Pronville-en-Artois

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Pronville-en-Artois
L'église, le monument aux morts et la mairie.
L'église, le monument aux morts et la mairie.
Blason de Pronville-en-Artois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Bapaume
Intercommunalité Communauté de communes Osartis Marquion
Maire
Mandat
Bernard Battesti
2014-2020
Code postal 62860
Code commune 62671
Démographie
Population
municipale
332 hab. (2014)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 10′ 30″ nord, 3° 00′ 13″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 98 m
Superficie 6,09 km2
Localisation

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Pronville-en-Artois, précédemment nommée Pronville[1], est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Pronville-en-Artois est l'une des 3 868 communes de la région Hauts de France (6 millions d'habitants), située dans le département du Pas-de-Calais, et dans l'arrondissement d'Arras.

Elle était l'une des communes du canton de Marquion, de 1801 à 2014. Elle est maintenant l'une des 75 communes du canton de Bapaume, qui compte 36 514 habitants.

Elle fait partie de la Communauté de communes Osartis Marquion qui regroupe 49 communes des vallées de la Scarpe et de la Sensée (44 000 habitants).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pronville-en-Artois
Buissy
Quéant Pronville-en-Artois Inchy-en-Artois
Beaumetz-lès-Cambrai Doignies

Géographie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude naturelle varie de 58 mètres à 98 mètres. L'altitude moyenne est de 70 mètres environ.

93 m aux chemin de la Turne ; 89 m à la Moé; 91 m au chemin du bois ; 74 m à la Mairie ; 61 m l'hirondelle à la Vallée

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pronville en Artois est traversé par l'Hirondelle qui prend sa source à Vaulx-Vraucourt, qui traverse les villages de Noreuil et de Quéant avant d'atteindre celui de Pronville. Elle reçoit les eaux du ruyot des Berguevas. Elle se jette ensuite dans l'Agache sur le territoire d'Inchy en Artois. L'Hirondelle parcourt une vingtaine de kilomètres. L'Agache reçoit les eaux de l'Hirondelle juste avant de passer en siphon sous le canal du Nord[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat océanique avec été tempéré (Classification de Köppen: Cfb).

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 22 (D22) qui traverse le village de Quéant vers Inchy en Artois.

L’accès au réseau autoroutier se fait :

- pour l'autoroute A1, autoroute du Nord, au péage de à Wancourt pour rejoindre Lille et à celui de Bapaume pour rejoindre Paris ;

- pour l'autoroute A2, qui relie Paris à Bruxelles, l'entrée se fait à la gare de péage de Cambrai-Fontaine Notre Dame et

- pour l'autoroute A 26, autoroute des anglais, qui relie Calais à Troyes, l'entrée se fait à la gare de péage de Marquion.

Le réseau de transport Oscar du Pas de Calais, assure la desserte de la commune Pronville vers Arras, ligne 528 de Moeuvres à Arras (3 allers-retours quotidiens) et vers Cambrai, ligne 526 de Lagnicourt-Marcel à Cambrai (2 AR quotidien). Quatre lignes de transport scolaire : de Dury à Bapaume, de Hendecourt les Cagnicourt à Bapaume et de Chérisy à Bourlon, et de Pronville à Marquion.

La gare d'Arras, est à 22 km pour prendre un TGV. De la gare ferroviaire d'Arleux, il est possible de rejoindre, en utilisant les TER, Douai et Lille.

Le canal du Nord passe à Inchy en Artois. Les travaux débutent en 1908, à la déclaration de guerre en 1914 les travaux étaient exécutés aux 3/4 environ. Beaucoup de destructions pendant la guerre, le canal se trouvait dans la zone de combat, de 1918 à 1939 plusieurs projets furent mis en route pour reprendre les travaux, mais pour diverses raisons ils ne purent aboutir. un avant-projet d'achèvement est présenté et approuvé en 1956-57 et enfin, par la loi programme du 31 juillet 1959. Il a été ouvert en 1965, mais malheureusement doté d’un gabarit hybride, entre le "Freycinet" et le "Grand Gabarit".[1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village était dénommé Perona Villa, puis Prodovilla en 1115[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans son livre Eugène Rouge, « le village et la seigneurie de Quéant : évêché de Cambrai et comté d'Artois » indique que le territoire de Pronville faisait autrefois partie de la Gaule Belgique, pays occupé depuis le neuvième siècle avant Jésus-Christ par les celtes ; le village se trouvait dans le pays occupé par les Nerviens dont la capitale était Bavay[4].

