Rouen

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Rouen
De haut en bas, de gauche à droite :Panorama de RouenTour des Archives, Gros-Horloge, Pont Gustave-FlaubertBords de Seine et la cathédrale Notre-Dame.
De haut en bas, de gauche à droite :
Panorama de Rouen
Tour des Archives, Gros-Horloge, Pont Gustave-Flaubert
Bords de Seine et la cathédrale Notre-Dame.
Blason de Rouen
Blason
Rouen
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Rouen
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Intercommunalité CREA (siège)
Maire
Mandat
Yvon Robert
20142020
Code postal 76000, 76100
Code commune 76540
Démographie
Gentilé Rouennais, Rouennaise
Population
municipale
111 553 hab. (2011)
Densité 5 218 hab./km2
Population
aire urbaine
652 818 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 36″ N 1° 06′ 00″ E / 49.443232, 1.099971 ()49° 26′ 36″ Nord 1° 06′ 00″ Est / 49.443232, 1.099971 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 152 m
Superficie 21,38 km2
Localisation

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Liens
Site web www.rouen.fr

Rouen [ʁwɑ̃][1] est une ville du Nord-Ouest de la France traversée par la Seine, préfecture du département de la Seine-Maritime et chef-lieu de la région Haute-Normandie.

La commune compte 110 933 habitants au . Son unité urbaine est la 12e de France, avec 464 157 habitants en 2008[2]. Avec 652 898 habitants au 1er janvier 2010[3], son aire urbaine est la première de Haute et Basse-Normandie ainsi que la 12e de France, et la seconde du Bassin parisien, après celle de Paris[4]. Son bassin d'emploi, le premier de la région, atteint 816 214 habitants[5].

Rouen est la capitale régionale la plus proche de Paris[4], et l'une des deux capitales normandes, l'autre étant Caen, capitale de la Basse-Normandie et préfecture du Calvados.

Rouen comme Caen font partie des villes décorées de la Légion d'honneur.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le blason de Rouen : l'agneau pascal ; détail du Gros-Horloge.
Plan de la Ville.
Le matin au port de Rouen peint en 1896 par Camille Pissarro, tableau exposé au Metropolitan Museum of Art.

À l'origine, la ville se situait sur la rive droite de la Seine. Aujourd'hui, elle inclut la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et l'île Lacroix. Le nord de la ville (Hauts de Rouen), très vallonné, est dominé par un plateau, où on trouve une partie des villes de l’agglomération.

La Seine couvre 179 ha de la superficie de la ville. Il y a 306 ha d'espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes, dont la rue du Gros-Horloge qui fut la première du genre en France (1971).

Le port de Rouen a été l'un des plus importants ports français d'importation d'agrumes et de fruits tropicaux. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à la suite de la destruction de la quasi-totalité des vignobles français par le phylloxéra, l'activité portuaire a fortement augmenté avec l'importation de la production vinicole de l'Algérie.
La transformation du port en a fait le premier port européen exportateur de céréales c'est aussi le premier port céréalier français. Un terminal pour conteneurs a aussi trouvé place dans l'activité portuaire.

De grands armateurs ont marqué l'histoire portuaire. Des rues et des avenues de l'agglomération portent leurs noms. Il en est de même pour les anciennes activités maritimes avec l'Afrique du Nord (avec les rues de Tanger, de Constantine…). Jusqu'au début des années 1960, le port étendait son emprise au cœur même de la ville et les navires accostaient jusqu'au pont Jeanne-d'Arc, presque en face de l'ancienne gare routière (rue Saint-Éloi).

L'abbatiale Saint-Ouen près de l'hôtel de ville est l'aboutissement de la Route des abbayes de la vallée de la Seine (Saint-Wandrille, Jumièges, Saint-Martin-de-Boscherville). Onze villes sont proches de Rouen : Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume - Bihorel, Saint-Martin-du-Vivier, Darnétal, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, Bonsecours, Sotteville-lès-Rouen, le Petit-Quevilly, le Grand-Quevilly, Canteleu et Déville-lès-Rouen.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mont-Saint-Aignan,
Déville-lès-Rouen,
Bois-Guillaume,
Bihorel
Saint-Martin-du-Vivier,
Darnétal
Rose des vents
Canteleu N Saint-Léger-du-Bourg-Denis
O    Rouen    E
S
Le Grand-Quevilly
(rive gauche)
Le Petit-Quevilly, Sotteville-lès-Rouen
(rive gauche)
Bonsecours

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville de Rouen est au centre d'une aire urbaine estimée en 2009 à 651 278 habitants[6]. De 1990 à 2009, la progression de la population rouennaise a été de près de 8 000 habitants, soit une croissance annuelle moyenne de 0,3 %. L'avenir devrait voir la population augmenter avec des opérations de requalifications urbaines ou immobilières. La ville devrait atteindre 120 000 habitants avant 2015[réf. nécessaire], 130 000 habitants avant 2020[réf. nécessaire].

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
84 323 80 755 86 672 86 736 88 086 92 083 96 002 99 295 100 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
103 223 102 649 100 671 102 470 104 902 105 906 107 163 112 352 113 219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
116 316 118 459 124 987 123 712 122 898 122 957 122 832 107 739 116 540
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
120 857 120 471 114 834 101 945 102 723 106 592 107 904 110 688 110 933
2011 - - - - - - - -
111 553 - - - - - - - -
(Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[7], base Insee à partir de 1968[8],[9],[10].)


Histogramme
(Élaboration graphique par Wikipédia)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Vue panoramique, depuis Mont-Saint-Aignan.

Il y a 62 000 logements dont 54 000 résidences principales. Environ 1/5 sont des logements sociaux (12 800). Pour faciliter les liaisons entre les deux rives de la Seine, il existe six ponts dont le pont Gustave-Flaubert à ce jour le plus grand pont levant d'Europe (86 m)[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Rouen
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 0,6 2,2 3,9 7,4 10,2 12,2 12 10 7,3 3,4 1,6 6
Température moyenne (°C) 3,3 3,6 5,9 8,2 12 14,8 17,1 17 14,5 10,9 6,4 4,1 9,8
Température maximale moyenne (°C) 5,8 6,6 12,9 18,8 19,8 20,6 26,1 24 19 14,6 9,4 6,5 13,7
Record de froid (°C) -17,1 -15,8 -10,4 -5 -3 0,1 3,6 5 1 -3,2 -9,7 -10,5 -17,1
Record de chaleur (°C) 14,4 18,9 21,9 25,6 30 34,2 34,4 38,1 30,3 28 18,2 15 38,1
Nombre de jours avec gel 11,7 12 8,9 4,1 0,3 0 0 0 0 0,3 6,6 11,4 55,3
Ensoleillement (h) 54 85,8 123,9 168,7 197,3 205,9 222,3 215,3 165,3 121,3 78,6 48,8 1 687,2
Précipitations (mm) 71,2 58,5 69,2 50 72,2 58,7 59,9 54 65,2 97,1 83,3 76,1 815,4
Nombre de jours avec précipitations 12,5 10,3 13,1 10,1 12,4 9,8 8,9 8,4 9,6 10,2 13,2 12,5 131
Humidité relative (%) 90 86 83 78 79 80 79 80 84 89 90 91 84
Nombre de jours avec neige 4,7 4,2 3,3 1,8 0,2 0 0 0 0 0 1,7 3,4 19,3
Nombre de jours d'orage 0,1 0,2 0,2 1,2 3,6 3,1 3 2,5 1,7 0,7 0,5 0,5 17,3
Nombre de jours avec brouillard 10,7 9,1 7,4 5,5 5,5 5,5 6,2 7,2 8,3 10,4 9,7 11,5 97
Source : Infoclimat
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5.8
0.8
71.2
 
 
 
6.6
0.6
58.5
 
 
 
12.9
2.2
69.2
 
 
 
18.8
3.9
50
 
 
 
19.8
7.4
72.2
 
 
 
20.6
10.2
58.7
 
 
 
26.1
12.2
59.9
 
 
 
24
12
54
 
 
 
19
10
65.2
 
 
 
14.6
7.3
97.1
 
 
 
9.4
3.4
83.3
 
 
 
6.5
1.6
76.1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Rouen[12] 1 687 785 19 17 97
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Vue aérienne de l'agglomération rouennaise.




Le climat est de type océanique avec des pluies réparties sur l'année (131,2 jours >1 mm par an en moyenne au Jardin des plantes de Rouen). Les hivers sont doux et les étés supportables avec l'influence maritime de la Manche. Le flux directeur principal à Rouen est de secteur Sud-Ouest à Ouest avec de fréquents coups de vent, voire tempêtes en hiver (en moyenne 2,8 jours >28 m/s soit 100,8 km/h par an à Boos-METAR).La station de Boos ne reflète pas réellement le temps exact de Rouen,en effet cette dernière se trouve à environ 10 km du centre de Rouen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Voir l'article : Chronologie de Rouen.
Plan de Rouen en 1657
Rue Grand-Pont
Pont transbordeur
Maison du XVIIIe siècle
Article détaillé : Rotomagus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Ρατό-μαγοϛ (Ratomagos, Ptolémée), Ratomagos (Itinéraire d'Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia dignitatum)[13], Rodomo, Rodom, Rothom au Moyen Âge, Roüan sous l'ancien régime, etc.

François de Beaurepaire[14] note une alternance des formes en Rato- et en Roto-. L'élément Roto- se retrouve en Normandie dans le Vaudreuil (Eure, jadis Rotoialum, Rothoialensis villa 584 ; avec gaulois *ialon « lieu défriché, clairière » cf. gallois tir ial[15]). Quant à Rato-, on l'observe dans Reviers (Calvados, Radaverum 1077, avec gaulois var- / ver- « eau, rivière »[16]).

Xavier Delamarre[17] considère implicitement Rato- dans ce cas, comme une variante de Roto-, tout en ajoutant à propos du Ratumacos inscrit sur les pièces de monnaie des Véliocasses : « mais il s'agit peut-être d'un autre mot ». Le sens de *roto- est restitué d'après le vieil irlandais roth « course » et le gallois rhod « course, roue, objet rond » (cf. latin rota « roue », allemand Rad « roue »), issus de l'indo-européen *ret(h) « courir, aller en char »[18], d'où la signification déduite en gaulois de « roue » ou « course de char ».

Le second élément -magos est d'interprétation plus assurée : il est issu du gaulois *magos « champ », puis « marché » cf. vieil irlandais mag « plaine, champ », vieux breton ma « lieu, endroit »[19].

Le sens général de *Rotomagos serait donc celui de « marché de la roue » ou plutôt de « champ de courses » au regard de la passion qu'éprouvaient les Celtes pour les courses de chars[20].

