Roubaix

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Roubaix
Roubaix
Hôtel de ville de Roubaix.
Image illustrative de l’article Roubaix
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Roubaix-1
Roubaix-2
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Guillaume Delbar
2014-2020
Code postal 59100
Code commune 59512
Démographie
Gentilé Roubaisiens
Population
municipale
96 077 hab. (2015 en augmentation de 1,44 % par rapport à 2010)
Densité 7 262 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 41′ 24″ nord, 3° 10′ 54″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 52 m
Superficie 13,23 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-roubaix.fr

Roubaix ([ʁubɛ]) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. Elle est le chef-lieu de deux cantons.

Avec un peu moins de cent mille habitants, Roubaix, quatrième commune des Hauts-de-France par sa population[1], forme, aux côtés de Lille, Tourcoing, Villeneuve-d'Ascq et 86 autres communes, la Métropole européenne de Lille (MEL); une intercommunalité qui compte un peu plus de 1,1 million d'habitants. Plus largement, elle appartient à une vaste conurbation formée avec les villes belges de Mouscron, Courtrai, Tournai et Menin, qui a donné naissance en au premier groupement européen de coopération territoriale, l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, qui totalise près de deux millions d’habitants, et, au-delà, à l'Aire métropolitaine de Lille qui en regroupe plus de 3,8 millions.

Reconnue ville d'art et d'histoire, la ville demeure célèbre pour son patrimoine architectural et pour l'essor économique qu'elle a connu durant la Révolution industrielle au XIXe siècle, grâce à l’industrie textile, dont elle fut une des capitales mondiales au début du XXe siècle. C'est à Roubaix que furent fondées les principales maisons de vente par correspondance françaises (La Redoute, les 3 Suisses). La ville est connue pour son riche tissu associatif et son caractère pionnier dans le domaine social (Comité interprofessionnel pour le logement, participation des habitants, économie sociale et solidaire...)

Même si Roubaix constitue toujours un grand pôle d'emploi, le chômage y demeure important et 75 % du territoire de la ville est classé en zone urbaine sensible (ZUS). Avec 43 % de la population vivant sous le taux de pauvreté, Roubaix est une des villes les plus pauvres de France[2].

La ville cherche néanmoins à lutter contre les difficultés liées à la désindustrialisation des années 1970-1980 : une forte présence étudiante (EDHEC, ENSAIT, ESAAT, Université de Lille...), le développement de nouvelles filières économiques (numérique, créative et culturelle...), une politique culturelle (La Piscine - Musée d'art et d'industrie André-Diligent, Condition publique, Colisée, Archives nationales du monde du travail, Street Art, etc.), et une grande capacité innover (Maisons à 1 €[3], Zéro Déchet[4], Agriculture urbaine...) en font une ville riche de nombreuses initiatives avec une forte identité, qui ne laisse pas indifférent, et génère parfois un attachement viscéral de ses habitants[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 11 km de Lille, 17 km de Tournai, et 17 km de Courtrai, Roubaix est en quelque sorte au cœur de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai.

Avec la ville de Tourcoing, Roubaix appartient au Ferrain, zone limitrophe avec la Belgique qui s'étend de Bousbecque à Lannoy.

Roubaix forme avec ses communes limitrophes de Croix, Wasquehal, Wattrelos, Leers, Lys-lez-Lannoy et Hem, un ensemble urbain appelé le Roubaisis d'environ 220 000 habitants dont Roubaix est la centralité.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roubaix
Tourcoing Tourcoing Wattrelos
Croix Roubaix Leers
Croix Hem Lys-lez-Lannoy

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Roubaix, comme toutes les autres villes de la communauté urbaine de Lille appartient à la plaine de Flandre. Elle se caractérise par l’enfouissement en profondeur de craie sous une épaisseur de formations tertiaire et quaternaires notamment des argiles et des sables[6]. Les formations tertiaires sont recouvertes d’un manteau de limons argileux ou sableux d’épaisseur variable (deux à cinq mètres en moyenne). Elles sont constituées de la base vers le sommet :

  • des Argiles de Louvil (Landénien), 10 m d’épaisseur environ
  • des sables d’Ostricourt (Landénien), ils peuvent atteindre une épaisseur supérieure à 30 mètres.
  • des argiles de Roncq, de Roubaix ou d’Orchies (Yprésien).

La ressource en eau de Roubaix provient de l’exploitation de la nappe du calcaire carbonifère. Un captage déclaré d’utilité publique a été effectué le 26 avril 1994[7]. L'altitude de Roubaix est de 33 mètres environ[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le canal de Roubaix traverse une partie de la ville. Construit comme une voie de transport pour apporter les matières textiles (laine, coton,...) et le charbon, ainsi que pour exporter les produits textiles en retour, il a longtemps été abandonné; la navigation a été rétablie le 2 juin 2011 (programme Blue Links). Le tracé, emprunté par une centaine de bateaux chaque année, compte 4 écluses sur Roubaix.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

D'après les données récoltées entre 1982 et 2012 par Climate-data.org, Roubaix a un climat tempéré océanique, les amplitudes thermiques saisonnières sont faibles. Les hivers y sont doux et les étés peuvent être en partie frais comparé au sud de la France. De fortes averses s'abattent toute l'année sur Roubaix. Même lors des mois les plus secs, les précipitations restent assez importantes. La température moyenne annuelle est de 10,0 °C. Les précipitations annuelles moyennes sont de 691 mm. Avec 43 mm, le mois de avril est le plus sec. Le mois de novembre, avec une moyenne de 70 mm, affiche les précipitations les plus importantes[9].

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Tramway du réseau Transpole.

Roubaix est desservie par la ligne deux du métro automatique VAL construit par Lille Métropole communauté urbaine et géré par la société Transpole. Cette ligne relie Roubaix à Lille d'une part et à Tourcoing d'autre part. Six stations de métro existent sur la ville dont la principale est Eurotéléport qui permet l’interconnexion avec le tramway, qui relie Lille et Roubaix depuis 1909, mais aussi de nombreuses lignes de bus roubaisiennes du réseau Transpole et une ligne de bus transfrontalière menant à Mouscron, en Belgique.

Roubaix dispose aussi d'une gare ferroviaire, située sur la Ligne de Fives à Mouscron (frontière), qui est régulièrement desservie, outre les TGV et les TER Nord-Pas-de-Calais, par des trains de la compagnie nationale belge SNCB, notamment ceux reliant Lille et Anvers via Courtrai et Gand.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

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Le tissu urbain de Roubaix, comme celui de nombreuses autres communes du Nord-Pas-de-Calais est très marqué par l’histoire industrielle (filatures, charbon, métallurgie) et ses séquelles et par le processus de désindustrialisation massif, démarré ici dès la fin des années 1960.

Roubaix constitue avec ses voisines Tourcoing, Wattrelos, Croix, Lys-lez-Lannoy, etc. l'un des rares exemples français d'une ville dont le développement est essentiellement dû à l'industrie, très majoritairement l'industrie textile sous ses diverses formes.

Si l'histoire textile, principalement lainière, de la ville est antérieure à la révolution industrielle, c'est avec cette dernière que ce gros bourg va devenir une très grande ville, décuplant sa population entre 1820 et 1914. Cette expansion s'est essentiellement faite pour répondre aux besoins de main-d’œuvre croissants d'une industrie textile en fort développement. Elle s'est principalement produite quartier par quartier, ceux-ci succédant à d'anciens hameaux, et n'a été que très partiellement et tardivement planifiée, même à petite échelle, les industriels locaux ne s'intéressant généralement que peu ou pas à la question du logement ouvrier.

Celui-ci s'est donc souvent développé à l'initiative de petits investisseurs, rentabilisant au maximum des emprises foncières limitées, proche des usines. Ceci a donné naissance à des formes urbaines assez spécifiques, bien qu'héritées des siècles antérieurs, les "rangs" ou "choques", les cours ou "courées", les "forts", etc. Dans certains quartiers, tel le Pile, habitat ouvrier et usines constituaient l'essentiel du tissu. Dans d'autres quartiers, l'Épeule par exemple, les rues principales étaient occupées par des maisons un peu plus vastes, voire parfois quelques hôtels particuliers, des commerces et des ateliers d'artisans et plus tard par les premiers services publics (écoles...). La grande bourgeoisie industrielle, quant à elle, logée tout d'abord près de ses usines ou en centre-ville dans les maisons familiales de marchands-fabricants, va dès les années 1870 se faire construire, en priorité au sud de la ville, des hôtels de maîtres, de grandes villas, voire de véritables "châteaux" au sein de vastes parcs.

