Habitat collectif

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L’habitat collectif est un type d’habitat rassemblant plusieurs logements au sein d’un même édifice. Par opposition au logement individuel. Sa taille et sa forme sont variables, elle peut être en forme de tour, de barre. Ce type d’habitat a été créé en réponse à la crise du logement car grâce à son principe de mutualisation des espaces, des économies énergétiques, de moyen et d’argent peuvent être réalisé.

Immeuble[modifier | modifier le code]

Il existe différent type d’habitat collectif. Le plus courant est l’immeuble, dans lequel il existe une variation de possibilité d’espaces mis en commun. Les espaces le plus souvent mis en communs sont des espaces de circulation comme les couloirs, les escaliers ou l’ascenseur, ainsi que des espaces communautaires comme le jardin, des locaux vélos, des parkings. Dans certains cas l’immeuble mutualise des services comme un concierge, un jardinier.

Milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

C’est à partir du milieu du XIXe siècle qu’apparaissent en Europe, les premiers immeubles. D’habitat individuels traditionnelle en moellon de pierre de taille et en bois local, on passe à une mise en œuvre de matériaux manufacturés, comme le fer, le ciment, la brique pleine industrielle, des poutrelle mécanique, etc. Ces matériaux vont permettre de construire des bâtiment plus grand composé de plus de logements partageant les mêmes espaces de circulation tel que l’entré, l’escalier et des couloirs. A cette même période l’électricité, le gaz et le « tout à l’égout font leur arriver et sont eux aussi partagé par les différents occupants de l’immeuble.

  • Les immeubles de bourg : font leur apparition tant en zone rurale dans les villages, qu’en zone urbaine dans le centre des villes. Ils sont souvent alignés sur rue et mitoyen, et comptent entre 2 et 5 étages au-dessus du rez-de-chaussée. Le bâtiment peut être en moellon de pierre, pierre de taille, brique ou pans de bois. Les fenêtres sont en bois à simple vitrage.
Immeuble Haussmannien à Dijon
  • Les immeubles Haussmannien : font leur apparition dans le centre des grandes villes Française (Besançon, Belfort, Paris…). La façade est construite en pierre de taille mesure entre 12 m et 20 m ne dépassant pas sept étages. Ce type d’immeuble était dans certains cas composé d’un rez-de-chaussée haut de plafond destiné à accueillir des commerces lié, à un premier étage appelé « entre-sol », destiné au stockage ou au logement des commerçants. Au-dessus, le deuxième étage est dit « noble » car il valait plus chère et était donc destiné au plus riche. En effet, dans ce type de logement, il existe qu’un escalier desservant chaque étage. Donc, plus on monte dans le bâtiment moins les logements valent chère. Les étages supérieurs sont plus classiques et le dernier étage situé dans le toit était destiné aux chambres de bonnes.

Fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A cette période des immeuble dits éclectiques font leur apparition, symbolisant l’art nouveau. Leurs façades sont très ornementées et utilise pour la première fois des structures en béton pour les murs et des structures métalliques pour le plancher

Milieu du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la fin de la seconde guerre mondiale, les villes les plus touchés se reconstruisent et ce jusqu’à la fin des années 60. L’architecture est standardisée, les façades son sobre avec peu d’ornements. L’ascenseur sans liftier fait son apparition desservant chaque couloir qui permet d’accéder aux différents logements. Cette invention va permettre de construire des bâtiments plus hauts dépassant les sept étages des immeubles Hausmannien.

Année 1970[modifier | modifier le code]

Logements sociaux à la Porte de Brancion, Paris 2011

Cette période correspond à l’apparition de logements sociaux en périphérie des villes. Ces bâtiments sont de grande hauteur (plus de sept étages) et utilise des matériaux préfabriqués en béton ce qui va permettre de créer des logements à faible coût pour des personnes de faible revenu. Les logements sociaux sont inspirés des anciennes cités ouvrières (celle de Charleroi par exemple) construite pour accueillir jusqu’à 1000 travailleur et leur fournir tous les espaces dont ils ont besoin comme des espaces extérieur commun, des complexes sportif… Ces espaces sont collectifs et permettent à ces cités d’être autonome.