On trouve en France de nombreux homonymes : Ratomagos (ancien nom de Senlis), Pondron (Oise, Rodomo 920), les différents Ruan, Rouans (Loire-Atlantique, Roem 1134), Rom (Deux-Sèvres, Rodom 961)[21],[22].

La langue islandaise est la seule langue scandinave à avoir conservé le nom de Rúðuborg qui est l'adaptation par les Vikings du nom médiéval de la ville.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un établissement s'est développé à la fin de l'indépendance celte ou à l'époque gallo-romaine pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celte (gaulois) dont le territoire s'étendait dans la vallée de la Seine sur une région s'étendant peut-être de Caudebec-en-Caux actuel à Briva Isarae (Pontoise). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine pendant le règne d’Auguste et elle était la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum.

Au IIIe siècle après Jésus-Christ, la ville gallo-romaine a atteint son plus fort développement. On sait qu'un amphithéâtre et de grands thermes y avaient été bâtis.

À partir du milieu du IVe siècle, les invasions germaniques commencent. C'est pendant cette période que la première cathédrale a été construite et qu'un premier évêque a été nommé, saint Victrice. Ce dernier relate en effet dans son De laude domini (396) la construction d'une basilique pour abriter les reliques qu'il a reçu d'Ambroise de Milan. Il faisait référence à l'église Saint-Étienne qui était alors en construction.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir de 841, les Vikings ont effectué de fréquentes incursions en vallée de la Seine et ont, en 841, ravagé Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte brièvement : « L’an de l’incarnation du Seigneur 841, les Vikings arrivèrent avec leur chef Oscherus[23] et brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai. »

Rouen, attaquée à nouveau par les Nortmanni en 843, est devenue la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking, a obtenu une région équivalente en taille à l'actuelle Haute-Normandie du roi de France Charles III par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Il a été fait Comte de Rouen, au sens carolingien du terme, mais les textes de l'époque parlent plus fréquemment de « prince » (princeps).

En 949, le duc de Normandie Richard Ier, dit « Sans Peur », a battu, lors du siège de Rouen, une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d'outremer, l'empereur germanique Othon le Grand et le comte de Flandre. Cette victoire a été décisive pour l'avenir de la Normandie et une plaque est apposée sur une maison place de la Rougemare en souvenir de cet évènement sanglant.

Au Xe siècle, Ibrahim ibn Ya'qub marchand arabe envoyé par le Calife Omeyade de Cordoue a décrit ainsi la ville :

«  Rudhûm (Rouen). Ville dans la terre des Francs, construite en moellons de réemploi, sur le fleuve Shaqana (La Seine). La vigne et le figuier n'y réussissent absolument pas, en revanche elle est fertile en blé et en seigle. On pêche dans le fleuve un poisson qu'ils appellent salmûn (saumon) et un autre, plus petit, dont le goût et l'odeur rappellent ceux du concombre. On dit que ce poisson existe également dans le Nil où il s'appelle al-'ayr [mulet]. J'ai vu à Rouen un jeune homme, dont la barbe atteignait les genoux. Quand il la peignait, elle les dépassait de quatre doigts. Il avait peu de poils aux joues et jura que six ans auparavant il était imberbe. Il paraît qu'à Rouen, en hiver, lorsqu'il fait très froid, une espèce d'oie blanche au bec et aux pattes rouges qui s'appelle gânsh (germanique gans), fait son apparition. »[24]

Dès la période viking, la ville était devenue un port de commerce avec la région parisienne et un marché d’esclaves. Le 26 janvier 1096, les juifs de Rouen, qui formaient la plus grande communauté au nord de la Loire, furent massacrés en relation avec la flambée d'hostilité à leur égard suscité par l'appel à la première Croisade lancé par le pape Urbain II fin 1095[25].

Les ducs de Normandie ont souvent résidé à Rouen sauf Guillaume le Conquérant qui préféra développer Caen comme capitale, ville dans laquelle se trouve d'ailleurs sa sépulture. Par contre, le cœur d'un de ses descendants Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de lion sera conservé dans le tombeau à gisant que l'on peut voir dans le déambulatoire de la cathédrale. En 1150, Rouen a obtenu une charte communale ; la ville était alors administrée par les Cent Pairs et les habitants étaient regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen était un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l'Angleterre.

Acte de capitulation de Rouen de 1204 signé par Pierre de Préaux et adressé au roi de France Philippe Auguste.

En 1200, la cathédrale de Rouen a dû être reconstruite à la suite d'un incendie qui a ravagé la ville et le chantier va durer plusieurs siècles.

Le roi de France Philippe Auguste a pris la ville le 24 juin 1204 après 40 jours de siège. Le capitaine et gouverneur Pierre de Préaux signe l'acte de capitulation en constatant que le secours de Jean n'arrive pas. La Normandie est rattachée au domaine royal en 1204. Il a maintenu les privilèges communaux mais a fait détruire le château ducal et construire le château de Rouen pour surveiller la cité. Celui-ci a été construit sur l’ancien site de l’amphithéâtre gallo-romain et a pris le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XVe siècle, le château de Rouen a servi de carrière et seul le célèbre donjon, dit tour Jeanne d'Arc, restauré par Viollet Le Duc subsiste. Malgré son nom, cette tour n'a pas été le lieu d’emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431 même s’il semble que celle-ci y passa (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d’Orléans, il ne reste que les soubassements visibles dans la cour intérieure d’une propriété privée au 102 rue Jeanne-d’Arc et ouverte au public).

Des manufactures de textiles se développent à Rouen et dans sa région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers-Écalles, Saint-Pierre-de-Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville), les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.

La prospérité de Rouen reposait principalement sur le commerce fluvial de la Seine. Les marchands rouennais détenaient depuis Henri II le monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédiaient en Angleterre des vins et du blé et importaient de la laine et de l’étain.

Les troubles liés aux impôts se multiplièrent à Rouen avec des émeutes en 1281, l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l’insécurité, Philippe IV le Bel supprima la commune et retira aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachetèrent leurs libertés en 1294.

En 1306, Philippe IV le Bel décida d’expulser la communauté juive de Rouen forte de 5 000 à 6 000 personnes.

En juillet 1348, la peste noire toucha Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclata, la Harelle et sera cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts ont été augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine abolis.

Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre Henry V a pris la ville et rattaché la Normandie à la couronne anglaise. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l’eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgongne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d’un costé et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d’Angleterre entra à Rouen. » Henry V meurt en 1422, la même année que le roi de France Charles VI, et son frère Jean de Lancastre, duc de Bedford assure la régence, essayant de gagner les Rouennais à sa cause, ce qu'il va en partie réussir. Devenu chanoine à la cathédrale Notre-Dame, il y sera enterré à sa mort en 1435.

C'est à Rouen, capitale du pouvoir anglais dans le royaume de France, que Jeanne d'Arc a été jugée et brûlée, par le bourreau Geoffroy Thérage, le 30 mai 1431 à l'instigation du duc de Bedford et du parti bourguignon, majoritaire à Rouen même dans la population. Cette année-là, le jeune Henry VI était couronné roi de France et d'Angleterre à Paris, avant de venir à Rouen où il était acclamé par la foule. Le roi de France reprenait la ville en 1449, 18 ans après la mort de Jeanne d'Arc et après 30 ans d'occupation anglaise.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Les chantiers, ralentis par la guerre de Cent Ans, se développent à nouveau, ainsi Saint-Maclou, commencée sous l'occupation anglaise, finira par être achevée à l'époque de la Renaissance. La nef de Saint-Ouen est enfin terminée, sans toutefois être complétée par une façade flanquée de deux tours. On construit la salle des pas-perdus de l'actuel palais de justice. Le tout s'érige dans un style flamboyant, où se mêlent les premiers éléments décoratifs propres à la Renaissance dès le début du XVIe siècle. À cette époque, la cité était la plus peuplée du royaume après Paris, Marseille et Lyon.

Rouen a été un des foyers normands de la Renaissance artistique, en particulier avec le mécénat des archevêques (Georges d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland Le Roux ont orné les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, en face du portail de la cathédrale. On attribue au célèbre sculpteur Jean Goujon les vantaux de l'église Saint-Maclou.

En novembre 1468, par ses lettres patentes, le roi Louis XI autorisa la prolongation de la foire de Rouen, le Pardon Saint-Romain, jusqu'à six jours de durée, de sorte que la ville s'accroisse[26].

L'essor économique de la ville à la fin du XVe siècle est dû essentiellement aux draperies[27] mais aussi à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen allaient jusqu'à Terre-Neuve pêcher la morue et en Baltique pêcher le hareng. Le sel venait du Portugal et de Guérande. Les draps étaient vendus en Espagne, qui fournissait alors la laine et les Médicis ont fait de Rouen le principal point de revente de l'alun romain.

Au début du XVIe siècle, Rouen est devenu le principal port français de commerce avec le Brésil, principalement pour les colorants de draperies. En effet, les manufactures de Rouen utilisent des teintures directement importées du Nouveau Monde, le rouge tiré de l'essence du Bois-Brazil, le bleu issu de la culture et la transformation de l’indigo. Cette fonction teinturière de la ville est confirmée par la présence des Florentins qui en font la plaque tournante de l'alun romain dans le nord de la France. L'alun est un minéral permettant la fixation des pigments sur les textiles. Son exploitation est monopolisée par la papauté durant toute la période (Moyen Âge, Renaissance et époque moderne). La naumachie organisée en faveur de Henri II le 1er octobre 1550 montre que le royaume de France veut se doter d'un empire colonial en Amérique du Sud avec comme centre d'impulsion les dynamiques ports normands. En 1500, dix imprimeries étaient installées en ville, seize ans après la première installation.

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Dans les années 1530 et suivantes, une partie de la population rouennaise se tourne vers la religion réformée, c'est-à-dire le protestantisme sous la forme prêchée par Jean Calvin. Les Réformés qui ne représentent qu'un quart à un tiers du nombre d'habitants de la ville, se trouvent donc en situation de minorité. Dès 1560, les tensions entre communautés protestante et catholique se sont exacerbées. Le massacre de Wassy a déclenché la première guerre de religion. Le 15 avril 1562, les protestants sont entrés dans l’hôtel de ville et en ont chassé le bailli. En mai, les troubles iconoclastes ont gagné la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques ont quitté Rouen.

Les catholiques ont pris le fort Sainte-Catherine qui dominait la ville. Les deux camps utilisaient la terreur. Les autorités rouennaises ont alors demandé l’aide de la reine d'Angleterre. Les Anglais ont envoyé, en vertu du traité d'Hampton Court signé le 20 septembre 1562 avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et ont occupé Le Havre. Le 26 octobre 1562, les troupes royales ont pris Rouen et l'ont pillée pendant trois jours[28].

