Pronville-en-Artois

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Pronville-en-Artois
L'église, le monument aux morts et la mairie.
L'église, le monument aux morts et la mairie.
Blason de Pronville-en-Artois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Bapaume
Intercommunalité Communauté de communes Osartis Marquion
Maire
Mandat
Isabelle Tournel
2018-2020
Code postal 62860
Code commune 62671
Démographie
Population
municipale
328 hab. (2015 en augmentation de 1,55 % par rapport à 2010)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 10′ 30″ nord, 3° 00′ 13″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 98 m
Superficie 6,09 km2
Localisation

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Pronville-en-Artois, précédemment nommée Pronville jusqu'en 2017, est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pronville-en-Artois
Buissy
Quéant Pronville-en-Artois Inchy-en-Artois
Beaumetz-lès-Cambrai Doignies

Géographie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude naturelle varie de 58 mètres à 98 mètres. L'altitude moyenne est de 70 mètres environ.

93 m aux chemin de la Turne ; 89 m à la Moé ; 91 m au chemin du bois ; 74 m à la Mairie ; 61 m l'hirondelle à la Vallée[réf. nécessaire].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pronville-en-Artois est traversée par l'Hirondelle qui prend sa source à Vaulx-Vraucourt, qui traverse les villages de Noreuil et de Quéant avant d'atteindre celui de Pronville. Elle reçoit les eaux du ruyot des Berguevas. Elle se jette ensuite dans l'Agache sur le territoire d'Inchy en Artois. L'Hirondelle parcourt une vingtaine de kilomètres. L'Agache reçoit les eaux de l'Hirondelle juste avant de passer en siphon sous le canal du Nord[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat océanique avec été tempéré (Classification de Köppen : Cfb).

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale (RD 22) qui traverse le village de Quéant vers Inchy-en-Artois.

L'accès au réseau autoroutier se fait :

  • pour l'autoroute A1, autoroute du Nord, au péage de Wancourt pour rejoindre Lille et à celui de Bapaume pour rejoindre Paris ;
  • pour l'autoroute A2, qui relie Paris à Bruxelles, l'entrée se fait à la gare de péage de Cambrai-Fontaine Notre Dame;
  • pour l'autoroute A26, autoroute des anglais, qui relie Calais à Troyes, l'entrée se fait à la gare de péage de Marquion.

Le réseau de transport Oscar du Pas de Calais, assure la desserte de la commune Pronville vers Arras, ligne 528 de Moeuvres à Arras (3 allers-retours quotidiens) et vers Cambrai, ligne 526 de Lagnicourt-Marcel à Cambrai (2 AR quotidien). Quatre lignes de transport scolaire : de Dury à Bapaume, de Hendecourt les Cagnicourt à Bapaume et de Chérisy à Bourlon, et de Pronville à Marquion.

La gare d'Arras, est à 22 km pour prendre un TGV. De la gare ferroviaire d'Arleux, il est possible de rejoindre, en utilisant les TER, Douai et Lille.

Le canal du Nord passe à Inchy-en-Artois. Les travaux débutent en 1908, à la déclaration de guerre en 1914 les travaux étaient exécutés aux 3/4 environ. Beaucoup de destructions pendant la guerre, le canal se trouvait dans la zone de combat, de 1918 à 1939 plusieurs projets furent mis en route pour reprendre les travaux, mais pour diverses raisons ils ne purent aboutir. un avant-projet d'achèvement est présenté et approuvé en 1956-57 et enfin, par la loi programme du 31 juillet 1959. Il a été ouvert en 1965, mais malheureusement doté d'un gabarit hybride, entre le gabarit Freycinet et le « Grand Gabarit[2] »

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village était dénommé Perona Villa[3], puis Prodovilla en 1115[4].

Elle est renommée Pronville-en-Artois en 2017[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de Pronville faisait autrefois partie de la Gaule Belgique, pays occupé depuis le neuvième siècle avant Jésus-Christ par les celtes ; le village se trouvait dans le pays occupé par les Nerviens dont la capitale était Bavay[6].

Des substructions d'une villa gallo-romaine ont été découvertes en 1968[7].

Après la mort de Clovis Ier (466-511), le pays des Nerviens tombe dans la part de Clotaire (498-561), roi de Soissons. En 870, les Normands et les Danois se répandirent sur toute la province sans qu'on put leur opposer aucune résistance. Ces Normands détruisirent à Baralle l'abbaye de Saint-Georges fondée par Clovis et celle de Sainte-Saturnine à Sains-lès-Marquion[6].