Caserne Trésignies, Charleroi

Espace militaire[modifier | modifier le code]

En Belgique à la demande du roi Leopold II, le ministère de la guerre fait construire quatre casernes le long de l’ancien Boulevard militaire dans la commune d’Etterbeek. Ces casernes représentent un complexe de nombreux bâtiments destinés à l’entrainement militaire mais également à la vie des soldats. Certains bâtiments sont dédiés à de l’habitat collectif et mutualisent certaines fonctions. Les soldats vivent dans des chambres pouvant accueillir jusqu’à quatre personnes et partagent des espaces de vie comme une cantine, une salle de repos ou encore des espaces sportifs, comme une piscine, une salle multisport ou encore une piste d’athlétisme.

Habitat participatif[modifier | modifier le code]

En Belgique, l’habitat participatif naît à la fin du XXe siècle pour répondre à la crise du logement. Il permet à des personnes ayant un revenu faible ou moyen de devenir propriétaire de leur propre logement. Les projets d’habitat participatif sont possible grâce à des coopératives qui guident les habitants qui souhaitent en faire partie. Grace à des outils en ligne, et événements, elles vont faciliter la constitution des groupes de futur habitants, puis leur permettre d’influencer le projet, de sa conception jusqu’à la phase de chantier. Les futurs habitants peuvent ainsi choisir leurs espaces communs en fonction de leur besoin et de leur envie. Ces espaces être ceux que l’on retrouve dans l’immeuble comme un jardin, un couloir ou être un peu plus original comme une salle de musique, un potager, une salle de fête…

Habitat solidaire[modifier | modifier le code]

L’habitat solidaire est un logement collectif, réalisé de manière participative pour des personnes en situation de précarité sociale c’est-à-dire qu’elles ont soit un faible revenu, un handicap, sont isolés ou plusieurs de ces facteurs à la fois. Ces personnes sont accompagnées dans le processus de création de leur projet d’habitation et encadré pour les aider à sortir de la précarité sociale. Ces logements proposent la mutualisation de certains espaces de vie, mais ils vont plus loin, ils proposent également une organisation collective par des activités (préparation de repas par les habitants, vente, atelier de jardinage, dessin…). À intervalle régulier, des réunions sont organisées par les habitants pour l’organisation des taches communes et le bien être de la communautés.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ortez AGGELLO, vivienda multifamilliar édition scribd,
  • Bernard Haumont, la société des voisins, édition de la maison des sciences de l’homme, 2000
  • Allen Barbara, Entre individus et collectif : l’habitat intermédiaire, l’union sociale pour l’habitat, juillet 2010
  • Jouenne Noël, Dans l'ombre du Corbusier : Ethnologie d'un habitat collectif ordinaire, Éditions L’Harmattan, Paris, 2007
  • Schittich Christian, Habitat collectif : concepts, projets, réalisations, Editions Détail, Munich, Birkhäuser, Bâle, Boston, Berlin, 2005.
  • Segantini Maria Alessandra, L’habitat contemporain, édition SKIRA, 2008
  • Moneo Rafael, Rétrospective de à la Fondation Barrié, Revue journalistique, 2013
  • Maldonado Gaby, Logement multifamilial , site numérique « Scribd »
  • Hofer Andreas Conférence à la Faculté de Loci Bruxelles, 2017
  • Burchardt, Jeremy, Paradis Perdu: Idylle Rurale et Changement Social Depuis 1800, 2002
  • José de Larra Mariano , Les nouvelles maisons, 13 septembre 1833
  • Heuillard Yves habitat collectif ou maison individuelle, dd magazine, 2010