Isbergues

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Isbergues
La mairie principale d'Isbergues.
La mairie principale d'Isbergues.
Blason de Isbergues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Aire-sur-la-Lys
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Jacques Napieraj
2014-2020
Code postal 62330
Code commune 62473
Démographie
Gentilé Isberguois
Population
municipale
9 027 hab. (2014 en diminution de 3,14 % par rapport à 2009)
Densité 628 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 37′ 27″ nord, 2° 27′ 27″ est
Altitude Min. 16 m
Max. 44 m
Superficie 14,37 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-isbergues.fr/

Isbergues est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Isberguois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 195 km de Paris, à 40 km de Lille et d'Arras, à 60 km de Boulogne-sur-Mer et de Calais.

Un marais commun existait autrefois entre Ham, Norrent-Fontes, Mazinghem, Molinghem, Guarbecque et Berguette. On y cultivait notamment le cresson. Un plan de lotissement de ce marais a été dressé le 2 messidor an II, cité par l'archiviste départemental[1].
À la suite du drainage généralisé des zones humides et de l'industrialisation lourde (avec pompages) de la région, le niveau des nappes d'eau a fortement baissé. Les puits artésiens ne donnant plus assez d'eau, de nombreuses cressonnières sont aujourd'hui asséchées et comblées. Il reste deux cressiculteurs en activité à Norrent-Fontes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Isbergues
Aire-sur-la-Lys Saint-Venant
Lambres

Mazinghem

Isbergues Guarbecque
Norrent-Fontes Ham-en-Artois

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Isbergues : Iberga (1138). Peut-être d'un nom de personne germanique Idberga[2]. Iberge en flamand..
  • Berguette : Berghettes (1171). Du germanique berg «mont» suivi du suffixe roman -ette[2].
  • Molinghem : Mallingem (1066), Mallingehem (1119). La forme primitive Mallingem est issue du germanique Mallinga heim, traduisible par domaine de Malo.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été marquée par la légende de sainte Isbergue, fille de Pépin le Bref et sœur de Charlemagne, qui avait pour vertu de guérir les maladies de peau et des yeux.

La seigneurie locale releva des Nedonchel et des Le Sergent.

Berguette, ancienne seigneurie de l'abbaye de Ham (devenu Ham-en-Artois), a pris une certaine importance grâce au voisinage d'Isbergues.

Molinghem, anciennement « Molingahem », est citée en 1083. La seigneurie, qui dépendit des Lens et des Bournonville, fut érigée en marquisat en 1654.

La commune a connu un fort développement industriel à partir du XIXe siècle grâce à la proximité du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Les communes de Molinghem, Berguette et Isbergues ont été réunies en une seule commune qui a pris le nom d'Isbergues le 1er janvier 1996.

L'acier et la métallurgie[modifier | modifier le code]

Les hauts fourneaux, au début du XXe siècle.

La métallurgie a bénéficié d'un vaste espace disponible en bordure du canal de Neufossé ou « canal d'Aire à la Bassée » (qui relie la commune à la Manche et à la Mer du Nord par l'ouest et à Lille et à la Deûle et aux canaux d'Europe du Nord par l'est. Cet espace est également desservi par une voie ferrée. L'industrie du métal a marqué le paysage et a été une source importante de pollution, mais elle a aussi fait la fortune de la commune, avant que les délocalisations n'incitent le plus gros industriel local (Sollac racheté par ArcelorMittal) à fermer l'aciérie qui employait encore 410 personnes en 2006. L'entreprise s'est engagée à verser 2,5 millions d'€ sur trois ans dans le cadre d'une « convention de revitalisation » signée en 2005 et confiée au prestataire SODIE pour aider les employés à retrouver du travail localement. 920 salariés (745 équivalent temps-plein) travaillent encore sur le site en 2008.