En 1905, H. Herbecque, curé de Pronville de 1901 à 1911, fit des fouilles archéologiques sur le site d'un cimetière mérovingien. Il y découve plusieurs vases en terre noire, des boucles de ceinture en bronze et quelques perles en verre[8],[9]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pronville a eu, au Moyen Âge, une forteresse importante, détruite en 1303 lors d'une incursion flamande: il en restait des vestiges en 1842[3].

Époque moderne (1492-1789)[modifier | modifier le code]

Arnould-Joseph Mairesse possédait le domaine de Pronville vers le milieu du XVIIIe siècle. En 1780, il y avait quatre seigneuries dans l'étendue du territoire ; elles appartenaient à MM. Mairesse, Rouvroy de Libessart, Lefebvre de Noureuil (Noreuil) et à Mme de Maulde[4].

Par arrêt du 28 février 1728, le conseil d'Artois prescrivait au doyen du district de visiter les ornements de l'église de Pronville. Le 30 juillet 1730 il condamna l'abbaye Saint-Aubert de Cambrai à couvrir d'un plafond le chœur l'église, à en réparer la toiture, en compléter les ornements, etc.[10]...

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française

En 1789, le 25 mars les habitants de Pronville ont rédigé leur cahier de doléances[11].

En 1792, le huit décembre, M. François Joseph Hary, maire de Pronville, se fait remettre par M. Fosset, curé de Quéant et Pronville, les registres d'état civil[12]

En l'an II de la république (1793-1794) furent vendus comme biens nationaux les propriétés situés à Pronville de Charles Victor Joseph Desart, demeurant à Saint Martin, émigré, d'Arnould Joseph Mairesse, ancien seigneur de Pronville, de Cécile Agnès de Maulde, veuve Vandesbrack ; du condamné Nédonchel de Douai[13].

XIXe siècle

En 1815, après la défaite de Waterloo (le 18 juin), les troupes françaises rentrent par la chaussée Brunehaut et la route du Cateau. Les troupes anglaises qui les suivent viennent mettre le siège devant Cambrai qui se rendit au bout de quelques jours. Le 26 juin, le roi Louis XVIII entre dans Cambrai d'où il adresse sa première proclamation aux Français.

Bapaume reçoit une garnison prussienne et une garnison anglaise. Les troupes anglaises occupent les villages de Quéant et de Pronville (95° Régiment de Chasseurs Anglais, premier bataillon, compagnie Buldgen[14], et le territoire ne fut évacué qu'en 1818, année ou une terrible famine sévit dans la région, le pain se vendit 0,50 fr. la livre[6].

En 1818, le 12 juin, un incendie débute dans la grange d’un maréchal-ferrant. Il détruisit 60 maisons et causa 158 000 francs de perte [15].

En 1849, une épidémie de choléra débute, comme dans les communes voisines, vers le 10 septembre et s'achève vers le 31 octobre et fit 53 morts, (environ 7 % de la population)[16].

« En 1883, un habitant de Quéant, parcourant les souterrains situés sous le village, découvrit une monnaie d'argent à l'effigie de l'empereur Trajan qui régna de 98 à 117 après Jésus-Christ, et une autre en bronze à l'effigie de Lucius Aurélius Vérus, associé à l'empire sous Marc-Aurèle et mort en 169. A peu près à la même époque, le chaufournier J.B. Delot, tirant de la marne pour son four dans un champ situé du côté de Pronville, trouva l'entrée d'une carrière communiquant avec les souterrains, et ramassa des pièces d'argent à l'effigie de Posthumus, un des trente tyrans de l'époque de Gallien qui commandait en Gaule en 257 et s'y fit proclamer empereur en 261 »[6].

Le Progrès du Nord, dans son édition du 5 septembre 1913 indique que : « Le 15e régiment d'artillerie de Douai a exécuté les 3 et 4 septembre (1913) des tirs au canon en pleins champs, dans le champ de lin situé entre les communes de Doignies, Boursies, Mœuvres, Inchy-en-Artois, Pronville. Quéant, Lagnicourt, Morchies et Beaumetz-les-Cambrai. Les tirs avaient lieu entre 6 heures du matin et midi ».

