Rouen

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Rouen
De haut en bas, de gauche à droite :panorama de Rouentour des Archives, Gros-Horloge, pont Gustave-Flaubert, bords de Seine et la cathédrale Notre-Dame.
De haut en bas, de gauche à droite :
panorama de Rouen
tour des Archives, Gros-Horloge, pont Gustave-Flaubert, bords de Seine et la cathédrale Notre-Dame.
Blason de Rouen
Blason
Rouen
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie (préfecture)
Département Seine-Maritime (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Rouen
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie (siège)
Maire
Mandat
Yvon Robert
2014-2020
Code postal 76000, 76100
Code commune 76540
Démographie
Gentilé Rouennais
Population
municipale
110 755 hab. (2013)
Densité 5 180 hab./km2
Population
aire urbaine
658 285 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 36″ N 1° 06′ 00″ E / 49.443232, 1.09997149° 26′ 36″ Nord 1° 06′ 00″ Est / 49.443232, 1.099971
Altitude Min. 2 m – Max. 152 m
Superficie 21,38 km2
Localisation

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Liens
Site web rouen.fr

Rouen /ʁwɑ̃/[1] est une commune du nord-ouest de la France traversée par la Seine, préfecture du département de la Seine-Maritime et préfecture de la région Normandie[2]. Rouen est la capitale admninistrative de la Normandie.

Aujourd'hui cité industrielle tendant à être intégrée dans le Grand Paris, elle fut autrefois surnommée par Victor Hugo « la ville aux cent clochers carillonnant dans l'air… », mais certains ont été détruits durant les lourds bombardements en juin 1940 et pendant la « semaine rouge », fin mai-début juin 1944.

Le blason de Rouen : l'agneau pascal ; détail du Gros-Horloge.

La commune compte 113 406 habitants et son agglomération 466 021 habitants au [3]. Rouen est aussi la ville la plus densément peuplée du Grand-Ouest français avec 5 218 hab/km2. Avec 658 285 habitants au 1er janvier 2012[4], son aire urbaine est la première de Normandie ainsi que la 12e de France, et la deuxième du Bassin parisien, après celle de Paris[5]. Son bassin d'emploi, le premier de la région, atteint 829 210 habitants[6]. Rouen est le siège d'une intercommunalité, Métropole Rouen Normandie, qui est la 6e métropole de France et la 2e du Grand-Ouest français (après Nantes Métropole) avec 488 630 habitants en 2012[7].

Rouen est la métropole la plus proche de Paris et fait partie des villes décorées de la Légion d'honneur et de la Croix de Guerre.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Plan de la ville.
Le matin au port de Rouen peint en 1896 par Camille Pissarro, tableau exposé au Metropolitan Museum of Art.

À l'origine, la ville se situait sur la rive droite de la Seine. Aujourd'hui, elle inclut la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et l'île Lacroix. Le nord de la ville (Hauts de Rouen), très vallonné, est dominé par un plateau, où on trouve une partie des villes de l’agglomération.

La Seine couvre 179 ha de la superficie de la ville. On compte 306 ha d'espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes, dont la rue du Gros-Horloge, qui fut en France la première rendue aux piétons (1971).

Le port de Rouen a été l'un des plus importants ports français d'importation d'agrumes et de fruits tropicaux. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à la suite de la destruction de la quasi-totalité des vignobles français par le phylloxéra, l'activité portuaire a fortement augmenté avec l'importation de la production vinicole de l'Algérie.

La transformation du port en a fait le premier port européen exportateur de céréales ; c'est aussi le premier port céréalier français. Un terminal pour conteneurs a aussi trouvé place dans l'activité portuaire.

De grands armateurs ont marqué l'histoire portuaire. Des rues et des avenues de l'agglomération portent leurs noms. Il en est de même pour les anciennes activités maritimes avec l'Afrique du Nord (avec les rues de Tanger, de Constantine, etc.). Jusqu'au début des années 1960, le port étendait son emprise au cœur même de la ville et les navires de commerce accostaient jusqu'au pont Jeanne-d'Arc, presque en face de l'ancienne gare routière (rue Saint-Éloi).

L'abbatiale Saint-Ouen, contiguë à l'hôtel de ville, est l'aboutissement de la Route des abbayes de la vallée de la Seine (Saint-Wandrille, Jumièges, Saint-Martin-de-Boscherville).

Douze villes sont limitrophes de Rouen : Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Bihorel, Saint-Martin-du-Vivier, Darnétal, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, Bonsecours, Sotteville-lès-Rouen, Le Petit-Quevilly, Le Grand-Quevilly, Canteleu et Déville-lès-Rouen.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rouen
Mont-Saint-Aignan
Déville-lès-Rouen
Bois-Guillaume
Bihorel
Saint-Martin-du-Vivier
Darnétal
Canteleu Rouen Saint-Léger-du-Bourg-Denis
Le Grand-Quevilly Sotteville-lès-Rouen
Le Petit-Quevilly
Bonsecours

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville de Rouen est au centre d'une aire urbaine estimée en 2011 à 655 013 habitants[8]. De 1990 à 2011, la progression de la population rouennaise a été de près de 9 000 habitants, soit une croissance annuelle moyenne de près de 0,7 %.

En 2013, la commune comptait 110 755 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
84 323 80 755 86 672 86 736 88 086 92 083 96 002 99 295 100 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
103 223 102 649 100 671 102 470 104 902 105 906 107 163 112 352 113 219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
116 316 118 459 124 987 123 712 122 898 122 957 122 832 107 739 116 540
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
120 857 120 471 114 834 101 945 102 723 106 592 107 904 109 425 111 553
2013 - - - - - - - -
110 755 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Vue panoramique, depuis Mont-Saint-Aignan.

Rouen est traversée par la Seine en son milieu. Sur la rive droite, on trouve notamment le centre historique de la ville ; sur la rive gauche, le centre-ville bis, nommé quartier Saint-Sever. Il existe également une vaste île qui sépare la Seine en deux bras : l'île Lacroix. Les deux rives sont reliées par six ponts routiers et un pont ferroviaire.

D'importants projets de réaménagements urbains sont programmés ou en cours de réalisation dans la ville, afin de se réapproprier des territoires oubliés (friches industrielles et portuaires). C'est le cas notamment dans la zone portuaire rive droite, avec le projet Lucilline - Rives de Seine destiné à accueillir 1 000 logements neufs, ainsi que des activités tertiaires d'ici 2020[11]. Il en va de même pour la zone portuaire rive gauche, avec l'écoquartier Flaubert, qui devrait accueillir quant à lui 10 000 habitants (une partie sur la commune de Rouen, l'autre sur la commune du Petit-Quevilly), d'ici 2024[12].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en 11 quartiers:

Quartiers de Rouen

Rouen Rive Droite

  • Vieux-Marché, Cathédrale (14 054 habitants)
  • Saint-Marc, Croix-de-Pierre, Saint-Nicaise (14 800 habitants)
  • Pasteur (4 259 habitants)
  • Coteaux Ouest (7 763 habitants)
  • Gare - Jouvenet (5 151 habitants)
  • Grieu, Vallon Suisse, Saint-Hilaire (6 601 habitants)
  • Mont-Gargan (2 588 habitants)
  • Les Hauts De Rouen (La Grand'Mare, La Lombardie, Le Châtelet, Les Vieux Sapins) (15 941 habitants)

Rouen Rive Gauche

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, la ville de Rouen comptait 68 761 logements, dont 88,6% de résidences principales, 1,6% de résidences secondaires et 9,8% de logements vacants[13].

83,6% des logements sont des appartements, tandis que 15,6% sont des maisons.

La ville de Rouen ayant souffert des bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, de grands travaux de reconstruction ont eu lieu. C'est ainsi que 62,9% des logements ont été construits après 1946[14].

Le taux de propriété des logements est faible à Rouen (28,4%), très inférieur à la moyenne nationale de 58%.

Le taux de logements HLM est de 19,9%.

Climat[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Rouen[15] 1 557 851 19 17 97
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75


Vue aérienne de l'agglomération rouennaise.

Le climat est de type océanique, avec des pluies réparties sur l'année (131,2 jours >1 mm par an en moyenne au jardin des Plantes de Rouen). Les hivers sont doux et les étés supportables avec l'influence maritime de la Manche distante d'une soixantaine de kilomètres. Le flux directeur principal à Rouen est de secteur sud-ouest à ouest, avec de fréquents coups de vent, voire tempêtes en hiver (en moyenne 2,8 jours >28 m/s, soit 100,8 km/h par an à Boos-METAR). Nota : La station météorologique de Boos ne reflète pas réellement le temps exact de Rouen ; en effet, elle se trouve à environ 10 km du centre de Rouen.

Relevé météorologique de Rouen
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1,1 3,2 4,7 8,1 10,7 12,8 12,8 10,4 7,8 4,1 1,7 6,6
Température moyenne (°C) 3,8 4,2 7 9,2 12,7 15,5 17,8 17,8 15 11,4 7 4,2 10,5
Température maximale moyenne (°C) 6,4 7,3 10,8 13,7 17,3 20,3 22,8 22,8 19,5 15 9,9 6,6 14,4
Record de froid (°C) −17,1 −13,4 −10,4 −4,8 −2,2 1,1 5,9 5 2,1 −3,2 −8,3 −11,3 −17,1
Record de chaleur (°C) 14,7 18,9 22,3 26,4 30 34,2 37,9 38,1 31,3 28 19 15,6 38,1
Nombre de jours avec gel 11,7 12 8,9 4,1 0,3 0 0 0 0 0,3 6,6 11,4 55,3
Ensoleillement (h) 58,6 74,5 117,4 158 182,8 202,2 199,2 191,8 156,1 107,8 60 49,2 1 557,5
Précipitations (mm) 76,3 60,4 67,1 59,2 74,3 63,7 68,9 65,1 65,5 83,5 76,8 90,9 851,7
Nombre de jours avec précipitations 12,5 10,3 13,1 10,1 12,4 9,8 8,9 8,4 9,6 10,2 13,2 12,5 131
Humidité relative (%) 90 86 83 78 79 80 79 80 84 89 90 91 84
Nombre de jours avec neige 4,7 4,2 3,3 1,8 0,2 0 0 0 0 0 1,7 3,4 19,3
Nombre de jours d'orage 0,1 0,2 0,2 1,2 3,6 3,1 3 2,5 1,7 0,7 0,5 0,5 17,3
Nombre de jours avec brouillard 10,7 9,1 7,4 5,5 5,5 5,5 6,2 7,2 8,3 10,4 9,7 11,5 97
Source : Infoclimat, Météo France


Histoire[modifier | modifier le code]

Voir l'article : Chronologie de Rouen.
Acte de capitulation de Rouen de 1204, signé par Pierre de Préaux et adressé au roi de France Philippe Auguste.
Plan de Rouen en 1657
La tour de Beurre de la cathédrale Notre-Dame.
Rue Grand-Pont
Pont transbordeur
Maison du XVIIIe siècle
Article détaillé : Rotomagus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Ratumacos (monnayage des Véliocasses), Ρατό-μαγοϛ (Ratomagos, Ptolémée), Ratomagos (Itinéraire d'Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia dignitatum)[16], in Rodomo en 779, Rodomo , Rodom, Rothom au Moyen Âge, Ruëm vers 1130, Roüan sous l'ancien régime, etc.

