Audresselles

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Audresselles
Le front de mer vu de la plage.
Le front de mer vu de la plage.
Blason de Audresselles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Boulogne-sur-Mer
Canton Desvres
Intercommunalité Communauté de communes de la Terre des Deux Caps
Maire
Mandat
Roger Tourret
2014-2020
Code postal 62164
Code commune 62056
Démographie
Gentilé Audressellois
Population
municipale
684 hab. (2013)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 49′ 28″ Nord 1° 35′ 41″ Est / 50.8244444444, 1.59472222222
Altitude Min. 0 m – Max. 114 m
Superficie 5,72 km2
Localisation

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Audresselles est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Village côtier de la Côte d'Opale, Audresselles est située au bord de la Manche, à 11 km au nord de Boulogne-sur-Mer[1], 24 km au sud-ouest de Calais[2], 105 km à l'ouest de Lille[3] et à 225 km au nord de Paris[4] à vol d'oiseau. Il est également situé à proximité immédiate du cap Gris-Nez, point du littoral français le plus proche de l'Angleterre.

Sa proximité avec trois des plus grandes capitales européennes (Paris, Londres et Bruxelles) a fait de cet ancien village de pêcheurs une station balnéaire attractive.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Manche Audinghen
Cap Gris-Nez
Rose des vents
Manche N Bazinghen
O    Audresselles    E
S
Manche Ambleteuse

Accès et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A16, qui relie la région parisienne à Dunkerque, passe à proximité de la commune. On peut rejoindre Audresselles en prenant la sortie no 33 en venant du sud, ou la sortie no 36 en venant du nord.

Elle est également desservie par une route départementale, la D 940, aussi appelée route du littoral.

La gare ferroviaire la plus proche est celle de Wimille-Wimereux, desservie par des TER Nord-Pas-de-Calais (ligne Boulogne-Calais). La grande gare la plus proche est celle de Calais-Fréthun, située à environ 20 minutes en voiture d'Audresselles. Cette gare se trouve à 30 minutes de Lille et h 30 de Paris et Bruxelles par le TGV, ainsi qu'à h de Londres par Eurostar.

Plages et rochers[modifier | modifier le code]

Audresselles comporte deux plages principales séparées par un cap dit « la Côte de Fer » en raison de sa couleur, avec des lignes de rochers en grès : la plage du sud s'étendant jusqu'à Ambleteuse, c'est le principal lieu de baignade, et la plage nord, qui s'étend vers le cap Gris-Nez et longe une falaise restée sauvage.

Environnement[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Oiseaux les plus courants sur la plage et dans les dunes[modifier | modifier le code]

Le goéland, la mouette rieuse, l'hirondelle de mer, le cormoran, la poule d'eau, le canard col-vert, le héron cendré, l'huîtrier-pie, le guillemot, le pingouin torda ou marblette, le courlis, la bernache, le fou de Bassan, la bécassine, le choucas des tours, l'aigrette blanche, le butor étoilé, le cygne tuberculé, le cygne trompette, le faucon pèlerin, l'émouchet, le faisan commun, et divers passereaux.

Mammifères marins[modifier | modifier le code]

Plusieurs phoques gris (plusieurs femelles et un grand mâle à tête noire) installés dans une crique au nord du village depuis juillet 2006 ; l'un d'eux s'est approché d'un pêcheur sous-marin et lui a volé les poissons accrochés à sa ceinture. Le 10 et le 11 août 2006, deux nageuses sont raccompagnées par les phoques jusqu'à la plage. Observations quotidiennes de phoques à moins de cinquante mètres du rivage.

Autres mammifères[modifier | modifier le code]

Marsouins, dauphins communs, et parfois passage d'orques (dernier passage en date du 10 avril 2007) ou de globicéphales, mégaptère (dernier passage en janvier 2008).

Flore halonitrophile (résistant au vent salé)[modifier | modifier le code]

Arbustes[modifier | modifier le code]

Lyciet ou alliure, qui produit le Goji, fusain, troène, ronce, aubépines, et depuis les années 1980 : éléagne et véronique.

Plantes annuelles[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, on assiste à une invasion générale du haut estran par la betterave maritime (Beta maritima) aux dépens des autres végétaux y compris les plantes arborescentes. La betterave maritime provoquant des modifications génétiques de la betterave sucrière cultivée au-dessus des falaises.