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy est parvenue à Rouen fin août 1572 : Hennequier a essayé d'éviter le massacre aux protestants en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule a forcé les portes des prisons et égorgé les protestants qui s'y trouvaient[29]. La ville a été plusieurs fois assaillie par Henri IV mais a résisté, notamment lors du siège de décembre 1591 à mai 1592 avec l'aide de l'armée espagnole du duc de Parme[30].

Âge classique[modifier | modifier le code]

L'échiquier permanent de Normandie, installé à Rouen en 1499 par Georges d'Amboise, a été transformé en Parlement par François Ier en 1515 et a été jusqu'à la Révolution française le lieu de pouvoir de la province. Il avait des compétences judiciaires, législatives et exécutives, sur les affaires normandes, n’ayant au-dessus de lui que le Conseil du Roi. Il avait également compétence sur la gestion du Canada français.

Les XVIe et XVIIIe siècles ont été prospères avec le commerce du textile et l'activité du port. En 1703, a été créée la Chambre de Commerce de Normandie.

Bien que dépourvue d'université, Rouen a eu un fort rayonnement intellectuel avec des écoles renommées. En 1734, une école de chirurgie, la deuxième de France après Paris (1724), a été fondée. En 1758, a ouvert le nouvel Hôtel-Dieu à l'ouest de la ville, qui remplaçait l'ancien au sud de la cathédrale, trop petit.

Période révolutionnaire et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Médaille de l'Exposition nationale et coloniale de Rouen par Oscar Roty

Durant la guerre de 1870, Rouen a été occupée par les Prussiens qui se composaient, au 9 janvier 1871, de 16 bataillons et 16 escadrons sous le commandement du général Ferdinand von Bentheim.

En 1896 Rouen accueille l'Exposition nationale et coloniale. L’une des principales attractions de l’exposition était le «village nègre», installé sur le Champ-de-Mars. «Tout ce monde de races si diverses et de pays si lointain se trouve réuni autour d'un petit lac sur lequel flottent des pirogues faites d'un seul tronc d'arbre et où, tout le jour durant, la multitude des négrillons plonge à la recherche des «petits sous» que leur jettent les visiteurs» [31]. Le public et la presse sont fascinés par cette primitivité et 600.000 visiteurs s'y précipitent.


Lors de la Première Guerre mondiale, elle a servi de base à l'armée britannique[32].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été héroïquement défendue par le 5e Groupe Franc motorisé de Cavalerie, Rouen a été occupée par l'armée allemande du 9 juin 1940[33] au 30 août 1944. Pendant ce conflit, elle a subi un important incendie en juin 1940 qui a détruit tout le quartier ancien entre la cathédrale et la Seine, ainsi que de violents bombardements de 1942 à 1944 visant notamment les ponts sur la Seine et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. Les deux bombardements ayant fait le plus de victimes et de dégâts ont été celui du 19 avril 1944, par la Royal Air Force, qui fit 816 morts et 20 000 sinistrés dans la ville[34] et endommagea fortement la cathédrale et le Palais de justice, puis celui de la « semaine rouge », mené par les Américains du 30 mai au 5 juin 1944, et au cours duquel la cathédrale et son quartier ont à nouveau brûlé.

Après la guerre, le centre-ville a été reconstruit selon le plan Greber et sous la direction de Jean Demarest, François Herr et Jean Fontaine[35],[36].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en 12 quartiers[37] situés dans deux parties Rouen Rive Droite et Rouen Rive Gauche selon leur localisation par rapport à la Seine. Rouen Rive Droite constitue le cœur historique de Rouen avec la cathédrale Notre-Dame, le palais de justice, la place du Vieux-Marché et les plus grandes rues (rue du Gros-Horloge, rue Jeanne-d'Arc). On appelle Rouen Rive Gauche la partie située sur la rive gauche.

Paul Gauguin, Rue Jouvenet à Rouen, 1884. Collection Carmen Thyssen-Bornemisza, en dépôt au musée Thyssen-Bornemisza (Madrid)
Rue du Docteur-Dévé, dans le quartier Grammont

Rouen Rive Droite

Rouen Rive Gauche

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand port maritime de Rouen.

Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen et de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Haute-Normandie. Elle gère l’Aéroport Rouen Vallée de Seine.

Pour son développement économique, Rouen dispose de l'Agence de développement économique de l'agglomération rouennaise (ADEAR Rouen Développement )[38] dont les principales missions sont la promotion et le développement du territoire. Cette association est financée par l'Agglomération de Rouen, le Conseil général de Seine-Maritime, la CCI de Rouen, le Grand Port Maritime et l'Université.

Rouen a connu un fort taux de chômage à cause de délocalisations à partir de la fin des années 1970. Il était en 2008 de 7,8 %[39].

Rouen est le siège de la Matmut, de la Mutuelle assurance de l'éducation (la MAE), de Lubrizol France, de Rapid'Flore, Educatel, et d'Astera. Se trouvent dans l'agglomération (la CREA) les sièges de Ferrero France, Novandie (Mamie Nova), Cap Seine, Segafredo-Zanetti France, Huis-Clos, Turtle Wax France (Abel Bonnex), Le Mutant (supermarché), Eismann France, Maxim's SAPP, Daiwa France et le siège historique des Anciennes Mutuelles devenues Axa.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants étant compris entre 100 000 et 150 000, le nombre de conseillers municipaux est de cinquante-cinq.

Conseil municipal de Rouen (mandature 2008-2014)[40]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Rouen motivée » Union de la gauche Valérie Fourneyron 44 Majorité
« Confiance en Rouen » Majorité présidentielle 11 Opposition

Maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Rouen.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
30 août 1944 18 mai 1945 Guy Montier   Avocat agréé Tribunal de commerce
18 mai 1945 17 avril 1958 Jacques Chastellain CNI Armateur
6 mai 1958 4 avril 1968 Bernard Tissot CNI Avocat
4 avril 1968 22 février 1993 Jean Lecanuet Centre Démocrate-UDF Conseiller d'État
8 mars 1993 23 juin 1995 François Gautier UDF Administrateur civil
24 juin 1995 18 mars 2001 Yvon Robert PS Inspecteur Général de l Administration de l'Éducation nationale et de la recherche
18 mars 2001 9 mars 2008 Pierre Albertini société civile, ex-UDF Professeur d'université
15 mars 2008 27 juin 2012 Valérie Fourneyron PS Médecin du sport
27 juin 2012   Yvon Robert PS Adjoint au maire chargé de l'urbanisme
Inspecteur général de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections municipales :

Référendums :

Cantons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Canton de Rouen.

Rouen est divisée en 7 cantons :

  • Le 1er canton compte 19 964 habitants ;
  • Le 2e canton compte 13 643 habitants ;
  • Le 3e canton compte 12 033 habitants ;
  • Le 4e canton compte 11 153 habitants ;
  • Le 5e canton compte 15 671 habitants ;
  • Le 6e canton compte 20 682 habitants ;
  • Le 7e canton compte 13 446 habitants.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau Rouen.JPG

Natifs de Rouen[modifier | modifier le code]

Surnoms[modifier | modifier le code]

Rouen a été désignée sous le nom de « ville aux cent clochers » par Victor Hugo[55]. Ce chiffre est assez proche de la réalité, puisqu'on peut arriver au nombre d'environ cent clochers avant la Révolution française[56]. Surnom que portent aussi la ville de Caen et les villes de Dijon, Poitiers, Troyes, Liège, Prague et Montréal (Canada).

Stendhal l'a qualifiée d'« Athènes du genre gothique »[57], ce qui signifie qu'elle constitue une référence en matière d'architecture gothique, comme Athènes en matière d'architecture classique.

Elle est surnommée irrévérencieusement « le Pot de chambre de la Normandie »[58] par les Rouennais à cause de la réputation erronée d'être la plus pluvieuse des villes normandes, et cela a figuré sur des cartes postales à partir de 1902.

Locutions[modifier | modifier le code]

Vue de Rouen, dessin par Constance Lézurier de la Martel, 1806 (coll. privée)
  • « Aller à Rouen » signifie être sifflé, en jargon de comédiens. Le public de Rouen avait la réputation d’être fort exigeant.
  • Rouennerie : cotonnade de Rouen.
  • « Les r'marqueurs d'à Rouen » (les remorqueurs de Rouen) est la locution patoisante censée figurer le « parler rouennais » ou son accent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rouen

Armes de la ville de Rouen :

« De gueules à l'agneau pascal d'argent, la tête nimbée et contournée, portant une bannerette du même chargée d'une croisette d'or, au chef cousu d'azur semé de trois fleurs de lys d'or. »

Il faut souligner qu'au frontispice de la Grand Poste de Rouen (rue Jeanne-d'Arc), l'agneau porte une bannerette chargée d'un lion-léopardé passant[59], et que ce dernier a été le sceau officiel de la ville de Rouen au début du XIIe siècle, avant son remplacement quelques siècles plus tard.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Rouen détient le label ville d'art et d'histoire.

Stendhal l’a surnommée « l'Athènes du genre gothique »[60]. Des édifices religieux et civils ont été endommagés ou détruits par les bombardements et les incendies de la Seconde Guerre mondiale, mais, heureusement, la plupart des monuments les plus conséquents et les plus emblématiques de la cité ont été restaurés ou rebâtis, ce qui place Rouen dans les six premières villes en nombre de monuments historiques classés en France, et à la première place avant les cinq autres pour l'ancienneté de son patrimoine.

La cathédrale Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Rouen.

La cathédrale primatiale Notre-Dame, d'architecture gothique, inspira particulièrement Claude Monet. Elle est dotée d'une « tour-lanterne » sur la croisée du transept n'ayant pas fonction de clocher, surmontée d’une flèche en fonte culminant à 151 mètres (la plus haute de France). Elle est 5 mètres plus haute que la Pyramide de Khéops initiale.
L'histoire du vitrail du XIIIe siècle à nos jours peut se lire à l’intérieur de l’église.
Dans le chœur se trouvent des sépultures d'anciens ducs de Normandie comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et de Richard Cœur de Lion qui a fait déposer son cœur dans la cathédrale en « remembrance d'amour pour la Normandie ». Claude Monet l'a immortalisée dans la série des « Cathédrales ».
Outre ses vitraux, la statuaire de sa façade est remarquable avec 70 figures sculptées entre 1362 et 1421 installées entre 20 et 30 mètres de hauteur. Les anges et saintes femmes sont au niveau supérieur et, dessous, les apôtres dominent les archevêques, au dernier rang mais uniquement à gauche de la façade (nord).