François de Beaurepaire[17] note une alternance des formes en Rato- et en Roto-. L'élément Roto- se retrouve en Normandie dans Le Vaudreuil (Eure, jadis Rotoialum, Rothoialensis villa 584 ; avec gaulois *ialon « lieu défriché, clairière » cf. gallois tir ial[18]). Quant à Rato-, on l'observe dans Reviers (Calvados, Radaverum 1077, avec gaulois var- / ver- « eau, rivière »[19]).

Xavier Delamarre[20] considère implicitement Rato- dans ce cas, comme une variante de Roto-, tout en ajoutant à propos du Ratumacos inscrit sur les pièces de monnaie des Véliocasses : « Mais il s'agit peut-être d'un autre mot ». Le sens de *roto- est restitué d'après le vieil irlandais roth « course » et le gallois rhod « course, roue, objet rond » (cf. latin rota « roue », allemand Rad « roue »), issus de l'indo-européen *ret(h) « courir, aller en char »[21], d'où la signification déduite en gaulois de « roue » ou « course de char ». L'interprétation du second élément est plus assurée : il est issu du gaulois *magos « champ », puis « marché » cf. vieil irlandais mag « plaine, champ », vieux breton ma « lieu, endroit »[22]. Le sens général de *Rotomagos serait donc celui de « marché de la roue » ou plutôt de « champ de courses » au regard de la passion qu'éprouvaient les Celtes pour les courses de chars[21].

Patrice Lajoye, rappelant que les formes les plus anciennes du nom sont en rato-, penche davantage pour une étymologie en « fortune, grâce » et pour une interprétation en « marché de la (bonne) fortune », lieu désignant une place commerciale[23] ; cependant, ni les toponymistes Albert Dauzat et François de Beaurepaire, ni le linguiste Xavier Delamarre n'envisagent cette hypothèse. Ce dernier, dans l'entrée de son Dictionnaire consacrée à rato-, ratu- « fortune, grâce », n'émet pas l'hypothèse qu'un nom de lieu ait pu être créé à partir de cet élément[24].

On trouve en France de nombreux homonymes : Ratomagos (ancien nom de Senlis), Pondron (Oise, Rodomo 920), les différents Ruan, Rouans (Loire-Atlantique, Roem 1134), Rom (Deux-Sèvres, Rodom 961)[25],[26].

La langue islandaise est la seule langue scandinave à avoir conservé le nom de Rúðuborg qui est l'adaptation par les Vikings du nom médiéval de la ville.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un établissement s'est développé à la fin de l'indépendance celte ou à l'époque gallo-romaine pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celte (gaulois) dont le territoire s'étendait dans la vallée de la Seine sur une région s'étendant peut-être de Caudebec-en-Caux actuel à Briva Isarae (Pontoise). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine pendant le règne d’Auguste et elle était la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum (Lyon).

Au IIIe siècle ap. J.-C., la ville gallo-romaine a atteint son plus fort développement. On sait qu'un amphithéâtre et de grands thermes y avaient été bâtis. Le cardo de Rotomagus (axe nord-sud) est marqué dans le tracé actuel de la ville par la rue Beauvoisine, la rue des Carmes et la rue Grand-Pont. Le tracé du decumanus (axe ouest-est) est moins assuré : une hypothèse propose qu'il parte du débouché de la voie venant de Juliobona (Lillebonne) par la cavée Saint-Gervais, la rue Cauchoise, la place du Vieux-Marché, la rue du Gros-Horloge. Vers l'est, c'est très incertain. Un autre tracé plus septentrional passe par la rue des Bons-Enfants et la rue Ganterie[27].

À partir du milieu du IVe siècle, les invasions germaniques commencent. C'est pendant cette période que la première cathédrale a été construite et qu'un premier évêque a été nommé, saint Victrice. Ce dernier relate en effet dans son De laude domini (396) la construction d'une basilique pour abriter les reliques qu'il a reçues d'Ambroise de Milan. Il faisait référence à l'église Saint-Étienne qui était alors en construction.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À partir de 841, les Vikings ont effectué de fréquentes incursions en vallée de Seine et ont, en 841, ravagé Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte brièvement : « L’an de l’incarnation du Seigneur 841, les Vikings arrivèrent avec leur chef Oscherus[28] et brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai. »

Rouen, attaquée à nouveau par les Nortmanni en 843, est devenue la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking, eut obtenu une région équivalente en taille à l'ancienne Haute-Normandie (Seine-Maritime et Eure), du roi de France Charles III, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Il a été fait comte de Rouen, au sens carolingien du terme, mais les textes de l'époque parlent plus fréquemment de « prince » (princeps).

En 949, le duc de Normandie Richard Ier, dit « Sans Peur », a battu, lors du siège de Rouen, une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d'Outremer, l'empereur germanique Othon le Grand et le comte de Flandre. Cette victoire a été décisive pour l'avenir de la Normandie ; une plaque est apposée sur une maison de la place de la Rougemare, en souvenir de cet évènement sanglant.

L'œuvre de Guillaume le Conquérant permet à la Normandie de devenir la province la plus puissante d'Europe. S'il installe la capitale politique à Caen, Rouen reste la capitale économique et religieuse. C'est d'ailleurs à Rouen que Guillaume mourra en 1087.

Au Xe siècle, Ibrahim ibn Ya'qub, marchand arabe envoyé par le calife Omeyade de Cordoue, a décrit ainsi la ville :

«  Rudhûm (Rouen). Ville dans la terre des Francs, construite en moellons de réemploi, sur le fleuve Shaqana (la Seine). La vigne et le figuier n'y réussissent absolument pas, en revanche elle est fertile en blé et en seigle. On pêche dans le fleuve un poisson qu'ils appellent salmûn (saumon) et un autre, plus petit, dont le goût et l'odeur rappellent ceux du concombre. On dit que ce poisson existe également dans le Nil où il s'appelle al-'ayr [mulet]. J'ai vu à Rouen un jeune homme dont la barbe atteignait les genoux. Quand il la peignait, elle les dépassait de quatre doigts. Il avait peu de poils aux joues et jura que six ans auparavant il était imberbe. Il paraît qu'à Rouen, en hiver, lorsqu'il fait très froid, une espèce d'oie blanche au bec et aux pattes rouges qui s'appelle gânsh (germanique gans), fait son apparition. »[29]

Dès la période viking, la ville était devenue un port de commerce avec la région parisienne et un marché d’esclaves. Le , les juifs de Rouen, qui formaient la plus grande communauté au nord de la Loire, furent massacrés en relation avec la flambée d'hostilité à leur égard suscitée par l'appel à la première Croisade lancé par le pape Urbain II fin 1095[30].

Les ducs de Normandie ont parfois résidé à Rouen ; cependant, Guillaume le Conquérant préféra développer Caen comme capitale du grand duché de Normandie, ville dans laquelle se trouve d'ailleurs sa sépulture. Par contre, le cœur d'un de ses descendants, Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de lion, sera conservé dans le tombeau à gisant que l'on peut voir dans le déambulatoire de la cathédrale.

En 1150, Rouen a obtenu une charte communale ; la ville était alors administrée par les Cent Pairs et les habitants étaient regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen était un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l'Angleterre.

En 1200, la cathédrale de Rouen a dû être reconstruite à la suite d'un incendie qui a ravagé la ville, et ce chantier va durer plusieurs siècles.

Le roi de France Philippe Auguste a pris la ville le , après 40 jours de siège. Le capitaine et gouverneur Pierre de Préaux signe l'acte de capitulation en constatant que le secours de Jean n'arrive pas. La Normandie est rattachée au domaine royal en 1204. Il a maintenu les privilèges communaux mais a fait détruire le château ducal et construire le château de Rouen pour surveiller la cité. Celui-ci a été édifié sur l’ancien site de l’amphithéâtre gallo-romain et a pris le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XVe siècle, le château de Rouen a servi de carrière, et seul le célèbre donjon, dit tour Jeanne d'Arc, restauré par Viollet-le-Duc, subsiste. Malgré son nom, cette tour n'a pas été le lieu d’emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431, même s’il semble que celle-ci y passa (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d’Orléans, il ne reste que les soubassements visibles dans la cour intérieure d’une propriété privée au 102 rue Jeanne-d’Arc et ouverte au public).

Des manufactures de textiles se développent à Rouen et dans sa région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers-Écalles, Saint-Pierre-de-Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville), les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.

La prospérité de Rouen reposait principalement sur le commerce fluvial de la Seine. Les marchands rouennais détenaient depuis Henri II le monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédiaient en Angleterre des vins et du blé et importaient de la laine et de l’étain.

Les troubles liés aux impôts se multiplièrent à Rouen, avec des émeutes en 1281, l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l’insécurité, Philippe IV le Bel supprima la commune et retira aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachetèrent leurs libertés en 1294.

En 1306, Philippe IV le Bel décida d’expulser la communauté juive de Rouen forte de 5 000 à 6 000 personnes. En juillet 1348, la peste noire toucha Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclata, la Harelle, qui fut cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts ont été augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine abolis.

Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre Henry V prit la ville et rattacha la Normandie à la couronne anglaise. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l’eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgogne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d’un costé et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d’Angleterre entra à Rouen. » Henry V meurt en 1422, la même année que le roi de France Charles VI, et son frère Jean de Lancastre, duc de Bedford assure la régence, essayant de gagner les Rouennais à sa cause, ce qu'il va en partie réussir. Devenu chanoine de la cathédrale Notre-Dame, il y sera enterré à sa mort en 1435.