À partir de la fin du XIXe siècle, la municipalité, va intervenir de façon importante mais jusqu'à l'entre deux guerres principalement dans le domaine des équipements publics (écoles, dispensaires, postes de police...) quand, première en France, elle est socialiste, et, de nouveau sous direction patronale, sur la structuration du centre-ville - Hôtel de ville (1911) et Grand Place, percée de la rue de la Gare (1882) (avenue Jean Lebas) et la réalisation du prestigieux parc Barbieux (1867-1907).

En 1921, en réponse notamment à la montée de la question du logement, la municipalité demande à l'urbaniste Jacques Gréber de produire un "plan d'aménagement, d'embellissements et d'extension" (s'étendant aux communes voisines, notamment Tourcoing). Le plan se résume en fait à l'extension de la commune vers le sud et l'est, toute intervention sur tissu existant s'avérant quasi impossible. C'est ainsi qu'est développé le quartier du Nouveau Roubaix, principalement par l'Office public de HBM, créé à cette fin : 500 appartements et 200 maisons individuelles environ sont ainsi conçus par les plus éminents architectes locaux: Jacques Barbotin, Emile Dervaux, Paul Destombes, René et Maurice Dupire... La municipalité fait à la même époque construire le Parc des sports de Roubaix avec son célèbre vélodrome[10].

L'extension urbaine se poursuit après la Seconde Guerre mondiale avec la réalisation sous forme de ZUP du quartier des Trois Ponts en 1961 conçu par Guillaume Gillet et celui des Hauts Champs, partagé avec la commune voisine de Hem, de 1954 à 1962, sous la direction de Jean Dubuisson avec A. Fauchelle et José Segers.

C'est cependant dans le tissu existant que se mettent en œuvre les opérations d'aménagement les plus significatives:

  • La rénovation totale du secteur de la rue des longues haies / ilôt Edouard Anseele, de 1958 à 1969, sous la direction de Guillaume Gillet et des architectes roubaisiens Guy et Jacques Lapchin.
  • la résidence Armenonville, de 1954 à 1960, par les mêmes architectes
  • la résidence du parc, de 1950 à 1957, en grande partie sur la commune de Croix, par Jean Dubuisson avec R. Legay et R. Patout; la tour du fer-à-cheval étant conçue par Guillaume Gillet.

Depuis lors de nombreuses opérations de restructuration du tissu existant ont été menées. Jusqu'au milieu des années 1990 - et même parfois au-delà - elles se sont accompagnées de démolitions massives, justifiées par l'état généralement médiocre du bâti, mais surtout révélatrices d'une méconnaissance totale de sa valeur patrimoniale, tant architecturale que sociale. C'est dans ce contexte qu'a été percée, à partir de 1972, l'avenue des Nations unies.

Cependant dès les années 1980, une remise en cause des pratiques de la rénovation urbaine s'était faite jour, dont le quartier de l'Alma Gare et son Atelier populaire d'urbanisme sont les représentants les plus emblématiques. Une très intéressante et très médiatisée expérience de rénovation urbaine participative y a été mené dans les années 1976 à 85 avec le soutien de la municipalité et de l'office d'HLM de la ville: les architectes de l'Agence AUSIA notamment, se sont mis au service d'une vision à la fois nostalgique et innovante du quartier, ardemment défendue par un collectif d'habitants.

Le patrimoine industriel d'abord, puis plus domestique a fait dès le début de ces années l'objet d'un intérêt croissant, d'abord limité à des spécialistes extérieurs et à des cercles locaux restreints, comme l'association art action, avant de conquérir un large public. De prestigieux bâtiments ont ainsi été préservés et réutilisés à des fins d'abord surtout d'équipements publics culturels ou éducatifs avant d'être réinvestis à usage résidentiel[11]:

  • usine Motte Bossut, devenue les Archives Nationales du monde du travail
  • usine Roussel, abritant notamment les studios des Ballets du nord
  • usine Lepoutre, transformée en pépinière d'entreprises
  • usine Delattre, transformée en école nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ)
  • usine Toulemonde, accueillant l'UFR LEA et des logements
  • usine Cavrois-Mahieu, transformée en centre d'entreprises
  • condition publique, devenu fabrique culturelle
  • ensemble d'usines Vanhoutryve, pour partie sur Tourcoing, devenu la Plaine Image
  • usine Corda (la "minoterie"), transformée en immeuble à appartements
  • etc.

À ces bâtiments proprement industriels, il faut ajouter La Piscine - musée d'art et d'industrie André Diligent .

La réhabilitation/reconversion de ces monuments a entrainé un mouvement de revalorisation du patrimoine et, ce faisant, un timide regain d'attractivité pour la ville; une partie du patrimoine domestique est aujourd'hui réinvesti par des particuliers à des fins résidentielles ou pour des activités principalement libérales. le soutien de la politique de la ville (dispositif Zone franche urbaine notamment) aidant. Parallèlement, à l'initiative de Lille métropole, de nombreuses courées ont été réhabilitées plutôt que démolies, offrant désormais un habitat individuel décent à des familles en difficultés.

Une re-dynamisation commerciale du centre-ville (centre de magasins d'usine, centre commercial avec hypermarché et cinémas) a été engagée avec des résultats assez inégaux. Depuis quelques années des opérations de logements neufs de tailles très diverses sont menées tant sur initiative publique que privée, certaines autour de parcs publics, parc du Nouveau monde, parc du Brondeloire, créés par dédensification du tissu urbain.

Les besoins de réhabilitation de l'habitat, de renforcement des services et de restauration/réaffectation des grands bâtiments issus de l'ère industrielle restent cependant gigantesques.

La « Zone de l’Union », située sur Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, est l’un des plus grands chantiers de France avec la réhabilitation d’une friche industrielle de quatre-vingt hectares environ – dont l’ancienne brasserie Terken – pour en faire une zone d’activité de haute qualité environnementale, en associant les habitants des quartiers au projet, dans une dynamique de démocratie participative. La zone est desservie par un réseau de chaleur biomasse. Elle accueille déjà le Centre Européen des Textiles Innovants (CETI) ainsi que plusieurs sièges d'entreprises (Kipsta, le bailleur LMH, Vinci Construction, Ciuch) et également la Plaine Image.

Outre le centre-ville, la politique de la ville et ses divers dispositifs ont permis une reconquête active de nombreux quartiers en pleine rénovation, tels le quartier des Trois Ponts, des Hauts Champs et prochainement du Pile.

Plus de 75 % de la population de la ville se situe en Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée de plusieurs quartiers :

  • Centre-ville
  • Armentières
  • Barbieux
  • Cité des Trois Ponts
  • La Fraternité
  • Le Pile
  • Sainte-Élisabeth
  • Espérance
  • Anselme Motte Bossut
  • Nations unies
  • Vauban
  • Crouy
  • Le Sartel-Carihem
  • L’Hommelet
  • La Fosse-aux-Chênes
  • Le Hutin Oran Cartigny
  • L’Entrepont
  • L’Épeule
  • Le Trichon
  • Le Fresnoy Mackellerie
  • Alma-Gare
  • Le Cul de four[12]
  • Le Chemin-Neuf
  • Édouard-Vaillant
  • Les Hauts-Champs
  • Justice
  • Linne Boulevards
  • Moulin-Potennerie
  • Petites Haies
  • Le Nouveau-Roubaix

Le tissu urbain présente une grande diversité urbanistique qui reflète l'histoire de la ville.

On peut ainsi distinguer plusieurs typologies urbanistiques:

  • le centre historique (Centre-Ville),
  • les quartiers plus populaires constitué d'habitat dense de petites maisons en briques (Le Pile, l'Epeule, Le Fresnoy Mackellerie, L'Hommelet, Moulin Potennerie)
  • les quartiers issus des rénovations urbaines des années 1970-1980 (Alma-Gare, Anselme Motte Bossut)
  • les zones d'habitat résidentiel bourgeois constitués de belles maisons bourgeoises et d'immeubles cossus, comme le quartier de Barbieux.

Logement[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle et dans la première partie du XXe siècle, une grande partie des maisons d'ouvriers sont situées dans des courées à proximité des usines textiles. En 2017, la ville, inspirée par la ville de Liverpool, a lancé une démarche innovante pour favoriser la reconquête des logements vacants: les Maisons à 1  avec travaux[13]. Si la première expérimentation ne concerne que 17 logements dans un premier temps, cette démarche, si elle est concluante, a vocation à se massifier.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous la forme latinisée (villa) Rusbaci au IXe siècle, Rubais en 1047 et 1106, Rosbays en 1122, Robais en 1127[14]. Si la forme Robaais constitue la version néerlandaise officiellement promue par l'Union de la langue néerlandaise[15], l'usage du nom Robeke, quoique rare, est recensé en flamand[16].