Autres plantes annuelles : chou de mer, sedums jaune et blanc, tussilage, carottes et panais sauvages, armeria ou gazon d'Espagne, graminées diverses.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune comptait 594 logements en 2008, dont 301 logements secondaires ou occasionnels et 7 vacants. Les résidences principales, au nombre de 286 à cette date, ne représentaient donc pas la majorité des logements[5]! Parmi elles, on comptait 20,5 % de logements sociaux en 2005[6] et 18,5 % en 2008[5](53 logements).

Un SCOT paysager a été approuvé en 2010 à l'échelle de l'intercommunalité ; un PLU est en cours pour le même territoire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Odersele en 1150[7],[8].

Le second élément - selles représente la francisation de l'ancien flamand sele « demeure » ou « maison ne comprenant qu'une pièce » (cf. moyen néerlandais sale, sael, vieil anglais sæl, sele, même sens). Cet élément se retrouve dans le nom du hameau voisin de Haringzelle. Dans le Westhoek, le terme apparaît sous forme de terminaison -zeele, comme par exemple dans Herzeele (Hersele en 1195) ou Lederzeele (Lidersele en 1139), alors qu'en Belgique, on trouve Herzele ou Elzele (Ellezelles en français). Sele est issu ultimement du vieux bas francique *sal-, tout comme le français salle. La forme directement issue du vieux bas francique est illustrée par le toponyme Guerquesalles (Gargasala, sans date) dans l'Orne.

Le premier élément Audre- est, comme dans la plupart de ces formations toponymiques en -sele, un anthroponyme d'origine germanique. Albert Dauzat suggère pour expliquer Audre-, le nom de personne germanique Other[9], alors qu'Ernest Nègre lui préfère un autre nom de personne germanique Audaherus[10].

En picard, le nom de la commune est Auderselle et en néerlandais Oderzele[11].

Autre étymologie possible d'Audresselles d'après le scandinave ancien. En effet, au IXe siècle, le cap dunaire d'Audresselles et le vaste estuaire de la Manchue (aujourd'hui disparus dans la mer) constituaient une base idéale pour les raids des Vikings. L'étymologie d'Audresselles proviendrait alors d' "Odr" (cap) et "seil" (en anglais moderne "soul") qui signifie "esprit". Au XVIIe siècle, on trouve sur les cartes: "Audresseilles".

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin du Premier Empire, et ainsi qu'il ressort des actes de baptême et de décès puis des actes d'état-civil des archives municipales et départementales, les familles de souche constituant Audresselles ont toujours porté les mêmes patronymes depuis la fin du treizième siècle, pour la plupart néerlandais puisque, jusqu'à la guerre de cent ans, les habitants d'Audresselles parlaient un dialecte flamand. Ce sont donc eux qui ont participé à la construction de l'église Saint-Jean-Baptiste d'Audresselles et inclus dans le dialecte picard du village des mots néerlandais non usités ailleurs sur la côte.

Aujourd'hui encore, au moins quatre grandes familles d' Audressellois portent ces anciens patronymes flamands parfois francisés. Depuis la fin du XIXe siècle, des familles flamandes de Belgique ou de la région de Dunkerque sont venues s'installer aussi à Audresselles, mais il s'agit d'un apport moderne de population.

Après le départ ou l'extermination des Anglais par les troupes d'Henri II, de nouvelles populations sont arrivées de Picardie et d'Ile de France ainsi que le montrent les patronymes, notamment pour repeupler Ambleteuse. Ils se sont mêlés ensuite aux Audressellois.

Entre 1558, fin de l'occupation anglaise, et le milieu du XVIIe siècle, la seigneurie d'Audresselles comportait aussi le hameau d'Haringzelle[12] où se trouve actuellement un bois cachant des batteries allemandes d'Audinghen. Elle appartenait à la famille Acary[12], qui a donné quelques amiraux à la France et dont descendent la plupart des vieilles familles de pêcheurs du bourg.

Village de pêcheurs-naufrageurs millénaire implanté sur une dune, Audresselles a perdu plusieurs de ses rues et de ses chaumières ainsi que l'église du XIe siècle, qui ont été avalées par la mer jusqu'aux années 1880. À la fin du XIXe siècle, des plaisanciers, venus de Paris, de Lille et de Reims, ont acheté le rivage et construit des perrés (digues) individuels pour protéger leur chalet de vacances. De ce fait, depuis la fin du XIXe siècle, le rivage d'Audresselles a cessé de reculer et n'a presque plus changé, formant même un cap au lieu-dit la Côte de Fer. Depuis, Audresselles a conservé une architecture caractéristique, avec ses longères blanches à bande de couleur en bas des murs, au centre du village, et quelques villas de la Belle Époque face à la mer.

