Bruges

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Bruges
(nl) Brugge
Vue du Rozenhoedkaai (Quai Rozenhoed)
Vue du Rozenhoedkaai (Quai Rozenhoed)
Blason de Bruges
Héraldique
Drapeau de Bruges
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale
Arrondissement Bruges
Bourgmestre Renaat Landuyt (Sp.a) (2013-18)
Majorité sp.a, CD&V (2007-18)
Sièges
sp.a
CD&V
N-VA
Open Vld
Groen
Vlaams Belang
47 (2013-18)
14
13
10
5
3
2
Section Code postal
Bruges
Koolkerke
Sint-Andries
Sint-Michiels
Assebroek
Sint-Kruis
Dudzele
Lissewege
8000
8000
8200
8200
8310
8310
8380
8380
Code INS 31005
Zone téléphonique 050
Démographie
Gentilé Brugeois(e) / Brugelin(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
117 639 ()
48,64 %
51,36 %
850 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
17,96 %
61,60 %
20,44 %
Étrangers 3,05 % ()
Taux de chômage 5,58 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 14 592 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 51° 12′ Nord, 3° 13′ Est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
138,40 km2 (2005)
40,10 %
5,01 %
49,01 %
5,88 %
Localisation
Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Bruges et de la province de Flandre occidentale
Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Bruges et de la province de Flandre occidentale

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Bruges

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Bruges
Liens
Site officiel www.brugge.be

Bruges (prononcé /bʁyʒ/, en néerlandais Brugge) est une ville de Belgique située en Région flamande, chef-lieu et plus grande ville de la province de Flandre-Occidentale.

Elle est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial depuis l'an 2000. La ville a même la particularité de figurer trois fois sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Pour son centre historique, pour son béguinage faisant partie des Béguinages flamands et pour son beffroi repris parmi les Beffrois de Belgique et de France. En outre, elle est aussi reprise comme Patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO pour sa procession du Saint-Sang.

Elle fut également la capitale européenne de la culture en 2002, en même temps que la ville espagnole de Salamanque.

Elle est appelée « Venise du Nord » car elle possède de nombreux canaux qui encerclent ou traversent la ville et sur les bords du centre ville se trouvent encore des restes de forteresse ainsi que des moulins.

Bruges a encore un port important et héberge le Collège d'Europe.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Premières recherches étymologies[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention écrite vérifiable du nom de la ville est présente sur des pièces de monnaie de 875. Celles-ci mentionnent « Bruggia » et « Bruccia ». À cette époque, il était assez courant d'utiliser de façon interchangeable « g » et « c».

L'origine meême du nom de Bruges est, selon la tradition ancienne, une déformation du mot celte de la rivière canalisée Reie, qui coule à travers Bruges et dont l'embouchure se trouve sur la mer du Nord. Le nom de la rivière viendrait du mot celte « rogia » qui signifierait « eau bénite ». Les Celtes considérait les rivières et les sources comme des êtres divins et il est probable que le nom celtique correspondaient aux cours d'eau de Bruges. L'évolution progressive a fait que le nom de la rivière, « Rogia » ou « Ryggia », est également devenu le nom de la ville, « Bryggia ».

Il est également possible que le nom de la ville ait été influencé par le vieux norrois « Bryggja », qui désigne un « quai d'amarrage ». En effet, il y avait en 800 de nombreux contacts commerciaux avec la Scandinavie par la mer du Nord et les invasions normandes. Le nom de Bruges présente également des similitudes avec « Bryggen », le port historique de Bergen, qui, comme Bruges était une ville importante de la Ligue hanséatique au XIVe siècle.

Interprétations récentes[modifier | modifier le code]

Les premières recherches étymologiques ont été progressivement délaissées du fait de l'évolution des connaissances sur les frontières linguistiques. En effet, la frontière linguistique celte se trouvait alors sur le long de la côte sud de la Normandie[1], soit bien plus au sud de la ville. Aucune trace de langues celtiques ne fut prouvé à Bruges. Le mot « Reie » proviendrait du même mot indo-européen à l'origine des noms du Rhin et du Rhône, rēnos, qui signifie « rivière, fleuve » et, à l'origine, « qui coule, flot »[2].

