Oignies (Pas-de-Calais)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Oignies.
Ne doit pas être confondu avec Wahagnies.

Oignies
Oignies (Pas-de-Calais)
La fosse 9 et 9 bis.
Blason de Oignies
Blason
Oignies (Pas-de-Calais)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Hénin-Beaumont-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin
Maire
Mandat
Fabienne Dupuis
2017-2020
Code postal 62590
Code commune 62637
Démographie
Gentilé Oignienois
Population
municipale
9 632 hab. (2015 en diminution de 2,48 % par rapport à 2010)
Densité 1 745 hab./km2
Population
aire urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 28′ 12″ nord, 2° 59′ 40″ est
Altitude Min. 23 m
Max. 33 m
Superficie 5,52 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Oignies

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Oignies

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Oignies

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Oignies
Liens
Site web oignies.fr

Oignies (prononcer [wani]) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes, soit 125 000 habitants. Elle fait également partie du canton de Courrières et de la quatorzième circonscription du Pas-de-Calais. La dernière gaillette de charbon du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais remonte par la fosse 9 - 9 bis le .

Ses habitants sont appelés les Oigninois. La devise de la ville est « Oignies bouge la vie », devise imaginée par le conseil municipal des jeunes. Cette commune est célèbre pour avoir vu naître deux grands champions d'athlétisme : Michel Jazy et Guy Drut.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Oignies est située à seize kilomètres de Lens et à vingt kilomètres de Lille. Elle est également située au cœur de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. La ville est entourée par Carvin, Courrières, Libercourt, Dourges, Ostricourt et Wahagnies, mais aussi Hénin-Beaumont même si aucune route ne relie les deux villes.

Oignies s'étend sur 552 hectares dont 372 sont urbanisés. Le sous-sol de la ville est carbonifère. À la place de l'église, dans le centre-ville, l'altitude du sol est de 29 mètres.

Communes limitrophes d’Oignies
Carvin Libercourt Libercourt
Carvin Oignies Ostricourt
Hénin-Beaumont Dourges Évin-Malmaison

Voies de communication[modifier | modifier le code]

L'autoroute A1 passe à travers le terrain de la commune, pour y accéder, il faut prendre la sortie 18 (Carvin - Libercourt - Oignies). En arrivant de l'autoroute A1 depuis Paris, il est également possible de prendre l'autoroute A21 direction Douai et de prendre la première sortie, la 18 puis prendre les départementales 160 puis 306.

Comme toutes les villes de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, Oignies est desservie par les transports en commun de Lens-Béthune Tadao. Seules les lignes 16, 56, 71 et 73 traversent la ville. Les quatre lignes passent par la commune limitrophe Libercourt, la ligne 16 passe par Lens, la ligne 56 par Carvin, la 71 par Lille et 73 par Hénin-Beaumont[1]. Oignies ne possède pas de gare à son nom, la plus proche est celle de Libercourt qui est desservie par le TER Nord-Pas-de-Calais et qui donne sur Lille, Lens et Douai.

L'aéroport le plus proche est celui de Lille-Lesquin dans la ville de Lesquin. En termes de voies fluviales, le canal de la Deûle fait office de frontière entre les villes d'Oignies et de Courrières.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Cité minière de la Compagnies des mines de Dourges, dite « Declercq ».

Division de la commune[modifier | modifier le code]

Oignies est divisée en plusieurs quartiers. Un quartier est séparé du centre-ville à cause de la ligne Paris - Lille. Les cités sont la cité Declercq, la cité de la Justice, la cité des Bonniers, la cité du Moulin, la cité de l'Empire, la cité des Têtes, la cité de la Chapelle, la cité des Beaux Sarts, la cité Quintiche.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc des Hautois est un parc appartenant au département du Pas-de-Calais. Il s'étend sur plus de quarante hectares, et possède un étang de treize hectares. Le parc a deux entrées principales[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville d'Oignies semble avoir été habitée dès les premiers siècles de l'ère chrétienne. Son nom d'alors était Ongniacume[3].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Bertrand d'Ongnies, Colart d'Ongnies dit "Estourdi", Dreux d'Ongnies combattent et trouvent la mort lors de la bataille d'Azincourt en 1415[4].