Première Guerre mondiale

Dés le début de la guerre, en septembre 1914, Pronville est envahie et occupée par les troupes Allemandes, qui de 1916 à avril 1917, construisent, de nombreux ouvrages, blockhaus, tranchées, abris, pour l'édification de la ligne Hindenburg.

Lors du recul d'avril 1917, les troupes allemandes vinrent se poster sur cette ligne et n'en furent délogés que le 3 septembre 1918, lors de la bataille de cambrai). L'ennemi, battu sur ses défenses du système Drocourt-Quéant, a dû se replier sur presque tout le front. Il a subi de lourdes pertes et laissé 10 000 prisonniers. Les troupes de nos alliés, poursuivant leur avance sont entrées dans Pronville, Doignies et Bertincourt.A cette date, les troupes Écossaises et Navales du XVIIe corps commandées par le général Sir Charles Fergusson, aidées par le corps de tanks, libérèrent le village.

L'exode des populations civiles eut lieu en 1917 et les familles dispersées dans toute la France : la famille Charlet est à Thonon, la famille Dugoguet à Nevers avec les familles Dez, Fouré, Laude, Manechez, Plateau et Tournel[17], la famille Sarary, de Pronville, était chez M. Gargarès, à Lespinassole, par Naucelle (Aveyron[18]).

Au retour, le village ayant été totalement détruit, les familles logèrent dans des habitations provisoires.

En 1920, le village de Pronville reçoit la Croix de guerre 1914-1918 le 23 septembre, suite à la destruction presque complète du village, durant la Première Guerre mondiale [19].

Les dommages de guerre permirent la reconstruction pratiquement à l'identique du village, en 1922.

Entre-deux-guerres

En 1922, on trouva dans la ferme du château, appartenant à Mme veuve Bachelet, à la lisière de Quéant une pierre de taille 0,35 m sur 0,20 m environ, sculptée de deux écussons soutenus par une guirlande, et sous couronne de comte. L'un des écusson porte un château à trois tours accolées et l'autre une croix. Cette pierre devait surmonter l'entrée de l'ancien château. Elle était dans une cave depuis longtemps et paraît datée de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle[réf. nécessaire].

Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale fait une victime militaire durant la bataille de Dunkerque, le 2 juin 1940. Le village, comme les villages voisins, a accueilli les familles des habitants du littoral, classé « zone rouge » par l'occupant. Après la reconstruction, ces familles sont retournées sur leur lieu d'origine.

XXIe siècle

En juin 2010, fermeture de l'école communale[réf. nécessaire].

En 2016, après le décès de son occupante, la dernière maison « provisoire » construite après la Grande Guerre, est démolie. Sur son emplacement sera érigée la troisième cuve de 120 m3 , pour compléter le réseau de défense incendie[réf. nécessaire].

En 2017, sur demandes du conseil municipal (délibérations des 13 septembre 2007 et 22 octobre 2010), la commune est renommée de Pronville à Pronville-en-Artois, comme autrefois[5].

L'exploitation des carrières[modifier | modifier le code]

Les carrières de pierres blanches qui ont fait pendant trois siècles la richesse de ce village (de l'an 1500 à l'an 1800 environ) ; Elles sont aujourd'hui abandonnées ; ces mêmes carrières ont fourni des pierres pour la construction des églises, des châteaux et des abbayes qui se trouvaient, avant la Révolution, dans un rayon de trois myriamètres (7 lieues et demie) de Pronville. On en a aussi tiré une grande quantité, pour la construction de la Citadelle d’Arras.

Le beffroi gothique d'Arras avait une base carrée d'environ 35 mètres de hauteur construite solidement avec revêtement en grès finement piqués. La construction débute en 1517 et s'achève en 1554. La pierre de taille fut tirée des carrières de Pronville. La pierre de Pronville ne pouvait résister indéfiniment aux frimas du Nord[20].

On voit encore très distinctement aujourd'hui, dans la carrière qui se trouve sous le village et que l'on croit être la plus ancienne, les cabanes qui ont servi aux hommes, les écuries, les bergeries et les étables que chaque habitant s’était pratiqué pour se soustraire aux incursions et aux pillages des ennemis pendant les guerres de 1710, 1711 et 1712 : durant ces années, les habitants n’ont fait aucune récolte ; ils profitaient de la retraite momentanée de l’ennemi pour mener paitre le peu de chevaux, de vaches et de moutons qu'ils tenaient renfermés dans la carrière et qu’ils nourissaient avec les herbes qui croissaient sur leurs terres en friches.