La signification de « Bruges » serait tout simplement « pont » (« brug » en néerlandais, « bridge » en anglais). Un premier pont de bois aurait probablement été construit par les Romains à la hauteur de la Langestraat et de la Hoogstraat.

Géographie[modifier | modifier le code]

Photo satellite de Bruges.

Situation[modifier | modifier le code]

Emplacement[modifier | modifier le code]

Auparavant, la mer atteignait le nord de Bruges. La ville était alors relié à la côte par un chenal naturel, le getijdengeul qui était soumis à l'action des marées. La poldérisation progressive à partir du XIe siècle a fait disparaitre ces chenaux[3]. Aujourd'hui, le cœur historique de Bruges se situe à une quinzaine de kilomètres de la mer du Nord[4]. Le rattachement progressif des villes alentours a permis de faire de Bruges une ville côtière dont le port est Zeebruges. Les deux ensembles sont reliés depuis 1907 par le canal Baudouin, d'une longueur de 12 kilomètres[4].

La ville est toujours traversée par une rivière, la Reie, qui est aujourd'hui canalisé dans Bruges[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bruges
Mer du Nord Knokke-Heist
Jabbeke
Zuienkerke
Blankenberge
Bruges Damme
Zedelgem - Oostkamp Beernem

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Les sections de la commune de Bruges : I : Bruges ; II : Koolkerke ; III : Sint-Andries ; IV : Sint-Michiels ; V : Assebroek ; VI : Sint-Kruis ; VII : Dudzele ; VIII : Lissewege
Communes voisines : a. Blankenberge ; b. Zuienkerke ; c. Jabbeke ; d. Zedelgem ; e. Oostkamp ; f. Beernem ; g. Damme ; h. Knokke-Heist.

En 1971, la commune de Bruges a fusionné avec d'autres communes pour former une nouvelle entité. Désormais, la ville de Bruges se compose de huit municipalités associées. Six d'entre elles ont un caractère urbain : Bruges, Sint-Andries, Sint-Michiels, Assebroek, Sint-Kruis et Koolkerke ; et deux ont un caractère rural : Dudzele et Lissewege.

Voici les sections (deelgemeenten) de la commune :

# Nom Surface
(km²)
Population
(1er janvier 2006)
# Nom Surface
(km²)
Population
(1er janvier 2006)
I




Bruges (section)
- Centre
- Kristus-Koning
- Sint-Jozef
- Sint-Pieters
29,91

1,01

13,70
37 129
20 276
4 428
4 880
7 545
V Assebroek 8,52 19 395
II Koolkerke 4,17 3 145 VI Sint-Kruis 16,84 16 148
III Sint-Andries 20,65 19 366 VII Dudzele 21,92 2 555
IV Sint-Michiels 9,59 12 346 VIII



Lissewege
- Lissewege
- Zeebruges
- Zwankendamme
26,80
11,44


7 129
2 491
3 924
714

Transports[modifier | modifier le code]

Autoroutes[modifier | modifier le code]
Chemin de fer[modifier | modifier le code]

La gare principale de Bruges est reliée par trains InterCity avec toutes les autres villes importantes de Belgique (Bruxelles, Gand, Anvers, Liège, Courtrai, Ostende…) et avec Lille.

Elle est aussi desservie par d'autres trains, régionaux et locaux.

La gare principale accueille aussi le Thalys Paris - Bruxelles - Ostende.

Gare de bus ’t Zand.
Port[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Port de Bruges-Zeebruges.
Le Elly Mærsk, ici à Zeebruges, un des bateaux de conteneur les plus grands du monde.

Le port de Bruges est Zeebruges. C'est un des ports les plus importants d'Europe.

Aéroport[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche de Bruges est l'aéroport international d'Ostende-Bruges à Ostende, 25 kilomètres du centre ville de Bruges.

Transport public urbain[modifier | modifier le code]

Bruges possède un réseau de bus extensif, exploité par De Lijn. Il y a des lignes urbaines et régionales et des lignes servant la banlieue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bruges a joué un rôle important au Moyen Âge, époque au cours de laquelle les riches marchands de la ville relient la Baltique et la Méditerranée, point fort de la spécificité brugeoise au Moyen Âge.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Spiegelrei.