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

En 1665, un François Alexandre d'Oignies (également dit Ongnies), baron de Courrières, marié à Angéline de Bryas, est détenteur d'une seigneurie dans la châtellenie de Bourbourg, seigneurie héritée par sa femme de son frère Albert de Bryas.

Lui succède en 1688 son fils François Joseph d'Ongnies, seigneur d'Ennin (Hénin-Liétard?) et de Jacquemart.

Est ensuite retrouvé en 1724 François Joseph d'Oignies, baron de Courrières, puis son fils François Joseph, baron de Robecq, frère de louis Théodore d'Oignies, baron d'Oignies, prêtre de Saint-Donat de Bruges (Cathédrale Saint-Donatien de Bruges)[5].

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Exploitation charbonnière[modifier | modifier le code]

C'est dans le parc du château de Mme De Clercq que le 7 juin 1842, l'ingénieur Mulot découvre du charbon, une aubaine pour la région qui développera ensuite l'industrie minière. C'était la première découverte du charbon dans le département[3].

Sur le territoire d'Oignies, deux compagnies minières ont exploité le charbon, la Compagnie des Mines d'Ostricourt, qui y exploitait sa fosse 2 et la Compagnie des mines de Dourges, pour sa fosse 9.

Elle est fondée à Oignies le long de la route de Libercourt en 1860. Le carreau de la Fosse 2 est un point névralgique pour la Compagnie des mines d'Ostricourt, puisque c'est sur ce site que furent construits les Grands Bureaux, siège de l'administration de la Compagnie et les importants Ateliers Centraux pour l'entretien, la réparation ou la construction de toutes pièces métalliques, composants électriques, machines, matériels en usage au fond ou au jour, des installations industrielles de la Compagnie.

À partir de 1937, la Compagnie décide de faire de son puits no 2, son principal puits d'extraction. Il devint alors un Grand Siège. Le puits fut réalésé pour atteindre un diamètre de 5,30 m.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, la ville est occupée par les Allemands. Ces derniers détruisent la ville et les mines de charbons en , un peu avant leur retrait du territoire.

En 1919, Oignies avait vu l'arrivée de Georges Clemenceau qui vint remettre la Croix de guerre.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Bataille de France, au début de la Seconde Guerre mondiale, Oignies subit de cruelles exactions de la part de l'armée allemande. Les 26, 27 et 28 mai 1940, des soldats allemands incendièrent 380 maisons et tuèrent 80 civils à la suite de leur résistance sur le pont de la Batterie.

Entre le et le , la ville fut occupée une nouvelle fois par les troupes allemandes.

Le 13 juillet 1948, Vincent Auriol, président de la république, accompagné de François Mitterrand, ministre des anciens combattants, remit à la commune la Croix de guerre 1939-1945 et inaugura le mausolée à la mémoire des 80 fusillés du et déclara Oignies « Ville Martyre »[3].

Modernisation des installations après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Fosse 2 de Oignies dans les années 1950.

Les travaux de modernisation entrepris dans les années 1930 sont ralentis pendant la Seconde Guerre mondiale et seulement achevés en 1950. Une nouvelle machine à vapeur, la plus puissante de France, est aussi installée. Un nouveau chevalement à poutrelles à treillis de 55 mètres est installé en 1947-1948. La concentration des fosses 1, 3, 5 et 6 de l'ancienne compagnie est effective en 1950.

Les ateliers furent ensuite repris par les Houillères Nationalisées en 1946, HBNPC, Groupe d'Oignies.

Elle est équipée de berlines de 2 700 litres, d'un lavoir à grains, de deux lavoirs à fines, d'un criblage et d'une usine à boulets situés à proximité de la voie ferrée SNCF. Un téléphérique est installé pour la mise à terril.