C'est à Rouen, capitale du pouvoir anglais dans le royaume de France, que Jeanne d'Arc a été jugée et brûlée, par le bourreau Geoffroy Thérage, le 30 mai 1431, à l'instigation du duc de Bedford et du parti bourguignon, majoritaire à Rouen même dans la population. Cette année-là, le jeune Henry VI était couronné roi de France et d'Angleterre à Paris, avant de venir à Rouen où il était acclamé par la foule. Le roi de France reprenait la ville en 1449, 18 ans après la mort de Jeanne d'Arc et après 30 ans d'occupation anglaise.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Les chantiers, ralentis par la guerre de Cent Ans, se développent à nouveau. Ainsi, l'église Saint-Maclou, commencée sous l'occupation anglaise, finira par être achevée à l'époque de la Renaissance. La nef de l'ėglise abbatiale Saint-Ouen est enfin terminée, sans toutefois être complétée par une façade flanquée de deux tours. On construit la salle des pas perdus de l'actuel palais de justice. Le tout s'érige dans un style flamboyant, où se mêlent les premiers éléments décoratifs propres à la Renaissance dès le début du XVIe siècle. À cette époque, la cité était la plus peuplée du royaume après Paris, Marseille et Lyon.

Rouen a été l'un des foyers normands de la Renaissance artistique, grâce en particulier au mécénat des archevêques (Georges d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland Le Roux ont orné les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, faisant face au portail de la cathédrale. On attribue au célèbre sculpteur Jean Goujon les vantaux de l'église Saint-Maclou.

En novembre 1468, par ses lettres patentes, le roi Louis XI autorisa la prolongation de la foire de Rouen, le Pardon Saint-Romain, jusqu'à six jours de durée, de sorte que la ville s'accroisse[31].

L'essor économique de la ville à la fin du XVe siècle est dû essentiellement aux draperies[32] mais aussi à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen allaient jusqu'à Terre-Neuve pêcher la morue et en Baltique pêcher le hareng. Le sel venait du Portugal et de Guérande. Les draps étaient vendus en Espagne, qui fournissait alors la laine, et les Médicis ont fait de Rouen le principal point de revente de l'alun romain.

Au début du XVIe siècle, Rouen est devenue le principal port français de commerce avec le Brésil, principalement pour les colorants de draperies. En effet, les manufactures de Rouen utilisent des teintures directement importées du Nouveau Monde, le rouge tiré de l'essence du bois-brésil, le bleu issu de la culture et la transformation de l’indigo. Cette fonction teinturière de la ville est confirmée par la présence des Florentins qui en font la plaque tournante de l'alun romain dans le nord de la France. L'alun est un minéral permettant la fixation des pigments sur les textiles. Son exploitation est monopolisée par la papauté durant toute la période (Moyen Âge, Renaissance et époque moderne). La naumachie organisée en faveur de Henri II le montre que le royaume de France veut se doter d'un empire colonial en Amérique du Sud, avec comme centre d'impulsion les dynamiques ports normands. En 1500, dix imprimeries étaient installées en ville, seize ans après la première installation.

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Dans les années 1530 et suivantes, une partie de la population rouennaise se tourne vers la religion réformée, c'est-à-dire le protestantisme sous la forme prêchée par Jean Calvin. Les Réformés, qui ne représentent qu'un quart à un tiers du nombre d'habitants de la ville, se trouvent donc en situation de minorité. Dès 1560, les tensions entre communautés protestantes et catholiques se sont exacerbées. Le massacre de Wassy force les protestants à prendre les armes, c'est le déclenchement de la première guerre de religion. Le , la population protestante entre dans l’hôtel de ville et chasse le bailli. En mai, les troubles iconoclastes ont gagné la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques quittent Rouen. Le 18 septembre, la population demande son aide au comte de Montgomery, chef militaire des protestants en Normandie. Celui-ci fortifie et protège la ville avant l'arrivée de l'avant-garde royale, le 29. Après avoir subi des pertes considérables, les catholiques s'emparent des redoutes du mont Sainte-Catherine qui dominait la ville. Les deux camps utilisaient la terreur. Des messagers rouennais demandent alors l’aide de la reine d'Angleterre. Les Anglais envoient, en vertu du traité d'Hampton Court signé le avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et occupent Le Havre. Le , les troupes royales prennent Rouen et pillent la ville pendant trois jours[33].

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy est parvenue à Rouen fin août 1572 : Hennequier a essayé d'éviter le massacre aux protestants en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule a forcé les portes des prisons et égorgé les protestants qui s'y trouvaient[34]. La ville a été plusieurs fois assaillie par Henri IV mais a résisté, notamment lors du siège de décembre 1591 à mai 1592, avec l'aide de l'armée espagnole du duc de Parme[35].

Âge classique[modifier | modifier le code]

L'échiquier permanent de Normandie, installé à Rouen en 1499 par Georges d'Amboise, a été transformé en parlement par François Ier en 1515 et a été, jusqu'à la Révolution française, le lieu de pouvoir de la province. Il avait des compétences judiciaires, législatives et exécutives sur les affaires normandes, n’ayant au-dessus de lui que le Conseil du Roi. Il avait également compétence sur la gestion du Canada français.

Les XVIe et XVIIIe siècles ont été prospères avec le commerce du textile et l'activité du port. En 1703, a été créée la Chambre de commerce de Normandie.

Bien que dépourvue d'université, Rouen a eu un fort rayonnement intellectuel avec des écoles renommées. En 1734, une école de chirurgie, la deuxième de France après Paris (1724), a été fondée. En 1758, a ouvert le nouvel Hôtel-Dieu à l'ouest de la ville, qui remplaçait l'ancien situé au sud de la cathédrale, devenu trop petit.

Période révolutionnaire et Empire[modifier | modifier le code]

Ville très modérée pendant la Révolution, Rouen est considérée comme fidèle au régime monarchique.

À l'été 1792, alors que la royauté vit ses dernières semaines, un certain nombre de ministres fidèles au régime, dont Molleville, Malouet et La Porte, investissent Rouen et y mettent en place toutes les structures nécessaires pour accueillir Louis XVI qui, éloigné de Paris et de l'Assemblée nationale, aurait pu restaurer son pouvoir et organiser un véritable gouvernement contre-révolutionnaire. Mais Louis XVI, éternel indécis, préférera rester à Paris sous l'influence de l'Assemblée, anéantissant ainsi les dernières chances qu'il avait de briser la Révolution.

Rouen était donc, pour la monarchie, le dernier espoir pour soulever les provinces contre Paris.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la Monarchie de Juillet, le grand compositeur Frédéric Chopin a donné à Rouen un concert public. Rouen compte ainsi parmi les très rares cités où Chopin s'est produit dans un cadre « officiel ».

Durant la guerre de 1870, Rouen a été occupée par les Prussiens, qui se composaient, au , de 16 bataillons et 16 escadrons sous le commandement du général Ferdinand von Bentheim.

En 1896, Rouen accueille l'Exposition nationale et coloniale. L’une des principales attractions de l’exposition était le « village nègre », installé sur le Champ de Mars. «Tout ce monde de races si diverses et de pays si lointains se trouve réuni autour d'un petit lac sur lequel flottent des pirogues faites d'un seul tronc d'arbre et où, tout le jour durant, la multitude des négrillons plonge à la recherche des "petits sous" que leur jettent les visiteurs. »[36] Le public et la presse sont fascinés par cette primitivité et 600 000 visiteurs s'y précipitent.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, Rouen a servi de base à l'armée britannique[37]. Le , les gens y attendent la mobilisation générale. En effet, une dépêche est affichée à la porte de la recette principale des postes, rue Jeanne-d'Arc. "La nouvelle de la mobilisation générale a été apprise à Rouen à quatre heures, elle se répand en ville avec une rapidité incroyable. Partout elle est accueillie avec le même calme, le même sang-froid. C'est admirable et réconfortant au plus haut point.[38]". L'ordre de mobilisation est lancé presque à la même minute dans tout le département, il est porté à la connaissance des populations grâce aux cloches et aux tambours. Le Journal de Rouen note qu'au Petit-Quevilly : "Les affiches de mobilisation ont vivement impressionné la population ouvrière[38]". La compagnie des tramways assure le transport gratuit des mobilisés.

La mairie de Rouen met en place des mesures de recensement pour les jeunes nés en 1895 ; c'est la "formation des classes de 1915"[39]. Les inscriptions se feront en mairie en personne, sauf cas de maladie ou d'absence, auquel cas les déclarations seront faites par leurs représentants. Les hommes appartenant aux classes antérieures par leur âge et qui ne se sont pas inscrits doivent également demander leur inscription. Dans le cas contraire, ils seront annotés comme devant être incorporés dans les troupes coloniales et pourront ensuite être envoyés aux colonies. À ce moment, tous les employés des tramways et des trains sont remplacés par des femmes.

De nombreux Belges se réfugient à Rouen pour échapper aux Allemands. Un comité central des réfugiés est créé afin de récolter des dons : chaussons, chaussures, pour hommes, femmes et enfants[39]. La mairie de Rouen a décidé d'attribuer le nom de boulevard des Belges au boulevard Cauchoise, afin de leur rendre hommage. Beaucoup de jeunes Belges cherchent du travail en ville et passent des annonces dans le Journal de Rouen[40].

Le Journal de Rouen note également que les familles des soldats rouennais envoient beaucoup de paquets aux militaires au front. Le Journal de Rouen du 31 janvier 1915 note des difficultés de ravitaillement des grands magasins en raison de la guerre. C'est ainsi que les ventes et les journées « vente de blanc » ont été bloquées et que certains magasins souffrent de pénurie (en particulier le Sans Pareil)[41]. En juillet 1916, et particulièrement le 14, on note une série de manifestations en soutien aux blessés soignés par la Société française de secours aux blessés militaires, des concerts militaires à Dieppe, ou encore une manifestation patriotique au Grand-Quevilly. Le maire demande à ses habitants de « pavoiser leurs maisons » et d'assister à la manifestation de l'Association des anciens combattants à l'occasion de la Fête nationale[42].

Le Journal de Rouen du 6 mars 1917 annonce un symbole de mémoire et d'espoir : le timbre postal du « tricot du soldat » a pour but de créer des ressources nouvelles. Il représente un poilu casque en tête dans la tranchée, tendant les mains pour recevoir un paquet ; derrière lui se trouve une silhouette de la ville de Rouen. Nous pouvons d'ailleurs y apercevoir une inscription patriotique : « Tricot du soldat, Rouen-1914 jusqu'à la Victoire. Secourez les combattants. » Ce timbre est utilisé pour envoyer des lettres sur le front ; ainsi les soldats comprennent qu'à l'arrière on ne les oublie pas[43].