Bruges apparaît au Moyen Âge en tant que place fortifiée située le long d'un bras de mer, le Zwin. Baudouin, vassal du roi carolingien Charles le Chauve, y habitait avec Judith, la fille de celui-ci qu'il avait enlevée. Pour prévenir de nouvelles querelles, le roi avait envoyé son vassal Baudouin en pays flamand où une population peu nombreuse craignait les invasions normandes qui ravageaient le littoral (Thérouanne, Dixmude, Saint-Omer, Gand…).

Baudouin fonde le comté de Flandre et étend son domaine de la région côtière jusqu'à l'Escaut et l'Artois. Il fait construire la place forte de Bruges en utilisant notamment les pierres de la cité d'Oudenburg[5]. Nous trouvons le nom de Bruges pour la première fois vers 875 sur une pièce de monnaie.

Bruges n'est donc au IXe siècle qu'un rempart avec château et chapelle sur la place où s'élève à présent le Burg (la place du Bourg). Au Burg s'ajoutent un marché, une cour de justice et quelques routes qui mènent à la côte ou à l'intérieur du pays. Des navires viennent y accoster. Ils pénètrent dans l'embouchure du Zwin entre les bancs de sable et la côte flamande. Ainsi Bruges se développe également comme centre commercial.

En 928, Bruges obtient le statut de ville, mais elle n'apparaît alors sur aucune carte. La ville est mentionnée sur un document racontant le transfert d'un crucifix en or vers Bruges, peut-être par peur des incursions vikings et laissant donc penser que Bruges était une ville plus sûre, ce qui laisse supposer des fortifications et une garnison.

Dans les années 1000, le Burg devient un port. Les attaques des Vikings cessent, l'artisanat et le commerce se développent, les murs de la ville et des canaux sont construits. Les comtes de Flandre confient le château de Bruges à des châtelains qui tentent de rendre la fonction héréditaire :

  • Bertulphus vers 1012 ;
  • Robert Ier vers 1036-1052 ;
  • Baldran vers 1060-1067 épouse Dedda ou Diva ;
  • Erembald de Furnes 1067-1089, meurtrier du précédent, second époux de Dedda ou Diva ;
  • Robert II 1089-1109 leur fils ;
  • Waltier 1110-1115 son fils ;
  • Didier Haket 1115-1127, fils d'Erembald ;
  • Gervais du Praet 1127-1130 ;
  • Didier Haket rétabli 1130-1133.

Le comte Thierry d'Alsace investit ensuite de la châtellenie Raoul de Nesles. Son petit fils Jean II de Nesles cède ses droits en à la comtesse Jeanne de Constantinople.

Le raz-de-marée du 4 octobre 1134 ouvre un chenal jusqu’à la baie du Zwin, de sorte que la ville a désormais un accès direct à la mer du Nord. Les habitants construisent une digue transversale (appelée damme) à l'extrémité de ce chenal pour participer ainsi au commerce international qui relie l'Angleterre, productrice de laine, la Suède, exportatrice de hareng en caque, la Gascogne, productrice de vin, et les producteurs de textiles de Flandre. Le bras de mer passe près de la ville de Damme qui va devenir un avant-poste commercial de Bruges.

En 1200, la ville obtient le droit d'organiser un marché annuel et le « privilège du droit de ville » (assorti d'avantages fiscaux) par le comte de Flandre, Philippe. Les marchands du Rhin viennent rapidement jusqu’à Bruges, puis c'est au tour des marchands hanséatiques, venus de Lübeck et Hambourg. En 1253, la Hanse y obtient des privilèges et Bruges devient l'un des trois comptoirs hanséatiques en mer du Nord, avec Londres et Bergen.

Dès la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle, des marchands de Gênes, de Venise, de Florence, de Castille, du Portugal ou d'Écosse comptent parmi les visiteurs réguliers de la ville. L'arrivée du premier marchand génois en 1277 permet non seulement le début du commerce des épices avec le Levant, mais également un perfectionnement des techniques bancaires et financières dans la ville. L'hôtel de la famille Van der Buerse est le premier centre financier européen de l'histoire boursière.

