Rollancourt

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Rollancourt
Église de Rollancourt
Église de Rollancourt
Blason de Rollancourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Auxi-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes des Sept Vallées
Maire
Mandat
Alain Carlier
2014-2020
Code postal 62770
Code commune 62719
Démographie
Population
municipale
321 hab. (2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 31″ N 2° 07′ 24″ E / 50.4086111111, 2.1233333333350° 24′ 31″ Nord 2° 07′ 24″ Est / 50.4086111111, 2.12333333333
Altitude Min. 30 m – Max. 116 m
Superficie 11,59 km2
Localisation

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Rollancourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rollancourt
Béalencourt Blangy-sur-Ternoise
Auchy-lès-Hesdin Rollancourt Blingel
Vieil-Hesdin Fresnoy Incourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ces noms de localités se terminant par -court sont le plus souvent des hameaux ou de petits villages. L'appellatif toponymique -court (français moderne cour) est issu du gallo-roman CORTE qui signifie « domaine ». Cet appellatif est généralement précédé d'un nom de personne germanique. Ces formations toponymiques datent du Moyen Âge. Cette façon de nommer les lieux serait liée à l'apport germanique du VIe siècle[Note 1],[1]. Le premier élément Rollan- s'explique par un nom de personne germanique [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Citée dès 1071, la famille de Rollancourt possédait la seigneurie jusqu’au mariage de Marie de Rollancourt vers 1335 qui l’apporta par ses noces à Jean de Châtillon, fils de Gaucher VI de Châtillon et Marguerite de Dampierre. À la fin du XVe siècle, elle entra par alliance dans la famille de Lannoy, puis passa au milieu du XVIe à Maximilien d’Egmont et à Guillaume de Nassau, prince d’Orange (1533-1584). Elle constituait alors une baronnie qui fut vendue au début XVIIe aux d’Ongnies. En 1642, Isabelle d’Ongnies l’apporta en mariage à Nicolas François de Marnix dont la famille demeura à Rollancourt jusqu’à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rollancourt dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 2008 Alexandre Podvin[3]   Gérant de L'Étoile du Nord
mars 2008 en cours
(au 22 février 2015)
Alain Carlier   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[4],[5],[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 321 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440 451 375 438 411 425 413 417 415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
418 422 411 432 388 381 400 394 384
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
411 401 407 375 370 366 322 300 327
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
331 304 311 321 276 301 408 406 353
2012 - - - - - - - -
321 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (53,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 53,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 39,9 %, 30 à 44 ans = 12,8 %, 45 à 59 ans = 14,4 %, plus de 60 ans = 19,2 %) ;
  • 46,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15,3 %, 15 à 29 ans = 32,7 %, 30 à 44 ans = 12,9 %, 45 à 59 ans = 15,9 %, plus de 60 ans = 23,2 %).
Pyramide des âges à Rollancourt en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
0,0 
4,3 
75 à 89 ans
7,3 
14,4 
60 à 74 ans
15,9 
14,4 
45 à 59 ans
15,9 
12,8 
30 à 44 ans
12,9 
39,9 
15 à 29 ans
32,7 
13,8 
0 à 14 ans
15,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Rollancourt.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’azur à la bande d’or accompagnée de deux cygnes d’argent.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Riquier[modifier | modifier le code]

Le château de Rollancourt[modifier | modifier le code]

Le château médiéval entouré de fossés fut détruit au cours des combats livrés entre Français et Espagnols pour la possession d’Hesdin au milieu du XVIème siècle. Quelques vestiges subsistent du château primitif dont une tourelle en encorbellement reconvertie en pigeonnier ou les caves situées sous l’aile gauche.

L’édifice actuel fut élevé au milieu du XVIIIe siècle par Claude François Dominique de Marnix, marquis d’Ogimont.

C’est une vaste construction comprenant un grand corps de logis encadré de deux ailes plus basses en retour sur la cour. Bâti en craie sur soubassement de grès, le château s’élève sur deux niveaux surmontés d’un toit en mansarde couvert d’ardoises. La façade aligne onze travées et est rythmée sur toute sa longueur par des pilastres colossaux surmontés de chapiteaux ioniques. Les trois travées centrales, qui constituent un avant-corps légèrement saillant, possèdent, contrairement aux autres travées, des ouvertures en plein cintre. Cet avant-corps est surmonté d’un fronton où sont sculptés des motifs décoratifs et des armoiries. La façade arrière, qui surplombe une vaste pelouse, est une copie plus sobre de la façade avant.

À l’intérieur, les pièces de réception se disposent en enfilade dans le corps principal. Seul le grand salon central a conservé son décor d’origine de boiseries et de stucs. L’escalier à « rampe hesdinoise » se trouve localisé à une extrémité du corps central. La propriété compte en outre plusieurs dépendances.

Vers 1850, le comte Hubert de Bertoult (1804-1877) originaire d’Hulluch, achète le domaine qui appartient encore à la même famille. Entre 1856 et 1867, il fait restaurer la façade, y ajoutant sur le fronton triangulaire ses armoiries et celles de son épouse Pauline Clara d’Hespel de Guermanez. En 1889, son fils Maurice de Bertoult, fait poser les grilles et les persiennes. Occupé par l’armée allemande entre 1940 et 1944, le château est déserté en 1948.

Depuis 1976, le château abrite l’Institut Rural d’Education et d’Orientation du Pas-de-Calais. Son vaste parc comprenant bois, pâtures et étangs est confié à une société de chasse privée, inscrite au guide des meilleures chasses de France.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Proposition émise en 1976, par Maurice Lebègue, professeur de Français à l'Ecole Normale d'Amiens, suite à un travail réalisé sur l'origine des noms des communes de la Somme.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Chaurand et Maurice Lebègue, Noms de lieux de Picardie, éditions Bonneton, 232 p., novembre 2000, p. 71 à p. 80, (ISBN 978-2-862-53265-3)
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35000 noms de lieux, 4 volumes, Genève : Droz, 1990-1998[réf. insuffisante]
  3. « Décès de trois maires et d'un ancien maire : En ce dernier trimestre de 2011, quatre figures du Ternois nous ont quitté », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  4. Camille Gaubert, « Le bilan du maire de Rollancourt, Alain Carlier : « On a géré la commune en bon père de famille » : C’est en tant que maire qu’Alain Carlier entre pour la première fois au conseil municipal en 2008. L’agriculteur, fils d’un ancien conseiller, voulait « être autour de la table par intérêt pour la vie de la commune ». Il ne regrette pas. Car, même s’il considère que sa fonction s’apparente à du « dévouement », il a pu lancer plusieurs projets », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ (consulté le 21 février 2015).
  6. « Les Projets du maire de Rollancourt - La défense incendie et le curage de l’étang parmi les projets prioritaires : Comme avec les Bilans des maires avant les élections, « La Voix du Nord » lance une nouvelle série consacrée aux Projets des maires. À Rollancourt, Alain Carlier entame son deuxième mandat », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  9. « Évolution et structure de la population à Rollancourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010)