La tour Saint-Romain haute de 77 m encadre la façade au nord. Elle tire son nom d'un archevêque de Rouen du VIIe siècle qui, selon la légende, vainquit la « gargouille », un dragon vivant dans les marécages près de la Seine. La tour relève du gothique primitif du XIIe siècle pour les premiers étages et du gothique flamboyant pour le dernier couronné de son fameux « toit en hache ». Elle a brûlé en 1944.

La tour de Beurre haute de 80 m encadre la façade au sud. Construite avec l’argent des indulgences de carême, elle est un chef-d’œuvre du gothique flamboyant.

L'abbatiale Saint-Ouen[modifier | modifier le code]

Abbatiale Saint-Ouen de Rouen et quartiers nord est
Article détaillé : Abbaye Saint-Ouen de Rouen.

L'abbatiale Saint-Ouen est de style gothique rayonnant et flamboyant. L'ancienne « abbaye de Saint-Ouen » a été un des monastères bénédictins les plus puissants de Normandie. Les travaux de l'église abbatiale, commencés en 1318, ont été ralentis par la guerre de Cent Ans et achevés qu'au XVIe siècle. En 1800, la municipalité s’est installée dans l'ancien dortoir des moines devenu l'hôtel de ville près de l'église abbatiale qui mesure environ 137 mètres de long du chevet à l'entrée de la nef avec une hauteur sous voûte de 33 mètres. Elle abrite les grandes orgues du facteur romantique Aristide Cavaillé-Coll.

La « Couronne de Normandie » est le surnom de la tour de croisée surplombant l'abbatiale et haute de 87 mètres.

Le Gros-Horloge[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gros-Horloge et Rue du Gros-Horloge.

Symbole de la puissance de Rouen, le Gros-Horloge est un monument emblématique de la ville. Le Gros-Horloge, horloge astronomique avec un mécanisme du XIVe siècle et un cadran du XVIe siècle, est située dans un pavillon enjambant la rue du Gros-Horloge sur une arche renaissance et qui est contigu à un beffroi gothique. Sur le double écran, l'aiguille unique pointe l'heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l'œil-de-bœuf supérieur. L'agneau pascal, dans un écusson au centre de l'arcade, représente les armes de la ville et symbolise le commerce et l'industrie de la laine. À voir, sur la face droite du Gros-Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont l'un est à l'envers en signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l'horloge.

Il a été intégralement restauré à partir de 1997, mis en lumière en 2003 par l'entreprise Neo Light et rouvert au public en décembre 2006.

L'Hôtel de Ville[modifier | modifier le code]

L'actuel Hôtel de Ville dans les dortoirs de l'Abbaye de Saint Ouen
Article détaillé : Hôtels de ville de Rouen.

L’hôtel de ville de Rouen évolue avec l’importance de la ville.

Au XIIe siècle, les « Établissements de Rouen » ancêtres de la municipalité sont installés à la halle aux marchands

Début XIIIe siècle, il s’installe rue du Gros-Horloge.

En 1758, le projet prévoit un nouveau bâtiment place du Vieux-Marché. Il sera abandonné dès 1765 et en 1791 c’est l'hôtel de la Première Présidence qui accueille la Municipalité.

En 1800, l’Hôtel de Ville s’installe dans les dortoirs de l’ancienne Abbaye Saint-Ouen. L'actuel hôtel de ville y est toujours, adapté au exigences modernes.

Le Bureau des Finances ou l'Office de tourisme[modifier | modifier le code]

Ancien bureau des finances et actuel office de tourisme

Le Bureau des Finances, construit de 1509 à 1540 à la demande du cardinal Georges d'Amboise, est le plus ancien monument Renaissance subsistant à Rouen[61]. Il a peu souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il est occupé depuis 1959 par l’office de tourisme de Rouen. L'ancien Bureau des Finances, constitué des façades sur rue et sur cour et toitures fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [62].

Il est aussi connu pour avoir servi de lieu à Claude Monet pour peindre une partie de sa série des cathédrales, à savoir onze toiles.

Palais de Justice[modifier | modifier le code]

Façade centrale sur cour du Palais de justice de Rouen.
Article détaillé : Palais de justice de Rouen.

Le Palais de justice de Rouen est l'ancien Parlement de Normandie. Pour l'institution Parlement de Normandie, voir :

Article détaillé : Parlement de Normandie.

Le Palais de Justice est une des quelques réalisations de l'architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge en France.

Seule l'aile en retour à gauche de la façade, dans la cour d'honneur, est gothique, construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. On y relève des pinacles, gargouilles et une balustrade flamboyante à la base du toit. L'escalier attenant a été reconstruit par l'architecte Selmersheim en style néogothique champenois au début du XXe siècle et ce, après l'« affaire de l'escalier » avec le démontage de celui réalisé en style néogothique par l'architecte Lucien Lefort, apôtre de l'historicisme à Rouen.

Le corps central est un mélange de styles gothique et renaissance dont la construction embrasse presque tout le XVIe siècle. Le décor est plus riche que sur l'aile gothique et la balustrade est radicalement différente.

L'aile en retour de droite est un pastiche néogothique, datant du XIXe siècle et remplaçant une ancienne partie de style classique. Également néogothique est la partie donnant sur la rue Jeanne-d'Arc, avec sa tour d'horloge.

L'édifice abritait auparavant l'échiquier de Normandie, devenu parlement de Normandie au XVIe siècle. Il serait partiellement l’œuvre de Roulland Le Roux, architecte du bureau des finances (actuel Office de tourisme).

Il a été endommagé deux fois en 1944 : lors du bombardement du 19 avril, l'aile gothique a été détruite et le 26 août la partie centrale gothico-renaissance a aussi été fortement touchée. Les murs en pierre sont restés debout mais les pinacles et les imposantes charpentes en bois de chêne ont été anéanties. Les intérieurs ont été ravagés (dont la magnifique salle des assises avec son plafond à caissons, restauré depuis). Les charpentes ont été remplacées par des carènes de béton. Les parties néogothiques ont échappé à la destruction.

La « Maison sublime » est un monument juif découvert sous l'escalier de droite de la cour d'honneur. Il date du XIIe siècle et ses murs préservés de faible hauteur présentent des graffitis en hébreu dont l'inscription suivante : « Que cette maison soit sublime ! », on y voit aussi un lion sculpté. C'était la maison d'un riche bourgeois juif selon certains et selon d'autres[63] une yeshiva.

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

La ville possède un grand nombre d'hôtels particuliers du XVIe au XIXe siècle, témoignages de son importance et de sa prospérité.

Hôtel de Bourgtheroulde[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Hôtel de Bourgtheroulde.

L'Hôtel de Bourgtheroulde, un hôtel particulier, place de la Pucelle, présente les influences conjointes du gothique flamboyant et de la Renaissance. Il a été bâti dans la première moitié du XVIe siècle par Guillaume Le Roux, conseiller de l'Échiquier de Normandie et seigneur de Bourgtheroulde. Vendu en décembre 2006, il est devenu en 2010 un grand hôtel de luxe. Outre ses chambres, l'hôtel[64] comprend un spa avec piscine, un restaurant gastronomique, une brasserie et un bar lounge.

Autres hôtels[modifier | modifier le code]
Hôtel d'Étancourt

Certains sont connus par un nom spécifique, voire plusieurs : hôtel Bésuel, hôtel d'Étancourt, hôtel de l'État Major et du Conseil de Guerre, hôtel Jubert de Brécourt, hôtel Levavasseur, hôtel de Miromesnil, hôtel de Girancourt, hôtel de Franquetot, hôtel d'Hocqueville, hôtel de Sacy, hôtel de Senneville ou hôtel d'Aligre, etc. la plupart sont construits en pierre de taille, mais certains y mêlent le colombage et la brique.

Église Saint-Maclou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Maclou de Rouen.

L'église dédiée à saint Maclou est un joyau de l’art gothique flamboyant construit entre 1437 et 1517. Elle a une façade ornée d'une rose. Devant cette façade s'ouvrent cinq porches disposés en arc de cercle. Ils sont surmontés de gables très richement décorés. Trois d'entre-eux abritent des portails, dont deux sont fermés par des portes en bois sculptées, œuvre des huchiers (ébénistes, sculpteurs sur bois) de la Renaissance.

Le plan de l'église présente un transept non saillant par rapport aux chapelles latérales. Elle conserve la tradition normande de la tour-lanterne comme la cathédrale Notre-Dame qui en plus fait office de clocher. La flèche date du XIXe siècle et est l'œuvre de l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy. La sacristie à l'est est un pastiche néo-renaissance dont les colonnes de marbre authentiques viennent d'Italie.

Elle a subi des dommages lors de la Seconde Guerre mondiale atteinte par deux bombes entraînant destructions et incendies. En outre, elle a souffert des aléas du climat et de la pollution.

L'intérieur du sanctuaire, conçu pour recueillir le maximum de lumière, est très clair. C'est une des raisons de l'absence de chapiteaux sur les piliers de la nef et du chœur. On remarque également la grande dimension des baies qui occupent tout l'espace entre les travées. Le chœur rénové, n'a pas retrouvé ses belles boiseries baroques d'avant-guerre et seule une chapelle en a conservé. Une des chapelles au sud du déambulatoire n'a pas été reconstruite.

Peu de vitraux anciens ont subsisté et ceux qu'on peut observer, sont souvent mêlés à des éléments modernes. À noter cependant, l'arbre de Jessé du XVe siècle au-dessus du portail nord, avec un Jessé assis selon une habitude née en Flandres et au-dessus du portail sud une Crucifixion. Sur le revers de la façade occidentale, subsiste un buffet d'orgue renaissance, dont les qualités à la fois plastiques et sonores sont reconnues.

L'aître Saint-Maclou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aître Saint-Maclou.

L'aître Saint-Maclou est un ancien ossuaire, constitué de quatre ailes en pierre et en colombage, entourant une cour de forme carrée. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. Le cimetière autour de l'église Saint-Maclou devenant trop petit, l'aître qui n'était alors qu'un parvis a été transformée en nécropole. En 1526, une nouvelle épidémie conduisit à la construction de trois galeries en colombage.