La fin de l'exploitation charbonnière[modifier | modifier le code]

En 1976, la fosse 2 cesse son activité. les derniers mineurs sont mutés à la fosse 9. Le puits n° 2 est remblayé en 1977 (505 mètres de profondeur). La cheminée de 94,60 mètres tombe en 1977 mais le chevalement résiste jusqu'en 1980. Il sera démoli en deux fois, la partie haute, puis le faux-carré. Certains bâtiments sont encore visibles en 2001, le logement du garde, les bains douches, bureaux, garages, ateliers, poste de transformation et la salle des machines, conservée avec la machine d'extraction restaurée par l'Association du Centre de la Mine et du Chemin de Fer. Un musée permet de la découvrir.

Le , la dernière gaillette de charbon est remontée à la fosse 9 / 9 bis de Oignies. Cet événement très médiatisé marquera la fin de l'extraction minière dans le Nord de la France.

Après-mine[modifier | modifier le code]

Après la fermeture des mines, les installations sont toutes démantelées et démolies sauf le carreau du 9 - 9 bis qui est réaménagé dans les années 2000 pour devenir un site de tourisme industriel et musical. Le Métaphone est inauguré le vendredi sur le site de la fosse. Un écoquartier doit également s'y reconstruire[6].

Le , un attentat est déjoué dans le train Thalys no 9364 à hauteur de Oignies[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Oignies est située depuis 1962 dans l'arrondissement de Lensdu département du Pas-de-Calais . Auparavant, elle était rattachée à l'arrondissement de Béthune.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la onzième circonscription du Pas-de-Calais depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010.

Elle faisait partie de 1793 à 1982 du canton de Carvin, année où elle intègre le canton de Courrières[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais rattachée au canton d'Hénin-Beaumont-1.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin créée en 2001 et qui succédait au district d'Hénin-Carvin, créé en 1968 et dont elle était déjà membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1995 Constant Dufour PCF  
11 juin 1995 11 octobre 2017[9] Jean-Pierre Corbisez[10],[11] PS Attaché parlementaire
conseiller général de Courrières (2001 → 2015)
Président de la CA Hénin-Carvin (2008 → 2017)
Sénateur du Pas-de-Calais (2017 → )
Démissionnaire suite à son élection comme sénateur
11 octobre 2017[12] en cours
(au 14 octobre 2017)
Fabienne Dupuis sans etiquette  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[13],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 9 632 habitants[Note 2], en diminution de 2,48 % par rapport à 2010 (Pas-de-Calais : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1261 1911 2431 3011 4041 3981 4511 5231 360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4281 7401 8001 7851 9111 7001 6822 4393 212
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 4334 0504 3073 8016 1766 8776 9987 3177 931
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
11 34012 56311 64910 54610 66010 53110 5009 8619 632
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 20,9 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 17,3 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 24,7 %).
Pyramide des âges à Oignies en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
5,8 
75 à 89 ans
9,5 
11,4 
60 à 74 ans
14,8 
19,4 
45 à 59 ans
17,5 
19,9 
30 à 44 ans
19,0 
20,9 
15 à 29 ans
19,7 
22,5 
0 à 14 ans
19,1 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école Pantigny.

Oignies se situe dans l'académie de Lille, elle administre quatre écoles maternelles (Jacques-Brel, Jean-de-la-Fontaine, Pauline-Kergomard et Louise-Michel) et quatre écoles élémentaires publiques (Savary-Bouquet, Georges-Brassens, Pierre-Brossolette, André-Pantigny). Oignies dispose également d'un établissement privé, Sainte-Henriette, regroupant les deux parties du secteur élémentaire[17].

Le département gère le collège Louis-Pasteur. La région y gère le lycée professionnel Joliot-Curie. Le collège, ainsi que la partie SEGPA, est classé zone d'éducation prioritaire. Le lycée est, quant à lui, noté comme « sensible »[18].

