Fortel-en-Artois

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Fortel-en-Artois
Fortel-en-Artois
Fortel-en-Artois.
Blason de Fortel-en-Artois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Dominique Dourlens
2020-2026
Code postal 62270
Code commune 62346
Démographie
Gentilé Fortelois
Population
municipale
212 hab. (2018 en diminution de 3,2 % par rapport à 2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 29″ nord, 2° 13′ 29″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 144 m
Superficie 5,89 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Pol-sur-Ternoise
Législatives Première circonscription
Localisation
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Fortel-en-Artois

Fortel-en-Artois est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Fortelois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface communale est de 684 hectares et le village se trouve à 122 mètres d'altitude. Il borde la Somme, à mi-étape entre Auxi-le-Château (à environ 8 km) et Frévent.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Une entrée de la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fortel-en-Artois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (71,6 %), prairies (18,9 %), zones agricoles hétérogènes (9,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom écrit le plus ancien connu pour le village est Forestiel (en 1076) [1]. L'origine de ce nom semble être le latin Forest, Forestis qui aurait donné Forestiel puis Forestel. Une autre étymologie, proposée par Harbaville[9] pourrait être Fortel (le Fort) appuyée par la présence d'un fort antérieurement situé à l'emplacement de l'actuelle église, détruit au début des années 1200.

Histoire[modifier | modifier le code]

En , sont données des lettres patentes, enregistrées le , qui réunissent les seigneuries de Fortel et la baronnie de Ligny-sur-Canche à la principauté de Râches et ordonnent qu'à défaut d'enfant mâle de Jean Joseph de Berghes (maison de Berghes-Saint-WinocK) et de Marie Josèphe Isabelle de Berghes, son épouse, il y ait substitution pour le titre de prince de Râches, en faveur de la fille qui se trouvera la plus proche, à la charge de celui avec qui elle sera mariée de prendre et porter les armes de Berghes-Râches. Jean Joseph de Berghes est le frère cadet de Philippe Ignace et Marie Joseph Isabelle de Berghes, son épouse est la fille et héritière du défunt Philippe Ignace, (Jean Joseph a donc épousé sa nièce). Les terres de Fortel-en-Artois et de Ligny-sur-Canche ont été acquises par Jean Joseph de Berghes et son épouse par retrait, (retrait lignager), comme lignage de dame Claude de Bourbon sa trisaïeule); Fortel-en-Artois est mouvante du roi à cause du château d'Hesdin, Ligny-sur-Canche relève de l'évêque d'Amiens. Ils demandent aussi la substitution masculine, graduelle et perpétuelle portée par leur testament du , ce qui leur est accordé[10].

En 1472, le village et les communautés voisines de Vacquerie et de Boffles sont détruits lors des batailles où Français et Espagnols s'affrontent.

Lors de la Révolution française, des villageois fidèles à leur prêtre réfractaire s'opposent au nouveau prêtre constitutionnel. Ils sont arrêtés.

Le village bénéficie de la découverte d'un gisement de phosphates qui sera surtout exploité à Buire-Bachimont mais traités après y avoir été apportés par une voie de chemin de fer spécialement construite[réf. nécessaire] à Fortel, raccordée à la ligne de Fives à Abbeville.

La commune conserve les séquelles des deux guerres mondiales et tout particulièrement de la Première Guerre mondiale dont la Somme fut l'un des plus grands champs de bataille (bataille de la Somme). Douze soldats sont morts pour la France lors de cette guerre, dont Omer Carpentier, Denis Petit et Léopold Delhomel dans les combats de la Somme ou de Verdun[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Fortel-en-Artois dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Auxi-le-Château[12]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la petite communauté de communes de la région de Frévent, créée fin 1998.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[13], le préfet du Pas-de-Calais a publié le un projet de schéma départemental de coopération intercommunale qui prévoyait diverses fusion d'intercommunalité[14].