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, des puits dont certains remontent au Moyen Âge, assuraient l'approvisionnement en eau. C'est pendant la période allant de juin 1940 à septembre 1944, que les autorités allemandes ont installé le réseau urbain d'alimentation en eau courante. Elles l'ont aussi installé dans les villas que les militaires habitaient. Les canalisations collectives sont toujours utilisées aujourd'hui par Véolia en raison de l'excellente qualité des matériaux employés. Mais ceci a entraîné le comblement de nombreux puits depuis 1945 par les propriétaires des parcelles.

Les cartes postales d'avant la Seconde Guerre mondiale indiquent aussi les premiers travaux de voirie importants réalisés par les autorités d'occupation. Toutefois, les pillages des résidences secondaires consécutifs à la Libération de septembre 1944 ont créé de nombreuses ruines, réhabilitées depuis par des plaisanciers.

Audresselles est encore habitée par une famille d'artisans pêcheurs professionnels et le doris de l'un d'entre eux utilise la plage d'échouage du village.

Les flobarts traditionnels, petits bateaux bordés à clin, sont encore utilisés par les plaisanciers.

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'or, à aigle éployée de sable (celles de la famille Acary).

Depuis 1975, un blason comportant un crabe et un flobart leur a été substitué :


Armes d'Audresselles

Les armes d'Audresselles se blasonnent ainsi : d'azur à un flobard d'or, naviguant sur trois ondes d'argent, au chef d'or chargé d'un crabe de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Audresselles dans son canton et dans l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1925 mars 1953 Gustave Danquin   instituteur
mars 1953 mars 1971 Paul Forestier   agriculteur
mars 1971 mars 1975 Daniel Leunens   instituteur
mars 1975 mars 1995 Roger Tourret   agriculteur
mars 1995 mars 2001 Joël Lecouffe   cadre
mars 2001 en cours
(au 16 novembre 2014)
Roger Tourret   agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[13],[14],[15]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 684 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660 623 605 740 746 720 708 693 660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
608 588 575 525 513 510 522 508 468
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
452 497 454 434 425 435 410 457 430
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
424 440 489 538 587 681 712 684 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 21,3 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,5 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 16,4 %, plus de 60 ans = 27,9 %).
Pyramide des âges à Audresselles en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,5 
4,9 
75 à 89 ans
10,4 
16,4 
60 à 74 ans
17,0 
17,6 
45 à 59 ans
16,4 
19,9 
30 à 44 ans
21,1 
19,0 
15 à 29 ans
15,1 
22,2 
0 à 14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Toutefois, à partir des feuilles de recensement ou d'imposition, il est difficile, dans un village comme Audresselles, de distinguer les habitants-électeurs résidant à l'année et les habitants-électeurs plaisanciers, résidant seulement une partie de l'année, parfois pour des raisons fiscales. Parmi ces derniers, ce sont essentiellement les plus âgés qui sont recensés, votent et payent les taxes locales car ce sont ceux qui ont acheté la résidence, alors que leurs enfants et petits-enfants ne sont pas recensés dans la commune même s'ils sont actionnaires des SCI propriétaires des résidences familiales. De plus, comme toutes les villas en front de mer sans exception sont achetées par des ressortissants d'autres pays européens, il est impossible d'établir un décompte exact de leurs descendants qui viennent s'installer pour des séjours de moyenne durée à Audresselles.

Ceci aboutit à ce que la présence d'une grande partie des 0 à 29 ans ne soit pas recensée et fausse ainsi la pyramide des âges réelle.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie d'Audresselles repose principalement sur les PME (transport de marchandises périssables ou non périssables, industrie du bâtiment), la pêche et le tourisme. Par arrêté préfectoral n° 626 du 20 décembre 2004, la pêche des moules est désormais interdite aux non-professionnels et punie d'une forte amende.

L'activité liée au tourisme de courts séjours s'est particulièrement développée. Le bourg compte deux hôtels, cinq campings, une dizaine de gîtes ruraux et de nombreux restaurants et cafés. Au cours de la dernière décennie, de nombreux Belges, des Allemands et des Britanniques ont acheté des maisons et se sont installés à Audresselles. Depuis 2006, un commerce d'alimentation générale s'est installé place du Détroit et depuis 2012 un cabinet d'infirmière y est adossé sous la halle[20].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Audresselles abrite une école maternelle et primaire publique, l'école E.-Evrard.