Santé[modifier | modifier le code]

L'ancien château de Mme De Clercq est un centre de réadaptation fonctionnelle.

La commune compte douze médecins généralistes[19].

Le centre hospitalier le plus proche est celui d'Hénin-Beaumont. L'ancien château de Mme de Clercq a d'abord reçu les accidentés des mines, pour devenir un centre de rééducation des opérés cardiaques et orthopédiques. Il est dirigé par l'AHNAC[20].

La commune possédait, avec la commune voisine Libercourt, la clinique Anquetil, qui faisait partie du service public hospitalier le 1er janvier 1978[21].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose dans le site du stade municipal une piste d'athlétisme synthétique, une aire de lancer, deux terrains de football en gazon et un en synthétique. Également dans le stade, le complexe Coubertin est doté d'une salle multisports, d'un dojo et d'une salle de tennis de table. À cela s'ajoutent les salles Lemaire et Kaczmarek, la salle de musculation Gilbert-Bouleux, une halle de tennis et deux courts en terre battue[22].

Hors du stade municipal, la commune comporte cinq salles polyvalentes (Michel-Jazy, Joliot-Curie, Jean-Bouchard, Lebas et Pantigny), deux terrains de football, dont un à côté de la salle Bouchard, un boulodrome[22].

Média[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Voix du Nord publie une édition locale pour la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, ajoutée à celle du Communaupole de Lens-Liévin.

Les habitants d'Oignies reçoivent, outre certaines stations de radio nationales, les programmes de Nostalgie Lens et de Chérie FM Haut de France[23]. Elle reçoit également des radios régionales comme Fréquence Horizon, Metropolys, Contact et Mona FM.

La ville est couverte par les programmes de France 3 Nord-Pas-de-Calais et les chaînes nationales de la TNT. Elle reçoit également la chaîne régionale Wéo. Elle est en outre, le siège d'I.L.TV. (Information Locale Télévision et Vidéo), la chaîne de l'agglomération Hénin-Carvin.

Culte[modifier | modifier le code]

Vue du clocher de l'église Saint-Joseph.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenu de la population et emploi[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen par ménage oigninois est de 11 756  par an, ce qui est très inférieur à la moyenne nationale de 15 027  par an[24].

Pour une population totale de 10 530 en 1999, la population active de la commune est de 3 662 habitants[25]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 71 % sachant que la moyenne nationale est de 82,2 %. On dénombre 842 chômeurs en 1999, soit un taux de chômage s'élevant à 23 %, nettement plus élevé que la moyenne nationale qui est quant à elle de 12,9 %. Le pourcentage d'actifs est de 34,8 % contre 45,2 % au niveau national. Il y a 16,9 % de retraités, 29,4 % de jeunes scolarisés et 19 % d'autres personnes sans activité[25]

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Oignies 0,2 % 6 % 4,6 % 16,9 % 34,4 % 37,9 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[24]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fosse no 9 de la Compagnie des mines de Dourges, à Oignies.
Clocher de l'église Saint-Barthélémy.
  • Église Saint-Barthélémy construite au XIIe siècle, elle a connu des transformations au XVIe siècle, puis, menaçant ruine, elle fut entièrement reconstruite de 1857 à 1861 par l'architecte diocésain Alexandre Grigny. Les quatre statues des Évangélistes[28] et l'orgue[29] sont classés.
  • La commune dispose d'un mausolée érigé à la mémoire de ses enfants martyrs lors des massacres des 26, 27 et 28 mai 1940, inauguré le 13 juillet 1947 par Vincent Auriol, président de la République.
  • Cité-jardin Declercq, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
  • Cité des Bonniers, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
  • Dispensaire de la Société de Secours Minière, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Événements[modifier | modifier le code]

Le Multi Jazz Festival est un festival créé en 2002 par William Houssoy, directeur de l'école de musique d'Oignies. Il se déroule en quatre jours aux rythmes du swing.