Rusbaci doit correspondre au type toponymique fréquent au nord de la France le plus souvent latinisé en Rosbaci- ou Resbaci-, à l'origine des différents Robecq, Rebecques, Rebais, etc. Albert Dauzat et Charles Rostaing y ont vu un composé du germanique hros « cheval » et baki « ruisseau »[17].

Ernest Nègre propose les termes germaniques raus « roseau » et bach « ruisseau »[18]. Il pourrait s'agir également d'un toponyme équivalent au type Rohrbach, Rorbach, bien représenté en Moselle et en Alsace et qui s'explique par le vieux haut-allemand rōr « roseau » (allemand Schilfrohr « sorte de roseau »), avec rhotacisme de [s] en vieux haut-allemand et bak « ruisseau » (allemand Bach)[19]. Le sens de Roubaix est donc: « le ruisseau aux roseaux ».

Ces auteurs se sont cependant mal exprimés sur la forme initiale du terme germanique signifiant « ruisseau ». Les premiers évoquent baki et le second bach, or ni l'un ni l'autre ne conviennent exactement. En effet la plupart des sources spécialisées proposent un prototype germanique, c'est-à-dire proto-germanique, sous une forme initiale * bakiz[20], elle n'est pas attestée mais reconstituée, et doit, à ce titre, comporter un astérisque. Quant à bach, c'est une forme allemande qui remonte au vieux haut-allemand bak, bah de même sens. Or, il ne convient pas ici, pour des raisons de géographie linguistique et de phonétique. En effet, on n'a jamais parlé le vieux haut-allemand dans la région et bak ou bac ne peut pas avoir abouti à la terminaison -bais, mais aurait donné une terminaison * - ba en ancien français[21].

En réalité, le germanique commun *bakiz a donné le vieux bas francique *baki, à l'origine du gallo-roman *BĀCIS au nominatif, d'où une terminaison primitive en -*baiz, devenue en ancien français -bais. Elle a été notée plus tardivement -baix[21], comme le montrent les formes anciennes de Roubaix. En revanche, la terminaison -becq de Robecq est issue d'une forme néerlandaise beke, francisée par la suite[21] et procédant elle aussi du vieux bas francique.

Quant au premier élément Rou- de Roubaix, la plupart des spécialistes le considèrent comme issu de ros, semblable à celui de ces différents toponymes et qui remonte au vieux bas francique *raus[22] (cf. gotique raus[23]) ou *rausa « roseau »[24], qui a donné l'ancien français ros « roseau », d'où le diminutif rosel> roseau[25].

Le vieux haut-allemand bah, bak ne peut pas avoir été combiné avec cet élément, puisque la forme prise par le proto-germanique *raus(a) en vieux haut-allemand est rôr « roseau » (allemand Schilfrohr « sorte de roseau »), avec rhotacisme de [s][26], ce qui donne des toponymes de même sens, bien représentés en Alsace et en Lorraine, sous les formes Rohrbach, Rorbach-lès-Dieuze[27].

Histoire[modifier | modifier le code]

1699 Robacensis sub toparchia illustrissimi Pr. de Epinoy
Panorama de la ville de Roubaix en 1699, permettant de distinguer de la gauche vers la droite : le moulin du Fresnoy, la chapelle Saint-Georges, le château de Roubaix entouré de douves, l’hôpital Sainte-Élisabeth, la halle échevinale, l'église Saint-Martin au centre, puis la grande brasserie, la chapelle Saint-Sépulcre et le moulin de Roubaix.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Carte de Roubaix et de ses environs en 1922. La grande urbanisation entre les villes n'a pas encore eu lieu.

Une référence est perçue à Roubaix pour la première fois sur des cartes du IXe siècle. Roubaix faisait partie de la Flandre romane (eccléstiastiquement au diocèse de Tournai). La ville passa du statut de simple bourgade à celui de ville sous le règne du seigneur Pierre de Roubaix au XVe siècle. Elle ne fut cependant jamais close de remparts et son importance politique et administrative resta négligeable jusqu'à l'orée du XIXe siècle.

En 1202, Otbert de Roubaix participe à la quatrième croisade. Son nom figure dans la deuxième salle des croisades du château de Versailles.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1769, une épidémie accable pendant neuf mois les pauvres de la région de Roubaix[28].

En 1793, dans le cadre de la bataille d'Hondschoote, un combat a opposé à Roubaix les français aux prises avec les Alliés coalisés contre la France le 16 août 1793[29]. Les Français ont pris puis perdu Roubaix dans la même journée[29].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Marie-Léonie Vanhoutte est une infirmière-ambulancière au début de la première Guerre mondiale. En février 1915, à Roubaix, elle rencontre Louise de Bettignies, une autre résistante et devient son lieutenant, sous le nom de guerre de "Charlotte". Cette même année, elle tombe aux mains de l'ennemi et est condamnée à mort. Sa peine est commuée et on l'incarcère à la forteresse de Siegburg où elle contracte le typhus. Elle s'évade le 8 octobre 1918. En 1919, la croix de guerre lui est décernée et reçoit la médaille militaire anglaise, la croix de chevalier de l'Ordre de l'Empire britannique ainsi que la Croix civique belge. Le 27 février 1927, elle reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur. En 1966, elle est promue au grade d'Officier de la Légion d'honneur alors qu'elle est retirée dans une maison de repos de Boulogne-sur-Seine[30].

Tramway, boulevard Gambetta...
... et Grande Place.

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, jusqu'au milieu du XXe siècle, Roubaix a été une capitale mondiale du textile[31], abritant même la bourse de la laine. Son industrialisation fut très forte avec de nombreuses usines réparties sur toute la ville. La ville fut même appelée « ville aux mille cheminées ». Aujourd’hui, peu de ces vestiges subsistent mais les dernières cheminées encore debout sont toutes protégées. Éloy Droulers, natif de Roubaix, fonde une chocolaterie en 1890 à Fresnes-sur-Escaut qui commercialisa le chocolat Droulers. En 1911, la ville accueille l'Exposition internationale du Nord de la France.

À Roubaix ont existé au XIXe siècle de nombreuses guinguettes populaires où les Roubaisiens venaient chanter notamment en patois roubaisien. Roubaix fut desservi par des tramways dès 1894. De 1899 à 1904, la ville accueille des spectacles taurins dans les arènes de Roubaix.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le monde floral rythme la vie des roubaisiens au travers des marchés aux fleurs comme avec le marché aux fleurs du Cercle Horticole de Roubaix où est honoré Jérôme Dejonghe qui est médaillé d'argent 2e classe à l'exposition des fleurs de Roubaix de 1928 après avoir été médaillé de bronze 1re classe en 1912 et 1905[32]. Jérôme Dejonghe est un herboriste originaire de Gand, connu dans toute la région sous le nom du Vieux-Jérôme ou de Jérôme le Courtilleux. Après avoir été jardinier-chef au service du kaiser Guillaume II et avoir occupé un emploi similaire à Londres, Il est venu s'installer à Wasquehal. Il vend ses plantes médicinales près de l'église Saint-Martin de Roubaix[33]. Jérôme Dejonghe qui avait quitté Wasquehal pour retourner sur Gand, décède le 23 janvier 1931, au 22 rue Saint-Eloi, à Gentbrugge[34]. Il avait réussi à se faire une fortune assez coquette et à se rendre acquéreur de la propriété du Fort Chabrol, dans l'impasse Lavoisier. En novembre 1930, la mairie de Wasquehal reçu un avis de décès de la mairie de Gand qui fit croire à sa mort mais il téléphona au Journal de Roubaix pour annoncer qu'il était bien vivant et qu'il ne peut venir certifier qu'il était bien vivant car malheureusement il attendait son train pour repartir à Gand. Des voisins du Vieux-Jérome, du Fort Chabrol confirme qu'il est bien vivant et qu'il était sur Wasquehal, pour récupérer les loyers du Fort Chabrol. Lors de cet appel, il rappel qu'il aime beaucoup les roubaisiens et qu'il leur passe le bonjour[35]. Ce dernier envoya aussitôt une lettre au journal de Roubaix pour annoncer son mariage avec une cabaretière nommée Irma Schepens. Le mariage eu lieu le 26 novembre 1930 en l'église Saint-Eloi de Gentbrugge[36].

