Les Attaques

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Les Attaques
L'église Saint Pierre-ès-Liens.
L'église Saint Pierre-ès-Liens.
Blason de Les Attaques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Calais
Canton Calais-2
Intercommunalité Communauté de communes du sud-ouest du Calaisis
Maire
Mandat
Jacques Rivenet
2014-2020
Code postal 62730
Code commune 62043
Démographie
Population
municipale
1 939 hab. (2012)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 54′ 28″ N 1° 56′ 05″ E / 50.9077777778, 1.9347222222250° 54′ 28″ Nord 1° 56′ 05″ Est / 50.9077777778, 1.93472222222  
Altitude Min. 0 m – Max. 6 m
Superficie 20,81 km2
Localisation

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Liens
Site web lesattaques.fr

Les Attaques est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Attaques se trouve à 7 km de Calais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Les Attaques
Coulogne Marck Guemps
Les Attaques Ardres
Hames-Boucres

Guînes

Andres Balinghem

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Haigneré, Les Attaques serait la « corruption » du mot Les Estaches, c’est-à-dire le pieux ou pilotis, en référence au « pont sur estaches » qui servait jadis aux communications entre la terre de Merck et le Comté de Guînes.

Selon l’Almanach de 1844, le nom Les Attaques viendrait du mot patois « attaqué », c’est-à-dire « resté attaquer », car autrefois la partie dite du marais se trouvait couverte d’eau 6 mois de l’année et les terres étaient argileuses.

Selon certaines personnes du pays, les estaches désignent les pieux qui servaient à attacher les bateaux dans les marais. La contraction progressive a donné Les Estaques et enfin Les Attaques[1].

Histoire de la région[modifier | modifier le code]

Les recherches archéologiques permettent d’apprécier l’ancienneté de la présence humaine sur le terroir ; elles essayent d’en préciser l’évolution historique. L’époque néolithique (5000 ans av JC) est signée de quelques pointes de flèches retrouvées dans la tourbe mais l’époque gallo-romaine n’est que probable.

Sur le site des « Cappes » (la petite et la grande Cappe), les dernières fouilles ont pu apprécier l’importance régionale de l’Abbaye de la Capelle.

Monastère en l’honneur de la Vierge, il fut bâti en 1090 par Ste Ide, épouse du comte de Boulogne Eustache II et mère de Godefroy de Bouillon. Les moines bénédictins, venus de l’abbaye de Ham en Artois, se consacraient non seulement à la prière mais aussi aux travaux agricoles et d’assèchement.

On raconte que Ste Ide aimait séjourner à l’abbaye et y déposa une boîte d’or renfermant onze cheveux de la Vierge, don du roi des Asturies Alphonse VI.

Cependant le monastère ne fut pas à l’abri des guerres ; la plus terrible fut la guerre de cent ans et c’est en 1346 que les Anglais ruinèrent l’abbaye.

C’est en 1814 que nous trouvons une première pétition des habitants du « Bas Marck » adressée à Monsieur le Préfet. Eprouvant de grandes difficultés à se déplacer sur un territoire marécageux et souvent inondé, les habitants du « Bas Marck » ne pouvaient gagner régulièrement le « chef-lieu » pour leurs démarches administratives. De-là, retards, ignorance des lois et des arrêtés du Gouvernement et parfois à leur insu.

Irrités par cette situation, propriétaires et notables réclamèrent leur autonomie. Les démarches furent longues et l’indépendance de la commune fut obtenue sous Louis Philippe : le 18 aout 1835.

Au XVIIIe siècle, la commune est un hameau de Marck et s’appelle le « Bas Marck ».

En 1718, la commune de Marck est trop vaste (4400 ha environ), le Curé ne pouvait assurer son Service à tous. On décidera de scinder la cure en deux paroisses avec une nouvelle église ou plutôt une chapelle, sous l’invocation de « Saint Pierre-ès-Liens ». Le vicaire du Bas Marck avait ses fonts baptismaux, son cimetière, son presbytère.