Ces trois édifices avaient un aspect sensiblement différent de l'actuel. Les charpentes étaient plus élevées et plus pentues. Le premier étage n'avait pas de fenêtres. Entre les deux sablières sculptées, l'espace était ajouré. Le premier étage servait d'ossuaire et des ossements humains y étaient entassés de manière plus ou moins organisée, les ouvertures entre les colombages devant assurer séchage et dissolution des os jusque réduction en poussière et chute sur le sol comme écrit dans la bible. Le rez-de-chaussée était une galerie de circulation, analogue à celle d'un cloître, où de riches personnages prirent l'habitude de se faire inhumer. Sur les sablières de l'étage furent sculptés des crânes, des tibias et des d'objets relatifs à la destination funéraire du lieu. Au XVIIe siècle fut ajouté une quatrième aile copiant imparfaitement les trois autres mais qui ne servit jamais d'ossuaire. En effet, elle fut construite par les prêtres de la paroisse Saint-Maclou pour servir d'habitation et d'école. Après l'interdiction des inhumations en centre-ville et la destruction des cimetières intra-muros au XVIIIe siècle, l'intégralité des bâtiments fut transformée en école.

Aujourd'hui, l'ensemble abrite l'École régionale des Beaux-Arts et le service du Patrimoine.

La place du Vieux-Marché[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Place du Vieux-Marché.

La place du Vieux-Marché a été le théâtre, en pleine guerre de Cent Ans, du supplice de Jeanne d'Arc, brûlée vive le 30 mai 1431. Au milieu de la place, les vestiges de l'église Saint-Sauveur ont été dégagés et la place est entourée d'un ensemble de maisons à pans de bois.

Halles contigües à l'église Jeanne-d'Arc et emplacement du bûcher (lieu des exécutions publiques)
  • L'ancien musée Jeanne-d'Arc.
  • La Croix Jeanne d'Arc est une grande croix élevée près de l’emplacement du bûcher.
  • L'église Sainte-Jeanne-d'Arc a été élevée sur le lieu même du martyre. Église moderne, construite par Louis Arretche en 1979, elle a une triple mission : église pour honorer sainte Jeanne d’Arc, mémorial civil pour commémorer l'héroïne et lieu de conservation des vitraux de l’ancienne église Saint-Vincent détruite en 1944.

Le donjon du château de Rouen, dit tour Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Tour Jeanne d'Arc et Château de Rouen.

La tour Jeanne d'Arc faisait partie du château de Rouen construit en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain de Rotomagus. C'est dans ce château que Jeanne d’Arc a été emprisonnée et que se déroula son procès.

La Fierte Saint-Romain[modifier | modifier le code]

C'est un des seuls vestiges de cet ancien quartier proche de la Seine, détruit par l'incendie de 1940 et les bombardements de 1944. Il est situé place de la Haute-Vieille-Tour. Il s'agit d'une sorte de podium construit en 1524 et constitué de deux étages en loggia dans un pur style Renaissance avec colonnes corinthiennes, pilastres, frontons et clochetons en lanterne. Sans certitude, son architecte serait Jean Goujon. Il est classé monument historique[65] et se trouve adossé à la seule façade ancienne[66] de la halle aux Toiles dont les autres parties ont été reconstruites en style moderne et qui sert de salle de congrès ou de spectacle. Jadis on accédait à la place de la Haute-Vieille-Tour par un passage voûté situé sous la fierte à travers la halle.

Fierte Saint-Romain, accolée à la Halle aux Toiles

Fierte est un mot d'ancien français signifiant châsse, issu du latin feretrum « brancard, civière pour les morts » à rapprocher de la cérémonie dite levée de la fierte, c'est-à-dire de la châsse contenant les reliques de saint Romain, évêque mythique de Rouen au VIIe siècle. En effet, à cet endroit s'achevait la grande procession annuelle des reliques de saint Romain, patron de la ville. Cette manifestation s'appuyait sur le Privilège de Saint-Romain, tradition très ancienne attestée en 1210. Un condamné à mort choisi par le chapitre de la cathédrale, juché dans la loge de l'édifice, devait soulever trois fois la châsse contenant les reliques du saint évêque. Après la manifestation, le criminel était gracié par les chanoines qui jouissaient du privilège de pouvoir libérer un condamné à mort le jour de l'Ascension. L'origine de ce privilège prend sa source dans la légende de la gargouille, sorte de dragon qui hantait les terres marécageuses du bord de Seine et qui fut vaincu par saint Romain avec l'aide d'un condamné à mort. Cette tradition prît fin en 1790[67].

Ancien Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel-Dieu de Rouen.

À Rouen, l'Hôtel-Dieu est attesté depuis 1127 dans une charte le citant comme « Hôpital Notre-Dame » même s'il existait avant sous la tutelle des archevêques et du clergé. Situé au sud de la cathédrale, il a été déplacé à l'ouest de la ville. Il resta un lieu de soins jusqu'en 1988 quand les derniers services ont été transférés dans l'ancien Hospice Général devenu l'hôpital Charles Nicolle, et est devenu la préfecture de la Seine-Maritime.

Les églises secondaires[modifier | modifier le code]

Église Saint-Olav des marins norvégiens

Vestiges d'églises gothiques[modifier | modifier le code]

Ancien clocher de l'église Saint-Nicolas à Cottévrard
  • Pilier de l'église Saint-Nicolas, détruite à la Révolution. Son clocher a été remonté à Cottévrard.
  • Travée de l'église Saint-Vigor dans la cour d'un immeuble de brique, rue des Béguines.
  • Ruines de l'église Saint-Pierre-du-Châtel, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Porche sud du transept (1515) de l'église Saint-Vincent, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, rue du Général-Giraud. Une partie des vitraux orne la nouvelle église Sainte-Jeanne-d'Arc, une autre la chapelle de la vierge de la cathédrale Notre-Dame et d'autres sont au musée des Beaux-Arts.
  • Le chœur de l'église Saint-Nicaise, gothique flamboyant. La nef et le clocher ont été reconstruits en béton à la suite d'un incendie qui s'est produit dans la nuit du 9 au 10 mars 1934.
  • Le mur est du chœur de l'église Notre-Dame-de-la-Ronde, rue du Gros-Horloge, détruite après la Révolution, subsiste entre deux immeubles.

Vestiges d'abbayes, couvents et prieurés[modifier | modifier le code]

Les maisons anciennes[modifier | modifier le code]

Au coin des rues de Martainville et Damiette
Article détaillé : Vieux Rouen.

La ville est remarquable pour la diversité et la richesse du tissu urbain : on y trouve des maisons d'époques variées du XIIIe siècle à l’époque contemporaine. Rouen est ainsi une des villes les plus hétérogènes de France sur le plan architectural : hétérogénéité des époques mais aussi des matériaux (les pans de bois de la pierre, la brique ou le béton pour les immeubles de la reconstruction), des formes ou des couleurs. À l’opposé de villes classiques comme Bordeaux ou Nancy, Rouen incarna le modèle de la ville romantique, célébré par Victor Hugo dans un célèbre poème (Les Feuilles d’automne).

La Vieille Maison, XIVe siècle, adossée à la cathédrale, rue Saint-Romain

Cette variété aurait pu être anéantie par les destructions de la Seconde Guerre mondiale avec la disparition de quartiers parmi les plus appréciés des touristes. Dans l’ensemble, la reconstruction a respecté les particularités de la vieille ville et essaie de proposer une certaine irrégularité des tracés et des formes.

La ville garde près de 2 000 maisons à colombage (contre environ 4 000 en 1939) dont un millier de restaurées ce qui en fait la première en Europe pour le nombre[réf. nécessaire] : les rues du Gros-Horloge, Saint-Romain, Damiette, des Faulx ou Eau-de-Robec sont ainsi remarquables. Moins restaurés et moins fréquentés par les touristes, les quartiers Saint-Vivien ou Beauvoisine méritent la visite.

Le patrimoine détruit pendant la Seconde Guerre mondiale et non reconstruit[modifier | modifier le code]

Édifices détruits par la guerre et non reconstruits par la suite.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]
  • Église Saint-Vincent XVe siècle, XVIe et XVIIe siècles, gothique flamboyant (il n'en reste que le porche sud du transept construit en 1515 et un pan de mur)
  • Église Saint-Pierre-du-Châtel XIVe et XVe siècles, gothique rayonnant et flamboyant (d'importantes ruines post-bombardements subsistent encore aujourd'hui)
  • Église Sainte-Marie-la-Petite (utilisée comme synagogue) XVIe siècle, gothique flamboyant. Aucun vestige.
  • Église Saint-Denis XVIe siècle, gothique flamboyant et renaissance. Aucun vestige.
  • Église Saint-Étienne-des-Tonneliers fin XIVe - XVe siècle, gothique rayonnant et flamboyant (il subsistait l'essentiel avant les bombardements, malgré son état de délabrement). Aucun vestige.
  • Chapelle des Augustins XIVe et XVe siècles, gothique rayonnant et flamboyant, porche de style classique. Il ne reste que quelques baies remontées dans un square.
Patrimoine civil monumental[modifier | modifier le code]
  • Palais des consuls XVIIIe et XIXe siècles, architecture classique et néo-classique. Aucun vestige.
  • Hôtel Romé XVIe siècle, style renaissance (seul les deux étages d'une façade sont conservés dans la cour intérieure du moderne Espace Monet)
  • Hôtel de la Première Présidence ou des Société savantes XVIIIe siècle, architecture classique (il ne subsiste qu'un portail)
  • Hôtel des douanes début XIXe siècle (il ne reste qu'un portail - monument aux victimes de la Seconde Guerre mondiale- et deux statues de David d'Angers)
  • Théâtre des Arts fin XIXe siècle. Aucun vestige.
  • Les halles médiévales (seul une façade des trois halles a été reconstituée)
  • La Bourse du Travail 1903, art nouveau (endommagée et détruite après-guerre). Aucun vestige.
Autre patrimoine[modifier | modifier le code]
  • Le logis des Caradas, maison du XVe siècle avec une partie en quadruple encorbellement[69]. « La perle des maisons de bois de notre cité » selon le commandant Quenedey. Aucun vestige
  • La plupart des maisons médiévales à encorbellement rue Ganterie, rue de la Vicomté, côté sud de la place de la Pucelle, quartier sud de la cathédrale, rue Grand-Pont. Aucun vestige.
  • La fontaine de Lisieux XVe siècle, style renaissance. Aucun vestige.
  • La fontaine de la Pucelle XVIIIe siècle, style classique et néoclassique. Aucun vestige.

Le patrimoine portuaire[modifier | modifier le code]

Malgré les destructions engendrées par la Seconde Guerre mondiale, qui ont surtout concerné le port et les quartiers situés autour de ce dernier, la ville conserve certains éléments de son patrimoine liés à l'activité portuaire.