Le vieux Jérome est mort, Journal de Roubaix du 25 février 1931.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville est prise le 24 mai 1940 par les Allemands pendant la bataille de France au début de la Seconde Guerre mondiale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 24 juin 1956 à Roubaix, lithographie d'Abel Leblanc

Dans la population roubaisienne du milieu des années 1990, environ 30 000 personnes, soit 30 % de la population totale, sont étrangères ou d’origine étrangère. Parmi celles-ci 63 % sont issues de pays « hors CEE »[37].

La mairie de Roubaix témoigne de la grande prospérité passée de la ville. Sur son fronton sont représentés les différents métiers exercés dans la ville au XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Les cantons de Roubaix dans leur arrondissement.

En France, la commune de Roubaix fait partie du département du Nord en région Hauts-de-France. Au sein de l’arrondissement de Lille, la commune appartient à Métropole européenne de Lille (MEL), avec 89 autres communes dont Lille.

La commune est découpée en deux circonscriptions. Depuis 2012, le canton de Roubaix-Ouest appartient à la septième circonscription du Nord tandis que les cantons de Roubaix-Centre, Roubaix-Nord et Roubaix-Est forment la huitième circonscription du Nord.

En 2010, la commune de Roubaix a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[38].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Journal L'Égalité de Roubaix-Tourcoing en 1933

L'électorat de Roubaix a longtemps penché à gauche. Aux dernières élections législatives de 2017, la 7e circonscription du Nord et la 8e circonscription du Nord (regroupant Roubaix) ont obtenu respectivement au second tour les résultats suivants : Francis Vercamer (Union des indépendants) 53,5 % contre 46,5 % Arnaud Verspieren (Mouvement démocrate)[39] et Catherine Osson (La République en marche !) 71,69 % contre Astrid Leplat (Front national) 28,31 %[40].

La mairie de Roubaix est remportée en 2014 par Guillaume Delbar[41], représentant l'Union de la Droite et membre du parti UMP; il obtient ainsi 36 sièges contre 17 à l'opposition[42].

Ségolène Royal y obtient 60,07 % au second tour de la présidentielle de 2007[43] et François Hollande 67,35 % au second tour de la présidentielle de 2012[44].

Aux législatives, le candidat de la gauche y devance nettement le candidat de la droite ou du centre (57,82 % en 2007[45], 72 % en 2012[46]).

L'abstention y est forte, au point que la ville est parfois surnommée « capitale de l’abstention ». La participation y était de 69,7 % aux élections présidentielles de 2012 et de seulement 44,4 % aux élections municipales de 2014[47].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Roubaix.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
17 décembre 1901 Henri Carette POF Cabaretier puis marchand de journaux
Conseiller général du canton de Roubaix-Est (1892 → 1895)
26 janvier 1902 Édouard Roussel UDR Industriel et ingénieur IDN
Conseiller général du canton de Roubaix-Ouest (1928 → 1940)
19 mai 1912 Eugène Motte FR Industriel
Député de la 7e circonscription de Lille (1898 → 1906)
Conseiller général du canton de Roubaix-Est (1895 → 1910)
7 mars 1915 Jean-Baptiste Lebas SFIO Comptable
Conseiller général du canton de Roubaix-Ouest (1910 → 1928)
21 octobre 1918 Henri Thérin POF Tisserand puis cabaretier
juin 1940 Jean-Baptiste Lebas SFIO Comptable
Député de la 7e circonscription de Lille (1932 → 1942)
Conseiller général du canton de Roubaix-Est (1928 → 1940)
Président du conseil général du Nord (1937 → 1940)
Fleuris Vanherpe SFIO Cafetier
décembre 1941 Marcel Guislain SFIO Médecin et chef de service au centre hospitalier de Roubaix
Alphonse Verbeurgt SFIO Ouvrier textile et syndicaliste
[48] juillet 1942 Charles Bauduin SFIO Ouvrier teinturier et cabaretier
[49] 13 mars 1977 Victor Provo SFIO puis PS Fonctionnaire territorial
Sénateur du Nord (1974 → 1977)
Député de la 2e circonscription du Nord (1952 → 1958)
Conseiller général du canton de Roubaix-Est (1949 → 1973)
6 mars 1983 Pierre Prouvost PS Directeur de société
Député de la 7e circonscription du Nord (1978 → 1986)

(démission)
André Diligent UDF-CDS Avocat
Député européen (1979 → 1984)
Sénateur du Nord (1983 → 2001)
René Vandierendonck UDF-CDS
puis DVG puis PS
Administrateur territorial
Sénateur du Nord (2011 → 2017)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (2010 → 2011)
Pierre Dubois PS Ancien chargé de mission
en cours Guillaume Delbar UMP-LR puis DVD Entrepreneur
Conseiller régional des Hauts-de-France (depuis 2015)
10e vice-président de la région Hauts-de-France (depuis 2015)
3e vice-président de la MEL (depuis 2014)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune est densément habitée et a souffert de profondes séquelles de l'industrie lourde et des deux guerres mondiales. Elle travaille à la requalification environnementale de son patrimoine.

Le territoire communal est marqué par un déficit d'espaces-verts (10 m2 par habitant, au moment de la réflexion sur la trame verte et bleue dans les années 2000). En 2018, Roubaix disposait d'environ 145 ha d'espaces verts qui sont gérés depuis 2001, dans une démarche de gestion différenciée[50]. Roubaix est également signataire de la Charte de l'Arbre depuis 2004, et dispose d'un patrimoine arborée remarquable constitué d'un quinzaine d'arbres classés et protégés depuis 2018.

La ville est également une des premières en France à réhabiliter en 2010-2011 une école de 1965 (groupe scolaire Buffon) en un bâtiment passif (label Passivhaus)[51]. Elle accueille également le 1er bâtiment labellisé Cradle to Cradle en France (Maison du projet de la Lainière sur Roubaix-Wattrelos)[52]

Depuis 2014, la municipalité s'est engagée en faveur d'une trajectoire zéro déchet ; faisant partie de la 1re vague des territoires labellisés "zéro déchet zéro gaspillages" par le ministère de l'Environnement[53].

En 2015 a été validé un schéma directeur cyclable qui permet la réalisation progressive de continuité cyclables sur l'ensemble de la ville.

En 2017, la ville a voté une stratégie ville nourricière visant à utiliser 15 ha de friches industrielles pour atteindre une autonomie alimentaire partielle en fruits et légumes pour 5 % de la population[54].

En juin 2018, Roubaix a été la première ville des Hauts-de-France à mettre en œuvre l'Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) pour les agents de la ville.

L'objectif de Roubaix est de figurer parmi les villes les plus dynamiques en termes de transition écologique en France et en Europe.

Sécurité[modifier | modifier le code]

En 2009, Roubaix possède un taux de criminalité de 83,62 actes pour 1 000 habitants, très inférieur à celui de Lille (106,45 actes pour 1 000 habitants), comparable à celui de villes de taille équivalente comme Amiens (88,03) ou Antibes (81,57), et néanmoins supérieur au taux moyen de 75,28 des villes françaises de 100 000 à 250 000 habitants[55]. Comme pour toutes les villes françaises, ce taux est sensiblement plus élevé que la moyenne nationale (56,39).

En 1996, un gang baptisé le gang de Roubaix a commis des actes graves de délinquance (avec armes)[56].

Lors des émeutes en banlieues de l'automne 2005, Roubaix fut l'une des villes où des violences ont été constatées.

La politique de la ville tente de réduire la criminalité (instauration des patrouilles de l'Unité territoriale de quartier dans les quartiers les plus sensibles, renforcement des effectifs policiers) ; certains quartiers de Roubaix restent « à risque » (situation entraînant par exemple un arrêt temporaire de lignes de bus en 2008[57]). La proximité avec les frontières belge et néerlandaise favorise également le trafic de drogue dans la ville ; un réseau de trafic de stupéfiants a été démantelé en 2009[58].

Le , le ministère de l'Intérieur, dirigé par Manuel Valls annonce l'instauration de 49 zones de sécurité prioritaire dont celle de Roubaix-Wattrelos-Tourcoing. Cette ZSP est la plus grande de France et regroupe environ 90 000 habitants. Les quartiers de Roubaix inclus dans cette zone sont : l'Alma, l'Épeule, le Fresnoy, le Cul de four[12], les Trois ponts, le Pile, le Nouveau-Roubaix et l'Hommelet. Néanmoins, cette ZSP n'a pas réellement apporté de moyens supplémentaires sur la ville.