Le 18 mai 1302, lors des Matines Brugeoises, la population de la ville se révolte contre l'occupation française en assassinant les partisans du Roi de France Philippe le Bel ainsi que la garnison française, puis se rallie au comte de Flandre Gui de Dampierre et son fils aîné Robert emprisonnés depuis 1300 par le Roi de France. Deux mois plus tard, la ville prend part à la victoire flamande de la bataille des éperons d'or, contre le Roi de France.

En 1409[6], une bourse est créée et la ville devient le marché financier le plus sophistiqué des Pays-Bas durant le XIVe siècle. Les marchands vénitiens arrivent dans la ville en 1314. Aux XIVe et XVe siècles, des marchands de Lucques comme Dino Rapondi ou Les Époux Arnolfini s'y installent. La population de la ville passe de 35 000 habitants en 1340 à près de 100 000 en 1500.

L'âge d'or de la ville entre les XIIe et XVe siècles est donc dû à un commerce florissant axé principalement sur la draperie. À cette époque, Bruges est une véritable plaque tournante du commerce européen. Le commerce s'établit avec Londres, le nord de l'Europe et les grands ports d'Italie, Gênes et Venise.

Au XVe siècle, la ville est sous la tutelle des ducs de Bourgogne. En 1436, les milices brugeoises et gantoises, de retour des sièges qu'elles ont mené en Picardie, revendiquent entre autres le retour de la souveraineté de Bruges sur le port maritime de L'Écluse[7]. Le 21 mai 1437, les bourgeois se soulèvent contre Philippe III de Bourgogne (qui échappe de peu à la mort), et lynchent son représentant, le maréchal Jean de Villiers de L'Isle-Adam (épisode dit des « vêpres brugeoises »). Le bourgmestre Gilles III Lauwereyns, nommé en octobre 1437, doit aller demander pardon au duc de Bourgogne en janvier 1438 à Arras[8]. La Déclaration des Droits, approuvée par Philippe III, amène la ville à un haut degré de développement économique, architectural et culturel. À la fin du Moyen Âge, Bruges est la ville la plus riche d'Europe du Nord.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le beffroi.

À la fin du XVe siècle, la baie du Zwin s'ensable progressivement et la liaison directe entre la ville et la mer est rompue. La Cour de Bourgogne quitte Bruges et l'empereur Maximilien Ier restreint les droits de la ville. Anvers devient la ville dominante des Flandres. La ville de Bruges s'appauvrit et passe sous domination espagnole.

La sécession des Pays-Bas espagnols, en 1584, mène au déclin final de la ville. En 1600, Bruges n'est plus qu'une ville de province. Durant le XVIIe siècle, diverses initiatives sont prises pour renouer avec le passé, les installations portuaires sont modernisées, mais sans beaucoup de succès.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Des soldats allemands font ostensiblement traverser la Grand-Place de Bruges à des prisonniers de guerre anglais, mi-juillet 1917 (soldats capturés lors de l'attaque de la division d'infanterie de marine sur l’Yser, le 11 juillet 1917).

Pendant la Première Guerre mondiale la ville était occupée par l'armée allemande.

Aujourd'hui, Bruges possède de nombreux musées, des lieux touristiques, comme le beffroi, un nouveau port moderne et important (Zeebruges), mais encore deux clubs de football dans la première division du football belge : Le FC Bruges et le Cercle Bruges KSV, évoluant tous deux dans le stade Jan Breydel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

  • Source : NIS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier
  • 1899 : rattachement de Sint-Pieters-op-den-Dijk et des territoires de Dudzele, Koolkerke, Lissewege et Uitkerke (+ 20,97 km2 avec 2.984 hab.)
  • 1901 : rattachement des territoires de Heist, Lissewege, Sint-Andries et Uitkerke (+ 3,90 km2 avec 465 hab.)
  • 1932 : rattachement des territoires de Dudzele, Lissewege et Zuienkerke (+ 5,73 km2 avec 732 hab.)
  • 1956 : rattachement d'un territoire de Sint-Michiels (+ 0,16 km2 avec 24 hab.)
  • 1971 : rattachement de Assebroek, Dudzele, Koolkerke, Lissewege, Sint-Andries, Sint-Kruis et Sint-Michiels et territoires de Heist, Loppem et Oostkamp; remise d'un territoire à Oostkerke (+ 95,54 km2 avec 65.903 hab.)
  • 1977 : remise d'un territoire à Damme (- 2,75 km2 avec 367 hab.)