Projets 
  • ArcelorMittal annonce en 2008 vouloir ouvrir en 2009 une nouvelle unité de coproduits de sidérurgie (« Recyco » qui doit recycler des déchets aujourd'hui mis en décharge, essentiellement importés du site de Dunkerque (40 000 tonnes provenant des hauts fourneaux) qui seront valorisés en fonte, laitier et poussières de zinc à recycler). Ce projet fait l'objet mi-2008 d'une enquête publique. l'investissement annoncé est de 20 millions d'€.
  • Un investisseur indien propose d'installer en bordure du site une unité de récupération d'acier à grain orienté (prestataire : Métalux).
  • une autre unité nommée Terra Nova devrait recycler les cartes électroniques[3].
  • Eurofield propose en 2008 de s'installer sur le même site pour y produire des gazons artificiels pour aire de jeux[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Isbergues, Berguette et Molinghem dans leur canton et dans l'arrondissement de Béthune.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 1er février 1998 Roland Huguet PS Président du Conseil général
2 février 1998 en cours
(au 25 janvier 2015)
Jacques Napieraj PS Maire de Berguette avant la fusion des communes (1977 → 1998)
Président de la C.C. Artois-Flandres (2005 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[5],[6],[7],[8]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2014, la commune comptait 9 027 habitants[Note 1], en diminution de 3,14 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : +0,78 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
715 693 737 775 789 758 764 742 745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
736 740 798 812 1 030 952 2 157 2 293 2 427
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 721 3 039 3 929 4 367 4 390 4 030 4 370 4 389 5 089
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5 568 5 761 5 990 5 680 5 145 9 836 9 503 9 449 9 395
2013 2014 - - - - - - -
9 038 9 027 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 20,3 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 27,7 %).
Pyramide des âges à Isbergues en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,7 
6,4 
75 à 89 ans
10,5 
13,8 
60 à 74 ans
16,5 
21,7 
45 à 59 ans
20,3 
20,1 
30 à 44 ans
19,1 
18,8 
15 à 29 ans
16,7 
19,1 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Isbergues.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’azur aux deux gerbes de blé d’or soutenues d’une molette de cinq rais du même.

Évènements[modifier | modifier le code]

Grand Prix d'Isbergues[modifier | modifier le code]

Le Grand prix d'Isbergues est une course cycliste créée en 1945 dans le quartier du Pont-à-Balques. La municipalité a officialisé l'évènement en 1947. C'est la seule course exclusivement professionnelle du Pas-de-Calais. Elle est classée 1.1 par l'UCI et elle est inscrite au calendrier de l'UCI Europe Tour.

Elle est aussi inscrite comme épreuve comptant pour la Coupe de France de cyclisme.

Le Grand Prix d'Isbergues a connu des grands champions comme Anquetil, Poulidor, Eddy Merckx ou encore Hinault et Lemond.

Le Grand Prix d’Isbergues est devenue une tradition en quelques années sur Banquise FM. En effet depuis de nombreuses années la radio soutient le Grand Prix d’Isbergues et le commente en direct lors de son passage à travers les routes de la région.

Ville Ouverte[modifier | modifier le code]

Cette fête annuelle se déroule chaque année début septembre et réunit de nombreuses animations.

  • Marché aux puces ;
  • Marché artisanal.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments historiques[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Isbergues d'Isbergues, sa tour classée Monument Historique par arrêté du 10 septembre 1913[15], et plusieurs éléments meubles et décoration sont classés monuments historiques à titre d'objets : autels, retables, reliquaires, stalles, lambris, confessionnaux, orgues et statues.
  • Chapelle Sainte-Isbergues et sa fontaine, à Isbergues.
  • Chapelle Saint-Éloi d'Isbergues.
  • Église Saint-Pierre de Berguette.
  • Chapelle, rue des Écoles à Berguette.
  • Église Saint-Maurice de Molighem, à l'intérieur une statue de sainte Isbergues et une pietà monument aux morts paroissial.
  • La gare d'Isbergues.

Lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts de Isbergues, du marbrier Ernest Rabischon d'Aire-sur-la-Lys, inauguré en 1921. Ce monument commémore les guerres de conquête coloniale, les guerres 1870-1871, 1914-1918, 1939-1945, les guerres d'Indochine, Algérie et post-coloniales.
  • Au cimetière communal d'Isbergues : neuf tombes de la guerre 1914-1918 de la Commonwealth War Graves Commission.
  • Dans l'église d'Isbergues : un vitrail du souvenir par Dumez commémorant la guerre 1914-1918.
  • Tombes de guerre de la Commonwealth War Graves Commission au cimetière d'Isbergues.
  • Monument aux morts de Berguette, commémorant les guerres de 1914-1918 et 1940-1945.
  • Tombes de guerre de la Commonwealth War Graves Commission au cimetière de Berguette.
  • Monument aux morts communal de Molinghmem, commémorant la guerre de 1870-1871, la campagne de Chine (1900), et les guerres de 1914-1918, de 1939-1945, d'Indochine et d'Algérie.
  • Monument aux morts paroissial de Molinghem, dans l'église, commémorant la guerre de 1914-1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le tristement célèbre chauffeur François Salembier est né à Isbergues en 1764.
  • Le sous-lieutenant Paul Dubrulle, né à Ibergues le 11 mai 1882 : ayant eu la carrière de soldat avant guerre, et devenu prêtre jésuite. En 1914, affecté au 8e régiment d'infanterie, et devient sergent fourrier, et envoyé à Verdun lors du début de l'offensive le 21 février 1916, sa compagnie ayant vaillamment résisté aux attaques allemandes du 21 février 1916 au 9 mars 1916, puis a été affecté sur le front de la Somme en juillet 1916 lors de l'offensive allemande sur la Somme. Le 16 avril 1917, début de l'offensive du Chemin des Dames, est mort pour la France. Cité à l'ordre du 8e RI, Légion d'honneur, et sous-lieutenant à titre posthume. Est une référence dans le monde littéraire pour les mémoires de soldat de 1914-1918, en sa qualité d'écrivain pour avoir écrit Mon régiment dans la Fournaise de Verdun et dans la bataille de la Somme préfacé par Henry Bordeaux.
  • Edmond Evrard (1890-1891), né à Isbergues, pasteur qui sauva des Juifs à Nice pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est Juste parmi les nations[16].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Mon régiment dans la Fournaise de Verdun et dans la bataille de la Somme" Librairie Plon, 1917, sous-lieutenant Paul Dubrulle.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport de M. L'archiviste départemental sur la situation des archives de la préfecture, des sous-préfectures, des communes et des hospices du Pas-de-Calais et sur la bibliothèque départementale durant l'exercice 1893-1894, Arras, 1894 (extrait du volume du Conseil Général du Pas-de-Calais de la session d'aout 1894) (consulté 2009 12 30)( voir p. 287)
  2. a et b Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  3. Journal Les Echos, 1er mars 2008
  4. Les Echos, Entreprises et région, p. 20, 19 juin 2008
  5. Cécile Rubichon, « Isbergues : trente-six ans de pouvoir n’ont pas ébranlé la volonté de Jacques Napieraj de développer la ville : Centre culturel : fait. Lutte contre les inondations : opérationnelle. Voirie : ça roule. D’autres millions ont encore été investis pour l’enseignement, la jeunesse ou les assos sans plomber les finances. Jacques Napieraj « estime avoir rempli le contrat », sauf en matière de construction de logements sociaux. Maire depuis 1977, il aurait donc pu arrêter là… », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  6. « Réélection de Jacques Napieraj, à la tête d’Isbergues : « Je rappellerai qu’ici, ce n’est pas Versailles, il n’est pas question de règne » : Le septième mandat de Jacques Napieraj a officiellement débuté ce samedi. Au rayon nouveautés, trois nouveaux adjoints et… un second groupe d’opposition, le PC ayant mis fin à l’union de gauche. En revanche, le sens de la formule du maire socialiste reste inchangé. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  7. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 25 janvier 2015).
  8. Reno Vatain, « Jacques Napieraj, maire d’Isebregues : « Je me contente d’appliquer mon programme à la lettre » : D’abord maire de Berguette puis d’Isbergues, Jacques Napieraj en est à son septième mandat. Le centre culturel bouclé lors du précédent, place à la rénovation du centre-ville. Et pas mal d’autres aménagements. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  13. « Évolution et structure de la population à Isbergues en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 août 2010)
  14. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 août 2010)
  15. Bases de données Ministère de la culture
  16. « Evrard Ida - Evrard Louis - Evrard Daniel - Evrard Edmond », sur Yad Vashem France (consulté le 8 avril 2015)