Il ajoute qu'après Clovis 1er (466-511), le pays des Nerviens tombe dans la part de Clotaire (498-561), roi de Soissons. En 870, les Normands et les Danois se répandirent sur toute la province sans qu'on put leur opposer aucune résistance. Ces Normands détruisirent à Baralle l'abbaye de Saint-Georges fondée par Clovis et celle de Sainte-Saturnine à Sains-lès-Marquion[4].

En 1905 H. Herbecque, curé de Pronville de 1901 à 1911, fit des fouilles archéologiques sur le site d'un cimetière mérovingien. Il a été découvert plusieurs vases en terre noire, des boucles de ceinture en bronze et quelques perles en verre[5]. Manuscrit de Louis Thery (M.L.T.) 3.11.5. (liasse 3. dossier 11. document 5) - 3.11.6 - 23.11.7

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ce lieu a eu, au Moyen Âge, une forteresse importante, qui fut détruite au commencement du XIVe siècle, pendant la courte irruption des Flamands en cette contrée en 1303 : il en reste des vestiges[6],[7].

Il a donné son nom à une famille noble qui portait pour armoiries : de gueules à la croix engrelée d'argent. Watier, sire de Pronville, vivait en l'an 1230 avec Mathilde, son épouse, et Jean son fils aîné. Godefroy de Pronville fut tué à la bataille d’Azincourt en 1415[3].

Époque moderne (1492-1789)[modifier | modifier le code]

Hugues de Wasselin de Lannoy était seigneur de Pronville en 1596. Le 23 décembre de la même année, il fut fait chevalier par Philippe II, roi d'Espagne[3].

Messire Arnould-Joseph Mairesse possédait le domaine de Pronville vers le milieu du siècle dernier (milieu du XVIIIe siècle). En 1780, il y avait quatre seigneuries dans l'étendue du territoire; elles appartenaient à MM. Mairesse, Rouvroy de Libessart, Lefebvre de Noureuil (Noreuil) et à Mme de Maulde[3].

Par arrêt du 28 février 1728, le conseil d'Artois prescrivait au doyen du district de visiter les ornements de l'église de Pronville. Le 30 juillet 1730 il condamna l'abbaye de Saint Aubert de Cambrai à couvrir d'un plafond le chœur de la dite église, à en réparer la toiture, en compléter les ornements, etc ...[8] .

L'église actuelle est très-belle; elle fut construite en 1768. Le clocher est plus ancien[7]. En 1781, les habitants du village demandent à être autorisés à faire un emprunt pour terminer leur église. Elle fut détruite en 1917.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1789, le 25 mars les habitants de Pronville ont rédigé leur cahier de doléances[9].

En 1792, le huit décembre, M. François Joseph Hary, maire de Pronville, se fait remettre par M. Fosset, curé de Quéant et Pronville, les registres d'état civil[10]

En l'an II de la république (1793-1794) furent vendus les biens situés à Pronville de Charles Victor Joseph Desart, demeurant à Saint Martin, émigré ; d'Arnould Joseph Mairesse, seigneur de Pronville ; de Cécile Agnès de Maulde, veuve Vandesbrack ; du condamné Nédonchel de Douai. Archives départementales du Pas de Calais : Domaines Nationnaux, District de Bapaume 1 Q 409 - 682 Par Chantal Courbot

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1815, après la défaite de Waterloo (le 18 juin), les troupes françaises rentrent par la chaussée Brunehaut et la route du Cateau. Les troupes anglaises qui les suivent viennent mettre le siège devant Cambrai qui se rendit au bout de quelques jours. Le 26 juin, le roi Louis XVIII entre dans Cambrai d'où il adresse sa première proclamation aux Français.

Bapaume reçoit une garnison prussienne et une garnison anglaise. Les troupes anglaises occupent les villages de Quéant et de Pronville (95° Régiment de Chasseurs Anglais, premier bataillon, compagnie Buldgen, AD du PdC, 5 MIR 671/2, page 876, acte n° 4 ), et le territoire ne fut évacué qu'en 1818, année ou une terrible famine sévit dans la région, le pain se vendit 0,50 fr. la livre[4].

En 1818, le 12 juin, un incendie débute dans la grange d’un maréchal-ferrant. Il détruisit 60 maisons et causa 160 000 francs de perte.