Tous les ans, en avril, le VTT-Club d'Oignies organise la Rando des Terrils.

Elle offre à tous les participants un voyage à travers le bassin minier. Les randonneurs sillonnant les chemins peuvent admirer des chevalements, des terrils, des cités minières et des sites reconvertis après la fermeture des houillères. Cette randonnée est dédiée à la mémoire de celles et ceux qui ont construit ce paysage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique et décorations[modifier | modifier le code]

Armes de Oignies

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : De sinople à la fasce d’hermine.

La ville est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 en 1919 et de la croix de guerre 1939-1945 en 1948.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Transports en commun, site officiel (page consultée le 18 août 2008)
  2. « Oignies en balade », Site officiel (consulté le 18 août 2008)
  3. a, b et c Histoire locale, site officiel (page consultée le 18 août 2008)
  4. « Azincourt 1415 : d'où venaient les chevaliers français morts à la bataille ? »
  5. Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, , p. 119
  6. « De l'éco quartier au grand paysage, quelle équité territoriale en métropole diffuse ? », sur eurometropolis.eu.
  7. « Attentat dans un Thalys: Le scénario de l'attaque déjouée minute par minute » », sur 20 Minutes avec AFP, (consulté le 23 août 2015).
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Pascal Wallart, « Trois sénateurs sur le territoire… dont un à la succession très convoitée ! : Grande première que cette nouvelle donne politique envoyant au sénat Dominique Watrin, Sabine Van Heghe et un Jean-Pierre Corbisez qui va se démettre de 2 mandats très convoités, dont celui de président de la CAHC », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  10. « Municipales à Oignies : « Dynamiques avec vous », le nouvel élan de Jean-Pierre Corbisez et ses colistiers : Le premier magistrat oigninois brigue un 4e mandat à la tête de la commune sous l’étiquette PS. En poste depuis 1995, Jean-Pierre Corbisez souhaite poursuivre la politique qu’il mène depuis dix-neuf ans tout en proposant un programme à taille humaine, au plus près des attentes de ses administrés », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  11. « Oignies: Jean-Pierre Corbisez repart à la tête d’une équipe de transition », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  12. Isabelle Conynck, « Fabienne Dupuis succède à Jean-Pierre Corbisez et devient la première femme maire de la commune : Sénateur depuis fin septembre, Jean-Pierre Corbisez a démissionné de son fauteuil de maire en vertu de la loi sur le non-cumul des mandats. Élue samedi par le conseil municipal, Fabienne Dupuis lui succède et devient la première femme maire d’Oignies », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « C’est un « moment très fort » pour celle qui a occupé depuis 2001 différentes fonctions au sein de l’équipe municipale : conseillère déléguée à la politique de la ville, adjointe aux affaires scolaires et périscolaires, et depuis 2014, première adjointe aux finances et au personnel ».
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Évolution et structure de la population à Oignies en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  17. « Scolaire et para scolaire », Site officiel (consulté le 4 août 2011)
  18. « Établissements Sensible et ZEP », Académie de Lille (consulté le 4 août 2011)
  19. « Médecins généralistes Oignies », Doctoralia France (consulté le 4 août 2011)
  20. a et b « Monuments oigninois », Site officiel (consulté le 4 août 2011)
  21. « Journal officiel de la République française », Legifrance, (consulté le 4 août 2011)
  22. a et b « Sport », Site officiel (consulté le 4 août 2011)
  23. « Liste des fréquences radio », sur le site du Conseil supérieur de l'audiovisuel (consulté le 31 juillet 2011)
  24. a et b Données démographiques d'après l'INSEE publiées par linternaute - Emploi
  25. a et b « Fiche emploi pour Oignies », journaldunet, Données INSEE (consulté le 4 août 2011)
  26. Notice no PA00108468, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Notice no PA62000074, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Notice no PM62001756, base Palissy, ministère français de la Culture
  29. Notice no IM62001659, base Palissy, ministère français de la Culture