Loison-sous-Lens

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Loison-sous-Lens
Loison-sous-Lens
L'hôtel de ville.
Blason de Loison-sous-Lens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Daniel Kruszka
2020-2026
Code postal 62218
Code commune 62523
Démographie
Population
municipale
5 366 hab. (2019 en augmentation de 3,29 % par rapport à 2013)
Densité 1 512 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 20″ nord, 2° 51′ 12″ est
Altitude Min. 24 m
Max. 48 m
Superficie 3,55 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Lens
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Loison-sous-Lens
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Loison-sous-Lens
Liens
Site web http://www.ville-loison-sous-lens.fr/

Loison-sous-Lens est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin qui regroupe 36 communes et compte 241 703 habitants en 2018.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Loison-sous-Lens est une commune périurbaine du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais jouxtant Lens au nord-est de cette sous-préfecture du Pas-de-Calais.

Elle est desservie par l'ex-RN 17 (actuelle RD 917) et est aisément accessible par l'autoroute A21.

Elle est desservie par la ligne de Lens à Don - Sainghin où se trouve la gare de Loison du réseau TER Hauts-de-France.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Annay, Harnes, Lens, Noyelles-sous-Lens, Sallaumines et Vendin-le-Vieil.

Communes limitrophes de Loison-sous-Lens
Vendin-le-Vieil Annay
Lens Loison-sous-Lens Harnes
Sallaumines Noyelles-sous-Lens
Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est limité au sud par le canal de Lens à la Deule.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Loison-sous-Lens est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[4] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (73,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (68 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (54,3 %), terres arables (20,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,5 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), mines, décharges et chantiers (1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Loyson (972) ; Oisons (1106) ; Loiso (1210) ; Loysons (1296) ; Loissons (XIIIe siècle) ; Loisons (1406) ; Loison-lez-Harnes (1515)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale

Le bourg est considéré comme détruit à la fin de la guerre[12] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [13].

Années 1920[modifier | modifier le code]

Loison a accueilli, comme de nombreux autres communes du reste du bassin minier régional, des mineurs et leurs familles venus dans le cadre de l'immigration polonaise dans le Nord de la France dans les années 1920.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville est occupée par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, quand démarre non loin à Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941 a démarré, avec Emilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93.000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[14]. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[15], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la "bataille du charbon" (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1962 dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

Loison-sous-Lens fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin créée en 2000 et qui succédait à un district né en 1968.

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de 1793 à 1904 du canton de Lens, année où elle intègre le canton de Lens-Est. En 1962, ce canton est scindé et Loison-sous-Lens rattachée au canton de Lens-Nord-Est[16]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattaché au canton de Lens, qui compte 3 communes.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1935 1945 Lucien Harmant SFIO Industriel
Les données manquantes sont à compléter.
1947 mai 1976 Lucien Harmant SFIO Industriel
Conseiller général de Lens-Nord-Est (1961 → 1967)
Député du Pas-de-Calais (1966 → 1967)
Décédé en fonction
Les données manquantes sont à compléter.
  1986 Robert Blomme PS Secrétaire
1986 décembre 1999 Bernard Barbery[17] PS Professeur de mathématiques, maire honoraire
Chevalier de l'Ordre national du Mérite et des Palmes académiques
Démissionnaire
janvier 2000 En cours
(au 18 mai 2020)
Daniel Kruszka PS Cadre socio-éducatif
Vice-président de la CA de Lens-Liévin
Conseiller départemental depuis 2021
Réélu pour le mandat 2014-2020[18],[19],[20]
Réélu pour le mandat 2020-2026

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].

En 2019, la commune comptait 5 366 habitants[Note 3], en augmentation de 3,29 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340298348374408403397394391
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4094284705245406487938761 211
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4601 5271 7481 5383 2453 4943 3493 7325 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5 0995 2234 8025 0225 6885 5795 5445 2295 417
2019 - - - - - - - -
5 366--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 571 hommes pour 2 808 femmes, soit un taux de 52,20 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
0,8 
5,0 
75-89 ans
8,7 
14,6 
60-74 ans
16,3 
20,5 
45-59 ans
18,9 
20,1 
30-44 ans
18,3 
18,7 
15-29 ans
18,7 
20,8 
0-14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[25]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,4 
75-89 ans
8,9 
15,9 
60-74 ans
17,3 
20,2 
45-59 ans
19,4 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,6 
15-29 ans
16,3 
20,3 
0-14 ans
18,3 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Bacuez (1820-1892), ecclésiastique, auteur de nombreux ouvrages religieux

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Loison-sous-Lens.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : de gueules aux trois clefs d’or mal ordonnées, mantelé du même, au chef d’azur chargé d’une balance de deux plateaux aussi d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Douai-Lens », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lens - Liévin », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Comte Auguste De Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, (lire en ligne), p. 228.
  12. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  13. Journal officiel du 28 septembre 1920, p. 14314.
  14. "Chronique de la grève des mineurs du Nord/Pas-de-Calais (27 mai - 6 juin 1941)" par Etienne Dejonghe, Maître de conférences à l'Université de Lille III et président du Conseil scientifique de l'Association "Mémoire de l'Occupation et de la Résistance en Zone interdite", dans la Revue du Nord en 1987 [1]
  15. « Grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais », Chemins de Mémoire (consulté le )
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. PH. B., « Décès de l'ancien maire, Bernard Barbery : un hommage citoyen lui sera rendu vendredi », Nord Éclair,‎ (lire en ligne).
  18. Yves Portelli, « Bilan des maires : Pour Daniel Kruszka (Loison-sous-Lens), « il fallait rééquilibrer les offres de services dans les différents quartiers » : Élu maire en 2000, Daniel Kruszka a profité des premières années de mandat pour prendre la mesure des problématiques de sa commune dans laquelle il est élu au sein du conseil depuis 1989. Dès sa réélection en 2008, le Loisonnais avait insisté sur l’importance du travail à faire au sein des « différents » quartiers. Qu’en est-il aujourd’hui ? Bilan », La Voix du Nord,‎ (bilan-des-maires-pour-daniel-kruszka-loison-sous-lens-ia35b54052n1603467, consulté le ).
  19. « Loison-sous-Lens: un troisième mandat pour Daniel Kruszka », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. Pauline Drouet, « Le projet de Daniel Kruszka pour Loison-sous-Lens: « Aller plus loin dans l’interconnexion des quartiers » : Alors qu’il briguait son troisième mandat, Daniel Kruszka avait choisi le slogan et le nom de liste « Loison plus loin ». Un « plus loin » qui se matérialise par davantage de logements et de fluidité entre les quartiers », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  24. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Loison-sous-Lens (62523) », (consulté le ).
  25. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Pas-de-Calais (62) », (consulté le ).