Le 8 février 2018, Gérard Collomb a annoncé que la ville de Roubaix était retenue parmi les 30 villes ou territoires où la police de sécurité du quotidien sera déployée à partir de 2019.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[61],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 96 077 habitants[Note 2], en augmentation de 1,44 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 1208 0918 72412 17018 18719 45524 80231 03934 698
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
39 44549 27465 09175 98783 66191 757100 299114 917124 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
124 365121 017122 723113 265117 209117 190107 105100 978110 067
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
112 856114 547109 553101 60297 74696 98497 95294 18696 077
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique
Les Archives nationales du monde du travail dans l’ancienne usine Motte-Bossut.

L’urbanisation a conduit à la formation d’une agglomération continue entre Roubaix et ses voisines les plus peuplées, Lille et Tourcoing, sans compter des dizaines de communes moins peuplées de la communauté urbaine.

La ville dut son développement à l’industrie textile dont l’activité a beaucoup diminué par la suite. Peinant à se reconvertir, elle a vu partir de nombreux habitants (sa population dépassa cent vingt mille habitants dans la première moitié du XXe siècle).

Roubaix fut très longtemps la commune de France la plus peuplée à n'être ni chef-lieu de département ni chef-lieu d’arrondissement. C'est maintenant la troisième derrière Villeurbanne et Montreuil.

Marquée encore par de nombreuses difficultés, la ville de Roubaix compte plus des trois-quarts de sa population qui habitent en quartier prioritaire de la politique de la ville. Roubaix est une des communes françaises les plus pauvres avec un revenu disponible par unité de consommation de 13 264 , un taux de chômage de 30,9 % de la population active et 43 % des habitants vivant sous le seuil de pauvreté[64]. Les nombreuses entreprises implantées sur la ville[65] et la Zone Franche en centre-ville créent des emplois qui ne profitent pas forcément aux habitants roubaisiens[66].

C'est aussi l'une des villes les plus inégalitaires de France[67]. En 2011, le coefficient de Gini, qui permet de mesurer les inégalités de revenus, se situait à 0,49. La même année, Roubaix compte 155 redevables de l'Impôt de solidarité sur la fortune ayant un patrimoine moyen de 2,85 millions d'euros, soit la 24e moyenne au niveau national[68].

La population roubaisienne est très mobile : la ville connait un taux de turn over de 42 % entre 2003 et 2008[69].

Roubaix est aussi l'une des villes les plus jeunes de France. Ainsi, en 2012, près de la moitié de la population (49,39 %) avait moins de 30 ans. En 2012, 12,83 % de la population est étudiant ce qui fait de Roubaix le 2e pôle étudiant de la Métropole européenne de Lille.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]
Pyramide des âges à Roubaix en 2007 en pourcentage[70].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
3,4 
75 à 89 ans
6,4 
8,1 
60 à 74 ans
8,8 
15,5 
45 à 59 ans
15,8 
21,0 
30 à 44 ans
20,3 
23,7 
15 à 29 ans
24,0 
28,1 
0 à 14 ans
24,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[71].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Immigration[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, la population compte 18 163 immigrés en 2011 soit 19,3 % de la population totale. 12,1 % des habitants sont nés au Maghreb[72]. En 2016, la population roubaisienne de sensibilité musulmane s'élève à 40 %[73], un tiers des fidèles des communautés évangéliques de la ville est d'origine maghrébine[73].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Roubaix fait partie de l'académie de Lille et abrite de nombreux établissements scolaires publics et privés.

On peut noter la présence de 2 établissements originaux dans le cycle primaire:

  • L'école privée sous contrat Jeanne d'Arc, établissement mettant en œuvre la pédagogie Montessori de la maternelle à la fin du primaire, un des rares établissements sous-contrat appliquant cette pédagogie en France.
  • L'école privée hors contrat La Cordée.

La ville est progressivement devenue un pôle d'enseignement supérieur. Elle accueille environ 10 000 des 107 000 étudiants[74] de l'enseignement supérieur la métropole lilloise; c'est son troisième centre universitaire après Lille et Villeneuve-d'Ascq. De nombreuses institutions publiques et privées sont présentes à Roubaix en cycle universitaire :

À l'exception notable du groupe EDHEC, installé dans un campus boisé qui lui est spécifique, ces différents établissements sont dispersés dans le tissu urbain, du centre-ville surtout. Nombre d'entre eux occupent d'anciennes usines ou autres bâtiments issus de l'activité textile. Une autre ancienne usine (Vanoutryve) accueille le groupe Pôle 3D, site d'excellence spécialisé dans les industries créatives du numérique.

Le Campus de la Gare (situé à proximité de la Gare de Roubaix) construit à partir de 2015 et en constant agrandissement, regroupe dans des locaux ultra-modernes plusieurs composantes de l'Université de Lille (LEA, IMMD, IUT C) ainsi que des résidences et restaurants universitaires, ou encore des hôtels.

Santé[modifier | modifier le code]

La Ville de Roubaix est membre du Réseau français des Villes-Santé de l’OMS depuis 2001. Ce réseau vise à agir sur les inégalités de santé en France et à soutenir les initiatives d'actions publiques en faveur de la santé pour tous[77]. La Ville bénéficie de plusieurs organismes de santé publique:

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Roubaix.

La ville est connue internationalement pour être l'arrivée de la course cycliste du Paris-Roubaix, qui se tient le deuxième dimanche du mois d'avril. Roubaix dispose de deux vélodromes, particularité unique en France, situés dans le Parc des Sports, énorme complexe sportif à l'est de la ville.

Roubaix a également été une étape presque incontournables du Tour de France jusqu'en 1994, tradition avec laquelle elle a renoué en accueillant l'arrivée de la 9e étape du Tour de France 2018.

Mais la ville recèle également de nombreuses autres pépites du sport.

  • Athlétisme : la ville de Roubaix compte un club d’athlétisme (le Roubaix Athlétisme) et un club de marche athlétique (le Club des marcheurs de Roubaix) qui organise chaque année à la mi-septembre les 28 heures internationales de Roubaix à la marche.
  • Aviron : Émile Delchambre, Henri Bouckaert, Henri Hazebrouck, Jean Cau et Charlot, membres du Cercle de l’Aviron de Roubaix furent champions olympiques en quatre avec barreur en 1900.
  • Boxe : Roubaix compte 3 clubs de boxe dont le Boxing club de Roubaix, grand club national qui compte comme champion, Maïdin Elgarni, triple champion de France dans la catégorie Légers.
  • Cyclisme : le vélo club de Roubaix est un des grands clubs formateurs du cyclisme (piste et route), de nombreux champions olympiques français y ont fait leur formation comme Arnaud Tournant. Le club est l’organisateur de la classique du Paris-Roubaix dont l’arrivée se déroule au Vélodrome André-Pétrieux.
  • Cyclo-cross : Roubaix a accueilli quatre manches de la Coupe du monde de cyclo-cross en (2008-2009, 2009-2010, 2012-2013, 2014-2015).
  • Escrime : Le Cercle d'escrime de Roubaix représente un des clubs les plus importants de France, spécialisé en sabre, il a déjà figuré sur le podium des championnats de France. Il possède des tireurs internationaux notamment Saoussen Boudiaf qui a été sacrée championne d'Europe junior 2013 à Moscou et vice championne d'Europe avec l'équipe de France
  • Football : Roubaix a brillé en football en division professionnelle lorsque ses clubs ont su s’unir à ceux de Tourcoing : CO Roubaix-Tourcoing. En 1933, la finale de la Coupe de France de football a opposé deux clubs roubaisiens : l’Excelsior Athlétic Club de Roubaix contre le Racing Club de Roubaix. L’Excelsior a gagné 3 à 1.
  • Futsal : Roubaix AFS en Division 1 et Roubaix Futsal en Division 2.
  • Marche athlétique : L'une des plus longues courses de cette discipline se dispute à Roubaix chaque année, les 28 h de Roubaix. Elle accueille l'élite de ce sport autour du parc Barbieux. Le record actuel est de 255 km sur les 28heures. La course fêta sa 60e édition en septembre 2013.
  • Rugby à XV : Le Rugby Club Roubaix est en division d'honneur dans le comité des Flandres de rugby sur la saison 2017-2018 et passera en Fédérale 3 la saison prochaine. Les matchs à domicile se déroulent sur le stade Maillard (Vélodrome de Roubaix).
  • Rink hockey : Le Club des Patineurs de Roubaix, actuellement en division 2.[réf. nécessaire]
  • Échecs : Le club Roubaix-Echecs, siégeant au pôle ressource jeunesse Laennec rue Joseph Dubar a vu le jour en décembre 2014 grâce a l'initiative d'Eleuthère Moreau, président du Comité Départemental du Jeu d’Échecs (CDJE59).