En 1883, Dans son livre « Le village et la Seigneurie de Quéant : évêché de Cambrai et comté d'Artois » édité en 1913, M. Eugène Rouge indique « En 1883, un habitant de Quéant, parcourant les souterrains situés sous le village, découvrit une monnaie d'argent à l'effigie de l'empereur Trajan qui régna de 98 à 117 après Jésus-Christ, et une autre en bronze à l'effigie de Lucius Aurélius Vérus, associé à l'empire sous Marc-Aurèle et mort en 169. A peu près à la même époque, le chaufournier J.B. Delot, tirant de la marne pour son four dans un champ situé du côté de Pronville, trouva l'entrée d'une carrière communiquant avec les souterrains, et ramassa des pièces d'argent à l'effigie de Posthumus, un des trente tyrans de l'époque de Gallien qui commandait en Gaule en 257 et s'y fit proclamer empereur en 261 »[4].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le Progrès du Nord, dans son édition du 5 septembre 1913 indique que : « Le 15° régiment d'artillerie de Douai a exécuté les 3 et 4 septembre (1913) des tirs au canon en pleins champs, dans le champ de lin situé entre les communes de Doignies, Boursies, Mœuvres, Inchy-en-Artois, Pronville. Quéant, Lagnicourt, Morchies et Beaumetz-les-Cambrai. Les tirs avaient lieu entre 6 heures du matin et midi ».

Dés le début de la guerre, en septembre 1914, la commune de Pronville fut envahie et occupée par les troupes Allemandes, qui de 1916 à avril 1917, construisirent, de nombreux ouvrages, blockhaus, tranchées, abris, pour l’édification de la ligne Hindenburg . Lors du recul d'avril 1917, les troupes allemandes vinrent se poster sur cette ligne et n’en furent délogés que le 3 septembre 1918 (bataille de cambrai (1918)). L'ennemi, battu sur ses défenses du système Drocourt-Quéant, a dû se replier sur presque tout le front. Il a subi de lourdes pertes et laissé 10000 prisonniers. Les troupes de nos alliés, poursuivant leur avance sont entrées dans Pronville, Doignies et Bertincourt.A cette date, les troupes Écossaises et Navales du XVIIe corps commandées par le général Sir Charles Fergusson, aidées par le corps de tanks, libérèrent le village.

L'exode des populations civiles eut lieu en 1917. Ainsi dans le « Bulletin des Réfugiés du Pas de Calais », n° 192 du 22 mars 1917, page 3, il est indiqué que la famille Charlet est à Thonon, la famille Dugoguet à Nevers avec les familles Dez, Fouré, Laude, Manechez, Plateau et Tournel et dans son no 231 du 5 août 1917, il est aussi indiqué dans la rubrique « Rapatriés ayant fait connaitre leur adresse » que la « famille Sarary, de Pronville, était chez M. Gargarès, à Lespinassole, par Naucelle (Aveyron) » et dans le n° 276 du 6 janvier 1918, page 3, rubrique Liste des rapatriés - PRONVILLE : Deleau Irénée, 38 ans, née Cornet; Juliette, 8 ans; Florine, 3 ans, Annemasse réserve.

Au retour, le village ayant été totalement détruit, les familles logèrent dans des habitations provisoires. Les dommages de guerre permirent la reconstruction pratiquement à l'identique du village, en 1922.

Entre deux guerres[modifier | modifier le code]

En 1920, le village de Pronville reçoit la croix de guerre, le 23 septembre, suite à la destruction presque complète du village, durant Première Guerre mondiale.

En 1922, Une pierre de taille 0,35 m sur 0,20 m environ, sculptée de deux écussons soutenus par une guirlande, et sous couronne de comte. L’un des écusson porte un château à trois tours accolées et l’autre une croix. Cette pierre devait surmonter l’entrée de l’ancien château. Elle était dans une cave depuis longtemps et paraît datée de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle. Elle fut retrouvée, dans la ferme du château, appartenant à Mme veuve Bachelet, à la lisière de Quéant.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1939-1945, Seconde guerre mondiale qui fit une victime militaire à Dunkerque, le 2 juin 1940. Le village, comme les villages voisins, a accueilli les familles des habitants du littoral, classé « zone rouge» par l'occupant. Après la reconstruction, ses familles sont retournées sur leur lieu d'origine.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En juin 2010, fermeture de l'école communale.