On rapporte à ce sujet l'anecdote suivante : les vaches que l'on menait paître lorsque l'ennemi disparaissait du territoire de Pronville, s'étaient tellement familiarisées au son de la cloche que l'on sonnait pour avertir les habitants de l'approche de l'ennemi, qu'au premier coup, elles retournaient à leur asile au galop et sans conducteur[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Marquion[22]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle intègre le canton de Bapaume,

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes de Marquion, créée fin 2000.

Celle-ci fusionne avec la Communauté de communes Osartis pour former, le , la Communauté de communes Osartis Marquion qui regroupe (en 2016) 49 communes des vallées de la Scarpe et de la Sensée (44 000 habitants), dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1813 François Joseph Hary   Cultivateur
1813 1828 Englebert Hary   Cultivateur
1828 1840 Jean Charles Legentil   Cultivateur
1840 1844 Bénoni Soualle   Ciltivateur
1844 1850 Jean-Charles Legentil   Cultivateur
1850 1855 Jean Baptiste Cochon   Cultivateur
1855 1860 François Labalette   Cultivateur
1860 1869 Jules Soualle   Cultivateur
1869 1884 Alfred Saudemont   Cultivateur
1884 1888 Alexandre François Sevrette   Cultivateur
1888 1892 Alfred Saudemont   Cultivateur
1892 1904 François Cornet   Cultivateur
1904 1919 Achille Le Gentil   Notaire
1919 1925 Emmanuel Sevrette   Cultivateur
1925 1929 Joseph Manechez    
1929 1971 François Cathelain   Cultivateur
1971 1983 Léon Lacherez   Instituteur, directeur d'école
1983 2008 Jean-François Ribout   Cultivateur
2008 février 2018[23] Bernard Battesti[24],[25],[26]   Employé d’exploitation
Démissionnaire
février 2018[27] en cours
(au 15 février 2018)
Isabelle Tournel   Secrétaire comptable commerciale

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29].

En 2015, la commune comptait 328 habitants[Note 1], en augmentation de 1,55 % par rapport à 2010 (Pas-de-Calais : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587 682 696 712 890 874 846 797 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
729 727 721 666 698 677 644 653 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
552 554 527 415 441 411 415 389 373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
359 358 305 261 239 272 309 329 328
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Pronville n'a plus[Quand ?] de commerces alimentaires. Le village est desservi par des commerçants ambulants : boulangerie, journaux.... À Baralle se trouve une zone commerciale importante. L'activité commerciale se concentre dans les villes de Bapaume (13 km), Cambrai (22 km), Arras (28 km) et Douai (26 km).

Le village compte[Quand ?] deux artisans en travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment, un artisan en réparation de machines et équipements mécaniques, et un artisan d'électricité générale et un commerce de vêtements[réf. nécessaire].

Cinq agriculteurs cultivent[Quand ?] le territoire. (SCEA, EARL, GAEC)[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Géry, considérée comme très belle est construite en 1768, avec un clocher plus ancien[31].

. En 1781, les habitants du village demandent à être autorisés à faire un emprunt pour terminer leur église. Elle possédait des fonts baptismaux de 1675 et contenait des stalles et lambris de revêtement en bois du XVIIIe siècle détruits en 1914.