Indien d'Amérique, cariatide de l'hôtel des Sauvages, montrant les relations traditionnelles du port de Rouen avec les Amériques.
Château d'eau-marégraphe no 1, la « tour Eiffel ».
Ancienne centrale électrique du port.
  • La « façade maritime » : les édifices bâtis le long de la Seine rive droite constituaient un alignement qui faisait dire que Rouen avait « la plus belle façade maritime de France après Bordeaux ». Il n'en reste quasiment rien : les trois monuments emblématiques qui la constituaient — à savoir le Palais des Consuls, le Théâtre des Arts et la Douane — ont été totalement détruits. Il ne subsiste que quelques hôtels particuliers, de facture plus modeste, dont le plus remarquable, dit Hôtel des Sauvages, du début du XIXe siècle, est classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
  • Les châteaux d'eau-marégraphes sont deux tours de taille modeste en brique, silex et pierre calcaire construits fin XIXe, début XXe siècle, et qui étaient surtout destinés à servir d'accumulateur pour l'eau nécessaire au fonctionnement des grues hydrauliques. Ils sont classées monuments historiques depuis 1997.
  • L'ancienne centrale électrique, les docks et les hangars

La Tour des archives et les ponts[modifier | modifier le code]

Inaugurée en 1965, la Tour des archives est dans l’enceinte de l'ancienne préfecture dans le quartier Saint-Sever, locaux abritant le conseil général de Seine-Maritime. Ce bâtiment, de conception moderne, peut accueillir 37 kilomètres linéaires de documents incluant les archives départementales. La tour compte 27 étages pour 104 mètres de hauteur, le tout en béton armé, c'est le deuxième bâtiment le plus haut de Rouen après la cathédrale. En 2007, le conseil général de Seine-Maritime a demandé à l'entreprise Neo Light la mise en lumière de la tour qui a obtenu une mention spéciale au concours city.people.light 2007 et le premier prix du concours Lumières 2008.

Le Belem sous le pont Gustave-Flaubert inauguré à l'occasion de l'Armada 2008.

Tous les ponts de Rouen à la mer (pont de Brotonne, de Tancarville, de Normandie) peuvent laisser passer des navires de fort tonnage. Rouen est la ville où les ponts empêchent les gros navires de remonter la Seine vers Paris. Ils permettent cependant le passage des caboteurs fluvio-maritimes desservant les ports de Limay et de Gennevilliers.

Le premier pont de pierre dont on a trace a été construit au IXe siècle. Les pont suivants furent reconstruits plusieurs fois. Tous les ponts actuels datent de l'après-guerre, sauf le pont ferroviaire dit viaduc d'Eauplet, qui a pu être remis en état, les trois autres ponts ayant été complètement détruits pendant la Seconde Guerre mondiale. L'un d'entre eux était un pont transbordeur. Trois ponts supplémentaires sont venus s'ajouter depuis aux trois rebâtis, dont deux sur leur emplacement d'origine.

Ces ponts sont, de l’aval vers l’amont :

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Square Verdrel
  • Jardin des plantes (85 000 m²)
  • Parc Antoine de Saint-Exupery (78 000 m²)
  • Parc Grammont (29 000 m²)
  • Jardin de l’hôtel de ville (26 000 m²)
  • Jardin Pasteur (21 700 m²)
  • Square Verdrel (9 000 m²)
  • Square Marcel-Halbout (5 240 m²)
  • Et 17 autres parcs et jardins de quartier

L'activité portuaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port autonome de Rouen.

Depuis le Moyen Âge, et même avant, le port a eu une place prépondérante dans l'activité de la ville en raison de sa position stratégique entre Paris et la mer dont les marées y sont perceptibles.

Bien qu'il soit à 80 km de fleuve de l'estuaire (6 heures de navigation), le port est fluvial et maritime car pouvant accueillir des navires (jusqu'à 280 m de long et 150 000 tonnes). En aval, les ponts sur la Seine ont 50 mètres de tirant d’air et des dragages permanents maintiennent un tirant d’eau de 10 mètres minimum.

Tous tonnages, Rouen n’est que le 28e port européen et le 5e français, derrière Marseille (3e européen), Le Havre (5e), Dunkerque (13e), Saint-Nazaire (18e), mais c'est le 1er port européen de céréales, le 1er français pour la farine et les engrais. Le trafic pétrolier est bien moindre qu'au Havre mais non négligeable avec la raffinerie de Petit Couronne.

Enfin, les plus grands voiliers du monde se rassemblent à Rouen tous les 4 à 5 ans[70]. L'événement a été appelé Voiles de la liberté en 1989, Armada de la liberté en 1994 et Armada du siècle en 1999 avec six millions de visiteurs. L'édition Armada Rouen 2003 en juillet 2003 a accueilli cinquante navires, six mille marins de vingt nationalités, dix millions de visiteurs, des dizaines de manifestations et d’animations… L'Armada 2008 a eu lieu du 5 au 14 juillet. La dernière Armada a eu lieu en juin 2013.

Culture[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Foire Saint-Romain sur les quais (octobre / novembre)

Musées[modifier | modifier le code]

Pissarro : Rue de l’Épicerie, Rouen, 1898.
Scène du musée Jeanne-d'Arc de Rouen.
  • Le musée des antiquités retrace l’archéologie gallo-romaine et mérovingienne et présente une collection d’objets d’art, vitraux et éléments du Moyen Âge et de la Renaissance et des collections égyptiennes et grecques.
  • Le musée Flaubert et d'histoire de la médecine où se trouve la chambre natale de cet écrivain dont on retrouve des souvenirs, des céramiques pharmaceutiques, des instruments chirurgicaux, des documents sur la naissance et la petite enfance, du mobilier hospitalier, des statues de saints guérisseurs et un jardin de plantes médicinales.
  • Le musée national de l'Éducation retrace l'histoire de l'enfant et de son éducation depuis le XVIe siècle illustrée par un choix de peintures et de gravures, de cahiers d'élèves, de livres pour enfants, de mobilier scolaire et de matériel pédagogique.
  • Le musée de la céramique : importante collection de faïences axée sur l'évolution de la production rouennaise et de nombreux autres exemples.
  • Le musée Le Secq des Tournelles : collection unique au monde de ferronnerie regroupant éléments d'architecture, enseignes, serrures, heurtoirs, outils, bijoux, objets de couture et de costume.
  • Le musée Pierre Corneille, installé dans la maison natale du poète, rue de la Pie, contient des dessins, des gravures relatifs à sa vie et les premières éditions de ses œuvres.
  • Le musée maritime, fluvial et portuaire retrace l'histoire du port, de ses métiers, des grands voiliers rouennais, de la marine marchande, de la batellerie, de la construction navale, de la chasse à la baleine et des expéditions polaires de Charcot.
  • Le musée du Gros-Horloge retrace l'histoire de l’horlogerie et notamment du Gros-Horloge de Rouen. Les mécanismes du Gros-Horloge de 1389 et de l'église Saint-Vivien du XVIe siècle y sont exposés. Ce musée a rouvert en 2006.
  • Le musée du Château de Rouen, tour Jeanne-d'Arc, présente la forteresse médiévale construite en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain.

Médias[modifier | modifier le code]

Lycée Pierre-Corneille, Rouen 1902, Robert Antoine Pinchon (second rang, droit) et Marcel Duchamp (troisième rang, gauche)
L'Académie de Rouen c.1935, Robert Antoine Pinchon, troisième rang, droit
Robert Antoine Pinchon, 1905-06, La foire Saint-Romain sur la place Saint-Vivien, Rouen, huile sur toile, 49 x 59.4 cm
L'accrochage au Salon des Artistes Rouennais, Musée des Beaux-Arts de Rouen, Robert Antoine Pinchon (center) 1934
Robert Antoine Pinchon, 1905, Le Pont aux Anglais, Rouen, huile sur toile, 32 x 47 cm
Salon des Artistes Rouennais, Musée des Beaux-Arts de Rouen, c.1930

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Le principal quotidien régional est Paris Normandie, qui couvre l'ensemble de la région Haute-Normandie depuis la fusion entre les trois principaux journaux de l'après-guerre, Liberté-Dimanche, Le Havre libre et Le Havre Presse.

Quatre journaux gratuits sont distribués : Côté Rouen, Tendance Ouest Rouen (hebdomadaires), 20 minutes et Metronews (quotidiens)[72].

Plusieurs journaux sont également disponibles sur Internet : Grand Rouen, 76actu et le portail normand de l'information économique : Drakkar Online.

Toutes les collectivités territoriales distribuent également chacune leur magazine d'informations : Rouen magazine (journal de la municipalité), Crea le mag (journal de la CREA), Ma région (journal du conseil régional de Haute-Normandie) et Seine-Maritime Le magazine (journal du conseil général de la Seine-Maritime).

Il existe d'autres bulletins gratuits concernant l'actualité culturelle : aux Arts (informations culturelles), Bazart (actualités culturelles) et L'Agenda rouennais (actualités culturelles).

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Le siège de France 3 Normandie se situe sur la rive gauche de Rouen. Elle propose chaque jour l'actualité régionale ainsi qu'une journal d'actualités locales.

La Chaîne Normande (LCN) est née en octobre 2011. Il s'agit de la première télévision partiellement privée régionale[73] émettant en Haute-Normandie. D'autres chaînes de télévision n’émettant pas en Haute-Normandie sont accessibles en streaming. Parmi elles : Domino TV (télévision sur l’agglomération rouennaise), Normandie TV (musique, concerts, soirées, journaux locaux) et TVNormanChannel (chaîne de télévision privée régionaliste animée par le Mouvement normand).

France Bleu Haute-Normandie (100,1 MHz), la radio régionale de Radio France est, en termes de nombre d'auditeurs, la radio la plus écoutée de Haute-Normandie avec environ 220 000 auditeurs. Elle possède son siège régional sur le quai Boisguilbert, sur la rive droite de Rouen, ainsi que des bureaux à Évreux et au Havre.

La plupart des radios nationales diffusent leurs programmes dans l'agglomération rouennaise (RMC (87,7 MHz), Europe 1 (104,9 MHz), Chérie FM (97,5 MHz), Nostalgie (105,3 MHz), Skyrock (89,3 MHz), Virgin Radio (104,1 MHz), RCF Haute-Normandie (88,1 MHz), NRJ (100,5 MHz), Fun Radio (107,0 MHz), Rire et Chansons (103,3 MHz) et Le Mouv' (95,8 MHz).

Il faut ajouter à cela, plusieurs radios locales : Radio RC2 (94,4 MHz), Radio Cristal (90,5 MHz), Radio HDR (99,1 MHz), R2R (101,3 MHz) et Radio Espace (91,6 MHz).

Rouen dans les arts plastiques[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, Rouen a inspiré Bonington et Turner. Claude Monet y a peint la série des Cathédrales de Rouen. Pissarro a peint plusieurs tableaux de Rouen, surtout autour du pont Boieldieu.