À l'initiative des intercommunalités concernées[15], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le un amendement à ce projet, proposant la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[16] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants

Le schéma, intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [17],[18] et la communauté de communes du Ternois, dont la commune est désormais membre, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [19].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[20] Daniel Nivel UMP  
avril 2014[21],[22],[23] En cours
(au 19 janvier 2017)
M. Dominique Dourlens   Enseignant

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

En 2018, la commune comptait 212 habitants[Note 2], en diminution de 3,2 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
366322347356358354352356328
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
290294302307307331293272285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
293266280234216237221247225
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
208187160186181155197219213
2018 - - - - - - - -
212--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune compte en 2016 un silo Unéal qui collecte les céréales et vend de l’engrais, une entreprise de commerce de bêtes de viande, deux entreprises de bâtiment, des commerces de proximité (café, épicerie), un bureau de poste et cinq exploitations agricoles[27].

Deux entreprises s'installent au village en 2016/2017 : l’entreprise de teillage Van Robaeys Frères, et Eurovis, spécialisée dans le domaine agricole et les vis sans fin[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Croix de grès (calvaire), à la jonction des deux chemins[29],[30] ;
  • L'église Saint-Pierre (XVIIIe siècle)[31] ;
  • La chapelle Notre-Dame-de-Grâce (XIXe siècle)[30] ;
  • La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Mort (1722)[30] ;
  • Le monument aux morts ;
  • Le circuit des puits anciens, qui permet de faire le tour du village[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Valart né à Fortel-en-Artois le jour de noël, =1698= et mort le , ecclésiastique, philologue, critique, grammairien et éditeur de nombreux livres classiques.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Fortel-en-Artois.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
d’argent au coq hardi de sable, becqué, crêté, barbé et membré de gueules .


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b page sur la commune sur le site de la communauté de communes de la Région de Frévent, consulté 2009 12 31
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. auteur du Dictionnaire des communes du Pas de Calais
  10. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 404, lire en ligne.
  11. « Commémorations du 11 novembre : Pour que nous puissions vivre libre », L'Abeille de la Ternoise, nos 8597-1646,‎ , p. 36.
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  14. « Ternois : le redécoupage des intercommunalités est en marche ! : La commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) se réunissait hier après-midi à la préfecture pour continuer à dessiner les contours du futur nouveau découpage des com de com du Pas-de-Calais », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  15. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  16. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  17. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le ).
  18. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le ).
  19. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, nos 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  20. Alexis Degroote, « Bilan des maires : à Fortel-en-Artois, « l’école a été entièrement refaite ! » : Maire depuis 2001, Daniel Nivel ne sait pas encore s’il va se représenter en mars prochain. Un maire qui durant ce mandat a mené à bien, avec son équipe, un gros chantier, à savoir la rénovation complète de l’école. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. « Un petit village, de nouvelles têtes, mais les ambitions ne manquent pas : Adjoint, Dominique Dourlens a rejoint le fauteuil majoral lors des dernières élections. Dispenseur de bons conseils auprès de ses élèves, au sein du lycée Châtelet de Saint-Pol, il continuera à faire de même auprès de son conseil », L'Abeille de la Ternoise, no 8466,‎ , p. 35.
  22. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le ).
  23. Alexis Degroote, « Fortel-en-Artois : la défense incendie est en route, l’aménagement du centre en réflexion : Premier mandat de maire pour Dominique Dourlens qui ne manque pas de projets, avec son équipe. Réaménagement, du centre, nouveau cimetière, possibles travaux à l’église ou à la lagune… Du pain sur la planche, donc, pour la nouvelle équipe… », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. « Zoom sur les entreprises », L'Abeille de la Ternoise, nos 8574-1623,‎ , p. 32.
  28. « Après l’installation de Van Robaeys, Eurovis rejoint le site : L’économie du village se développe », L'Abeille de la Ternoise, nos 8572-1621,‎ , p. 33.
  29. « La croix de grès », notice no PA00108281, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. a b et c « Deux chapelles et une croix de grès: le riche patrimoine de Fortel-en-Artois : La commune de Fortel possède un véritable patrimoine religieux, composé deux chapelles, toutes deux dédiées à Notre-Dame, et une croix de grès classée monument historique. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. « Fortel-en-Artois : l’église Saint-Pierre et son clocher chargés d’histoire », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  32. « Fortel-en-artois : les puits anciens, un circuit faisant le tour du village », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).

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