En juillet 1917, la reine d'Angleterre se rend à Rouen et le Journal de Rouen du 17 juillet établit le compte rendu de cette visite durant laquelle la reine et le prince de Galles effectuent un parcours en automobile dans le centre de Rouen : « Le public, très nombreux sur le parcours, a respectueusement salué, applaudi et acclamé la reine. (...) Elle y a visité un hôpital australien, les salles militaires de l'Hôtel-Dieu, l'institut belge de Bonsecours pour la fabrication des membres artificiels. Ensuite, elle a visité les établissements anglais et installations de la rive gauche, des hôpitaux au Madrillet, puis s'est rendue à l'hôpital de la Croix-Rouge.(...) La reine a employé la journée du jeudi à visiter les ruines de Jumièges et Saint-Wandrille ; elle est allée au Havre. La dernière journée du séjour de la souveraine anglaise dans notre région a été consacrée par elle à la visite du mémorial de Jeanne d'Arc, place du Vieux-Marché (...) »[44].

L'armistice est déclaré le 11 novembre 1918. Le Journal de Rouen du 12 novembre relate ainsi cet évènement : « L'armistice, c'est la paix, mais il faut la réaliser. » Les Rouennais se réjouissent ; le journal décrit les manifestations d'enthousiasme, un concert organisé ainsi que des concours de musique[45].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été héroïquement défendue par le 5e Groupe Franc motorisé de Cavalerie, Rouen a été occupée par l'armée allemande du [46] au . Pendant ce conflit, elle a subi, en juin 1940, un important incendie qui a détruit tout le quartier ancien entre la cathédrale et la Seine, ainsi que de violents bombardements de 1942 à 1944 visant notamment les ponts sur la Seine et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. Les deux bombardements ayant fait le plus de victimes et de dégâts ont été celui du par la Royal Air Force, qui fit 816 morts et 20 000 sinistrés dans la ville[47] et endommagea fortement la cathédrale et le Palais de justice, puis celui de la « semaine rouge », mené par les Américains du 30 mai au et au cours duquel la cathédrale et son quartier ont à nouveau brûlé. Le , les Allemands battent en retraite et les Canadiens libèrent la ville.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, le centre-ville a été reconstruit selon le plan Greber et sous la direction de Jean Demarest, François Herr et Jean Fontaine[48],[49]

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand port maritime de Rouen.

Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie territoriale Seine-Mer Normandie (ex-Chambre de commerce et d'industrie de Rouen) et de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Normandie.

Pour son développement économique, Rouen dispose de l'Agence de développement économique de l'agglomération rouennaise (ADEAR Rouen Développement)[50] dont les principales missions sont la promotion et le développement du territoire. Cette association est financée par l'Agglomération de Rouen, le Département de la Seine-Maritime, la CCI de Rouen, le Grand Port Maritime et l'Université.

Rouen a connu un fort taux de chômage à cause de délocalisations à partir de la fin des années 1970. Il était en 2008 de 7,8 %[51].

Rouen abrite les sièges de la Matmut, de la Mutuelle assurance de l'éducation (MAE), de Lubrizol France, de Rapid'Flore, d'EDUCATEL et d'Astera. Se trouvent dans l'agglomération les sièges de Ferrero France, Novandie (Mamie Nova), Cap Seine, Segafredo-Zanetti France, Huis-Clos, Turtle Wax France (Abel Bonnex), Le Mutant (supermarché), Eismann France, Maxim's SAPP, Daiwa France et le siège historique des Anciennes Mutuelles devenues Axa. Elle est également le siège de la préfecture de région et de la plupart des services d'État (DIRECCTE, DREAL, DRFiP, DRJSCS, Pôle emploi, etc.) et conserve quelques compétences de la région (notamment les transports). Même si le conseil régional siège à Caen, Rouen, chef-lieu de la région Normandie, est par conséquent la capitale administrative de la Normandie.

Une monnaie locale, l'agnel[52], a été lancée en novembre 2015.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants étant compris entre 100 000 et 150 000, le nombre de conseillers municipaux est de cinquante-cinq.

Conseil municipal de Rouen (mandature 2014-2020)
Liste Tendance Maire Effectif Statut
« Notre force c'est Rouen » PS-PCF Yvon Robert 41 Majorité
« Rouen c'est vous ! » UMP-MoDem 11 Opposition
Rouen bleu marine FN 3 Opposition

Maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Rouen.
Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
30 août 1944 18 mai 1945 Guy Montier   Avocat agréé Tribunal de commerce
18 mai 1945 17 avril 1958 Jacques Chastellain CNI Armateur
6 mai 1958 4 avril 1968 Bernard Tissot CNI Avocat
4 avril 1968 22 février 1993 Jean Lecanuet Centre Démocrate-UDF Conseiller d'État

Ministre de la Justice

8 mars 1993 23 juin 1995 François Gautier UDF Administrateur civil
24 juin 1995 18 mars 2001 Yvon Robert PS Inspecteur général de l'administration de l'Éducation nationale et de la Recherche
18 mars 2001 9 mars 2008 Pierre Albertini société civile, ex-UDF Professeur d'université
15 mars 2008 27 juin 2012 Valérie Fourneyron PS Médecin du sport

Ministre de la jeunesse et des sports

6 juillet 2012   Yvon Robert PS Ancien adjoint au maire chargé de l'urbanisme
Inspecteur général de l’administration de l’Éducation nationale et de la recherche

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales :

Référendums :

Cantons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Canton de Rouen.

La ville de Rouen est divisée en 3 cantons :

Conseillers départementaux Parti Code Insee Population (2012)
Canton de Rouen-1 Jean-François Bures

Marine Caron

  •      UMP
76 28 38 082 hab.
Canton de Rouen-2 Christine de Cintré

Ludovic Delesque

  •      PS
76 29 36 051hab.
Canton de Rouen-3 Caroline Dutarte

Mamadou Diallo

  •      PS
76 30 37 424 hab.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau Rouen.JPG

Natifs de Rouen[modifier | modifier le code]

Surnoms[modifier | modifier le code]

Rouen a été désignée sous le nom de « ville aux cent clochers » par Victor Hugo[69]. Ce chiffre est assez proche de la réalité, puisqu'on peut arriver au nombre d'environ cent clochers avant la Révolution française[70]. Surnom que portent aussi les villes de Caen, Dijon, Poitiers, Troyes, Liège, Prague et Montréal (Canada).

Stendhal l'a qualifiée d'« Athènes du genre gothique »[71], ce qui signifie qu'elle constitue une référence en matière d'architecture gothique, comme Athènes en matière d'architecture classique.

Elle est surnommée irrévérencieusement « le pot de chambre de la Normandie »[72], à cause de sa réputation erronée d'être la plus pluvieuse des villes normandes, et cela a figuré sur des cartes postales à partir de 1902.

Locutions[modifier | modifier le code]

Vue de Rouen, dessin par Constance Lézurier de la Martel, 1806 (coll. privée).
  • « Aller à Rouen » signifie être sifflé, en jargon de comédiens. Le public de Rouen avait la réputation d’être fort exigeant.
  • Rouennerie : cotonnade de Rouen.
  • « Les r'marqueurs d'à Rouen » (les remorqueurs de Rouen) est la locution patoisante censée figurer le « parler rouennais » ou son accent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rouen.

Armes de la ville de Rouen : « De gueules à l'agneau pascal d'argent, la tête nimbée et contournée, portant une bannerette du même chargée d'une croisette d'or, au chef cousu d'azur semé de trois fleurs de lys d'or. » Il faut souligner qu'au frontispice de la grand-poste de Rouen (rue Jeanne d'Arc), l'agneau porte une bannerette chargée d'un lion-léopardé passant[73], et que ce dernier a été le sceau officiel de la ville de Rouen au début du XIIe siècle, avant son remplacement quelques siècles plus tard.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Rouen détient le label Ville d'art et d'histoire.

Stendhal l’a surnommée « l'Athènes du genre gothique »[74]. De nombreux édifices religieux et civils ont été endommagés ou détruits par les bombardements et les incendies de la Seconde Guerre mondiale, mais, heureusement, la plupart des monuments les plus importants et les plus emblématiques de la cité ont été restaurés ou rebâtis,

La cathédrale Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Rouen.

La cathédrale primatiale Notre-Dame, d'architecture gothique, inspira particulièrement Claude Monet qui l'a immortalisée dans la série des « Cathédrales ». Elle est dotée d'une « tour-lanterne » sur la croisée du transept, n'ayant pas fonction de clocher, surmontée d’une flèche en fonte culminant à 151 mètres (la plus haute de France). Elle est de 5 mètres plus haute que la pyramide de Khéops initiale.
L'histoire du vitrail du XIIIe siècle à nos jours peut se lire à l’intérieur de l’église.
Dans le chœur se trouvent des sépultures d'anciens ducs de Normandie, comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et de Richard Cœur de Lion qui a fait déposer son cœur dans la cathédrale en « remembrance d'amour pour la Normandie ».
Outre ses vitraux, la statuaire de sa façade est remarquable, avec 70 figures sculptées entre 1362 et 1421 installées entre 20 et 30 mètres de hauteur. Les anges et saintes femmes sont au niveau supérieur et, dessous, les apôtres dominent les archevêques, au dernier rang mais uniquement à gauche de la façade (nord).

La tour Saint-Romain, haute de 77 m, encadre la façade au nord. Elle tire son nom d'un archevêque de Rouen du VIIe siècle qui, selon la légende, vainquit la « gargouille », un dragon vivant dans les marécages près de la Seine. La tour relève du gothique primitif du XIIe siècle pour les premiers étages et du gothique flamboyant pour le dernier, couronné de son fameux « toit en hache ». Elle a brûlé en 1944.

La tour de Beurre, haute de 80 m, encadre la façade au sud. Construite avec l’argent des indulgences de carême, elle est un chef-d’œuvre du gothique flamboyant.

L'abbatiale Saint-Ouen[modifier | modifier le code]

Abbatiale Saint-Ouen de Rouen et quartiers nord-est.
Article détaillé : Abbaye Saint-Ouen de Rouen.

L'abbatiale Saint-Ouen est de style gothique rayonnant et flamboyant. L'ancienne « abbaye de Saint-Ouen » a été l'un des monastères bénédictins les plus puissants de Normandie. Les travaux de l'église abbatiale, commencés en 1318, ont été ralentis par la guerre de Cent Ans et n'ont été achevés qu'au XVIe siècle. En 1800, la municipalité s’est installée dans l'ancien dortoir des moines, devenu l'hôtel de ville, contigu à l'église abbatiale, qui mesure environ 137 mètres de long du chevet à l'entrée de la nef, avec une hauteur sous voûte de 33 mètres. Elle abrite les grandes orgues du facteur romantique Aristide Cavaillé-Coll.