Les écoles privées les plus proches se trouvent à Marquise et Wimereux tandis que les collèges et lycées les plus proches se trouvent à Marquise et à Boulogne-sur-Mer[21].

Les sites de Boulogne et de Calais de l'université du Littoral Côte d'Opale sont également situés à proximité d'Audresselles.

Santé[modifier | modifier le code]

Un médecin, un infirmier et une sage-femme sont présents sur la commune.

Les fêtes du village[modifier | modifier le code]

  • La fête de l'Assomption, le 15 août, est restée la fête du village. Elle attire chaque année à Audresselles des milliers de fidèles et de touristes à l'occasion de la messe suivie de la procession de l'église jusqu'à la plage d'où un prêtre part en doris pour bénir la mer.

place du Détroit, devant la halle où la famille de pêcheurs d'Audresselles vend crustacés, mollusques et poissons, viennent s'installer des stands des associations et des artisans locaux qui proposent leur production. Sur un podium, un conseiller municipal à la voix puissante annonce les différents spectacles qui s'y succèdent. C'est l'occasion pour les hommes politiques locaux, maires du village et des environs, conseillers généraux, candidats aux élections législatives, de venir rencontrer directement leurs électeurs à l'heure de la sortie de la messe dominicale.

  • La fête culturelle des Européens, chaque année depuis 2002, en juillet ou en août, avec la participation de musiciens et d'artistes plasticiens venus de Belgique, d'Allemagne, de Croatie, d'Italie et de Russie.

Langues[modifier | modifier le code]

La langue principalement parlée à Audresselles est le français. L'anglais et le néerlandais servent aussi de moyen de communication. Une petite minorité de la population parle encore son patois, le picard maritime.

Audresselles possède un dialecte avec un vocabulaire anglo-picard propre : parties du corps (la nèque), noms de poissons (la mallett, le rouget barbet). Il s'agit d'un picard maritime avec transformation des sifflantes en chuintantes sourdes comme dans les autres variantes du picard, mais aussi sonores (exemple : le hameau de Zutphen se prononce Juphen). Il serait plus proche du patois de Saint-Pierre, quartier nord de la ville de Boulogne-sur-Mer, notamment en raison des mariages d'Audressellois avec des épouses venues de Boulogne (on relèvera en particulier qu'à la troisième personne du pluriel, le "t" final est prononcé). Jusque dans les années 1950, Audresselles a constitué une société relativement fermée et endogamique, moins néanmoins que dans beaucoup d'autres régions de France, en raison de naufrages de navires dont certains passagers ont fait souche à Audresselles, et de la présence récurrente de militaires étrangers et de "baigneurs" qui se sont établis sur place.

Les noms jetés ou sobriquets des habitants sont[22] :

chés carcahutes d'Auderselle (les gens vivaient dans des cahutes faites avec des carcasses de bateaux retournées)

et

chés dos d'cayelles (en français, les dos de chaises)
dicton
Vint d'amont va coutcher aveuc les files d'Auderselle (Avec le vent du Nord, les bateaux ne sortent pas en mer et les pêcheurs peuvent aller voir les filles.)

Services[modifier | modifier le code]

  • Communauté de l'Arche (accueil et insertion des handicapés adultes) à Ambleteuse.
  • Centre “Accueil et Solidarité” : rue Danquin, face à la place du Détroit à Audresselles.
  • Gendarmerie à Marquise l'hiver et à Ambleteuse du mois de juin au mois d'août.