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Roubaisiens disposent de lieux de culte suivant leur religion; la majorité des Roubaisiens suivant une religion sont majoritairement catholiques (regroupés en cinq paroisses), puis musulmans (regroupés en sept mosquées). Les minorités concernent les protestants qui suivent différentes dénominations, les bouddhistes regroupés en cinq petits lieux de culte et enfin quelques familles israélites.

Culte bouddhiste[modifier | modifier le code]

La ville de Roubaix abrite cinq temples bouddhistes :

  • La pagode laotienne Lao Bouddha-Viharn, boulevard de Strasbourg ;
  • La pagode lao-thaï Wat Bouddha Bouxa Voramahavihaan, rue Favreuil ;
  • La pagode khmère Wat Raksmeysamaki, rue Horace Vernet ;
  • La pagode thaïlandaise Wat Yanwattanaram (thaï : วัดญาณวัฒนาราม), rue de Lannoy ;
  • La pagode vietnamienne Chúa Hô QuÓc, rue Daubenton.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin, de nuit.

La ville de Roubaix comprend plusieurs lieux de culte catholiques regroupés en cinq paroisses, dont :

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La présence d'une pratique cultuelle juive à Roubaix remonte à 1878[79], lorsqu'un temple voué au culte israélite est ouvert au numéro 51 de la rue des Champs[80]. Depuis sa destruction dans les années 2000[80], la ville n'abrite plus aucun lieu de culte israélite[81].

Culte musulman[modifier | modifier le code]

À côté de quelques salles de prières, la ville de Roubaix accueille sept lieux de culte musulman :

  • La mosquée salafiste Abou Bakr Essedik, place Faidherbe (un projet de construction est en cours pour déplacer la mosquée derrière les bâtiments de la Condition publique)[82] ;
  • La mosquée Arrahma, rue d'Anzin ;
  • La mosquée Bilal, rue de l'Épeule, inaugurée en 2012, elle peut accueillir 2 000 fidèles[73] ;
  • La mosquée turque[83] Eyüp Sultan, rue de Daubenton ;
  • La mosquée tabligh[84] Da'wa, rue Archimède. Le nom de la mosquée est évoqué dans différentes affaires criminelles dont celle du Gang de Roubaix[85],[86]
  • La mosquée Sunna, rue Saint-Maurice ;
  • La mosquée Er-Rahma, rue de Croix.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Ouvriers d'une usine Motte de Roubaix en 1910.

La position économique de Roubaix depuis la fermeture de nombreuses usines et la régression des emplois dans la ville, associée à une forte population d'ascendance ouvrière, en font une ville pauvre.

Roubaix demeure cependant un important pôle d'emploi, même si beaucoup de ceux-ci ne correspondent pas au niveau de qualification de la population résidante.

Textile[modifier | modifier le code]

Peignage Motte à Roubaix.
Porte monumentale du grand palais des industries textiles à l'exposition internationale du Nord qui s'est tenue à Roubaix en 1911.

Roubaix est appelée le « Manchester français » au XIXe siècle, rivalisant et même dépassant la puissance textile anglaise.

Les ateliers textiles se développent beaucoup aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il se crée de véritables dynasties de marchands-fabricants roubaisiens dont demeure aujourd’hui « Schlumberger » de NCS dans les quartiers limitrophes avec Tourcoing. En 1820, la machine à vapeur fait son apparition ; en 1843, ce sont les self-acting mules grâce à Louis Motte-Bossut permettant le développement des grands ateliers mécaniques. À la fin du XIXe siècle, le rayon d’action de la ville s’étend au monde entier. À l’Exposition universelle de 1889 à Paris, huit maisons roubaisiennes sont représentées. En 1911, Roubaix, centre européen du textile, reçoit la visite du président Armand Fallières. C'est l’apothéose : la ville héberge l’Exposition internationale du textile et son hôtel de ville, œuvre de Victor Laloux édifié à la gloire de l’industrie textile, est inauguré. Cette grande prospérité économique liée en partie à la révolution industrielle n’est pas sans engendrer des conditions de travail difficiles.

Les quatre années d’occupation allemande durant la Première Guerre mondiale (1914-1918) laissent Roubaix nue et décharnée. Tous les stocks, tous les outils, beaucoup d’hommes ont disparu, soixante-quinze victimes sont d'ailleurs recensées à l’École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT) de Roubaix. L’industrie textile est exsangue. Pourtant, en 1929, Roubaix a retrouvé sa place de capitale du textile. La crise de 1929 survient, puis les grèves de 1931-1932.

À partir de 1970, les difficultés s’accumulent sur l’industrie textile roubaisienne. Les dirigeants n’ont pas vraiment investi dans les textiles synthétiques ; le matériel de production est trop vieux pour soutenir une nouvelle course à la rentabilité. On[Qui ?] commence à sentir la concurrence des ateliers des pays du Tiers Monde où les entreprises ne supportent pas les cotisations sociales pour une main d’œuvre bon marché. Les usines textiles ferment à Roubaix dès 1975 et leur matériel est souvent vendu dans ces pays. La ville s’enfonce dans le marasme et le chômage. La Lainière de Roubaix (Prouvost) employant plus de dix mille personnes encore aux débuts des années 1970 ferme définitivement au tout début des années 2000.

S'il ne reste quasiment plus de production textile d'habillement, il subsiste en revanche des entreprises de textiles techniques de référence (Westafrance).

Par ailleurs, de nombreuses entreprises de référence de l'habillement sont encore basées sur Roubaix et font de la vente (La Redoute (Famille Pollet), Camaïeu, Okaïdi, Happychic ou Damart). Si la production est désormais réalisée à l'étranger, la conception des produits reste réalisée à Roubaix.

Depuis 2013, Roubaix accueille sur le site de l'Union le Centre Européen des Textile Innovants, un équipement de premier plan permettant aux entreprises de textile techniques de la région de disposer d'un laboratoire d'essai partagé.

La ville voit également revenir depuis quelques années une dynamique textile, avec par exemple la création du Tiers lieu Plateau Fertile dédié au textile ou encore le retour très symbolique des ateliers de l'entreprise Vanoutryve dans sa ville d'origine en 2018[88].

Assurances[modifier | modifier le code]

Le siège du courtier en assurances Verspieren a été longtemps situé à Roubaix mais a déménagé en 2008 à Wasquehal dans la ZAC du Grand Cottignies. Actuellement sur ce même site est installé le siège régional de l'assurance Swiss Life.

Commerce[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, la ville de Roubaix tente à l’image de Troyes de devenir une place importante du tourisme d’achat. Le précurseur de ce mouvement est L’Usine, située dans une ancienne usine, il est désormais rejoint par le centre Mc Arthur Glen.

Nouvelles technologies[modifier | modifier le code]

  • Siège de la société OVH, leader européen du cloud, entreprise en forte croissance, considérée comme la plus grosse licorne française, et dont le dirigeant Octave Klaba a été désigné comme entrepreneur de l'année 2017[89].
  • Siège de la société Ankama (au sein de la Plaine Image), studio de création multimédia touchant le jeu vidéo, l'animation, la bande-dessinée, etc. De par son échelle et son importance dans ces domaines elle constitue un atout pour la ville de Roubaix.
  • Cluster Bl@nchemaille, dédié à l'e-commerce, pilotée par EuraTechnologies, crée en 2015.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, la ville de Roubaix est classée ville d’art et d’histoire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

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L'église Saint-Martin.
  • L’église Saint-Martin, la plus ancienne de la ville, dont l’origine pourrait remonter au IXe siècle (vers 881-887). Elle a été reconstruite de 1468 à 1521, à l’exception du chœur, et totalement remaniée et agrandie vers 1848 par Charles Leroy, architecte de la cathédrale de Lille. La chapelle Saint-Pierre datait de 1468, celle de Sainte-Croix de 1493, la tour de 1471, le doxal de 1654, la sacristie de 1734, les fonts baptismaux de 1824. Elle contient quatre monuments funèbres, un tableau de Van Audenaerd et trois de Watteau. Un fragment du mausolée du dernier seigneur de la maison de Roubaix, mort en 1498, est conservé à la bibliothèque de la ville. L'église Saint-Martin a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2009.
  • La chapelle des Carmélites, bâtie en 1830.
  • L'église Notre-Dame, consacrée en 1846, érigée en paroisse en 1849. Désacralisée en 1983, inscrite aux monuments historiques en 1983[90].
  • L’église Saint-François, dite des Pères récollets, achevée en 1860[91].
  • L’église du Tilleul ou Sainte-Élisabeth, dont la première pierre a été posée le 3 juin 1860 et achevée en 1863 (style néo-roman), inscrite aux monuments historiques en 2014[92].
  • L'église Saint-Joseph, église néo-gothique achevée en 1878, selon les plans de Jean-Baptiste Bethune. Classée au titre des monuments historiques en 1993[93], restaurée en 2016.
  • L'ancien couvent des Clarisses, construit en style néo-gothique par le baron Bethune en 1874-1876, inscrit aux monuments historiques en 2010[94]
  • L'ancien couvent de la Visitation, construit en style Renaissance italienne par Paul Destombes en 1877-1882.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste, construite en 1887-1890, inscrite aux monuments historiques en 2014.