Graphique incluant les huit communes fusionnées avant 1977[modifier | modifier le code]

  • Source:INS - De:1806 à 1970=recensement de la population au 31 décembre; depuis 1980= population au 1er janvier

Langues[modifier | modifier le code]

Le brugeois est un dialecte du flamand occidental.

Sport[modifier | modifier le code]

Le Stade Jan Breydel.

Bruges a deux équipes de football professionnelles, le FC Bruges (Jupiler pro League) et le Cercle Bruges KSV Proximus League. Les deux jouent au Stade Jan Breydel (30 000 sièges) à St.-Andries. Toutefois, il y a des propositions pour un nouveau stade d'environ 45 000 sièges dans le sud de la ville, près de l'échangeur entre l'E40 et l'E403. En 2000, Bruges était une des huit villes hôtes du Championnat d'Europe de football.

En termes de cyclisme, le point de départ pour le Tour des Flandres est situé à la Grand-Place de Bruges.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vue du beffroi vers le nord-ouest.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Édifices et lieux civils importants[modifier | modifier le code]

La Grand-Place.
Le Burg au lever du soleil.
  • Le Palais des Ducs de Bourgogne (Prinsenhof) : Datant du XVe siècle, il accueille, depuis 2008, le Kempinski Hotel Dukes' Palace, hôtel de luxe cinq étoiles.
  • La Loge des Bourgeois (Poortersloge), qui abrite les Archives de l'État.
  • Les maisons-Dieu (Godshuizen) bâties depuis le XIVe siècle.
La place de 't Zand avec le Concertgebouw.
Le palais provincial

Principaux musées[modifier | modifier le code]

Ici se trouvent les principaux musées de Bruges, remarquables par leur importance historique et culturelle. Ce sont tous des musées communaux. Il existe d'ailleurs une structure spécifique qui comprend onze musées communaux historiques : le Bruggemuseum; leur appartenance est ici abrégée de cette manière (Bgm).

  • La tour du Beffroi (Belfort) (Bgm), d'une hauteur de 83 m, est dotée d'un carillon de 47 cloches.
  • Gentpoort (Bgm), une des quatre portes de ville médiévales.
  • Arentshuis (nl), cet hôtel particulier du XVIIIe siècle abrite l'œuvre de l'artiste anglo-brugeois Franck Brangwyn (1867-1956).
  • Memling in Sint-Jan, musée situé dans l'ancien hôpital Saint-Jean.
  • Hôtel de ville (Stadhuis) (Bgm), date du 1376.
  • Moulin Sint-Janshuis (Bgm), moulin à vent construit en 1770
  • Moulin Koelewei (Bgm), date de 1765, et implanté près de la porte de Damme en 1996.
  • Musée d’Archéologie (Bgm)
  • Musée des Arts et traditions populaires (Bgm), installé dans huit maisons-Dieu du XVIIe siècle.
  • Musée Groeninge : il abrite une collection de tableaux de la peinture flamande (dont les primitifs) allant du XVe siècle jusqu'à la période actuelle.
  • Musée Gruuthuse (Bgm),
  • Musée de Guido Gezelle (Bgm), maison natale du poète flamand Guido Gezelle (1830-1899).
  • Palais du Franc de Bruges (Paleis van het Brugse Vrije) (Bgm). Le Franc de Bruges était au XIVe siècle un conseil gérant la région située autour de la ville ; il abrite désormais les archives communales. Dans la salle Renaissance, (ancienne salle échevinale), on peut admirer une cheminée monumentale du XVIe siècle, œuvre de Lancelot Blondeel

Patrimoine religieux et lieux de cultes actuels[modifier | modifier le code]

Reliquare du Sang Précieux, durant la procession.
Enclos du béguinage de Bruges (Monastère de la Vigne)
La Cathédrale Saint-Sauveur.
L'église Notre-Dame.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Le Kruispoort.
  • Les deux tours à poudre (poertorens) et les anciennes portes conservées: la Smedenpoort, la Ezelpoort, la Kruispoort et la Gentpoort. La Boeveriepoort, la Dampoort et la Katelijnepoort n'existent plus.