L'église est complètement détruite en 1917, et reconstruite en 1931.
  • Le monument aux morts, situé près de l'église, commémore les conflits 1914-1918 et 1939-1945. Y sont gravés les noms de 24 victimes militaires et 6 victimes civiles. Il a été réalisé par le marbrier « Dubray Frères » à Bohain (Aisne) et a pour épitaphe : « Pronville, A ses enfants morts pour la France ».
D'un coût prévisionnel de 14 000 francs de l'époque, une souscription publique de 8 000 francs et un emprunt de 6 000 francs à 6,50 % le financèrent[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Watier, sire de Pronville, dont les armes étaient de gueules à la croix engrelée d'argent. vivait en 1230 avec Mathilde, son épouse, et Jean son fils aîné[3].
  • Un de ses descendants, Godefroy de Pronville fut tué à la bataille d’Azincourt en 1415[3].
  • Hugues de Wasselin de Lannoy était seigneur de Pronville, lorsque le 23 décembre 1596. il est fait chevalier par Philippe II, roi d'Espagne[4],[3].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Schéma de cohérence territoriale Osartis Marquion.[réf. incomplète]
  2. Henri Lestocart, « Historique du Canal du nord », Ytres, passions et souvenirs, (consulté le 11 mars 2018).
  3. a, b, c, d et e Louis Joseph Harbaville, Mémorial Historique et Archéologique du Département du Pas-de-Calais, t. 1, Arras, Topino, libraire, , 386 p. (lire en ligne), p. 218 sur Google books.
  4. a, b et c Commission départementale des Monuments historiques - Tome II, Dictionnaire Historique et Archéologique du département du Pas de Calais, Sueur et Charruey - Arras, , 364 p., page 159
  5. a et b Décret no 2017-149 du 7 février 2017 portant changement du nom de communes, publié au JORF du
  6. a, b, c et d Eugène Rouge, Le village et la seigneurie de Quéant : évêché de Cambrai et comté d'Artois, Calais, J. Peumery, , 391 p.
  7. Chauvin Lucien et Tuffreau Alain, « Recherches archéologiques récentes dans le Cambrésis », Revue du Nord, t. 51, no 202,‎ juillet-septembre 1969, p. 373-391 (DOI 10.3406/rnord.1969.2703, lire en ligne).
  8. Stéphane Révillon, « La collection de Louis Théry à Lille », année 1987 volume 69 n° 272,‎ janvier mars 1987, p. 161
  9. Manuscrit de Louis Thery (M.L.T.) 3.11.5. (liasse 3. dossier 11. document 5) - 3.11.6 - 23.11.7
  10. Pierre Héliot, « Documents judiciaires sur les églises du Nord de la France », Revue du Nord,‎ année 1946 - volume 28 - n° 111, page 221 et 222
  11. « Cahier de doléances de Pronville », Archives départementales du Pas-de-Calais (consulté le 11 août 2017).
  12.  : http://www.archivespasdecalais.fr/Archives-en-ligne/Etat-civil/ActesAD du PdC, 5 MIR 671/1, page 395.
  13. Archives départementales du Pas de Calais : Domaines Nationaux, District de Bapaume 1 Q 409 - 682 Par Chantal Courbot
  14. AD du PdC, 5 MIR 671/2, page 876, acte n° 4
  15. JOURNAL DE PARIS, politique, commercial et litteraire. n° 170 du 19 juin 1818 page 2
  16. Le Choléra en 1849 : ou Bienfaits de Dieu et des hommes pendant l'épidémie, Arras, Imprimerie de Lefranc, , 12 p. (lire en ligne) sur Gallica.
  17. « Bulletin des Réfugiés du Pas de Calais », no 192 du 22 mars 1917, page 3,
  18. Bulletin des Réfugiés du Pas de Calais », no 231 du 5 août 1917, rubrique « Rapatriés ayant fait connaitre leur adresse »
  19. JORF du 24 septembre 1920, page 14066
  20. Inconnu, Bulletin de la Commission départementale des monuments historiques du Pas-de-Calais, Commission départementale des monuments historiques du Pas-de-Calais (Arras), , 325 p., p. 308 et 309
  21. Annuaire Statistique du Département du Pas de Calais pour l’an 1814 - page 202.
  22. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Thomas Bourgois, « À la surprise générale, Bernard Battesti rend son écharpe de maire : C'est une surprise. Bernard Battesti vient de démissionner de sa fonction de maire de Pronville-en-Artois. Les élus se réunissent le 12 février pour désigner son successeur », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  24. « Le bilan des maires à Pronville : « La plupart des travaux du mandat ont été réalisés par de l’autofinancement » : Élu conseiller municipal en 1989, adjoint en 1995, Bernard Battesti, devient maire en 2008. « Je compte bien me reporter en 2014 avec une équipe remaniée afin de concrétiser certains projets comme la mise aux normes de la défense incendie et l'éclairage public » », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  25. « Pronville : Bernard Battesti conserve son fauteuil de maire », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  26. « Projet des maires (Pronville): L’éclairage public rénové totalement dans le village dès l’an prochain », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  27. « Isabelle Tournel occupera le fauteuil majoral : Lundi soir, l'élection du nouveau maire, en remplacement de Bernard Battesti, démissionnaire, a donné lieu à une redistribution des postes, qui , en principe, devrait permettre de terminer la mandature dans une certaine continuité », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  28. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  31. Dictionnaire Historique et Archèologique du Pas de Calais, t. II, Arras, Sueur - Charruey, , 364 p., p. 159.
  32. Délibération du conseil municipal du 24 juin 1928