Voix du Nord

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le quotidien français, voir La Voix du Nord.

Voix du Nord est le nom donné à l'un des mouvements de résistants français de la zone Nord occupée pendant la Seconde Guerre mondiale.

Organisé autour d'un journal, Voix du Nord, il tente de fédérer les différents groupes de résistance de la zone interdite. Jules Noutour, policier et syndicaliste lillois, est le principal instigateur de ce mouvement. Avec lui, un groupe d'hommes d'horizons divers constituent le noyau de Voix du Nord, parmi lesquels l'ancien maire catholique social de Bailleul, Natalis Dumez[1], Georges Vankemmel, pharmacien à Armentières, René Decock, Lionel Alloy, Jules Houcke, Marcel Houcke, André Dammarez, Charles Bertrand, Jules Obin, Albert van Volput. Le réseau fera paraître 66 numéros de son journal clandestin, d'avril 1941[1] au 5 septembre 1944. Pierre Houriez, chef d'un réseau d'évasion et Pierre Deshayes, envoyé par Londres, sont les principaux responsables de sa diffusion.

Pendant la guerre, le journal le Grand Echo, collabore avec l'Allemagne nazie et à la libération, on juge ses dirigeants avec beaucoup de clémence. Les locaux et l’imprimerie du Grand Echo sont repris par la Voix du Nord et les anciens journalistes et cadres du Grand Echo travailleront à sortir le journal la Voix du nord en kiosque. Pour les membres du journal issu de la résistance et notamment ses deux fondateurs qui ne sont pas encore rentrés de déportation en février 1945, cela devient de la trahison de pseudo-résistants.[2]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Marie Duhamel, « Les 70 ans de « La Voix du Nord » - 1. Printemps 1941 - automne 1942 : le temps des fondateurs », sur le site du quotidien « La Voix du Nord », (consulté le 13 mai 2011)
  2. La Voix du Nord, impostures, arnaques et profits (labrique.net)