Aumerval

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Aumerval
La mairie.
La mairie.
Blason de Aumerval
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Michel Crépin
2014-2020
Code postal 62550
Code commune 62058
Démographie
Population
municipale
199 hab. (2014)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 30′ 25″ nord, 2° 24′ 05″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 180 m
Superficie 3,42 km2
Localisation

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Aumerval est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aumerval se situe à un kilomètre de son voisin Ferfay, 40 km d'Arras, 46 km de Lens, 85 km de Calais et à 95 km de Lille.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Aumerval
Amettes Ferfay
Bailleul-lès-Pernes Aumerval
Sachin Pernes Floringhem

Géologie[modifier | modifier le code]

On distingue dans la commune (également visible sur la carte géologique, quelques affleurements tertiaires, comme aussi dans la proche région à Burbure, Divion, Bourecq, Fléchin. Ces affleurements du cénozoïques peuvent abriter une flore originale[réf. nécessaire].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Amerval (1278), Aumerval (1422), Omerval (1444)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est connue pour avoir été le lieu de l'« l’affaire de la petite Vendée du Nord », qui vit, le , les garnisons voisines d’Aire, Béthune et Frévent entourer le bois de Bailleul, pour mater des jeunes conscrits qui, au lieu de se rendre au bureau de recrutement, s'étaient rendus à la ducasse d'Aumerval, où ils avaient bu plus que de raison, coupé des arbres de la liberté et bousculés des notables patriotes, sonné l'alarme, pris des armes !

La répression aux ordres de Darthé, administrateur du Pas-de-Calais et Joseph Lebon, de la Convention, criant au soulèvement contre-révolutionnaire fut terrible : 19 guillotinés (dont 17 hommes et deux femmes) et 60 personnes emprisonnées[2],[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Aumerval dans son ancien canton et dans l'arrondissement d'Arras

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la sixième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Heuchin[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la petite communauté de communes du Pernois créée fin 1993.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010[5] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du Pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[6]. À l'initiative des intercommunalités concernées[7], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[8] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [9],[10].

La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995[12] en cours
(au 16 novembre 2014)
Michel Crépin   Réélu pour le mandat 2014-2020[13],[14]

Remembrement foncier[modifier | modifier le code]

Un remembrement est en cours depuis 2004, et devrait permettre notamment de réduire le nombre de propriétaires de terrains, qui s'élève en 2016 à plus de 400, héritage de l'époque des mineurs, qui étaient propriétaires de jardins maraîchers afin de nourrir leurs familles[15].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

La Communauté de communes est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 199 habitants, en augmentation de 1,53 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
224 339 198 266 257 240 232 206 215
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
204 205 205 235 255 222 219 217 241
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
273 275 281 305 295 279 279 277 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
240 224 212 190 173 191 191 200 199
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,8 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,2 %, 15 à 29 ans = 28,3 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 15,2 %) ;
  • 48,2 % de femmes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 10,9 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 27,2 %, plus de 60 ans = 20,7 %).
Pyramide des âges à Aumerval en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
7,1 
75 à 89 ans
8,7 
8,1 
60 à 74 ans
12,0 
22,2 
45 à 59 ans
27,2 
19,2 
30 à 44 ans
19,6 
28,3 
15 à 29 ans
10,9 
15,2 
0 à 14 ans
21,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école,en 2013.

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal de 112 élèves à la rentrée 2016-2017 et rassemblant Bailleul-lès-Pernes, Nédon, Nédonchel, Aumerval et Fontaine-lès-Hermans, dont deux des classes sont implantées dans la commune. La cantine et la garderie sont, elles situées à Bailleul[15]

Équipements communaux[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée en 2014 d'une salle multifonction d'environ 230 m2, destinée à la fois à servir de salle des fêtes et de salle de sports, notamment pour les centres de loisirs de l'intercommunalité[21].

Économie[modifier | modifier le code]

Le village compte en 2016 trois entreprises agricoles, ainsi que les transports Crépin qui, avec leurs 12 salariés, constituent l'entreprise la plus importante du village, une entreprise de menuiseries bois et PVC, un ferronnier-chaudronnier, une d'activités sportives et de loisirs, un élevage de chevaux et un commerçant de détail[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Maur.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Maur. Foudroyé le , son clocher est réparé et un nouveau coq , dénommé « Gaëtan », a été posé à son faite. L'ancienne cloche, dénommée « louise », lourde de 250 kg, sonne toutes les heures dès 7h le matin ainsi que l’Angélus. Le plafond de l'église reste, en 2016, à réaliser[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Aumerval

Les armes d'Aumerval se blasonnent ainsi :
D’argent aux deux huchets contournés de gueules, pavillonnés, enguichés et embouchés de sable soutenus d’un fer à cheval montant de sinople clouté de six pièces d’argent[22].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  2. « Les marcheurs ont plongé dans l'Histoire de « La petite Vendée » : Samedi, la Communauté de communes du Pernois organisait sa 8e randonnée au départ d'Aumerval », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  3. « Le Pignolet », Bouger à pied, Pays du Ternois (consulté le 16 avril 2017).
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance, et notamment son article 35.
  6. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  7. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  8. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  9. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  10. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  11. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  12. Aline Chartrel, « Les bilans des maires : à Aumerval, l’école et la salle multi-activités sont les réalisations phares de ce mandat : « Pas si mauvais que ça » puisqu’après une première élection en 1995, il a toujours été reconduit dans ses fonctions, le maire se tâte pour repartir l’année prochaine. À 73 ans néanmoins, Michel Crépin jette un coup d’œil dans le rétroviseur... sachant que le plus grand reste à venir. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  13. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 16 novembre 2014)
  14. « Projets des maires : à Aumerval, après la salle multi-activités, le clocher en tête des priorités : Vendredi soir, Michel Crépin bouclera le premier projet de son mandat en inaugurant la nouvelle salle multi-activités : une belle réalisation en bois, de haute qualité environnementale, qui a demandé un travail administratif titanesque, notamment pour réussir à faire subventionner 46 % des 480 000 euros hors taxes. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  15. a, b, c et d Christelle Dourlens, « On a toujours des travaux en prévision », L'Abeille de la Ternoise, no 8589-1638,‎ , p. 24.
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. « Évolution et structure de la population à Aumerval en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  21. « La salle multi-activités d’Aumerval, chantier d’envergure, sort (enfin) de terre : D’un coût de 490 000 euros environ, le maire a dû la reporter à plusieurs reprises pour grappiller des subventions. Sans elles, rien n’était possible », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  22. Banque du Blason