Bernard Mandeville célèbre peintre rouennais n'a pas manqué de faire siens ces paysages, maintes fois repris sur le motif, entre le pont Corneille et le pont Boïeldieu, entre Croisset et Eauplet.

Rouen au cinéma[modifier | modifier le code]

Rouen dans la littérature[modifier | modifier le code]

Oceanic bar de André Renaudin, Rouen dévasté de André Maurois.

Plusieurs romans policiers se déroulent à Rouen : Oncle Charles s'est enfermé de Georges Simenon, Où sont les diamants du Roi ? de Françoise Kermina, Un chien du diable de Fabienne Ferrère, Le fond de l'âme effraie de Guy Langlois, Mon cadavre s'enroue à Rouen de Jean Calbrix, Hurler avec les loups à Canteleu de Michel Giard, Mourir sur Seine de Michel Bussi, Seine de crimes de Philippe Feeny, Pour ta pénitence de Nadine Mousselet.

Il ne faut pas oublier Madame Bovary de Gustave Flaubert, Charles Bovary a fait ses études au lycée Pierre Corneille puis à la faculté de médecine de Rouen. Emma Bovary a été éduquée dans un couvent rouennais. Emma et Charles Bovary allaient au théâtre à l'opéra à Rouen, ils y ont rencontré Léon Dupuis le futur amant d'Emma (qui prétexta bientôt des cours de piano pour aller rendre visite à Léon chaque semaine à Rouen)[réf. souhaitée].

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Catholique

Archidiocèse de Rouen, avec saint Mellon comme premier évêque de Rouen. L'archevêque de la ville est primat de Normandie. Depuis l'époque carolingienne, les chrétiens de Rouen chantent aux principales fêtes le Christus Vincit dans la cathédrale, pour demander en particulier la paix sur leur ville.

  • Orthodoxe

Paroisse Saint-Silouane-de-l'Athos, chapelle Saint-Victrice sur l'île Lacroix.

  • Protestant

Temple Saint-Éloi, ancienne église catholique Saint-Éloi, de style gothique et Renaissance.

  • Témoins de Jéhovah

Les Témoins de Jéhovah disposent de trois lieux de cultes et d'une boutique en centre-ville.

  • Mormon

Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, paroisse de Rouen, rue Saint-Romain.

  • Juif
Synagogue de Rouen.

L'ancienne synagogue de Rouen, jadis église catholique Sainte-Marie-la-Petite, de style gothique, a été détruite par les bombes en 1944. Une synagogue moderne a été construite à son emplacement. Inaugurée en 1950, elle a été le premier lieu d'accueil de public reconstruit après guerre.

  • Musulman

Treize mosquées et salles de prière existent dans l'ensemble de l'agglomération. Les plus importantes en affluence étant les mosquées El Kaouthar et El Mohsinin situées à Rouen, ainsi que Yahya et Salam, respectivement localisées à Saint-Étienne-du-Rouvray et Petit-Couronne. El Kaouthar est également appelée Oumm al-masajid (la mère des mosquées) du fait qu'elle fut la première de l'agglomération rouennaise, construite en 1982. Les principaux projets d'agrandissement concernent les mosquées de Canteleu et d'Oissel.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rouen est le siège de l'Académie de Rouen, circonscription éducative dirigée par un recteur madame Florence Robine (depuis le 1er mars 2012), qui administre le réseau éducatif de Haute-Normandie.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'Université de Rouen compte près de 24 300 étudiants. Le Campus Saint Marc[74] de Rouen regroupe 7 écoles dont : Iscom[75] (communication) ; Formavenir[76] (école tertiaire) ; Pigier Création[77] (école de coiffure et d'esthétique) ; Comptexpert[78] (école de comptabilité) ; Berlitz Rouen[79] (école de langue étrangère) ; CPES Rouen et Med'sup[80] (prépa paramédicaux et sociaux, prépa de médecine).

Parmi les grandes écoles rouennaises :

Collèges et lycées[modifier | modifier le code]

Liste des établissements scolaires
Collèges Lycées

Collèges publics :

  • Collège Barbey-d'Aurevilly
  • Collège Boïeldieu
  • Collège Camille Claudel
  • Collège Camille-Saint-Saëns
  • Collège Fontenelle
  • Collège Georges-Braque
  • Collège Jean-Lecanuet

Collèges privés :

Lycées publics :

  • Lycée Corneille
  • Lycée Jeanne-d'Arc
  • Lycée général et professionnel Gustave-Flaubert
  • Lycée Blaise-Pascal
  • Lycée Camille-Saint-Saëns
  • École industrielle de Rouen
  • Lycée Grieu
  • Lycée professionnel George Baptiste
  • Lycée Marcel Sembat

Lycées privés :

Écoles élémentaires et maternelles[modifier | modifier le code]

  • Maternelle

École maternelle Camille Claudel ; École maternelle Elizabeth Et Marguerite Brière ; École maternelle Maurice Nibelle ; École maternelle Thomas Corneille ; École maternelle Marie Houdemare ; École maternelle Anatole France ; École maternelle Henry Brevière ; École maternelle Jules Ferry ; École maternelle Catherine Graindor ; École maternelle Pauline Kergomard ; École maternelle Achille Lefort ; École maternelle Marguerite Messier ; École maternelle Louis Pasteur ; École maternelle Pierre De Ronsard ; École maternelle Les Sapins ; École maternelle Guillaume Lion ; École maternelle Jeanne Hachette ; École maternelle Jean De La Fontaine ; École maternelle Claude Debussy ; École maternelle Jean-Philippe Rameau ; École maternelle Clément Marot ; École maternelle Françoise Dolto Ecole maternelle Honoré de Balzac ; Ecole primaire Jacques Cartier

  • Primaire

École primaire Privée Notre-Dame ; École élémentaire Jean-Philippe Rameau ; École primaire Privée Saint Léon ; École élémentaire Marthe Corneille ; École élémentaire Le Gouy ; École élémentaire Clément Marot ; École élémentaire Théodore Bachelet ; École élémentaire Jean De La Fontaine ; École élémentaire Benjamin Franklin ; École élémentaire Jules Michelet ; École élémentaire Louis-Ezechiel Pouchet ; École élémentaire François Villon ; École élémentaire Marie Houdemare ; École élémentaire Bimorel-Hugo ; École élémentaire André Pottier ; École élémentaire Louis Pasteur ; École élémentaire Anatole France ; École primaire Privée Beauvoisine ; École primaire Privée Sacré-Cœur ; École primaire Privée Saint Dominique ; École primaire Privée Saint Joseph ; École primaire Privée Sainte Marie ; École élémentaire Claude Debussy ; École primaire Privée Saint Vivien ; École primaire Privée Jean-Baptiste De La Salle ; École élémentaire Guy De Maupassant ; École élémentaire Jules Ferry ; École élémentaire Les Sapins ; Ecole élémentaire Honoré de Balzac

Santé[modifier | modifier le code]

Le principal établissement est le Centre hospitalier universitaire de Rouen. Il existe aussi des cliniques : clinique de l'Europe, clinique Mathilde et clinique Saint-Hilaire. Le centre Henri-Becquerel est le Centre régional de lutte contre le cancer.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs
  • 11 stades ;
  • 12 salles de sport ;
  • 21 courts de tennis ;
  • 14 gymnases ;
  • 4 piscines ;
  • 2 patinoires (une tous publics, une aux normes olympiques : surface de glisse) ;
  • Depuis l'automne 2012, un Palais des sports (6 000 places assises avec les gradins amovibles).

Nombre de licences sportives : 20 000.

Principales disciplines
  • Lutte : l'ASPTT lutte de Rouen évolue actuellement au gymnase Pélissier
  • Athlétisme : Stade sottevillais 76.
  • Badminton : le Maromme Déville Mont-Saint-Aignan Badminton évolue en élite (Nationale 1B).
  • Baseball : les Huskies du Rouen Baseball 76 sont champions de France Élite 2003, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009,2010,2011, et 2012 champions d’Europe (groupe B) 2004 et 2006 et finalistes de la Coupe d'Europe de baseball 2007.
  • Basket-ball : le SPO Rouen Basket évolue en élite (Pro B). L'équipe féminine a aussi connu les honneurs au milieu des années 1990.
  • Boxe anglaise : Ali Chebah, jeune boxeur rouennais Champion du Monde junior WBC et Champion d'Amériques des Super-Légers.
  • Cyclisme : le Véloce Club Rouennais, fondé en 1880.
  • Football : le FC Rouen joue en Division d'Honneur à la suite de sa liquidation judiciaire en juillet 2013. L'équipe féminine est en deuxième division.
  • Football américain : les Léopards évoluent en D3.
  • Gymnastique : Élan gymnique rouennais.
  • Handball : le Rouen UHB 76 est en nationale 2 L'équipe féminine est en Prénationale.
  • Hippisme : la Société des courses rouennaises, renommée Société des courses hippiques de Mauquenchy–Pays de Bray, organise des courses de trot sur l’hippodrome de Mauquenchy qui a remplacé en 2005 l’hippodrome des Bruyères. Des courses ont aussi lieu à l'hippodrome des Trois Pipes à Bihorel.
  • Hockey sur gazon : l'équipe masculine de l'ASRUC Hockey sur gazon évolue en Nationale 1 (D2) et organise en janvier 2010 les Championnats d'Europe femmes et hommes de hockey en salle.
  • Hockey sur glace : les Dragons de Rouen sont quadruple champions de France en titre et champions d'Europe en titre. Au total, ils ont remporté 13 fois le Championnat de France de Ligue Magnus (Elite) et ont gagné 2 titres européens. C'est en outre l'une des équipes les plus titrées de France.
  • Canoë-kayak : le Canoë club normand.
  • Motonautisme : le Rouen Yacht Club organise tous les ans au mois de mai une manifestation internationale, les 24 Heures motonautiques. En 2010, a eu lieu la 46e édition de la course comptant pour le championnat du monde d’endurance. L'événement attire entre 300 et 350 000 personnes chaque année sur les bords de Seine.
  • Natation : les Vikings.
  • Patinage : le Rouen Olympic Club a remporté plusieurs titres nationaux.
  • Roller hockey : les Spiders du Rouen Hockey Club évoluent dans l’élite française (Ligue Élite).
  • Rugby à XV : le RC Rouen évolue en Championnat de France de rugby à XV de 2e division fédérale, l'équipe première féminine de l'ASRUC évolue en Division 2.
  • Compétition automobile|Sport automobile : l’AS Automobile club normand a organisé jusqu’en 1993 des courses sur le circuit de Rouen-les-Essarts, aujourd’hui fermé, qui a accueilli à cinq reprises le Grand prix de France. La construction d’un nouveau circuit était prévue à Mauquenchy, projet abandonné avec la construction du circuit de Nevers Magny-Cours.
  • Tennis de table : l'équipe féminine de l'ALCL Grand-Quevilly évolue en Pro A, l'équipe masculine du SPO Rouen évolue en Pro B.
  • Triathlon : le RouenTriathlon évolue en Division 1.
  • Volley-ball : l’AL Canteleu-Maromme évolue en Pro B depuis la saison 2007-08.
  • Golf : golf de Rouen Mont-Saint-Aignan et golf de Rouen La Forêt Verte.