En 2016, après le décès de son occupante, la dernière maison « provisoire » construite après la Grande Guerre, est démolie. Sur son emplacement sera érigée la troisième cuve de 100 m3 , pour compléter le réseau de défense incendie.

En 2017, sur demandes du conseil municipal (délibérations des 13 septembre 2007 et 22 octobre 2010), la commune est renommée de Pronville à Pronville-en-Artois, comme autrefois[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Pronville.svg

Les armes de la Pronville se blasonnent ainsi :

De sinople (d’azur) à la croix engrelée d’argent.

L'exploitation des carrières[modifier | modifier le code]

Les carrières de pierres blanches qui ont fait pendant trois siècles la richesse de ce village (de l'an 1500 à l'an 1800 environ) ; Elles sont aujourd'hui abandonnées ; ces mêmes carrières ont fourni des pierres pour la construction des églises, des châteaux et des abbayes qui se trouvaient, avant la Révolution, dans un rayon de trois myriamètres (7 lieues et demie) de Pronville. On en a aussi tiré une grande quantité, pour la construction de la Citadelle d’Arras.

Le Beffroi gothique d'arras avait une base carrée d'environ 35 mètres de hauteur construite solidement avec revêtement en grès finement piqués. La construction débute en 1517 et s'achève en 1554. La pierre de taille fut tirée des carrières de Pronville. La pierre de Pronville ne pouvait résister indéfiniment aux frimas du Nord; page 308 et 309[12]

On voit encore très distinctement aujourd'hui, dans la carrière qui se trouve sous le village et que l’on croit être la plus ancienne, les cabanes qui ont servi aux hommes, les écuries, les bergeries et les étables que chaque habitant s’était pratiqué pour se soustraire aux incursions et aux pillages des ennemis pendant les guerres de 1710, 1711 et 1712 : durant ces années, les habitants n’ont fait aucune récolte ; ils profitaient de la retraite momentanée de l’ennemi pour mener paitre le peu de chevaux, de vaches et de moutons qu’ils tenaient renfermés dans la carrière et qu’ils nourissaient avec les herbes qui croissaient sur leurs terres en friches.

On rapporte à ce sujet l’anecdote suivante : Les vaches que l’on menait paître lorsque l’ennemi disparaissait du territoire de Pronville, s’étaient tellement familiarisées au son de la cloche que l’on sonnait pour avertir les habitants de l’approche de l’ennemi, qu’au premier coup, elles retournaient à leur asile au galop et sans conducteur[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Pronville dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1813 François Joseph Hary   Cultivateur
1813 1828 Englebert Hary   Cultivateur
1828 1840 Jean Charles Legentil   Cultivateur
1840 1844 Bénoni Soualle   Ciltivateur
1844 1850 Jean-Charles Legentil   Cultivateur
1850 1855 Jean Baptiste Cochon   Cultivateur
1855 1860 François Labalette   Cultivateur
1860 1869 Jules Soualle   Cultivateur
1869 1884 Alfred Saudemont   Cultivateur
1884 1888 Alexandre François Sevrette   Cultivateur
1888 1892 Alfred Saudemont   Cultivateur
1892 1904 François Cornet   Cultivateur
1904 1919 Achille Le Gentil   Notaire
1919 1925 Emmanuel Sevrette   Cultivateur
1925 1929 Joseph Manechez    
1929 1971 François Cathelain   Cultivateur
1971 1983 Léon Lacherez   Instituteur, directeur d'école
1983 2008 Jean-François Ribout   Cultivateur
2008 en cours
(au 15 février 2015)
Bernard Battesti   Employé d’exploitation
Réélu pour le mandat 2014-2020[14],[15],[16],[17]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'épidémie de choléra de 1849[modifier | modifier le code]

La commune enregistre 15 actes de décès en 1848 et 19 actes en 1851. En 1849, elle comptabilise 67 décès. Une épidémie de choléra, tout comme dans les communes voisines, fit 53 morts, (environ 7% de la population)[18].