La « Couronne de Normandie » est le surnom de la tour de croisée surplombant l'abbatiale et haute de 87 mètres.

Le Gros-Horloge[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gros-Horloge et Rue du Gros-Horloge.

Symbole de la puissance de Rouen, le Gros-Horloge est un monument emblématique de la ville. Le Gros-Horloge, horloge astronomique avec un mécanisme du XIVe siècle et un cadran du XVIe siècle, est situé dans un pavillon enjambant la rue du Gros-Horloge sur une arche Renaissance et qui est contigu à un beffroi gothique. Sur le double écran, l'aiguille unique pointe l'heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l'œil-de-bœuf supérieur. L'agneau pascal, dans un écusson au centre de l'arcade, représente les armes de la ville et symbolise le commerce et l'industrie de la laine. À voir, sur la face droite du Gros-Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont l'un est sculpté à l'envers en signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l'horloge.

Il a été intégralement restauré à partir de 1997, mis en lumière en 2003 par l'entreprise Neo Light et rouvert au public en décembre 2006.

L'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L'actuel hôtel de ville dans les bâtiments conventuels de l'abbaye de Saint-Ouen.
Article détaillé : Hôtels de ville de Rouen.

L’hôtel de ville de Rouen évolue avec l’importance de la ville.

Au XIIe siècle, les « établissements de Rouen », ancêtres de la municipalité, sont installés à la halle aux Marchands

Début XIIIe siècle, il s’installe rue du Gros-Horloge.

En 1758, le projet de l'architecte Le Carpentier prévoit un nouveau bâtiment place du Vieux-Marché. Ce projet sera abandonné dès 1765 et, en 1791, c’est l'hôtel de la Première Présidence qui accueille la Municipalité.

En 1800, l’hôtel de ville s’installe dans les dortoirs de l’ancienne abbaye Saint-Ouen. L'actuel hôtel de ville y est toujours, adapté aux exigences modernes.

Le Bureau des finances ou l'Office de tourisme[modifier | modifier le code]

Ancien Bureau des finances et actuel Office de tourisme.

Le Bureau des finances, construit de 1509 à 1540 à la demande du cardinal Georges d'Amboise, est le plus ancien monument Renaissance subsistant à Rouen[75]. Il a peu souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il est occupé depuis 1959 par l’Office de tourisme de Rouen. L'ancien Bureau des finances, constitué des façades sur rue et sur cour et toitures, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [76].

Il est aussi connu pour avoir servi de lieu à Claude Monet pour peindre une partie de sa série des « Cathédrales », à savoir onze toiles.

Palais de Justice[modifier | modifier le code]

Façade centrale sur cour du Palais de justice de Rouen.
Article détaillé : Palais de justice de Rouen.

Le Palais de justice de Rouen est l'ancien Parlement de Normandie. Pour l'institution Parlement de Normandie, voir :

Article détaillé : Parlement de Normandie.

Le Palais de justice est une des quelques réalisations de l'architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge en France.

Seule l'aile en retour à gauche de la façade, dans la cour d'honneur, est gothique, construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. On y relève des pinacles, gargouilles et une balustrade flamboyante à la base du toit. L'escalier attenant a été reconstruit par l'architecte Selmersheim en style néogothique champenois au début du XXe siècle, et ce après l'« affaire de l'escalier », avec le démontage de celui réalisé en style néogothique par l'architecte Lucien Lefort, apôtre de l'historicisme à Rouen.

Le corps central est un mélange de styles gothique et Renaissance, dont la construction embrasse presque tout le XVIe siècle. Le décor est plus riche que sur l'aile gothique et la balustrade est radicalement différente.

L'aile en retour de droite est un pastiche néogothique, datant du XIXe siècle et remplaçant une ancienne partie de style classique. Également néogothique est la partie donnant sur la rue Jeanne d'Arc, avec sa tour d'horloge.

L'édifice abritait auparavant l'Échiquier de Normandie, devenu Parlement de Normandie au XVIe siècle. Il serait partiellement l’œuvre de Roulland Le Roux, architecte du Bureau des finances (actuel Office de tourisme).

Il a été endommagé deux fois en 1944 : lors du bombardement du 19 avril, l'aile gothique a été détruite et, le 26 août, la partie centrale gothico-Renaissance a aussi été fortement touchée. Les murs en pierre sont restés debout mais les pinacles et les imposantes charpentes en bois de chêne ont été anéanties. Les intérieurs ont été ravagés (dont la magnifique salle des Assises avec son plafond à caissons, restauré depuis). Les charpentes ont été remplacées par des carènes de béton. Les parties néogothiques ont échappé à la destruction.

La « Maison sublime » est un monument juif découvert sous l'escalier de droite de la cour d'honneur. Il date du XIIe siècle et ses murs préservés de faible hauteur présentent des graffitis en hébreu, dont l'inscription suivante : « Que cette maison soit sublime ! » ; on y voit aussi un lion sculpté. C'était la maison d'un riche bourgeois juif, selon certains et, selon d'autres[77], une yeshiva.

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

La ville possède un grand nombre d'hôtels particuliers du XVIe au XIXe siècle, témoignages de son importance et de sa prospérité.

Hôtel de Bourgtheroulde[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Hôtel de Bourgtheroulde.

L'Hôtel de Bourgtheroulde, un hôtel particulier, place de la Pucelle, présente les influences conjointes du gothique flamboyant et de la Renaissance. Il a été bâti dans la première moitié du XVIe siècle par Guillaume Le Roux, conseiller de l'Échiquier de Normandie et seigneur de Bourgtheroulde. Vendu en décembre 2006, il est devenu en 2010 un grand hôtel de luxe. Outre ses chambres, l'hôtel[78] comprend un spa avec piscine, un restaurant gastronomique, une brasserie et un bar lounge.

Autres hôtels[modifier | modifier le code]
Hôtel d'Étancourt.

Certains sont connus par un nom spécifique, voire plusieurs : hôtel Bésuel, hôtel d'Étancourt, hôtel de l'État-Major et du Conseil de Guerre, hôtel Jubert de Brécourt, hôtel Levavasseur, hôtel de Miromesnil, hôtel de Girancourt, hôtel de Franquetot, hôtel d'Hocqueville, hôtel de Sacy, hôtel de Senneville ou hôtel d'Aligre, etc. La plupart sont construits en pierre de taille, mais certains y mêlent le colombage et la brique.

Église Saint-Maclou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Maclou de Rouen.

L'église dédiée à saint Maclou est un joyau de l’art gothique flamboyant construit entre 1437 et 1517. Elle a une façade ornée d'une rose. Devant cette façade s'ouvrent cinq porches disposés en arc de cercle. Ils sont surmontés de gables très richement décorés. Trois d'entre eux abritent des portails, dont deux sont fermés par des portes en bois sculptées, œuvre des huchiers (ébénistes, sculpteurs sur bois) de la Renaissance.

Le plan de l'église présente un transept non saillant par rapport aux chapelles latérales. Elle conserve, comme la cathédrale, la tradition normande de la tour-lanterne, qui en plus y fait office de clocher. La flèche date du XIXe siècle et est l'œuvre de l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy. La sacristie à l'est est un pastiche néo-Renaissance dont les colonnes de marbre authentiques viennent d'Italie.

Elle a subi des dommages lors de la Seconde Guerre mondiale, atteinte par deux bombes entraînant destructions et incendies. En outre, elle a souffert des aléas du climat et de la pollution.

L'intérieur du sanctuaire, conçu pour recueillir le maximum de lumière, est très clair. C'est une des raisons de l'absence de chapiteaux sur les piliers de la nef et du chœur. On remarque également la grande dimension des baies qui occupent tout l'espace entre les travées. Le chœur, rénové, n'a pas retrouvé ses belles boiseries baroques d'avant-guerre et seule une chapelle en a conservé. Une des chapelles au sud du déambulatoire n'a pas été reconstruite.

Peu de vitraux anciens ont subsisté et ceux qu'on peut observer, sont souvent mêlés à des éléments modernes. À noter, cependant, l'arbre de Jessé du XVe siècle au-dessus du portail nord, avec un Jessé assis selon une habitude née en Flandres, et au-dessus du portail sud, une Crucifixion. Sur le revers de la façade occidentale, subsiste un buffet d'orgue Renaissance, dont les qualités à la fois plastiques et sonores sont reconnues.

L'aître Saint-Maclou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aître Saint-Maclou.

L'aître Saint-Maclou est un ancien ossuaire, constitué de quatre ailes en pierre et en colombage, entourant une cour de forme carrée. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. Le cimetière autour de l'église Saint-Maclou devenant trop petit, l'aître, qui n'était alors qu'un parvis, a été transformée en nécropole. En 1526, une nouvelle épidémie conduisit à la construction de trois galeries en colombage.

Ces trois édifices avaient un aspect sensiblement différent de l'actuel. Les charpentes étaient plus élevées et plus pentues. Le premier étage n'avait pas de fenêtres. Entre les deux sablières sculptées, l'espace était ajouré. Le premier étage servait d'ossuaire et des ossements humains y étaient entassés de manière plus ou moins organisée, les ouvertures entre les colombages devant assurer séchage et dissolution des os jusque réduction en poussière et chute sur le sol comme écrit dans la Bible. Le rez-de-chaussée était une galerie de circulation, analogue à celle d'un cloître, où de riches personnages prirent l'habitude de se faire inhumer. Sur les sablières de l'étage furent sculptés des crânes, des tibias et des objets relatifs à la destination funéraire du lieu. Au XVIIe siècle fut ajoutée une quatrième aile copiant imparfaitement les trois autres mais qui ne servit jamais d'ossuaire. En effet, elle fut construite par les prêtres de la paroisse Saint-Maclou pour servir d'habitation et d'école. Après l'interdiction des inhumations en centre-ville et la destruction des cimetières intra-muros au XVIIIe siècle, l'intégralité des bâtiments fut transformée en école.

Aujourd'hui, une partie des lieux est occupée par le service du Patrimoine et une galerie d'exposition artistique.

La place du Vieux-Marché[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Place du Vieux-Marché.

La place du Vieux-Marché a été le théâtre, en pleine guerre de Cent Ans, du supplice de Jeanne d'Arc, brûlée vive le 30 mai 1431. Au milieu de la place, les vestiges de l'église Saint-Sauveur ont été dégagés et la place est entourée d'un ensemble de maisons à pans de bois.

Halles contigües à l'église Jeanne-d'Arc et emplacement du bûcher (lieu des exécutions publiques)
  • L'ancien musée Jeanne d'Arc.
  • La Croix Jeanne d'Arc est une grande croix élevée près de l’emplacement du bûcher.
  • L'église Sainte-Jeanne d'Arc a été édifiée sur le lieu même du martyre. Église moderne, construite par Louis Arretche en 1979, elle a une triple mission : église pour honorer sainte Jeanne d’Arc, mémorial civil pour commémorer l'héroïne et lieu de conservation des vitraux de l’ancienne église Saint-Vincent détruite en 1944.

Le donjon du château de Rouen, dit tour Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Tour Jeanne d'Arc et Château de Rouen.

La tour Jeanne d'Arc faisait partie du château de Rouen construit en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain de Rotomagus. C'est dans ce château que Jeanne d’Arc a été emprisonnée et que se déroula son procès.

La Fierte Saint-Romain[modifier | modifier le code]

C'est un des seuls vestiges de cet ancien quartier proche de la Seine, détruit par l'incendie de 1940 et les bombardements de 1944. Il est situé place de la Haute Vieille Tour. Il s'agit d'une sorte de podium construit en 1524 et constitué de deux étages en loggia, dans un pur style Renaissance, avec colonnes corinthiennes, pilastres, frontons et clochetons en lanterne. Sans certitude, son architecte serait Jean Goujon. Il est classé monument historique[79] et se trouve adossé à la seule façade ancienne[80] de la halle aux Toiles, dont les autres parties ont été reconstruites en style moderne et qui sert de salle de congrès ou de spectacle. Jadis, on accédait à la place de la Haute VieilleTour par un passage voûté situé sous la fierte à travers la halle.

Fierte Saint-Romain, accolée à la Halle aux Toiles

Fierte est un mot d'ancien français signifiant châsse, issu du latin feretrum « brancard, civière pour les morts », à rapprocher de la cérémonie dite levée de la fierte, c'est-à-dire de la châsse contenant les reliques de saint Romain, évêque mythique de Rouen au VIIe siècle. En effet, à cet endroit s'achevait la grande procession annuelle des reliques de saint Romain, patron de la ville. Cette manifestation s'appuyait sur le privilège de Saint-Romain, tradition très ancienne attestée en 1210. Un condamné à mort choisi par le chapitre de la cathédrale, juché dans la loge de l'édifice, devait soulever trois fois la châsse contenant les reliques du saint évêque. Après la manifestation, le criminel était gracié par les chanoines qui jouissaient du privilège de pouvoir libérer un condamné à mort le jour de l'Ascension. L'origine de ce privilège prend sa source dans la légende de la gargouille, sorte de dragon qui hantait les terres marécageuses du bord de Seine et qui fut vaincu par saint Romain avec l'aide d'un condamné à mort. Cette tradition prit fin en 1790[81].

Ancien Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel-Dieu de Rouen.

À Rouen, l'Hôtel-Dieu est attesté depuis 1127 dans une charte le citant comme « hôpital Notre-Dame », même s'il existait avant sous la tutelle des archevêques et du clergé. Situé au sud de la cathédrale, il a été déplacé à l'ouest de la ville. Il resta un lieu de soins jusqu'en 1988, date à laquelle les derniers services ont été transférés dans l'ancien hospice général devenu l'hôpital Charles Nicolle. Il est depuis cette date le siège de la préfecture de la Région Normandie, préfecture de la Seine-Maritime.

Les églises secondaires[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Olav des marins norvégiens.
  • L’église Saint-Patrice, construite pendant la Renaissance, de style transitoire gothico-Renaissance, reconnue pour ses vitraux, caractéristiques de l’époque.
  • L'église Saint-Vivien, de style gothique rayonnant et flamboyant.
  • La chapelle du lycée Pierre Corneille, troisième église de Rouen pour ses dimensions, œuvre à la fois classique et baroque, abritant l'auditorium de région[82].
  • L'église de la Madeleine de style classique et baroque.
  • L'église Saint-Éloi, gothique flamboyant et Renaissance, aujourd'hui temple protestant.
  • L'église Sainte-Croix des Pelletiers, gothique flamboyant et Renaissance, salle de concert et de conférence.
  • L'église Saint-Gervais.
  • La chapelle du pensionnat Jean-Baptiste de La Salle, néo-roman (1888), place Jean-Baptiste de La Salle.
  • La chapelle Saint-Olav (Norsk sjømannskirke), ancienne chapelle des marins norvégiens, chapelle du Foyer International des Marins.
  • La chapelle du collège Fontenelle (séminaire Saint-Nicaise), en face du Conservatoire à rayonnement régional de Rouen, utilisée par ce dernier et par le collège.

Vestiges d'églises gothiques[modifier | modifier le code]

  • La tour Saint-André (XVIe siècle), rue Jeanne d'Arc, unique élément subsistant de l'église Saint-André de la Porte aux Febvres, détruite lors du percement de la rue en 1861.
  • Tour et élément de l'église Saint-Candé, détruite à la Révolution, intégrée dans la cour d'un immeuble moderne et de l'hôtel Asselin, rue aux Ours.
  • Substructions de l'église Saint-Sauveur, place du Vieux-Marché, transformée en carrière de pierre en 1793.
Ancien clocher de l'église Saint-Nicolas, remonté à Cottévrard.
  • Pilier et mur de l'église Saint-Nicolas, détruite à la Révolution. Son clocher a été remonté à Cottévrard.
  • Ruines de l'église Saint-Pierre du Châtel, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Porche sud du transept (1515) de l'église Saint-Vincent, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, rue du Général Giraud. Une partie des vitraux orne la nouvelle église Sainte-Jeanne d'Arc, une autre la chapelle de la Vierge de la cathédrale Notre-Dame et d'autres sont au musée des Beaux-Arts.
  • Le chœur de l'église Saint-Nicaise, gothique flamboyant. La nef et le clocher ont été reconstruits en béton à la suite d'un incendie qui s'est produit dans la nuit du 9 au 10 mars 1934.
  • Le mur est du chœur de l'église Notre-Dame de la Ronde, rue du Gros-Horloge, détruite après la Révolution, subsiste entre deux immeubles.

Vestiges d'abbayes, couvents et prieurés[modifier | modifier le code]

  • La chapelle du couvent des Ursulines, bibliothèque de quartier.
  • La chapelle Saint-Louis, ancienne chapelle du couvent des Bénédictines, édifice classique du XVIIe siècle, devenu le théâtre de la Rougemare.
  • Le porche de l'église prieurale Saint-Lô détruite à la Révolution, intégré au au lycée Camille Saint-Saëns, rue Saint-Lô.
  • Le cloître du premier couvent de la Visitation, musée des Antiquités et muséum d'Histoire Naturelle.
  • La chapelle funéraire et les terrasses du second couvent de la Visitation, occupé par le lycée Jeanne d'Arc.
  • L'église de l'abbaye des Clarisses, fondée en 1485 par Jehan d'Estouteville, transformée en maison particulière.
  • Le prieuré Saint-Michel sur la côte Sainte-Catherine, qui subit, en raison de sa position stratégique dominant la ville, plusieurs destructions, au XVe siècle lors de la guerre de Cent ans[83] et au XVIe siècle lors des guerres de religion. Il fut détruit en 1592 et remplacé par une petite chapelle qui subsista jusqu'à la Révolution et dont les derniers pans de murs s'effondrèrent au début du XIXe siècle[84].

Les maisons anciennes[modifier | modifier le code]

A l'angle des rues Martainville et Damiette.
Article détaillé : Vieux Rouen.

La ville est remarquable pour la diversité et la richesse du tissu urbain : on y trouve des maisons d'époques variées, du XIIIe siècle à l’époque contemporaine. Rouen est ainsi une des villes les plus hétérogènes de France sur le plan architectural : hétérogénéité des époques mais aussi des matériaux (pans de bois, pierre, brique, ou béton pour les immeubles de la reconstruction), des formes ou des couleurs. À l’opposé de villes classiques comme Bordeaux ou Nancy, Rouen incarna le modèle de la ville romantique, célébré par Victor Hugo dans un célèbre poème (Les Feuilles d’automne).

La Vieille Maison, XIVe siècle, adossée à la cathédrale, rue Saint-Romain

Cette variété aurait pu être anéantie par les destructions de la Seconde Guerre mondiale, avec la disparition de quartiers parmi les plus appréciés des touristes. Dans l’ensemble, la reconstruction a tenté de respecter les particularités de la vieille ville et essayé de proposer une certaine irrégularité des tracés et des formes. Cependant, beaucoup[Qui ?] critiquent le caractère très disparate entre les maisons à colombages et les tours des années 1970, et la différence entre la rive droite où se trouvent les quartiers historiques préservés et la rive gauche[réf. nécessaire].

La ville garde près de 2 000 maisons à colombages (contre environ 4 000 en 1939), dont un millier restaurées [réf. nécessaire] : les rues du Gros-Horloge, Saint-Romain, Damiette, des Faulx ou Eau deRobec sont ainsi remarquables. Moins restaurés et moins fréquentés par les touristes, les quartiers Saint-Vivien ou Beauvoisine méritent la visite.

Le patrimoine détruit pendant la Seconde Guerre mondiale et non reconstruit[modifier | modifier le code]

Édifices détruits par la guerre et non reconstruits par la suite.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]
  • Église Saint-Vincent XVe siècle, XVIe et XVIIe siècles, gothique flamboyant (il n'en reste que le porche sud du transept construit en 1515 et un pan de mur).
  • Église Saint-Pierre-du-Châtel XIVe et XVe siècles, gothique rayonnant et flamboyant (d'importantes ruines post-bombardements subsistent encore aujourd'hui).
  • Église Sainte-Marie la Petite (utilisée comme synagogue) XVIe siècle, gothique flamboyant. Aucun vestige.
  • Église Saint-Denis XVIe siècle, gothique flamboyant et Renaissance. Aucun vestige.
  • Église Saint-Étienne des Tonneliers fin XIVe - XVe siècle, gothique rayonnant et flamboyant (il subsistait l'essentiel avant les bombardements, malgré son état de délabrement). Aucun vestige.
  • Chapelle des Augustins XIVe et XVe siècles, gothique rayonnant et flamboyant, porche de style classique. Il ne reste que quelques baies remontées dans un square.
Patrimoine civil monumental[modifier | modifier le code]
  • Palais des Consuls XVIIIe et XIXe siècles, architecture classique et néo-classique. Aucun vestige.
  • Hôtel Romé XVIe siècle, style Renaissance (seuls les deux étages d'une façade sont conservés dans la cour intérieure du moderne Espace Claude Monet).
  • Hôtel de la Première Présidence ou des Sociétés savantes XVIIIe siècle, architecture classique (il ne subsiste qu'un portail).
  • Hôtel des Douanes début XIXe siècle (il ne reste qu'un portail - monument aux victimes de la Seconde Guerre mondiale - et deux statues de David d'Angers).
  • Théâtre des Arts fin XIXe siècle. Aucun vestige.
  • Les halles médiévales (seule une façade des trois halles a été reconstituée).
  • La Bourse du Travail 1903, Art Nouveau (endommagée et détruite après-guerre). Aucun vestige.
  • L'Alambra, puis l'Omnia, théâtre puis cinéma, style Art Nouveau, rue de la République. Aucun vestige.
Autre patrimoine[modifier | modifier le code]

Le patrimoine portuaire[modifier | modifier le code]

Malgré les destructions engendrées par la Seconde Guerre mondiale, qui ont surtout concerné le port et les quartiers situés autour de ce dernier, la ville conserve certains éléments de son patrimoine liés à l'activité portuaire.

Indien d'Amérique, cariatide de l'hôtel des Sauvages, montrant les relations traditionnelles du port de Rouen avec les Amériques.
Château d'eau-marégraphe no 1, la « tour Eiffel ».
Ancienne centrale électrique du port.
  • La « façade maritime » : les édifices bâtis le long de la Seine rive droite constituaient un alignement qui faisait dire que Rouen avait « la plus belle façade maritime de France après Bordeaux ». Il n'en reste quasiment rien : les trois monuments emblématiques qui la constituaient — à savoir le Palais des Consuls, le Théâtre des Arts et la Douane — ont été totalement détruits. Il ne subsiste que quelques hôtels particuliers, de facture plus modeste, dont le plus remarquable, dit Hôtel des Sauvages, du début du XIXe siècle, est classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
  • Les châteaux d'eau-marégraphes sont deux tours de taille modeste en brique, silex et pierre calcaire construits fin XIXe, début XXe siècle, qui étaient surtout destinés à servir d'accumulateur pour l'eau nécessaire au fonctionnement des grues hydrauliques. Ils sont classées monuments historiques depuis 1997.
  • L'ancienne centrale électrique, les docks et les hangars

La tour des Archives et les ponts[modifier | modifier le code]

Inaugurée en 1965, la tour des Archives est située dans l’enceinte de l'ancienne préfecture dans le quartier Saint-Sever, locaux abritant l'Hôtel du Département de la Seine-Maritime. Ce bâtiment, de conception moderne, peut accueillir 37 kilomètres linéaires de documents incluant les archives départementales. La tour compte 27 étages pour 104 mètres de hauteur, le tout en béton armé, ce qui en fait le deuxième bâtiment le plus haut de Rouen après la cathédrale. En 2007, le conseil général de Seine-Maritime a fait réaliser par l'entreprise Neo Light la mise en lumière de la tour qui a obtenu une mention spéciale au concours city.people.light 2007 et le premier prix du concours Lumières 2008.

Le Belem sous le pont Gustave-Flaubert inauguré à l'occasion de l'Armada 2008.

Tous les ponts de Rouen à la mer (ponts de Brotonne, de Tancarville, de Normandie) peuvent laisser passer des navires de fort tonnage. Rouen est la ville où les ponts empêchent les gros navires de remonter la Seine vers Paris. Ils permettent cependant le passage des caboteurs fluvio-maritimes desservant les ports de Limay et de Gennevilliers.

Le premier pont de pierre dont on a trace a été construit au IXe siècle. Les pont suivants furent reconstruits plusieurs fois. Tous les ponts actuels datent de l'après-guerre, sauf le pont ferroviaire dit viaduc d'Eauplet, qui a pu être remis en état, les trois autres ponts ayant été complètement détruits pendant la Seconde Guerre mondiale. L'un d'entre eux était un pont transbordeur. Trois ponts supplémentaires sont venus s'ajouter depuis aux trois rebâtis, dont deux sur leur emplacement d'origine.

Ces ponts sont, de l’aval vers l’amont :

  • le pont Gustave Flaubert, mis en service en septembre 2008, pont levant ;
  • le pont Guillaume le Conquérant ;
  • le pont Jeanne d’Arc, traversé par le tramway (réseau Métrobus) ;
  • le pont Boieldieu orné des sculptures monumentales de Jean-Marie Baumel représentant les Vikings voguant sur une esnèque (drakkar) et le navigateur et explorateur rouennais Cavelier de La Salle[86],[87] ;
  • le pont Pierre Corneille, qui s'appuie sur l'île Lacroix et la dessert ;
  • le pont Mathilde, au-dessus de l'île Lacroix sans la desservir ;
  • le viaduc d'Eauplet, dit aussi « pont aux Anglais », pour le trafic ferroviaire, au-dessus de l'île Lacroix.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Le square Verdrel.
  • Jardin des Plantes (85 000 m²)
  • Parc Antoine de Saint-Exupery (78 000 m²)
  • Parc Grammont (29 000 m²)
  • Jardin de l’Hôtel de ville (26 000 m²)
  • Jardin Pasteur (21 700 m²)
  • Square Verdrel (9 000 m²)
  • Square Marcel Halbout (5 240 m²)
  • Et 17 autres parcs et jardins de quartier

L'activité portuaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port autonome de Rouen.

Depuis le Moyen Âge, et même avant, le port a eu une place prépondérante dans l'activité de la ville, en raison de sa position stratégique entre Paris et la mer, dont les marées y sont perceptibles.

Bien qu'il soit à 80 km de fleuve de l'estuaire (6 heures de navigation), le port est à la fois fluvial et maritime car pouvant accueillir des navires (jusqu'à 280 m de long et 150 000 tonnes). En aval, les ponts sur la Seine ont 50 mètres de tirant d’air et des dragages permanents maintiennent un tirant d’eau de 10 mètres minimum.

Tous tonnages, Rouen n’est que le 28e port européen et le 5e français, derrière Marseille (3e européen), Le Havre (5e), Dunkerque (13e), Saint-Nazaire (18e), mais c'est le 1er port européen de céréales, le 1er français pour la farine et les engrais. Le trafic pétrolier est bien moindre qu'au Havre mais non négligeable avec la raffinerie de Petit-Couronne.

Enfin, les plus grands voiliers du monde se rassemblent à Rouen tous les 4 à 5 ans[88]. L'événement a été appelé Voiles de la liberté en 1989, Armada de la liberté en 1994 et Armada du siècle en 1999, avec six millions de visiteurs. L'édition Armada Rouen 2003 en juillet 2003 a accueilli cinquante navires, six mille marins de vingt nationalités, dix millions de visiteurs, des dizaines de manifestations et d’animations. L'Armada 2008 a eu lieu du 5 au 14 juillet. La dernière Armada a eu lieu en juin 2013.

Culture[modifier | modifier le code]

Rouen est dotée d'infrastructures qui en font une place culturelle importante dans la région normande :

Manifestations[modifier | modifier le code]

Foire Saint-Romain sur les quais (octobre / novembre)

Musées[modifier | modifier le code]

Pissarro : Rue de l’Épicerie, Rouen, 1898.
Scène du musée Jeanne-d'Arc de Rouen.
  • Le musée des Beaux-Arts de Rouen regroupe un ensemble de peintures, dessins et sculptures auquel s’ajoutent quelques meubles et objets d’art. Les toiles du Caravage, Velázquez, Delacroix, Géricault, Modigliani, Gérard David, Monet et Sisley sont les plus célèbres. C'est la plus importante collection de province.
  • Le muséum d’Histoire naturelle : deuxième de France, après le muséum national d'Histoire naturelle de Paris, par la richesse de ses collections, le muséum de Rouen fondé par Félix Archimède Pouchet en 1828, a fermé pour travaux en 1996 et rouvert le 23 février 2007.
  • Le musée des Antiquités retrace l’archéologie gallo-romaine et mérovingienne et présente une collection d’objets d’art, vitraux et éléments du Moyen Âge et de la Renaissance et des collections égyptiennes et grecques.
  • Le musée Flaubert et d'histoire de la médecine, où se trouve la chambre natale de cet écrivain dont on retrouve des souvenirs, présente des céramiques pharmaceutiques, des instruments chirurgicaux, des documents sur la naissance et la petite enfance, du mobilier hospitalier, des statues de saints guérisseurs et un jardin de plantes médicinales.
  • Le musée national de l'Éducation retrace l'histoire de l'enfant et de son éducation depuis le XVIe siècle, illustrée par un choix de peintures et de gravures, de cahiers d'élèves, de livres pour enfants, de mobilier scolaire et de matériel pédagogique.
  • Le musée de la Céramique : importante collection de faïences axée sur l'évolution de la production rouennaise et de nombreux autres exemples.
  • Le musée Le Secq des Tournelles : collection unique au monde de ferronnerie regroupant éléments d'architecture, enseignes, serrures, heurtoirs, outils, bijoux, objets de couture et de costume.
  • Le musée Pierre Corneille, installé dans la maison natale du poète, rue de la Pie, contient des dessins, des gravures relatifs à sa vie et les premières éditions de ses œuvres.
  • Le musée Maritime, fluvial et portuaire retrace l'histoire du port, de ses métiers, des grands voiliers rouennais, de la marine marchande, de la batellerie, de la construction navale, de la chasse à la baleine et des expéditions polaires de Charcot.
  • Le musée du Gros-Horloge retrace l'histoire de l’horlogerie et notamment du Gros-Horloge de Rouen. Les mécanismes du Gros-Horloge de 1389 et de l'église Saint-Vivien du XVIe siècle y sont exposés. Après travaux, ce musée a rouvert en 2006.
  • Le musée du Château de Rouen, tour Jeanne d'Arc, présente la forteresse médiévale construite en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain.
  • L'historial Jeanne d'Arc.
  • Le Panorama XXL.

Médias[modifier | modifier le code]

Lycée Pierre Corneille, Rouen 1902, Robert Antoine Pinchon (second rang, droit) et Marcel Duchamp (troisième rang, gauche).
L'Académie de Rouen c.1935, Robert Antoine Pinchon, troisième rang, droit.
Robert Antoine Pinchon, 1905-06, La foire Saint-Romain sur la place Saint-Vivien, Rouen, huile sur toile, 49 × 59,4 cm.
L'accrochage au Salon des Artistes Rouennais, musée des beaux-arts de Rouen, Robert Antoine Pinchon (center) 1934
Fleur d'eau, Rouen, Jean-Yves Lechevallier.
Robert Antoine Pinchon, 1905, Le Pont aux Anglais, Rouen, huile sur toile, 38 × 46 cm.
Salon des Artistes Rouennais, musée des Beaux-Arts de Rouen, c.1930.