Roubaix possédait diverses chapelles dont il ne reste que le souvenir :

  • La chapelle du Saint-Sépulcre, fondée en 1463 par Pierre de Roubaix, démolie en 1844.
  • La chapelle de l'hôpital Sainte-Élisabeth, fondée en 1488 par Isabeau de Roubaix qui y fut enterrée et dont on conserve à la bibliothèque de la ville trois livres d'heures, dont l'un comporte dix-sept miniatures attribuées à Vanderheyden ou à ses élèves.
  • La chapelle Saint-Georges-et-Saint-Sébastien, fondée au XVe siècle par Pierre de Roubaix pour les compagnies du Serment, archers et arbalétriers, démolie en 1711.
  • La chapelle Saint-Joseph de Fonienoit, dont on ignore l'origine. Elle existait encore en 1790.
  • La chapelle Carette, dédiée à Notre-Dame d'Assistance, bâtie en 1718, démolie en 1858.

Architecture industrielle[modifier | modifier le code]

Les châteaux d’industrie, les courées, en particulier :

  • L'ancienne filature de coton et de laine Motte Bossut et Cie fondée en 1843. Réhabilitée, elle héberge aujourd'hui le Centre des archives du monde du travail. Elle a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1978[95].
  • La Condition publique, ancien bâtiment de conditionnement de la laine des années 1900, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[96].
  • L'usine textile Delattre, construite en 1840, rue du Curoir, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[97].
  • La Teinturerie Millecamps, des années 1890, rue Philippe-Lebon, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[98].
  • Les courées Dubar et Dekien, rue Jean-Moulin et rue Chanzy, des années 1840 à 1880, inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[99].
  • L’Usine Wibaux-Florin, usine de tissage Filature Teinture reconstruite en 1892[100]
  • L'hôtel Auguste-Lepoutre, construit durant les années 1880 pour Amédée Prouvost, au 301 de l'avenue des Nations-Unies, exemple de maison d'industriel inscrite aux monuments historiques en 1999[101].

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Vers le milieu du XVe siècle, Pierre de Roubaix fit bâtir un château-fort entouré d'une double enceinte de fossés. Une rue traverse maintenant l'emplacement de cette forteresse qui, durant trois siècles, servit de refuge aux habitants quand le territoire était envahi.
  • La Piscine, transformée en musée d’art et d’industrie par Jean-Paul Philippon. Édifiée entre 1927 et 1932 par l’architecte lillois Albert Baert, elle est fermée en 1985 pour des raisons de sécurité. Réhabilitée, elle abrite désormais, sur onze mille mètres carrés, les collections des Beaux-Arts et des Arts Décoratifs du musée d’art et d’industrie de Roubaix, fermé au public en 1940.
  • L’hôtel de ville, œuvre de l’architecte Victor Laloux, inauguré en 1911. Hymne à la gloire de l’industrie textile, elle est notamment remarquable par sa frise qui présente six tableaux illustrant les différents aspects du travail de la laine et du coton (la récolte du coton et la tonte de la laine, le lavage et le peignage, la filature, le tissage, la teinture et les apprêts et la manutention finale). Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1998[102].
  • Le palais de justice, dit hôtel Pierre-Catteau, des années 1880, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[103].
  • L'hôtel Prouvost, de 1878, qui héberge aujourd'hui la caisse primaire d'assurance maladie, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[104].
  • Le rang de 17 façades de maisons bourgeoises entre les no 52 et 88 du boulevard du Général-de-Gaulle, inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[105].
  • La maison du peintre Rémy Cogghe, 22 rue Rémy-Cogghe, construite de 1893 à 1897 par l’architecte roubaisien Paul Destombes, inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1998[106].
  • La maison de l’architecte Pierre Neveux, construite par lui-même en 1935, 40 rue Anatole-France. Contemporaine de la villa Cavrois de Robert Mallet-Stevens, elle associe des éléments de modernité et d’Art déco et a été inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1998[107].
  • L'École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT) dans un vaste bâtiment de 1889 inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1989[108].
  • L'ancienne salle de gymnastique La Roubaisienne, rue Chanzy, de 1876, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1997[109].
  • L'hospice Barbieux, de 1894, qui renferme en son centre un jardin de Georges Aumont, paysagiste du parc Barbieux, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1998[110].
  • Le Discobolos, sculpture de Wim Delvoye à l'angle de la rue Saint-Antoine et de l'avenue des Nations-Unies, commandé par des habitants du Comité de quartier de l'Hommelet.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée d’art et d’industrie.
Un métier Jacquard.
  • La Piscine, Musée d'art et d'industrie, un des plus beaux musées des Hauts-de-France et sans doute un des plus attachants[111], qui présente, autour de l'ancien bassin de la Piscine Art-Déco construite en 1930 une grande collection de sculptures et peinture des XIXe et XXe siècle. Il est également riche d'une très grande collection de textiles et de céramiques. Agrandi en 2018, le musée de la Piscine présente désormais également 3 nouveaux espaces: une salle dédiée à l'histoire de Roubaix, l'atelier Bouchard qui recompose en l'état l'atelier du sculpteur tel que laissé à sa mort, et enfin, un espace dédié au Groupe de Roubaix.
  • Manufacture des Flandres / musée du Jacquard : histoire du tissage et de la technique Jacquard de 1804 à nos jours, avec une quinzaine de métiers à tisser en fonctionnement[112]. Cet équipement, qui fait déjà figure de plus important musée textile de la Métropole Européenne de Lille, doit devenir dans les prochaines années le musée Textile de référence dans les Hauts-de-France.

Archives nationales du monde du travail[modifier | modifier le code]

Inaugurées en 1993 sous le nom de Centre des archives du monde du travail, les Archives nationales du monde du travail sont logées dans l’ancienne filature Motte-Bossut, construite entre 1862 et 1891, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1978.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le parc Barbieux, d’une superficie de trente-quatre hectares, aménagé entre 1879 et 1905.
  • La salle du Colisée, conçue par l'architecte Édouard Lardillier[113] et édifiée en 1951. L'établissement abrite le Centre chorégraphique national Roubaix - Nord-Pas-de-Calais, dirigé de 2004 à 2013 par Carolyn Carlson.
  • La Condition publique, une des Maisons folies de Lille 2004, centre culturel proposant des concerts, des événements mensuels, de nombreuses expositions, un bazar et un restaurant, situé dans un bâtiment industriel de 1902 destiné au conditionnement de la laine et des soies et au contrôle de la qualité des textiles avant leur vente.
  • Le grand cimetière de Roubaix, représentatif d’une époque marquée par l’influence des grandes familles industrielles.
  • La gare de Roubaix.
  • Le centre hospitalier de Roubaix.
  • L'Usine, ancienne usine textile, reconvertie en centre commercial.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La ville de Roubaix accueille l'entreprise César Losfeld[114], entreprise d'affinage de fromages régionaux qui a transformé d'anciennes usines textiles pour affiner notamment la fameuse Mimolette.

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Salon de la BD et des Arts Graphiques en mai[115]
  • Roubaix fête la vie de quartiers en juin 2009
  • Festival des Belles mécaniques (voitures anciennes) en juin
  • Festival Roubaix à l'accordéon en octobre
  • La Braderie de l'Art
  • Le Festival de l'Amitié et de la Citoyenneté en mai. En 2013, la ville de Roubaix fêtait la 11e édition de ce grand évènement.