Évènements locaux[modifier | modifier le code]

Processions et manifestations spéciales[modifier | modifier le code]

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Festivals de musique
    • Airbag (festival d'accordéon)
    • Ars Musica (musique contemporaine)
    • Blues in Bruges
    • Brugge Tripel Dagen
    • Brugges Festival (musiques du monde)
    • Cactusfestival
    • Elements Festival (musique électronique)
    • Fuse on the Beach (festival de dance à Zeebruges)
    • Hafabrugge (festival des harmonies et fanfares)
    • Internationale Fedekam Taptoe
    • Jazz Brugge (festival de jazz)
    • Koorfestival (festival des chœurs)
    • Festival van Vlaanderen - MAfestival (musique ancienne)
    • Music in Mind (musique (rock) atmosphérique)
    • September Jazz (festival de jazz)
    • Sint-Gillis Blues- en Folkfestival
    • Beaucoup de petits festivals de rock ; les plus connus sont :
      • BurgRock
      • Comma Rocks
      • Red Rock Rally
      • Thoprock
  • Festivals culturels ou culinaires
    • Aristidefeesten
    • BAB-bierfestival (festival de bière)
    • Brugse Kantdagen ("Jours brugeois de la Dentelle")
    • Chapter 2 (convention de jonglerie)
    • Choco-Laté (festival du chocolat)
    • Cinema Novo (festival de film)
    • Cirque Plus
    • European Youth Film Festival of Flanders
    • Ice Magic (festival de sculptures de glace et neige)
    • Jonge Snaken Festival
    • Midwinterfeest
    • NAFT (festival de théâtre)
    • Poirot in Bruges - Knack thrillerfestival
    • Razor Reel Fantastic Film Festival
    • Reiefeest (fête des canaux)
  • Festivals musicaux culturels
    • Come On!
    • Coupurefeesten ("Fêtes de la Coupure")
    • December Dance (festival de danse)
    • Feest In 't Park ("Fête au parc")
    • FEST!
    • Klinkers
    • Polé Polé Beach (à Zeebruges)
    • Sint-Michielse Feeste
    • Summer End Festival
    • Vama Veche

Musées[modifier | modifier le code]

Musées communaux[modifier | modifier le code]

Musées privés[modifier | modifier le code]

Théâtres et salles de concert[modifier | modifier le code]

  • Aquariustheater
  • Biekorf
  • Concertgebouw
  • De Dijk
  • De Werf
  • Het Entrepot
  • Joseph Ryelandtzaal
  • Magdalenazaal
  • Sirkeltheater
  • Stadsschouwburg
  • Studio Hall
  • The English Theatre of Bruges

Cinémas[modifier | modifier le code]

  • Cinema Lumière
  • Cinema Liberty
  • Kinepolis Bruges

Bruges dans la fiction[modifier | modifier le code]

Contes et légendes[modifier | modifier le code]

La maison éclusière du Minnewater et le clocher de l'église Notre-Dame.

Le Minnewater[modifier | modifier le code]

C'est le célèbre lac des amoureux à Bruges. La légende raconte qu'un fidèle amant enterra sa promise et déversa les eaux pour former un lac au-dessus de sa tombe.

La châsse de Sainte Ursule[modifier | modifier le code]

C'est une peinture d'Hans Memling en forme d'église. Elle raconte l'histoire de sainte Ursule qui promit de se marier avec un homme en échange de sa conversion. Elle décida ensuite de faire un pèlerinage à Rome, qu'elle fit avec son mari, accompagnée par 10 000 jeunes filles. Cependant, elle fut prise en embuscade à son retour et fut tuée, comme son mari, d'une flèche. Ce qui explique pourquoi on la voit en mariée tenant une flèche à la main sur la première peinture de la châsse.

Gruuthuse[modifier | modifier le code]

Le musée Gruuthuse.

Du vieux flamand gruuthuse qui signifie « maison des herbes » et provient du métier de son habitant, un marchand d'herbe aromatique, le gruit, destinée à la fabrication de la bière et dont il détenait le monopole commercial.

