Siracourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Siracourt
La mairie et l'école.
La mairie et l'école.
Blason de Siracourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Freddy Bloquet
2014-2020
Code postal 62130
Code commune 62797
Démographie
Population
municipale
264 hab. (2014)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 24″ nord, 2° 16′ 18″ est
Altitude Max. 154 m
Superficie 3,14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Siracourt

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Siracourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Siracourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Siracourt

Siracourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé par la route à moins de 5 km au sud-ouest de Saint-Pol-sur-Ternoise, le village est grandement tourné vers l'agriculture.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Siracourt
Croix-en-Ternois
Beauvois Siracourt Ramecourt
Œuf-en-Ternois Croisette

Histoire[modifier | modifier le code]

Une partie de l'abri des V1.
Sur le toit de l'abri.

Pour Siracourt, tout a basculé en quand les Allemands décidèrent de créer des bases fortes de lancement d’armes du type V (V1, V2, V3). Les travaux de construction d’une base V1 commencèrent en , la main-d’œuvre étant composée de prisonniers russes. Ce blockhaus devait avoir une longueur d’environ 200 m et une largeur de 45 m et devait abriter environ 150 engins V1 amenés par voie ferrée. Une rampe, dirigée vers Londres, devait être aménagée au milieu de l'abri. La technique de construction, développée à l'époque, consistait à creuser des tranchées de 4 m de large, à les remplir de béton, puis la voûte, qui s'appuyait sur ces murs et sur le sol, était coulée. Ensuite, la terre était enlevée entre les murs.

Les travaux furent découverts par la reconnaissance aérienne alliée en . Les premiers bombardements eurent lieu le , mais au total ce sont 27 attaques qui eurent lieu sur le village qui reçut environ 5 000 tonnes de bombes. Le site fut abandonné par les Allemands en .

Après le conflit, il a fallu reconstruire le village. Après avoir déminé et nettoyé le territoire, les sinistrés firent appel à des architectes : Jean-Fréderic Battut, Robert Warnesson, René Hosxe. Afin de rester dans les montants des dommages de guerre, ils utilisèrent des éléments de préfabrication pour bâtir les fermes et bâtiments publics. Les fermes sont composées de travées dont le nombre varie selon l’importance de l’exploitation, la partie habitation étant incorporée dans le bâtiment. Le village fut reconstruit entre 1949 et 1951[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Siracourt dans son ancien canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Saint-Pol-sur-Ternoise[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la composition de ce canton est modifié et regroupe désormais 88 communes, dont Siracourt.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Saint-Polois créée fin 1995.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010[3] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du Pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[4]. À l'initiative des intercommunalités concernées[5], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[6] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [7],[8].

La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1989[10] Gaston Montigny    
1989 en cours
(au 20 janvier 2017[10])
Freddy Bloquet   Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12],[13]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Deux éoliennes, implantées entre Beauvois et Siracourt, ont été mises en service en 2016 par Enertrag avec le soutien de l'ancienne communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois. Elle complètent un parc éolien qui comprend 21 aérogénérateurs dans le Pays du Ternois[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 264 habitants, en augmentation de 9,54 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
150 126 158 165 165 182 183 191 184
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
186 198 207 208 208 204 180 172 151
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
167 158 143 134 140 145 133 115 143
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
143 158 163 140 223 228 242 261 264
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 19,8 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 28,9 %, plus de 60 ans = 14,9 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 14 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 24,8 %, plus de 60 ans = 19 %).
Pyramide des âges à Siracourt en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,8 
3,3 
75 à 89 ans
9,1 
11,6 
60 à 74 ans
9,1 
28,9 
45 à 59 ans
24,8 
17,4 
30 à 44 ans
20,7 
19,8 
15 à 29 ans
21,5 
19,0 
0 à 14 ans
14,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Siracourt.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
échiqueté d’argent et d’azur de six tires, au lambel de sable brochant en chef sur le tout.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le village », notice no IA62000821, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance, et notamment son article 35.
  4. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  5. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  6. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  7. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  8. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  9. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  10. a et b Claude Vasseur (Clp), « Après plus de 30 ans au secrétariat de la mairie, la retraite pour Marie-France Lune : Dimanche dernier, Freddy Bloquet a présenté ses vœux à la population. Il a naturellement mis en avant les travaux de 2016 terminés, un gros chantier qui arrive et salué sa secrétaire de mairie, partie à la retraite », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Entrée aux côtés de mon prédécesseur Gaston Montigny le , Marie-France s’est occupée de tous les dossiers qui ont rythmé la vie de la municipalité ».
  11. Alexis Degroote, « Siracourt : de gros chantiers à l’église et rue D’En-Bas pour une commune reconstruite après-guerre : Il a été question de travaux de voirie et d’aménagement à l’église, durant ce mandat. Mais aussi de nouvelles constructions, dans la commune. La présence d’un site inscrit aux Monuments historiques – le blockhaus – ne semble pas être un frein au développement de Siracourt où il reste encore des terrains viabilisés qui attendent d’autres familles… », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  12. « Siracourt - Freddy Bloquet et son équipe s’inscrivent dans la continuité », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  13. Alexis Degroote, « Siracourt – « C’est l’investissement qui va primer durant ce mandat » : Le mandat a débuté sur les chapeaux de roues pour Freddy Bloquet et son conseil, avec des travaux au niveau du carrefour de la rue de la Chapelle. Et va se poursuivre sur un rythme soutenu avec notamment la mise aux normes de la défense incendie ou encore l’aménagement de la rue de Croix. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  14. Julien Leveque, « Les éoliennes ont été inaugurées, en grande pompe, mercredi dernier », L'Abeille de la Ternoise, no 8587-1636,‎ , p. 21 « Épilogue après plus de dix ans de procédure - 2003 : le Saint-Polois prend la compétence « vente et production d’énergies ». Après validation du schéma éolien et l’étude faite par le Pays du Ternois, une enquête publique est menée en 2010. Un an plus tard, le permis de construire de Croisette est validé, mais pas celui de Beauvois-Siracourt. Passage par le tribunal administratif avant une obtention définitive en 2013, avant une mise en service effective en 2015. « La persévérance a gagné », soulignait Vincent Masureel, directeur général d’Enertrag France. Le conseiller départemental Claude Bachelet renchérit « Aujourd’hui, on peut se réjouir du résultat, se féliciter de la politique énergétique de l’intercommunalité, avec un produit fiscal qui profite à tous ».
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Évolution et structure de la population à Siracourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 août 2010)
  20. « L'église paroissiale Saint-Germain », notice no IA62000822, base Mérimée, ministère français de la Culture.