Gouy-en-Ternois

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Gouy-en-Ternois
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Blason de Gouy-en-Ternois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Gérard Deregnaucourt
2014-2020
Code postal 62127
Code commune 62381
Démographie
Population
municipale
149 hab. (2014)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 19′ 12″ nord, 2° 24′ 46″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 160 m
Superficie 5,65 km2
Localisation

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Gouy-en-Ternois est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gouy-en-Ternois
Ternas Averdoingt
Monts-en-Ternois Gouy-en-Ternois Maizières
Magnicourt-sur-Canche

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Gouy-en-Ternois est le lieu où la Canche, fleuve côtier, prend sa source, à l'altitude de 132 mètres, près du lieu-dit les Pierrettes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gouy-en-Ternois dans son ancien canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie du canton d'Aubigny-en-Artois [1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Saint-Polois créée fin 1995.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010[2] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du Pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[3]. À l'initiative des intercommunalités concernées[4], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[5] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [6],[7].

La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mai 2011[9] Jean-Luc Scaillierez   Pilote d'avion et d'hélicoptère
Démissionnaire
juillet 2011[10] en cours
(au 1er septembre 2016)
Gérard Deregnaucourt   Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le village a été victime de coulées de boue en 1998, 1999 et 2014. Pour lutter contre ces phénomènes, la commune a planté des fascines sur un terrain réquisitionné et comprenant un limiteur de débit de fuite. Ces ouvrages doivent se poursuivre, en 2016/17 par l'implantation d'un ralentisseur en enrochement (grosses pierres à sceller)[10].

Elle s'est dotée en 2014 d'une carte communale qui permet de définir les zones constructibles de la commune, et qui prévoit 25 parcelles potentielles destinées à la construction[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 149 habitants, en diminution de -11,83 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
307 262 312 343 352 340 341 321 335
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
336 345 352 334 343 360 347 355 355
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
345 332 323 239 215 233 230 209 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
182 166 158 150 170 150 164 172 149
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,5 %, 15 à 29 ans = 21,4 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 21,5 %) ;
  • 48,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 16,3 %, plus de 60 ans = 23,7 %).
Pyramide des âges à Gouy-en-Ternois en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
6,0 
75 à 89 ans
5,0 
15,5 
60 à 74 ans
18,7 
21,4 
45 à 59 ans
16,3 
20,2 
30 à 44 ans
22,5 
21,4 
15 à 29 ans
18,7 
15,5 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2016, les enfants de la commune sont scolarisés par un regroupement pédagogique intercommunal qui comprend Gouy-en-Ternois, Averdoingt, Ternas, Ligny-Saint-Flochel, Fouflin-Ricametz, Neuville-au-Cornet et Monts-en-Ternois, soit envirpn −1 100 habitants.

Ce RPI fut le premier créé dans le département, dès 1972, et gère quatre écoles ainsi qu'une cantine, située à Gouy[10].


Économie[modifier | modifier le code]

La commune constitue un village rural dépourvu commerces de proximité et comptant, en 2016, quatre exploitations agricoles, spécialisées en polyculture. Un plâtrier et un commerçant ambulant compètent l'activité économique de Gouy-en-Ternois[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Vaast.
  • Le monument aux morts.
  • Muches : L'entrée d'un ancien souterrain refuge, hérité des temps troublés, a été découvert sous l'église, lors de la réfection du carrelage[10],[18].
  • Calvaire fleuri au croisement de deux chemins[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Gouy-en-Ternois.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
parti : au 1) d’or aux deux plumes d’oie de sinople passées en sautoir, au 2) de sinople aux trois gerbe de blé d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance, et notamment son article 35.
  3. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  4. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  5. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  6. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  7. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  8. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  9. Alexis Degroote, « Maire de Gouy-en-Ternois depuis 1983, Jean-Luc Scaillierez a démissionné : Pour les conseillers municipaux de Gouy-en-Ternois, ce n'est pas une surprise. Lorsqu'il avait été élu maire en 2008, Jean-Luc Scaillierez leur avait en effet annoncé qu'il n'irait pas jusqu'au bout de son mandat. Mais depuis mardi, la chose est désormais officielle. Par courrier, le préfet a en effet annoncé au maire de Gouy qu'il acceptait sa démission », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  10. a, b, c, d, e, f et g Christelle Dourlens, « Ici, la vie est un long fleuve tranquille », L'Abeille de la Ternoise, no 8586-1635,‎ , p. 23 « À la tête des 157 Gouyésiens et Gouyésiennes, Gérard Deregnaucourt, premier magistrat, gère son village en bon père de famille. Second adjoint de 2008 à 2011, il sera élu maire en 2011 ».
  11. David Derieux, « Le bilan des maires à Gouy-en-Ternois : des travaux de voirie avant d’ouvrir le dossier de la rénovation de l’église : Élu maire en juillet 2011 à la suite de la démission de son prédécesseur Jean-Luc Scaillierez, qui a néanmoins décidé de rester conseiller municipal, Gérard Deregnaucourt s’apprête à clore un exercice de deux ans et demi. Court… mais riche de découvertes pour le nouvel édile, qui briguera à nouveau l’écharpe majorale en mars prochain lors des élections municipales. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  12. David Derieux, « Gouy-en-Ternois - Après la défense incendie, des travaux prévus dans le clocher de l’église : Élu maire en 2011, et réélu pour un premier mandat complet en mars dernier, Gérard Deregnaucourt se satisfait de voir la population de Gouy se rajeunir et repartir à la hausse. On fait le point avec lui sur les travaux de cette année et ceux à venir dans le village », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Gouy-en-Ternois en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  18. « Les «muches», ces souterrains oubliés qui traversent nos villages ternésiens… : On ne le sait pas forcément, mais les charmes du Ternois ne se trouvent pas toujours au-dessus du plancher des vaches. Le sous-sol de certains villages regorge en effet de souterrains. Comme celui de Gouy-en-Ternois. Des souterrains qui font l’objet de recherches de la part du Groupe du d’étude des villages souterrains du nord de la France (GEVSNF) et qui feront l’objet d’une conférence, le 13 juin, à Gouy », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).