L'épidémie débute donc vers le 10 septembre et s'achève vers le 31 octobre en faisant 53 morts en deux mois.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 332 habitants, en augmentation de 4,4 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587 682 696 712 890 874 846 797 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
729 727 721 666 698 677 644 653 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
552 554 527 415 441 411 415 389 373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
359 358 305 261 239 272 309 329 332
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commerces & Activités[modifier | modifier le code]

Pronville n'a plus de commerces alimentaires. Le village est desservi par des commerçants ambulants : boulangerie, journaux, .... À Baralle se trouve une zone commerciale importante. L'activité commerciale se concentre dans les villes de Bapaume (13 km), Cambrai (22 km), Arras (28 km) et Douai (26 km).

Le village compte deux artisans en travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment, un artisan en réparation de machines et équipements mécaniques, et un artisan d'électricité générale et un commerce de vêtements.

Cinq agriculteurs cultivent le territoire. (SCEA, EARL, GAEC).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Géry

Elle fut complètement détruite en 1917, et reconstruite en 1931. Elle possédait des fonts baptismaux de 1675.[2]Elle contenait des stalles et lambris de revêtement en bois du 18e siècle détruits en 1914, classé Monuments Historiques

Le monument aux morts

Il est situé près de l'église. Il commémore les conflits 1914-1918 et 1939-1945. Il fut réalisé par le marbrier "Dubray Frères" à Bohain (Aisne) et a pour épitaphe : "Pronville, A ses enfants morts pour la France". Coût et financement : le devis estimatif est de 14 000 francs, 8 000 francs de souscription publique et un emprunt de 6 000 francs à 6,50 %. Y sont gravés les noms de 24 victimes militaires et 6 victimes civiles. [Délibération du conseil municipal du 24 juin 1928]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Watier, sire de Pronville, vivait en l’an 1230 avec Mathilde, son épouse, et Jean son fils aîné. Godefroy de Pronville fut tué à la bataille d'Azincourt.
  • Hugues de Wasselin de Lannoy était seigneur de Pronville en 1596. Le 23 décembre de la même année, il fut fait chevalier par Philippe II, roi d'Espagne.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2017-149 du 7 février 2017 portant changement du nom de communes, publié au JORF du
  2. Source : Schéma de cohérence territoriale Osartis Marquion.
  3. a, b, c et d Commission départementale des Monuments historiques - Tome II, Dictionnaire Historique et Archéologique du département du Pas de Calais, Sueur et Charruey - Arras, , 364 p., page 159
  4. a, b, c et d Eugène Rouge, Le village et la seigneurie de Quéant : évêché de Cambrai et comté d'Artois, Calais, J. Peumery, , 391 p.
  5. Stéphane Révillon, « La collection de Louis Théry à Lille », année 1987 volume 69 n° 272,‎ janvier mars 1987, p. 161
  6. Ville et Villages du Pas de Calais.[réf. incomplète]
  7. a et b Dictionnaire Historique et Archèologique du Pas de Calais, t. II, Arras, Sueur - Charruey, , 364 p., p. 159.
  8. Pierre Héliot, « Documents judiciaires sur les églises du Nord de la France », Revue du Nord,‎ année 1946 - volume 28 - n° 111, page 221 et 222
  9. « Cahier de doléances de Pronville », Archives départementales du Pas-de-Calais (consulté le 11 août 2017).
  10.  : http://www.archivespasdecalais.fr/Archives-en-ligne/Etat-civil/ActesPronville page 395.[réf. incomplète]
  11. Décret n° 2017-149 du 7 février 2017 portant changement du nom de communes sur Légifrance.
  12. Inconnu, Bulletin de la Commission départementale des monuments historiques du Pas-de-Calais, Commission départementale des monuments historiques du Pas-de-Calais (Arras), , 325 p., p. 308 et 309
  13. Annuaire Statistique du Département du Pas de Calais pour l’an 1814 - page 202.
  14. « Le bilan des maires à Pronville : « La plupart des travaux du mandat ont été réalisés par de l’autofinancement » : Élu conseiller municipal en 1989, adjoint en 1995, Bernard Battesti, devient maire en 2008. « Je compte bien me reporter en 2014 avec une équipe remaniée afin de concrétiser certains projets comme la mise aux normes de la défense incendie et l’éclairage public » », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  15. « Pronville : Bernard Battesti conserve son fauteuil de maire », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  16. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 10 février 2015).
  17. « Projet des maires (Pronville): L’éclairage public rénové totalement dans le village dès l’an prochain », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  18. Le Choléra en 1849, ou Bienfaits de Dieu et des hommes pendant l'épidémie, E. Lefranc (Arras)
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .