Lumbres

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Lumbres
Lumbres
La mairie.
Blason de Lumbres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Lumbres
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Lumbres
Maire
Mandat
Joëlle Delrue
2014-2020
Code postal 62380
Code commune 62534
Démographie
Gentilé Lumbrois
Population
municipale
3 743 hab. (2015 en diminution de 0,53 % par rapport à 2010)
Densité 378 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 42′ 21″ nord, 2° 07′ 18″ est
Altitude Min. 35 m
Max. 133 m
Superficie 9,9 km2
Localisation

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Liens
Site web villedelumbres.fr

Lumbres est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Son histoire est avant tout industrielle ; cependant Lumbres fait partie du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, et présente des richesses patrimoniales en termes d'écologie et de paysages (coteaux calcaires).

Ses habitants sont appelés les Lumbrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lumbres se situe à une dizaine de kilomètres de Saint-Omer.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lumbres
Acquin-Westbécourt Quelmes
Bayenghem-lès-Seninghem Lumbres Setques
Affringues Elnes

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

La géomorphologie explique le paysage lumbrois, les coteaux calcaires en particulier.

Plusieurs carrières locales dont celles de la cimenterie de Lumbres ont livré de nombreux fossiles de poissons, d'ammonites

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Lumbres a pour partie été construite sur un ancien marais, à la croisée des vallées de l’Aa et du Bléquin.

Environnement[modifier | modifier le code]

Problème de gestion des berges.

Un contrat de rivière et diverses aides de l'Agence de l'eau ont aidé à traiter certaines pollutions industrielles de l'Aa, mais le boisement (peupleraies) et le comblement ou drainage du marais en aval de la poudrerie d'Esquerdes, ainsi que l'urbanisation et une gestion des berges peu respectueuse de l'environnement ont dégradé le patrimoine des zones humides communales.

Environnement : Si le castor a déserté la vallée depuis plusieurs siècles et la loutre depuis quelques décennies, la commune abrite encore quelques richesses naturelles qui sont principalement, outre un fond alluvial et quelques reliques de zones humides ornées d'orchidées et d'autres espèces intéressantes, des coteaux calcaires et un petit massif forestier (sur la montagne – ou colline – de Lumbres). Le paysage est toutefois marqué par les vastes carrières et la cheminée de la cimenterie. L'autoroute proche A 26 (dite « autoroute des Anglais ») et l'élargissement de la nationale 42 constituent un facteur important de fragmentation écopaysagère d'un réseau écologique dont la réalité est visible sur les images satellites.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est située à proximité de la RN 42 et de l'A26 ; le train et le TGV sont accessibles depuis les gares de Saint Omer et Calais-Fréthun, cette dernière étant également desservie par l'Eurostar.

Histoire[modifier | modifier le code]

La vallée a connu une occupation préhistorique, dont sur la « montagne de Lumbres », au moins au néolithique[1]. Le Dr Pontier et le chanoine Collet (abbaye de Wisques) ont été parmi les premiers à étudier scientifiquement les vestiges préhistoriques locaux (Arques, Lumbres, Elnes et Wavrans).

Au XIXe siècle, Lumbres, autrefois bourg agricole, devient une petite ville industrielle. Elle s'est principalement développée autour d'une cimenterie et d'une papeterie, située sur l'emplacement d'un ancien moulin à eau, dans une vallée qui fut l'une des plus industrieuses de la région et de France au haut Moyen Âge[2].

La commune a été marquée par les guerres.

Lors de la Première Guerre mondiale, c'est une des communes qui ont été retenues par le préfet du Pas-de-Calais, le ministère de la guerre et les autorités alliées pour regrouper des réfugiés de la région nord de Saint-Omer afin de les évacuer vers le sud. En 1918, le préfet du Pas-de-Calais pour préparer l'évacuation des populations du sud d'Arras et de Béthune a demandé aux alliés anglais d'y dresser cent tentes pour accueillir les réfugiés avant de pouvoir les transférer vers Rouen [3]. Selon les archives départementales, le centre de Lumbres a vu passer 15 000 réfugiés en 1918. Les Anglais qui avaient dû quitter le centre d'Ebblinghem suite aux pilonnages allemands y ont installé un hôpital pour blessés civils, contagieux et tuberculeux, femmes en couche, avec le concours du préfet et de l'armée française, sous la direction de Mme Liouville, infirmière major [3]. Les Américains ont participé pour 2/3 dans le prix de journée des malades. Cet hôpital a aussi reçu des patients ne pouvant être traités ailleurs, la plupart des hôpitaux du département ne fonctionnant plus à cause de la guerre. Si nécessaire le préfet était prêt à faire de même à Desvres, en spécialisant ce nouveau centre pour les vieillards et infirmes. Des dizaines de milliers de réfugiés ont ainsi été regroupés, et transportés en train, ravitaillés avec boissons chaudes, conserves et pain dans les gares de Boulogne, Pont-de-Brique et par la mairie d'Hesdigneul [3]. Le préfet prévoyait de réutiliser ces mêmes centres pour la réception des réfugiés à leur retour [3]. De 1914 à 1918, par ailleurs, environ un peu plus de 200 Lumbrois ont été mobilisés, dans les armes et les régiments les plus divers, en fonction de leur âge, de leurs aptitudes et de leur état de santé.

La gare, au début du XXe siècle.
Rame du Chemin de fer d'Anvin à Calais, rue Saint-Pierre.

Les usines se sont agrandies au XXe siècle grâce à une desserte par deux voies ferrées, celle à voie normale Boulogne - Saint-Omer (sur laquelle circule aujourd'hui le chemin de fer touristique de la vallée de l'Aa), et la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique d'Anvin à Calais, exploitée à partir de 1919 par la Compagnie générale de voies ferrées d'intérêt local. Celles-ci ont souvent remplacé d'anciens moulins à eau.
Pour cette raison, et à cause de la proximité de la Coupole d'Helfaut, Lumbres et la vallée ont été des cibles militaires lors des deux guerres mondiales. Créée en 2015, une association locale appelée N'oublions jamais - Lumbres septembre 1944 [4] perpétue le souvenir et la mémoire des deux conflits mondiaux dans la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lumbres dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1947 mars 1981 Bernard Chochoy SFIO puis PS  
mars 1981 mars 1989 Jean-Claude Quenon PS  
mars 1989 mars 2001 Jean-Claude Leroy PS  
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Decobert PS  
mars 2008 en cours Joëlle Delrue PS Réélue pour le mandat 2014-2020[6],[7],[8]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2015, la commune comptait 3 743 habitants[Note 1], en diminution de 0,53 % par rapport à 2010 (Pas-de-Calais : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
484 510 533 685 802 863 908 928 941
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
918 921 928 967 1 036 1 139 1 374 1 349 1 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 428 1 568 1 833 2 031 2 223 2 395 2 552 2 646 2 686
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 207 3 599 3 803 4 107 3 944 3 873 3 763 3 744 3 802
2015 - - - - - - - -
3 743 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 17,8 %) ;
  • 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 23,8 %).
Pyramide des âges à Lumbres en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
6,2 
75 à 89 ans
9,4 
11,3 
60 à 74 ans
13,6 
21,9 
45 à 59 ans
19,9 
19,9 
30 à 44 ans
20,2 
21,0 
15 à 29 ans
17,4 
19,3 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La première école date de 1861. il s'agit de l'école Notre-Dame, qui comptait 8 classes maternelles et primaires en 2007, soit 184 élèves[15]. Les écoles primaires Roger-Salengro et Jules-Guesde, et les maternelles Suzanne-Lacore et Marie-Curie sont également sur la commune[16].

L'enseignement secondaire se fait aux collèges, nationalisé Albert-Camus (comprenant une SEGPA) et Notre-Dame (privé).

Le lycée professionnel Bernard-Chochoy propose une filière bâtiment. D'autres lycées sont sur Saint-Omer ; l'enseignement supérieur s'effectuent à l'université du littoral (Boulogne, Calais, Saint-Omer), à Lille ou ailleurs.

Santé[modifier | modifier le code]

Différentes professions médicales (médecins, kinésithérapeutes, infirmiers, opticien, orthophoniste, psychologue) sont installées sur la commune, qui est équipée de deux laboratoires d'analyse médicale, d'un centre d'auto-dialyse et d'une clinique vétérinaire. Une maison Alzheimer se situe à Esquerdes à 5 kilomètres. Le centre hospitalier de la région de Saint-Omer se situe à Helfaut à 10 km.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune réalise en 2010-2011 une piste de BMX aux normes olympiques[17]. Elle est par ailleurs dotée d'un stade, d'une piscine intercommunale, de salles de sport…

Plus de quarante associations contribuent à animer la vie culturelle et sportive de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Lumbres est un des pôles secondaires du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, avec ses commerces et services.

Industries[modifier | modifier le code]

L'économie de Lumbres est historiquement agricole puis industrielle, avec une papeterie (SICAL) et une cimenterie (EQUIOM)[18].

Papeterie[modifier | modifier le code]

En 1826 M. Delforge est autorisé à installer à Lumbres une papeterie au bord de l'Aa dans une zone non construite de champs et prairies, suite à une demande qu'il a déposée en 1824[18]. Le projet prend du retard et le terrain n'est acheté par Hubert Gardien (papetier déjà propriétaire d'une autre usine à Lumbres) qu'en 1832[18]. La nouvelle usine est construite en 1833 puis achetée par deux propriétaires britanniques, et ensuite rachetée en 1876 par Emile Avot Loy, qui crée la société Avot fils et Cie, la quelle sera ensuite rebaptisée Papeteries de Lumbres[18]. L’usine produit des sacs et sachets destinés emballer des denrées agroalimentaire et le ciment. En 1838 elle produit du papier en continu. Près de 40 ans plus tard (en 1875) elle assure ses besoins en énergie par deux roues à aubes complétées de deux machines à vapeur de 40 et 15 chevaux qui alimentent 8 piles, 2 « lessiveurs » rotatifs (boules d'acier riveté, tournant sur elles-mêmes dans lesquelles on fabriquait la pâte à papier), une machine en continu et 7 sécheurs à papier. Sa production atteint alors 600 kg de papier par jour[18].

Un Vers 1900 la production est déjà de 3 tonnes/jour. L'activité croît et dans les années 1930 (après la crise de 29 l'usine employait près de 400 personnes[18].

L'usine située non loin de la coupole d'Helfaut est gravement endommagée durant la Seconde Guerre mondiale, et ne redémarre qu'en 1949 (année ou elle est achetée par le groupe Charfa qui crée la S.A.R.L des Papeteries de Lumbres. Peu avant 1960, le papier est utilisé pour produire du carton d’emballage (en papier recyclé) ce qui justifie un changement de nom : l'entreprise devient la Société industrielle des cartonneries de Lumbres. En 1964 14400 tonnes de carton ondulé sortent de l'usine qui complètera son activité en 1968 avec une installation produisant un polystyrène expansé[18].

En 1974 près de 700 employés travaillent dans l'usine dont les effluents industriels sont toujours rejetés dans l'Aa Ce n'est qu'en 1975 que deux stations d’épuration sont créées[18].

En 1984 la production s’élevait à 35 000 tonnes de carton, 15 000t de papier d’emballage et 10 000 tonnes de polystyrène expansé[18] ;

En 1990 grâce aux progrès des machines à papier, le seuil de 40 000 t/an de carton ondulé est atteint alors que le nombre de salariés a été fortement réduit (presque divisé par deux depuis le milieu des années 1970 (360 personnes en 1990). L'année suivante (1985) l'entreprise est rachetée par le groupe Rossmann (elle fonctionne alors avec 350 salariés)[18].

De 2011 à 2017 des problèmes récurrents de pollutions sont signalés en aval des rejets de la papeterie-cartonnerie[19] ;

Début 2018 sa capacité est de 45 000 t/an[20]

La cimenterie de Lumbres[modifier | modifier le code]

L'« usine à ciment » ou l'« usine au ciment » de Lumbres été conçue et mise en construction à partir de 1884 pour être mise en service en 1888 par la société Goidin et Cie (MM Goidin et V. et F. Friscourt). Elle s'étendait alors sur 7 hectares et concassait et transformait en ciment le calcaire argileux local. En 1901 il en sortait environ 6000 t/mois de ciment[18].

En 1911 elle devient la Société anonyme des ciments Portland de Lumbres, ensuite rachetée par la société Fourmaintraux, Courquin et Cie qui la revend en 1913 à la société anonyme La Desvroise qui entreprend de la moderniser pour une remise en marche en 1914.
C'est alors que débute la Première Guerre mondiale après la quelle la cimenterie sera agrandie[18].

En 1920 l'usine atteint 130000 t/an de ciment[18].

Après la seconde guerre mondiale, en 1950 l'exploitation de la carrière se modernise (chevaux, pelles et pioches sont remplacés par de gros engins de terrassement : gratteurs, pelles mécaniques, camions, bulls et scrapers)[18].

En 1959 l'usine est vendue au groupe Ciments d'Origny (basé à Biache-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)qui la restructure pour en faire sa 3ème cimenterie dans la région[18].

En 1984 la cimenterie est la 4éme de France (avec 140 personnes et 200000 t/an de ciment)[18].

En 2017 c'est la dernière de celles qui existaient antérieurement dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie.
L'usin est achetée par Holcim France (filiale du Holcim France Benelux créé en février 2002, qui emploie plus de 3 700 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 977 millions d’euros, fusionné avec Lafarge] en 2014)
Elle appartient depuis 2015 à la societe EQIOM (filiale du groupe Irlandais CRH) qui détient (en 2017) 2 autres cimenterie et 2115 centrales à béton[21]dont à proximité celles d'Arques, de Boulogne et de Calais), quatre centres de broyage (dont à Dannes), etc. Le groupe annonçait en 2017 pour son usine de Lumbres une capacité de production de 750 000 tonnes/an via deux fours dis "voie humide" : le four N°5 (qui traite 1400 tonnes/jour de clinker et qui s'est équipé en 2017 d'un nouvel électrofiltre[22] (de 250 tonnes[22]) et le four n°4: (800 tonnes/jour de clinker) et 2 broyeurs à ciment ainsi qu'un broyeur à ciment ultra-fin ; 2800 à 4000 sacs de ciment peuvent être produits par heure. Le groupe détient aussi 100 hectares de carrière de craie, de marne, d'argile[21]. En 2017 l'usine faisait travailler 130 salariés[22].

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'autorail touristique en gare de Lumbres.

Depuis quelques années, la ville de Lumbres, autrefois plutôt industrielle s'est ouverte au tourisme. L'office de tourisme propose de découvrir divers lieux et activités, dont avec un train touristique d’époque (Micheline).

La voie ferrée, n'étant presque plus utilisée pour le transport marchand ou de passager, a été requalifiée, à l'initiative d'une association locale[23] pour recevoir le Chemin de fer touristique de la vallée de l'Aa[24] qui permet de découvrir la vallée de Lumbres à Arques avec un arrêt possible pour visiter le musée de la coupole d'Helfaut et l'ascenseur à bateaux des Fontinettes.

Cette voie ferrée est par ailleurs localement aussi un élément important de la trame verte locale.

Le camping Le Marais de la commune compte 50 emplacements[25].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune, ville fleurie (« deux fleurs »)[Quand ?], s’offre chaque année un manteau de couleurs pour embellir le cadre urbain, dans le paysage de la vallée de l’Aa.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Une médiathèque sera construite en 2012. Le cinéma le plus proche est à Saint-Omer. La commune est équipée d'une salle (Léo-Lagrange).

La fête du Parc s'est déroulée à Lumbres en 2010. Elle a accueilli près de 15 000 visiteurs, ainsi que quelques personnalités politiques comme Jack Lang, Daniel Percheron

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le Dr Georges Pontier.
Squelette de mammouth reconstitué dans le cabinet d'histoire naturelle du Dr Pontier à Lumbres au début du XXe siècle, à partir d'ossements trouvés en août 1908 à Arques. Il a ensuite été transféré au musée d'histoire naturelle de Boulogne-sur-Mer.

.

  • Le docteur Georges Pontier, érudit naturaliste et spécialiste local de la préhistoire et de la paléontologie, a marqué l'histoire culturelle de la commune et de la région audomaroise en ayant mis au jour et étudié de nombreuses traces de la grande faune préhistorique, des hommes préhistoriques et d'espèces animales antérieures.


Une société savante hui dite « Groupe Pontier » a poursuivi son œuvre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Lumbres.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’azur à la bande d’or chargée de trois lionceaux de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Lesage, Les soldats de Lumbres dans la Grande Guerre. Parcours de combattants. 126 p.
  • Serge Dumanoir, Chroniques d'histoire locale n° 1, Journaux de marche des troupes canadiennes dans le haut-pays d'Artois - 4 au 6 septembre 1944.
  • Serge Dumanoir et Guy Delannoy, le tunnel de la kriegsmarine à Lumbres, bulletin du haut-pays d'Artois n° 80, pages 218 à 220

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ref CNRS/Inist
  2. Modèle {{Lien web}} : paramètres « url » et « titre » manquants. 
  3. a, b, c et d Rapport de l'archiviste (départemental) (Archives départementales, communales et hospitalières). Arras, p. 721 et suivantes sur 1157 (consulté 2009 12 30)
  4. « N'oublions jamais - Lumbres septembre 1944 »
  5. Jean-Marc Szuba, « Les projets du maire de Lumbres : attractivité et nouveaux habitants au programme de Joëlle Delrue : Pour son deuxième mandat, Joëlle Delrue va mettre l’accent sur l’attractivité de Lumbres, notamment son centre. Elle entend aussi lutter contre le vieillissement de la population par la construction de nouveaux logements. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  6. Jennifer-Laure Djian, « Bilan des maires à Lumbres : Joëlle Delrue se représentera en mars : Élue 1983, Joëlle Delrue a été conseillère municipale puis adjointe, trois mandats, aux côtés de Jean-Claude Leroy puis de Jean-Pierre Decobert. Désignée candidate du Parti socialiste en 2008, elle a été élue maire de Lumbres, 3 880 habitants. À 60 ans, après six ans aux affaires qu’elle n’a « pas vu passer », elle brigue un deuxième mandat. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  7. Jean-Marc Szuba, « Municipales à Lumbres : Joëlle Delrue, élue maire, avec cinq adjoints : Élection sans surprise ce dimanche de Joëlle Delrue, qui rempile au poste de maire. Elle sera secondée par cinq adjoints tandis que quatre conseillers délégués ont été nommés. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  8. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 31 janvier 2015).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. « Évolution et structure de la population à Lumbres en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2010)
  15. École Notre Dame de Lumbres
  16. Site de la ville, rubrique vie éducative
  17. Piste BMX au format olympique, V2R, constructeur de la piste
  18. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p CIMENTERIE ET PAPETERIE A LUMBRES, Histopale
  19. Anthony Berteloot (2017) [Pollution dans l’Aa, la papeterie Sical dans le collimateur des pêcheursUne pétition lancée avant l’été rassemble près de 400 signatures contre des rejets polluants dans l’Aa. La Fédération de pêche, qui relaie l’initiative, pointe du doigt la société lumbroise Sical. Qui dit connaître le problème et y remédiera à partir de 2019] ; Nord-Eclair, publié le 27 octobre 2017
  20. [1]
  21. a et b Equiom (2018) Cimenterie de Lumbre (page de présentation)
  22. a, b et c Gros travaux à la cimenterie pour se mettre dans les clous; article d'Anthony Berteloot Publié par la Voix du Nord du 24/02/2017
  23. Chemin de fer touristique de la Vallée de l’Aa
  24. le train touristique de la Vallée de l'Aa
  25. camping Le Marais
  26. Notice no IA62001141, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. [PDF] La biomusicothérapie du Dr Bence
  28. Max Méreaux, « MUSICOTHÉRAPIE », sur http://www.musimem.com