Films[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Roubaix (Nord).svg
  • Roubaix possède deux blasons:
  • « Parti : au premier d’hermine au chef de gueules, au second d’azur au roc de sable encadré d’or, accompagné en chef d’une étoile du même accostée de deux canettes d’argent et en pointe d’une navette aussi d’or, à la bordure denchée du même »
  • « D’hermines au chef de gueules »[117].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roubaix, l'imaginaire en actes par Hervé Leroy, coll. "Passages en ville" Éditions : Light Motiv (59110 La Madeleine). Photographes : Jean-Pierre Duplan et Eric Le Brun. Préface : Marie Desplechin. 112 pages.
  • 16, rue d'Avelghem par Xavier Houssin, , Buchet/Chastel, 2004 - roman - « À Roubaix, la rue d'Avelghem est empreinte de souvenirs pour le narrateur », début du résumé de quatrième de couverture de l'éditeur.
  • Question de la distribution des eaux à Roubaix par Ernoult-Bayart et Tiers-Bonte, 2 décembre 1857, Éditeur Reboux, 1857

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[118][modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Désormais, Tourcoing est plus peuplée que Roubaix », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 22 janvier 2018)
  2. « Quel est le taux de pauvreté dans ma commune ? », sur La Gazette des Communes (consulté le 21 mars 2018)
  3. « A Roubaix, des maisons au prix de la baguette », sur Le Monde.fr (consulté le 21 mars 2018)
  4. « A Roubaix, des pionniers du « zéro déchet » citoyen », sur Le Monde.fr (consulté le 21 mars 2018)
  5. « Quand Roubaix suscite l'attachement viscéral de ses habitants », sur www.nordeclair.fr, (consulté le 21 mars 2018)
  6. Guide de la géologie en France, éditions Belin, 2008, chapitres "Nord-Pas-de-Calais" et "Picardie"
  7. Présentation générale du territoire Communautaire et environnement sur le site du plan local d'urbanisme, octobre 2004
  8. Données fournies par le modèle numérique de terrain GTOPO30
  9. Roubaix sur le site deClimate-data.org
  10. collectif, Lille métropole un siècle d'architecture et d'urbanisme 1890-1993, Paris, Le Moniteur, , 176 p. (ISBN 2-281-19075-7)
  11. Collectif sous la direction de Thierry Baert, Métamorphoses - la réutilisation du patrimoine industriel de la métropole lilloise, Paris, Le Passage, , 246 p. (ISBN 978-2-84742-282-5)
  12. a et b Ce quartier est aujourd'hui connu chez les plus jeunes sous le nom de « MADESC » acronyme de l'ancienne maison de quartier (Maison du Développement Économique Social et Culturel) sise au 135, rue de Flandre) ; Dominique Duprez, Mahieddine Hedli : Le mal des banlieues?: sentiment d'insécurité et crise identitaire. Éditions L'Harmattan, Paris 1992, p. 70 (ISBN 978-2-73841-168-6)
  13. Le Point, magazine, « Roubaix: lancement mercredi de l'opération "maison à un euro" avec travaux », Le Point,‎ (lire en ligne)
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  15. « Buitenlandse Aardrijkskundige Namen », taaladvies.net (consulté le 29 avril 2014)
  16. « Etude linguistique ou historique de l'origine des noms de lieu en Flandre-française », flandrianostra.org (consulté le 29 avril 2014)
  17. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1978. Article Rebais, p. 559.
  18. Ernest Nègre, op. cit.
  19. Ferdinand Lot, Naissance de la France, , 793 p., p. 142
  20. (en) T. F. Hoad, The Concise Oxford Dictionary of English Etymology, Oxford, Oxford University Press, , p. 36b
  21. a b et c Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique (du Ier à la fin du Ve siècle), éditions Klincksieck, , p. 32-33
  22. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 127. Articles Rançon et Rebets
  23. Duden Herkunftswörterbuch, Band 7, Dudenverlag (ISBN 3-411-20907-0). p. 597b.
  24. Site du CNRTL : étymologie de "roseau"
  25. Ibid.
  26. Duden, op. cit.
  27. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  28. « Ascq sous la Révolution », « 1802 », Part. 2, Chap. 6, page 98, Essai de l'histoire d'Ascq et de ses environs, Pierre Delebart, Imprimerie R. Boulonnais, Ascq, 1952.
  29. a et b Commandant Lévi, La défense nationale dans le Nord en 1793 Hondschoote, Dunkerque, (lire en ligne), p. 63-64
  30. Marie-Léonie Vanhoutte (wikimanche.fr)
  31. Alfred Goblet, Le Peignage de la laine à Roubaix. Tourcoing et son évolution économique et sociale : thèse pour le doctorat, sciences politiques et économiques, Lille, Faculté de droit de l'Université de Lille, , 233 p. (lire en ligne).
  32. Gazette du Nord du 28/04/1912 (bn-r.fr)
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  34. [=Journal%20de%20Roubaix&pr_annee=1931&pr_mois=02&pr_jour=25&date_debut=&date_fin=&from=presse&sort=tri_titre%20asc,date_formated%20asc&start=0&nb=3 Le journal de Roubaix du 25/02/1931] (bn-r.fr)
  35. [=Journal%20de%20Roubaix&pr_annee=1930&pr_mois=11&pr_jour=10&date_debut=&date_fin=&from=presse&sort=tri_titre%20asc,date_formated%20asc&start=0&nb=3 Le journal de Roubaix du 10.111.1930] (bn-r.fr)
  36. Journal de Roubaix du 23/11/1930 (bn-r.fr)
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  55. « Criminalité et délinquance constatées en France - Année 2009 », sur la Bibliothèque des rapports publics, (consulté le 13 août 2012).
  56. France: il y a vingt ans, les «islamo-braqueurs» du «Gang de Roubaix», rfi.fr, 29 mars 2016
  57. À Roubaix, certains quartiers « à risque » ne sont plus desservis par les bus
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  74. données issues des travaux menés par l'Agence de développement et d'urbanisme de Lille métropole dans le cadre de l'élaboration du Schéma métropolitain de l'enseignement supérieur et de la recherche
  75. http://www.grand-lille.cci.fr/2011/08/26/cepreco/
  76. Fondée après la Première Guerre mondiale, l'École de reconversion professionnelle André Maginot l'E.R.P. André Maginot, située du Général Sarrail en centre-ville, reconvertit des adultes ayant la qualité de travailleurs handicapés ou celle de salariés en difficulté de santé sur leur poste de travail, pour suivre des formations menant au bac professionnel (http://www.erpmaginot.fr/).
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  84. http://www.lexpress.fr/informations/roubaix-l-imam-l-a-tuee_598651.html
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  86. La ville de Roubaix va demander la fermeture de la mosquée Da'wa pour un problème de sécurité, france3-regions.francetvinfo.fr, 6 novembre 2014
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  92. Notice no PA59000187, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  95. Notice no PA00107791, base Mérimée, ministère français de la Culture et Notice no IA59001508, base Mérimée, ministère français de la Culture
  96. Notice no PA59000015, base Mérimée, ministère français de la Culture et Notice no IA59001624, base Mérimée, ministère français de la Culture
  97. Notice no PA59000016, base Mérimée, ministère français de la Culture
  98. Notice no PA59000017, base Mérimée, ministère français de la Culture
  99. Notice no PA59000018, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  101. Notice no PA59000042, base Mérimée, ministère français de la Culture
  102. Notice no PA59000020, base Mérimée, ministère français de la Culture
  103. Notice no PA59000026, base Mérimée, ministère français de la Culture
  104. Notice no PA59000027, base Mérimée, ministère français de la Culture
  105. Notice no PA59000028, base Mérimée, ministère français de la Culture
  106. Notice no PA59000022, base Mérimée, ministère français de la Culture
  107. Notice no PA59000023, base Mérimée, ministère français de la Culture
  108. Notice no PA00107907, base Mérimée, ministère français de la Culture
  109. Notice no PA59000011, base Mérimée, ministère français de la Culture
  110. Notice no PA59000013, base Mérimée, ministère français de la Culture
  111. « Arts : à Roubaix, une Piscine dans le grand bain », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  112. Manufacture des Flandres
  113. http://www.coliseeroubaix.com/le-colisee/histoire.php
  114. « Cesar Losfeld - Affineur Fromage », sur Cesar Losfeld - Affineur Fromage (consulté le 11 mars 2018)
  115. Salon de la BD et des Arts Graphiques de Roubaix
  116. NHL : Antoine Roussel, un jeune roubaisien fait de bons débuts dans la plus grande ligue de hockey-sur-glace.
  117. Source : Le généalogiste fou
  118. « Il était une fois Mamadou ndiaye », sur lemonde.fr,