Salperwick

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Salperwick
Salperwick
Blason de Salperwick
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer
Maire
Mandat
Michel Martinot
2020-2026
Code postal 62500
Code commune 62772
Démographie
Gentilé Salperwickois
Population
municipale
485 hab. (2018 en diminution de 5,09 % par rapport à 2013)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 46′ 24″ nord, 2° 13′ 58″ est
Altitude Min. 1 m
Max. 71 m
Superficie km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Omer
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Omer
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Omer
Législatives Huitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Salperwick
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Salperwick
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Salperwick
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Salperwick
Liens
Site web salperwick.fr

Salperwick est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Cette commune a la particularité d'être construite sur un marais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Salperwick
Tilques
Salperwick Saint-Omer
Zudausques Tatinghem Saint-Martin-au-Laërt

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Salperwick est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Omer, une agglomération inter-départementale regroupant 23 communes[4] et 74 682 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Salperwijk en flamand[9].
  • Salperwich (1096), Salperwic (1175), Salperwick (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Salpervick ou Salperwick est le siège d'une seigneurie dans la société d'ancien régime d'avant la Révolution française.

Le village a également donné son nom à plusieurs nobles qui font partie des personnalités de la localité.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Salperwick dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983   Joseph Thomas    
mars 1989 2001 Jean Mesmacque    
mars 2001 2009[10] André Darques   Démissionnaire
10 septembre 2009[10] 2014[11] Jean-Pierre Geersen DVD Ancien maraîcher
mars 2014[12],[13],[14] En cours
(au 27 février 2015)
Michel Martinot   Salarié d’Arc International

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2018, la commune comptait 485 habitants[Note 3], en diminution de 5,09 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
245240236266317321359340352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312394420423454448404431406
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
377333296304298287306308290
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
251261302291294486495506495
2018 - - - - - - - -
485--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (11,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 26,8 %, 15 à 29 ans = 11,8 %, 30 à 44 ans = 27,6 %, 45 à 59 ans = 24 %, plus de 60 ans = 9,7 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 24,9 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 28,1 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 14 %).
Pyramide des âges à Salperwick en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
1,6 
2,4 
75 à 89 ans
5,2 
7,3 
60 à 74 ans
7,2 
24,0 
45 à 59 ans
19,7 
27,6 
30 à 44 ans
28,1 
11,8 
15 à 29 ans
13,3 
26,8 
0 à 14 ans
24,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Salperwick.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

de gueules à la fasce d’or surmonté d’un lambel de cinq pendants du même.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Monument aux morts des guerres 1914-1918 et 1939-1945.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Château de Salperwick, également dénommé château de Saubruit. Les bâtiments du château en totalité, y compris les décors intérieurs ; le parc (cad. AD 2, 3, 5 à 10) : inscription par arrêté du

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Famille de Salperwick[modifier | modifier le code]

  • Noël de Salpervicq, seigneur de Crehon, est reconnu noble le . Ses armes sont « Aux 1 et 4 d'argent à une aigle de sinople à deux têtes, membrée de gueules, aux 2 et 3 d'argent à un char de sable »[23].
  • En 1702, Louis de Salperwick est l'époux d'Antoinette Philippe de Bassecourt, sœur de Jean-Baptiste de Bassecourt. N'ayant pas d'héritier, Jean-Baptiste de Bassecourt, fait marquis de Grigny en 1690 par le roi d'Espagne, donne la terre de Grigny et le titre de marquis, par acte passé à Naples le , à Antoinette Philippe de Bassecourt, sa sœur pour en jouir après sa mort et la laisser ensuite à François de Salperwick, son fils et neveu de Jean-Baptiste de Bassecourt[24]. En , par lettres données à Fontainebleau le roi de France Louis XIV confirme le titre et la donation, en incorporant dans le marquisat de Grigny, les terres de Fresnoy, Quisy, Marconnelle. François de Salperwick a épousé Marie Charlotte de Harchies, et en accord avec elle, en 1705, il consent à ce qu'Antoinette Philippe de Bassecourt, jouisse sa vie durant de la terre de Grigny. François est seigneur de Fresnoy, Crehem, Hestruval, Plumoison, Quichy, Ristade, Marconnelle, Héricourt et Leuzeux, mousquetaire de la seconde compagnie de la garde du roi, commandée par le sieur de Jouvelle et il a participé à la prise de Valenciennes, Cambrai, Saint-Omer, ainsi qu'à la bataille de Cassel (guerre de Hollande et traités de Nimègue)[25]. La famille de Salperwick a gardé le fief de Grigny jusqu'à la Révolution française.