Conservée en 1802 comme vicariat indépendant, la chapelle fût érigée en « succursale » le 2 février 1820. Devenue insuffisante pour les paroissiens, on prit le parti de construire l’église actuelle sur les plans de M. Steusmagt, architecte de Saint Pierre les Calalis. La pose de la première pierre eu lieu le 28 mai 1866. Le 16 avril 1868 l’église est consacrée solennellement par Monseigneur Lequette[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1935[2] juillet 1976[2] Gustave Rivenet    
Les données manquantes sont à compléter.
  1981[2] René Norel   Décédé en fonction
1981[2] en cours
(au 11 novembre 2014)
Jacques Rivenet   Réélu pour le mandat 2014-2020[3]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les Attaques dans son canton et son arrondissement

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 939 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
1 230 1 259 1 344 1 359 1 300 1 329 1 396 1 421 1 505
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 542 1 596 1 614 1 666 1 699 1 819 1 800 1 856 1 720
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 698 1 698 1 787 1 718 1 807 1 790 1 775 1 878 1 887
1999 2006 2011 2012 - - - - -
1 821 1 961 1 958 1 939 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (48,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 80,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 15,6 %) ;
  • 69,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 47,3 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à Les Attaques en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
4,4 
75 à 89 ans
7,8 
10,9 
60 à 74 ans
12,5 
21,5 
45 à 59 ans
20,3 
22,2 
30 à 44 ans
21,4 
19,3 
15 à 29 ans
17,3 
21,5 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Les Attaques

Les armes de Les Attaques se blasonnent ainsi :

De gueules au bateau de pêche d’argent[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
  • L'église Saint Pierre-ès-Liens.
  • Le pont sans pareil

En 1681, le roi décide d’établir une communication fluviale entre Saint-Omer et Calais plus directe que celle existante par l’Aa, l’Oye et le canal de Marck. En 1747, une inondation causa de nombreux dommages et ravages, particulièrement dans le bas pays privé de voies de communication. Le Gouvernement envoya un ingénieur des ponts et chaussés reconnaître les lieux et apporter une solution. Monsieur Barbier eu l’idée remarquable d’élever un pont au point même où les canaux de St Omer-Calais, Ardres-Marck se coupent à angle droit. Ouvrage extraordinaire, pont à 4 branches, Pont-Sans-Pareil, carrefour de l’eau et de la terre, il n’avait qu’une seule voûte en « cul de four » pénétrée par deux cylindres qui forment 4 issues pour le passage d’autant de cours d’eau. Commencé le 10 juin 1749, il fût terminé en 1752[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Source : site de la commune http://www.lesattaques.fr/histoire_patrimoine.aspx
  2. a, b, c et d Bruno Mallet, « Bilan du maire des Attaques: un mandat marqué par une gestion foncière ingénieuse : Nous poursuivons notre série sur le bilan des maires avec aujourd’hui Jacques Rivenet, maire des Attaques depuis mars 1981, qui achève son cinquième mandat complet. Est-ce le dernier ? Il affirme ne pas avoir pris sa décision. », La Voix du Nord,‎ 30 décembre 2013.
  3. BE. B. (CLP), « À Les Attaques, Jacques Rivenet entame un sixième mandat consécutif : Avec 55,66% des voix, la Liste d’union et de défense des intérêts communaux menée par le maire sortant Jacques Rivenet, a remporté le scrutin des dernières municipales dès le premier tour, devançant d’un peu plus de cinq points la liste d’opposition dont quatre membres ont été élus au conseil municipal », La Voix du Nord,‎ 3 avril 2014 (lire en ligne)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  6. « Évolution et structure de la population à Les Attaques en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  8. Banque du Blason
  9. Source : http://www.lesattaques.fr/histoire_patrimoine.aspx