahour rejoint Europe 1 », Ozap.com,
  15. « Mais aussi... », Ozap.com,
  16. a et b « Départ d'Aymeric Caron dès aujourd'hui, faute d'un accord », sur jeanmarcmorandini.com,
  17. Julien Bellver, « Marc-Olivier Fogiel quitte Europe 1 dès vendredi », Ozap.com,
  18. Benjamin Rabier, « Aymeric Caron arrive sur Direct 8 avec "Basé sur des faits réels" », Ozap.com,
  19. a et b Marc Pellerin, « Aymeric Caron remplace Audrey Pulvar dans « On n'est pas couché » », sur Le Parisien,
  20. Aymeric Caron : la haine est son métier… - Benoît Rayski, Atlantico, 3 mai 2014
  21. On n'est pas couché : gros clash entre Aymeric Caron et Tristane Banon - Julia Dusserre-Telmon, Télé Loisirs, 17 février 2013
  22. Aymeric Caron malmène Véronique Genest dans "On n'est pas couché" sur France 2 - Julien Bellver, Ozap.com, 10 mars 2013
  23. « On n’est pas couché » : une altercation Arcady-Caron coupée au montage - Alexandre Le Drollec, Téléobs, 28 avril 2014
  24. Premiere.fr, « Cyril Hanouna tacle Aymeric Caron qui "ne bosse pas et dit n'importe quoi" », sur Première, (voir archive)
  25. Élisabeth Lévy, « Affaire Halimi : la sortie d’Aymeric Caron que vous n’avez pas vue sur France 2 », sur Causeur, (consulté le 4 mai 2014)
  26. Gilles William Goldnade, « Le plaidoyer de Goldnadel : Aymeric Caron ou la faillite morale de l'antiracisme », sur Le Figaro, (consulté le 4 mai 2014)
  27. Benoît Rayski, « Aymeric Caron : la haine est son métier… », Atlantico, (consulté le 4 mai 2014)
  28. Aymeric Caron « vit très mal » son altercation avec Alexandre Arcady - Ozap.com, 4 mai 2014
  29. Paris : Aymeric Caron visé par des menaces - Le Parisien, 11 septembre 2014
  30. Adrien Léger, « Aymeric Caron : un Meilleur Pâtissier 100% vegan ce soir sur M6 » sur L'Internaute, 25 mai 2016.
  31. Damien Choppin, « Aymeric Caron fait son retour à la télé sur France 5 » sur Le Huffington Post, 11 juillet 2016.
  32. Benjamin Meffre, « Aymeric Caron quitte "C l'hebdo" sur France 5 » sur PureMédias, 28 septembre 2016
  33. « Aymeric Caron : "Je suis favorable à la désobéissance civile" » sur Ballast, 4 janvier 2018
  34. « La politique serait "un prochain pas logique" pour Aymeric Caron », RTS.ch, (consulté le 8 février 2018)
  35. a et b « Le végétarisme est-il l'avenir de l'humanité ? », Lève toi et marche, Couleur 3, Radio suisse romande « Moments forts »,‎ (lire en ligne [audio])
  36. Alexandre Le Drollec, « Aymeric Caron : “pourquoi on ne mangera plus de viande” », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne)
  37. Mathieu Delcroix, « Aymeric Caron, Nordiste et végétarien saignant », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  38. Caron 2013.
  39. Aymeric Caron rejoint la Flac ! - Flac-anticorrida.org, 22 janvier 2014.
  40. « Fort Boyard du 04/07/2015 - Equipe d'Aymeric Caron [02] », sur www.fan-fortboyard.fr (consulté le 15 avril 2018)
  41. « Fort Boyard: l'engagement d'Aymeric Caron pour les animaux », BLOG L214,‎ (lire en ligne)
  42. « Repas végétariens dans les cantines : une loi à adopter », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  43. « Aymeric Caron : « Le Rassemblement des écologistes pour le vivant (REV) voit aujourd’hui le jour » », sur Le Monde, (consulté le 8 février 2018)
  44. Modèle {{Lien web}} : paramètre « url » manquant. Pauline Graulle, « La cause animale se lance à l’assaut de l'dcologie politique », sur Mediapart, .
  45. « Aymeric Caron se lance en politique », sur Le Point, (consulté le 11 février 2018).
  46. Marie-Perrine Tanguy, « Que devient le nouveau parti politique REV dont Aymeric Caron avait annoncé la création en février ? », sur Libération, (consulté le 23 juin 2018).
  47. "Incorrect" d'Aymeric Caron : un essai salutaire sur les néo-réacs et les médias - Béatrice Mabilon-Bonfils, Le Nouvel Observateur, 2 juin 2014
  48. Prise à partie dans son livre, Elisabeth Lévy répond à Aymeric Caron - Élisabeth Lévy, Le Figaro, 19 mai 2014
  49. « Aymeric Caron s'essaie à la comédie avec Line Renaud », Emmanuelle Litaud, Le Figaro, 29 juin 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]