Passage à Salperwick[modifier | modifier le code]

  • Le roi Henri VIII d'Angleterre, qui a débarqué à Calais le , s’arrête à Salperwick et y dort le . Il loge dans ce qui s'appelait alors la cense de Saubruit, devenue depuis le château de Saubruit[26]. Il était en route pour le siège de Thérouanne, et la Journée des Éperons : bataille de Guinegatte, .
  • Lazare Carnot, "l'Organisateur de la Victoire" s'est marié à Salperwick le . Il y avait épousé Sophie Dupont de Moringhem, dont les parents habitaient le château de la Tour Blanche, situé sur la commune voisine[27]. Les jeunes mariés ont profité de la vente des biens nationaux au château de Saubruit, pour y acquérir l'essentiel de leur mobilier de ménage.
  • Napoléon 1er, après avoir quitté Boulogne, s'est arrêté et a logé au château de Salperwick du 26 au . Il mit à profit son séjour pour visiter la garnison de Saint-Omer. Après son départ, le château servit de quartier général pour le camp de Boulogne, au général Bertrand[28].
  • Le Duc d'Orléans, fils du Roi Louis-Philippe 1er, se rendit au château, le , pour visiter l'élevage expérimental de moutons Texel de M. Marescaux, propriétaire des lieux.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le , une sentence de noblesse est prise pour Jean Alexandre Vuldre, écuyer, seigneur de Salperwick, domicilié à Saint-Omer, fils d'Alexandre Vuldre, également écuyer, capitaine au service du roi d'Espagne[29].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Unité urbaine 2020 de Saint-Omer », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Omer », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 2 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  9. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  10. a et b Chr. D., « D'Ablain-Saint-Nazaire à Zutkerque : les maires du Pas-de-Calais jusqu'en mars 2014 », sur http://www.echo62.com, (consulté le 27 février 2015).
  11. Marie Jansana, « Bilan des maires à Salperwick avec Jean-Pierre Geersen: le grand projet réalisé, il ne se représentera pas : Jean-Pierre Geersen l’a annoncé lors du dernier conseil municipal, il renoncera à son fauteuil, en mars 2014. « Il faut savoir laisser la place. » L’œuvre de son unique mandat aura été la réalisation du complexe en face de la mairie. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 27 février 2015).
  12. « Salperwick : premier mandat en tant que maire pour Michel Martinot : Un seul tour aura suffi à Michel Martinot et sa liste, « Salperwick, notre village », pour former le conseil municipal. Dimanche, à l’école et devant une centaine d’habitants, il s’est réuni pour élire son maire et ses adjoints. Seul en lice pour le poste de premier magistrat, Michel Martinot a récolté quatorze voix sur quinze (un bulletin blanc) et s’est ainsi vu passer l’écharpe tricolore par son prédécesseur, Jean-Pierre Geersen. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 27 février 2015).
  13. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 21 février 2015).
  14. Marie Jansana, « Effacer les années mouvementées au conseil municipal de Salperwick, l’objectif du nouveau maire Michel Martinot : Le 30 mars, Michel Martinot, salarié d’Arc International, a pris la succession de Jean-Pierre Geersen, dont il était premier adjoint. Entré au conseil municipal en 1989, le nouveau maire, âgé de 48 ans, s’appuie sur une expérience de vingt-cinq ans de conseil municipal », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 27 février 2015).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Évolution et structure de la population à Salperwick en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010).
  20. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010).
  21. a et b André Du Chesne, Histoire généalogique des maisons de Guines, d'Ardres, de Gand et de Coucy et de quelques autres familles illustres, Paris, 1632, p. 69, lire en ligne.
  22. P. Feuchère, « Pairs de principauté et pairs de château. Essai sur l'institution des pairies en Flandre. Étude géographique et institutionnelle », dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, Année 1953, Tome 31, fascicule 4, p. 985, lire en ligne.
  23. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de la Flandre et d'Artois, Douai, (lire en ligne), p. 4.
  24. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 56, lire en ligne
  25. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 68, lire en ligne
  26. Adolphe Joanne, Itinéraire général de la France, Paris, Librairie Hachette et Cie, (lire en ligne), P 125.
  27. Pierre André Wimet, Le Château de Salperwick, quartier général de Napoléon à Saint-Omer, Bulletin 22, Saint Omer, Bulletin de la Société des antiquaires de la Morinie, BT 22, pp 553-575.
  28. Pierre-André Wimet, Le Château de Salperwick, quartier général de Napoléon à Saint-Omer, Bulletin 22, Saint Omer, Bulletin de la Société des antiquaires de la Morinie, pp 553-575.
  29. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 55, lire en ligne