Elle fut aussi la demeure des seigneurs de Gruuthuse, dont Louis Gruuthuse qui fut notamment chambellan du Roi de France. Au-dessus du portail d'entrée se trouve la devise de la famille « Plus est en vous… » Au-dessus de la porte d'entrée principale de la maison, se trouve la statuette d'un chevalier, qui rappelle le premier statut de Louis Gruuthuse.

Taxes et vente de gruit[modifier | modifier le code]

À l'origine, seule la famille Gruuthuse vendait du gruit. Devant le nombre d'autres commerçants voulant vendre cette herbe ils changèrent de stratégie et permirent aux autres marchands d'en vendre mais en prélevant une taxe sur sa vente, ce qui fut économiquement beaucoup plus intéressant.

Autre[modifier | modifier le code]

Cette maison est aujourd'hui un musée consacré à la vie du Moyen Âge, où est exposé du mobilier d'époque. Elle se trouve à côté de l'église Notre-Dame, où la famille Gruuthuse disposait d'une loge particulière à laquelle ils avaient un accès privé depuis leur maison, ce qui était pour l'époque tout à fait exceptionnel.

Personnes liées à Bruges[modifier | modifier le code]

Naissance à Bruges[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Bruges.

Morts ou ayant vécu à Bruges[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Décès à Bruges.
Georges Émile Lebacq, 1910 Neige à Bruges

Parcs[modifier | modifier le code]

Cette ville est très riche en espaces verts, notamment près des canaux encerclant la ville.

Le delphinarium dans le Boudewijn Seapark.
  • Des jardins publics dans le centre ville :
    • Baron Ruzettepark
    • Graaf Visartpark
    • Koning Albertpark
    • Koningin Astridpark
    • Minnewaterpark
    • Pastoor Van Haeckeplantsoen
    • Sincfalpark
    • Stadspark Sebrechts
    • Les vieilles enceintes
  • Le Boudewijn Seapark, un parc d'attractions et de loisirs, à Sint-Michiels.

Galerie et panoramas[modifier | modifier le code]

Panorama de la ville pris du beffroi (2009).
Panorama de 360° du 't Zand.
Vue sur le Groenerei (au milieu) et le Rozenhoedkaai (Quai Rozenhoed) (à droite).
Vue du Rozenhoedkaai.
Le Spiegelrei et le Langerei.
L'extérieur du béguinage.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vanbrabant 2013
  2. Delamarre 2003, p. 256
  3. a et b Martin 2014, p. 4
  4. a et b Bruges - Eupedia
  5. Vanneufville 2011, p. 44
  6. Capelle-Blancard - Encyclopédie Universalis
  7. Bonenfant 1996, p. 56
  8. de La Chenaye-Aubert 1784, p. 373
  9. a, b et c Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, p. 31.
  10. a, b et c Émile Poumon, Abbayes de Belgique, Office de Publicité, S. A., Éditeurs, Bruxelles, 1954, p. 73.
  11. Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, p. 28.
  12. La Procession du Saint-Sang
  13. Gaël Dubreuil, À qui profite le kir ?, Villeurbanne, Ao éditions, , 208 p. (ISBN 978-2-913897-42-7), ao-editions.com/documents/kir_debut.pdf

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Éric Vanneufville, Histoire de Flandre, Yoran Embanner,
  • Paul et A.-M. Bonenfant, Philippe le Bon : sa politique, son action, De Boeck Université, coll. « Bibliothèque du Moyen Âge » (no 9), , 476 p.
  • Gunther Capelle-Blancard, « Bourse de Bruges », sur Encyclopédie Universalis
  • François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire &c., vol. XIV, Paris, Badiez, , p. 373
  • Jacques Martin, Les voyages de Jhen - Bruges, Casterman, , 58 p. (ISBN 9782203086883)
  • « Bruges », sur Eupedia (consulté le 1er septembre 2016)
  • (nl) Luc Vanbrabant, De ontdekking van het Nederlands in Normandië, Boekscout,
  • Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance,

Annexes[modifier | modifier le code]

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Lectures approfondies[modifier | modifier le code]

  • Une balade à travers Bruges, Bruxelles, Editions Thill S.A., 32 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]