Presse[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Un fromage, le Fleur d'Audresselles, porte le nom de la commune. C'est un fromage fabriqué à partir de lait cru de vache à la fromagerie Sainte Godeleine à Wierre-Effroy. Il est à pâte molle et à croûte mixte, salé au sel de Guérande[23].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Elle est l'église la plus ancienne des sept clochers de la nouvelle paroisse Notre-Dame-des-Flots.
Ce sanctuaire surélevé, d'où l'on voit le soleil se coucher dans la mer, doit son origine au désir de l'Église de lutter contre le paganisme ravivé par le passage des Vikings.
Il est implanté en plein milieu des anciens lieux de culte de dieux germaniques dont les villages entourant Audresselles portent toujours le nom : Audinghen (Odin, Wotan ou Wedne), Raventhun (le corbeau accompagnait Odin), Ambleteuse, auparavant Amel Thuys (dieu Thuys ou Tues), Tardinghen (dieu Thar, Thor ou Thurst), Loquinghen (dieu Loki) etc. Encore aujourd'hui, c'est à Saint-Jean-Baptiste d'Audresselles que se réunissent les catholiques de la région pour célébrer l'Assomption et commencer la procession qui s'achève par la bénédiction de la mer.
  • La ferme Saint-Jean (XVIIe siècle) ; avec un porche, un pigeonnier et une maison d'habitation dont le blason en pierre (croix grecque) a été conservé sur la façade.
  • Le relais de poste, rue Édouard-Quénu (XVIIIe siècle).
  • L'allée Maurice-Boitel, belvédère d'où l'on domine toute la plage.
  • Enfin, sur la plage d'Audresselles, au nord et au sud, se trouvent encore les câbles téléphoniques sous-marins reliant la France et l'Angleterre. Ces câbles, encore intacts et sans oxydation, ont été installés par Siemens, en 1907 et en 1911, qui en assura la maintenance jusqu'à 1914. La légende voudrait qu'ils aient été utilisés pendant la dernière guerre mondiale entre les belligérants. Quoi qu'il en soit, ils constituent un indice selon lequel le gouvernement français, au moins jusqu'en 1911, n'envisageait pas de guerre prochaine avec l'Allemagne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Historiques[modifier | modifier le code]

Actuelles[modifier | modifier le code]

Source : matrice cadastrale de la commune

Cultes[modifier | modifier le code]

Œuvres liées à Audresselles[modifier | modifier le code]

La série P'tit Quinquin (2014) est tournée à Audresselles.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lazzarotti (Olivier), géographe, Rivages boulonnais, éd. Association Mémoire d'Audresselles, décembre 2006.
  • Mahieu-Bourgain (Jacques), Navarro (Christian), Noms des lieux picards du Boulonnais, éd. 2004.
  • Jérôme Bignon (Jérôme) (1658-1725), intendant du roi Louis XIV à Amiens, Nobiliaire de Picardie, 1699.
  • Leunens (Daniel), historien, ancien maire, Audresselles, éléments d'une histoire, éd. Association Mémoire d'Audresselles.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Distance à vol d'oiseau entre Audreselles et Boulogne-sur-Mer », sur www.lion1906.com (consulté le 10 mai 2013).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Audreselles et Calais », sur www.lion1906.com (consulté le 10 mai 2013).
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Audreselles et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le 10 mai 2013).
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Audreselles et Paris », sur www.lion1906.com (consulté le 10 mai 2013).
  5. a et b « Audresselles (62056) : Logement », Résultats du recensement de la population - 2008, sur INSEE (consulté le 16 août 2011).
  6. Diagnostic du Scot paysager de la Terre des 2 Caps
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 35b
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  10. Ernest Nègre, Op. cit.
  11. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  12. a et b cf Nobiliaire de Picardie, page 1, réalisé en 1698 par Jérôme Bignon (1658-1725), Intendant de la province, sur ordre du Roy, Louis le quatorzième.
  13. Marie-Caroline Debaene, « Audresselles: Roger Tourret, victorieux dès le premier tour : Le maire sortant, Roger Tourret, s’installe de nouveau dans son fauteuil de maire », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  14. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ (consulté le 16 novembre 2014)
  15. Emmanuelle Dupeux, « Audresselles: Roger Tourret veut poursuivre le développement touristique de sa commune : Quels sont les principaux projets du maire de la jolie station balnéaire réputée pour ses si typiques maisons de pêcheurs ? Qu’en est-il de la fiscalité locale, de la mise en place des TAP, de l’intercommunalité ? Tour d’horizon avec Roger Tourret, qui a entamé son 5e mandat en mars dernier. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  18. « Évolution et structure de la population à Audresselles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  20. Matrice cadastrale de la commune
  21. Lieux pour l'enseignement en Terre des 2 Caps
  22. André Accart, Les sobriquets des habitants du Pas-de-Calais, Les éditions Nord Avril, 456 pages, ( 2006 ) ISBN 2-915800-05-7
  23. historique de la fromagerie Sainte Godeleine
  24. a, b, c, d et e Ces artistes ont peint des paysages d'Audresselles et, pour certains, des portraits des habitants.