Rouen a été candidate aux Jeux olympiques de la jeunesse d'été 2014[81], mais le Comité national olympique a préféré défendre une candidature aux jeux d'hiver en 2018.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Foire Saint-Romain.

La foire Saint-Romain est une fête foraine d'environ un mois en octobre et novembre. Elle se tient sur les quais bas rive gauche du pont Pierre-Corneille au pont Guillaume-le-Conquérant. C'est la première fête foraine de province par sa taille et la deuxième, derrière la foire du Trône, au niveau national. C’est la plus ancienne de France car elle est vieille de plus de 500 ans.

Avant d'être déplacée sur les quais, elle occupait les boulevards depuis la place Saint-Hilaire à la place Beauvoisine et au Boulingrin. Le Boulingrin était à l'époque occupé par un cirque de style circulaire où se produisaient des artistes de variété, des combats de boxe et de catch et s'y produisait le cirque qui animait chaque année la grande foire Saint-Romain.

Sur l'île Lacroix se tenait la foire exposition avant que soit créé le parc de expositions près de la forêt de Rouvray. L'actuel parc des Expositions se trouve sur un ancien terrain d'aviation et de parachutisme. Boos a repris l'aérodrome mais l'activité parachutiste s'est répartie sur Dieppe et Le Havre. Le parc aquatique aquatique Océade prenait place également sur l'île Lacroix de 1989 à 1991[82].

Article détaillé : Armada de Rouen.

Depuis 1989, Rouen organise un rassemblement mondial réunissant les plus grands voiliers, vieux gréements et autres navires de guerre (voir plus haut, le port). La dernière édition de ce rassemblement, appelé l'Armada 2013, a eu lieu du 6 au 16 juin 2013.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités en garnison à Rouen :

Transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Rame du tramway de Rouen au terminus Boulingrin
Bus de la ligne T2 à l'arrêt Théâtre des Arts
Articles détaillés : Tramway de Rouen, TEOR, TCAR et VTNI.

L'autorité organisatrice de transport urbain, chargée de leur développement et de leur financement à Rouen et dans son agglomération est la CREA. Le réseau de la CREA comprend :

  • deux lignes de tramway, plus communément appelé « Métro » sur un axe Nord-Sud de l'agglomération ;
  • trois lignes TEOR, un bus à haut niveau de service sur un axe Est-Ouest de l'agglomération ;
  • 30 lignes régulières de bus et 6 lignes de taxis bus ;
  • 34 lignes de transports scolaires, accessibles aux non-scolaires.

Ces lignes sont exploitées par TCAR et VTNI.

Au total, quinze parc relais, pour un total de 1 500 places sont accessibles, soit gratuitement, soit sur présentation d'un titre de transport validé.

Le métro assure le liaison entre les deux rives de la Seine depuis 1994. Il dessert quatre autres communes de l'agglomération (Saint-Étienne-du-Rouvray, Sotteville-lès-Rouen, Le Petit et Le Grand-Quevilly). Une importante rénovation du réseau a été effectuée en 2012 en vue du remplacement des ving-huit rames Alsthom TFS par ving-sept rames Alstom Citadis de juin 2012 à mars 2013.

Le TEOR, en service depuis 2001, assure la liaison entre l'Est et l'Ouest de l'agglomération en traversant le centre-ville par un site propre. Les trois lignes de 39 km sont en correspondance avec le métro à la station Théâtre des Arts, point de passage de douze autres lignes de bus. Le TEOR dessert environ 175 000 habitants de 8 communes de l'agglomération : Rouen, Déville-lès-Rouen, Bihorel, Mont-Saint-Aignan, Darnétal, Canteleu, Notre-Dame-de-Bondeville et Maromme.

Les lignes « Noctambus » (T1, N2 et N3[83]) circulent du dimanche au jeudi jusqu'à h 30 et le vendredi et samedi jusqu'à h 30 à raison de 3 à 5 passages par nuit et par sens selon les lignes et les jours. Il existe aussi des « navettes Zénith » (retour des spectacles).

Les lignes départementales de VTNI desservent également la ville.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rocade de Rouen.

Réseaux cyclables[modifier | modifier le code]

Station Cy'clic Place Saint-Sever

Rouen a longtemps eu du retard en matière de réseaux cyclables. La municipalité semble vouloir améliorer la circulation cyclable depuis quelques années, notamment avec la nouvelle piste cyclable sur le pont Boieldieu qui permet de traverser la Seine sans être mêlé au reste du trafic et les nouvelles pistes cyclables en ville.

Le Cy'clic est un système de vélopartage ouvert de h à h, installé en décembre 2007 par la mairie en partenariat avec JCDecaux qui facilite les déplacements en centre-ville. En 2013, 251 vélos sont accessibles dans les 21 stations en ville.

La CREA propose également un dispositif de locations de vélos (Vélo'R) dont certains sont à assistance électrique.

Transports autoroutiers[modifier | modifier le code]

Rouen est à la convergence d'axes autoroutiers dont l'autoroute A13 Paris-Caen (mise à 2 fois 3 voies entre Pont-Audemer et Caen en plusieurs phases), l'autoroute A28 Abbeville-Tours (section partie de l’Axe Nord-Sud Atlantique européen ou A.N.S.A.) et l'autoroute A150 Rouen-Yvetot (barreau de raccordement à l’A29 entre Barentin et Yvetot à construire).

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Rouen-Rive-Droite.

Rouen possède une gare principale, la gare de Rouen-Rive-Droite d’une fréquentation de 6 millions de voyageurs annuels. Cette gare est reliée au réseau TGV et Intercités Normandie et aux réseaux TER Haute-Normandie, Basse-Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Picardie. Il existe un accès direct au métro de la TCAR.

Elle avait avant la Seconde Guerre mondiale trois autres gares, de Rouen-Orléans, Rouen-Martainville et Saint-Sever. Cette dernière devrait être réaménagée en gare pour alléger la gare de Rouen-Rive-Droite qui ne peut être agrandie. La mise en service est prévue vers 2020 au mieux.

Transports fluviaux[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance ouvert depuis le 15 juillet 2008 devrait compter, d'ici 2012, 150 à 180 anneaux sur des pontons totalement équipés.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport Rouen Vallée de Seine.

Rouen est desservie par l’aéroport Rouen Vallée de Seine situé à Boos, 9 km à l'est. L'aéroport accueille près de 50 000 passagers annuels, soit 25 000 pour l'aller et autant pour le retour. Une ligne de bus relie l'aéroport à l'agglomération. Il y avait une ligne régulière mais elle a été fermée en novembre 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
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  20. Xavier Delamarre, Op. cité.
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  23. Nommé également : Oskar ou Ásgeir, nom de famille normand Anger.
  24. Mohammed Arkoun, « La France vue par un voyageur arabe au Xe siècle », dans Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen Âge à nos jours, 2006, p. 44.
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  27. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA512 Lettres patentes de Louis XI, Tours, le 11 novembre 1479 Lettres concernant marchands drapiers
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  29. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286
  30. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 382
  31. Journal de l'Exposition nationale & coloniale de Rouen et Moniteur des exposants : hebdomadaire illustré Rouen 1893 Lire en ligne
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  50. [1]
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  53. [4]
  54. [5]
  55. Amis ! c'est donc Rouen, la ville aux vieilles rues,
    Aux vieilles tours, débris des races disparues
    La ville aux cent clochers carillonnant dans l’air
    Le Rouen des châteaux, des hôtels, des bastilles
    Dont le front hérissé de flèches et d'aiguilles
    Déchire incessamment les brumes de la mer

    (Victor Hugo, À mes amis L. B. et S.-B., in Les Feuilles d’automne, 1831.)

  56. François Lemoine et Jacques Tanguy, Rouen aux 100 clochers, Rouen, PTC,‎ 2004 (ISBN 2-906258-84-9, OCLC 496646300)
  57. Stendhal, Mémoires d'un touriste, vol. II, Paris, Michel Lévy frères,‎ 1854, p. 83 « Au reste, je rentre accablé de fatigue; je viens de me donner le plaisir de revoir Rouen, comme si j'y arrivais pour la première fois. Par des raisons que je dirai, Rouen est la plus belle ville de France pour les choses du Moyen Âge et l'architecture gothique. À l'époque où régnait la mode du gothique, Rouen était la capitale de souverains fort riches, gens d'esprit, et encore tout transportés de joie de l'immense bonheur de la conquête de l'Angleterre qu'ils venaient d'opérer comme par miracle. Rouen est l'Athènes du genre gothique [...]. Ce qui est admirable à Rouen, c'est que les murs de toutes les maisons sont formés de grands morceaux de bois placés verticalement à un pied les uns des autres: l'intervalle est rempli par de la maçonnerie. Mais les morceaux de bois ne sont point recouverts par le crépi; de façon que, de tous les côtés l'œil aperçoit des angles aigus et des lignes verticales.»
  58. Alfred Canel, Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons relatifs à cette ancienne province et à ses habitants, vol. II, Rouen et Caen, A. Lebrument et Le Gost-Clérisse,‎ 1859, p. 103
  59. Rouen sur Imago Mundi (cf. rubrique « Armoiries » en fin de page).
  60. Stendhal1854, p. 83
  61. « Tribunal dit Cour des Aides, Bureau des Finances », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  63. Norman Golb
  64. http://www.hotelsparouen.com/
  65. « Notice no PA00100829 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  66. « Notice no PA00100833 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  68. Olivier Chaline, La Chapelle du lycée Corneille à Rouen,‎ 1987
  69. Guy Pessiot, Histoire de Rouen: Tome 2, 1900-1939 : en 800 photographies, p. 164 [6]
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  72. Le gratuit Metro à Rouen le 8 mars
  73. [Le financement du projet est bâti sur un partenariat public-privé (PPP) en effet, la région Haute-Normandie, le département de Seine-Maritime et la CREA assureraient environ la moitié du budget de la première année. Les recettes publicitaires devraient progresser en 5 ans, pour assurer entre 50 % et 100 % du coût de la chaîne. La Chaîne Normande - Financement
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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