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Le principal quotidien régional est Paris Normandie, qui couvre l'ensemble de l'ex-région Haute-Normandie depuis la fusion entre les trois principaux journaux de l'après-guerre, Liberté-Dimanche, Le Havre libre et Le Havre Presse. Trois journaux gratuits sont distribués : Côté Rouen, Tendance Ouest (hebdomadaires régionaux) et 20 minutes (quotidien national). Metronews a également été distribué de 2012 à sa disparition en 2015[90],[91].

Plusieurs journaux sont également disponibles sur Internet : infoNormandie et Normandie-actu.

Toutes les collectivités territoriales distribuent également chacune leur magazine d'informations : Rouen Mag (journal de la municipalité de Rouen), Métropole Rouen Normandie Le Mag (journal de Métropole Rouen Normandie), Ma région (journal de la Région Normandie) et Seine-Maritime Le magazine (journal du Département de la Seine-Maritime).

Il existe d'autres bulletins gratuits concernant l'actualité culturelle : aux Arts (informations culturelles), Bazart (actualités culturelles) et L'Agenda rouennais (actualités culturelles).

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

L'un des deux sièges de France 3 Normandie se situe sur la rive gauche de Rouen (l'autre étant à Caen). Elle propose chaque jour l'actualité régionale ainsi qu'un journal d'actualités locales.

La Chaîne Normande (LCN) a été créée en octobre 2011. Il s'agit de la première télévision partiellement privée régionale[92] émettant en Haute-Normandie. D'autres chaînes de télévision n’émettant pas en Haute-Normandie sont accessibles en streaming. Parmi elles : TVNormanChannel (chaîne de télévision privée régionaliste animée principalement par le Mouvement normand).

France Bleu Haute-Normandie (100,1 MHz), la radio régionale de Radio France est, en termes de nombre d'auditeurs, la radio la plus écoutée de Haute-Normandie avec environ 220 000 auditeurs. Elle possède son siège régional sur le quai Boisguilbert, sur la rive droite de Rouen, ainsi que des bureaux à Évreux et au Havre.

La plupart des radios nationales diffusent leurs programmes dans l'agglomération rouennaise (RMC (87,7 MHz), Europe 1 (104,9 MHz), Chérie FM (97,5 MHz), Nostalgie (105,3 MHz), Skyrock (89,3 MHz), Virgin Radio (104,1 MHz), RCF Haute-Normandie (88,1 MHz), NRJ (100,5 MHz), Fun Radio (107,0 MHz), Rire et Chansons (103,3 MHz) et Le Mouv' (95,8 MHz).

Il faut ajouter à cela, plusieurs radios locales : Radio RC2 (94,4 MHz), Radio Cristal (90,5 MHz), Radio HDR (99,1 MHz), R2R (101,3 MHz) et Radio Espace (91,6 MHz).

Rouen dans les arts plastiques[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, Rouen a inspiré Bonington et Turner. Claude Monet y a peint la série des Cathédrales de Rouen. Pissarro a peint plusieurs tableaux de Rouen, surtout autour du pont Boieldieu.

Bernard Mandeville célèbre peintre rouennais n'a pas manqué de faire siens ces paysages, maintes fois repris sur le motif, entre le pont Pierre-Corneille et le pont Boieldieu, entre Croisset et Eauplet.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, plusieurs sculptures de l'artiste Jean-Yves Lechevallier ont été placées dans les lieux publics, notamment la fontaine-sculpture Fleurs d'eau sur le front de Seine et Voile dans l'île Lacroix.

Rouen au cinéma[modifier | modifier le code]

Rouen à la télévision[modifier | modifier le code]

Rouen dans la littérature[modifier | modifier le code]

Oceanic bar de André Renaudin, Rouen dévasté de André Maurois.

Plusieurs romans policiers se déroulent à Rouen : Oncle Charles s'est enfermé de Georges Simenon, Où sont les diamants du Roi ? de Françoise Kermina, Un chien du diable de Fabienne Ferrère, Le fond de l'âme effraie de Guy Langlois, Mon cadavre s'enroue à Rouen de Jean Calbrix, Hurler avec les loups à Canteleu de Michel Giard, Mourir sur Seine de Michel Bussi, Seine de crimes de Philippe Feeny, Pour ta pénitence de Nadine Mousselet.

Il ne faut pas oublier Madame Bovary de Gustave Flaubert. Charles Bovary a fait ses études au lycée Pierre Corneille puis à la faculté de médecine de Rouen. Emma Bovary a été éduquée dans un couvent rouennais. Emma et Charles Bovary allaient au théâtre à l'opéra à Rouen, ils y ont rencontré Léon Dupuis le futur amant d'Emma (qui prétexta bientôt des cours de piano pour aller rendre visite à Léon chaque semaine à Rouen)[réf. souhaitée].

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Catholicisme : archidiocèse de Rouen, avec saint Mellon comme premier évêque de Rouen. L'archevêque de la ville est primat de Normandie. Depuis l'époque carolingienne, les chrétiens de Rouen chantent aux principales fêtes le Christus Vincit dans la cathédrale, pour demander en particulier la paix sur leur ville.
  • Orthodoxie : paroisse Saint-Silouane de l'Athos, chapelle Saint-Victrice sur l'île Lacroix.
  • Protestantisme : temple Saint-Éloi, ancienne église catholique Saint-Éloi, de style gothique et Renaissance.
  • Évangélisme: Armée du salut[93], rue Anatole France. Église évangélique Parole de Vie[94] sise rue Louis Blanc.
  • Témoins de Jéhovah : trois lieux de cultes et une boutique en centre-ville.
  • Mormonisme : paroisse de Rouen, rue Saint-Romain.
  • Judaïsme : l'ancienne synagogue de Rouen, jadis église catholique Sainte-Marie La Petite, de style gothique, a été détruite par les bombes en 1944. Une synagogue moderne a été construite à son emplacement. Inaugurée en 1950, elle a été le premier lieu d'accueil de public reconstruit après guerre.
Synagogue de Rouen.
  • Islam : quatre salles de prières et la mosquée El Kaouthar sur la rive gauche.
  • Culte antoiniste : un temple située 145, boulevard Jean Jaurès, dédié en 1950.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rouen est le siège de l'Académie de Rouen, circonscription éducative dirigée par un recteur madame Florence Robine (depuis le 1er mars 2012), qui administre le réseau éducatif de Haute-Normandie.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'Université de Rouen compte près de 24 000 étudiants. Le Campus Saint-Marc[95] de Rouen regroupe sept écoles dont : Iscom[96] (communication) ; Formavenir[97] (école tertiaire) ; Pigier Création[98] (école de coiffure et d'esthétique) ; Comptexpert[99] (école de comptabilité) ; Berlitz Rouen[100] (école de langue étrangère) ; CPES Rouen et Med'sup[101] (prépa paramédicaux et sociaux, prépa de médecine).

Parmi les grandes écoles rouennaises :

Collèges et lycées[modifier | modifier le code]

Liste des établissements scolaires
Collèges Lycées

Collèges publics :

  • Collège Barbey d'Aurevilly
  • Collège Boieldieu
  • Collège Camille Claudel
  • Collège Camille Saint-Saëns
  • Collège Fontenelle
  • Collège Georges Braque
  • Collège Jean Lecanuet

Collèges privés :

Lycées publics :

Lycées privés :

▪ École industrielle de Rouen

Écoles élémentaires et maternelles[modifier | modifier le code]

  • Maternelle

École maternelle Camille Claudel ; École maternelle Elisabeth et Marguerite Brière ; École maternelle Maurice Nibelle ; École maternelle Thomas Corneille ; École maternelle Marie Houdemare ; École maternelle Anatole France ; École maternelle Louis-Henri Brévière ; École maternelle Jules Ferry ; École maternelle Catherine Graindor ; École maternelle Pauline Kergomard ; École maternelle Achille Lefort ; École maternelle Marguerite Messier ; École maternelle Louis Pasteur ; École maternelle Pierre de Ronsard ; École maternelle Les Sapins ; École maternelle Guillaume Lion ; École maternelle Jeanne Hachette ; École maternelle Jean de La Fontaine ; École maternelle Claude Debussy ; École maternelle Jean-Philippe Rameau ; École maternelle Clément Marot ; École maternelle Honoré de Balzac ; École maternelle Marie Pape-Carpantier ; École maternelle Pépinières Saint-Julien ; École maternelle Hameau des Brouettes ; École maternelle Marcel Cartier.

  • Primaire

École primaire privée Notre-Dame ; École élémentaire Jean-Philippe Rameau ; École primaire privée Saint-Léon ; École élémentaire Marthe Corneille ; École élémentaire Victor Le Gouy ; École élémentaire Clément Marot ; École élémentaire Théodore Bachelet ; École élémentaire Jean de La Fontaine ; École élémentaire Benjamin Franklin ; École élémentaire Jules Michelet ; École élémentaire Louis Ezéchiel Pouchet ; École élémentaire François Villon ; École élémentaire Marie Houdemare ; École élémentaire Laurent de Bimorel ; École élémentaire André Pottier ; École élémentaire Louis Pasteur ; École élémentaire Anatole France ; École primaire privée Beauvoisine ; École primaire privée Sacré-Cœur ; École primaire privée Saint-Dominique ; École primaire privée Saint-Joseph ; École primaire privée Sainte-Marie ; École élémentaire Claude Debussy ; École primaire privée Saint-Vivien ; École primaire privée Jean-Baptiste de La Salle ; École élémentaire Guy de Maupassant ; École élémentaire Jules Ferry ; École élémentaire Les Sapins ; École élémentaire Honoré de Balzac ; École élémentaire Pépinières Saint-Julien ; École élémentaire Jean Mullot ; École primaire Rosa Parks.

Santé[modifier | modifier le code]

Le principal établissement est le Centre hospitalier universitaire de Rouen. Il existe aussi des cliniques : clinique de l'Europe, clinique Mathilde et clinique Saint-Hilaire. Le centre Henri Becquerel est le Centre régional de lutte contre le cancer.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs
  • onze stades ;
  • douze salles de sport ;
  • vingt-et-un courts de tennis ;
  • quatorze gymnases ;
  • quatre piscines ;
  • deux patinoires (une tous publics, une aux normes olympiques : surface de glisse) ;
  • Depuis l'automne 2012, un Palais des sports (6 000 places assises avec gradins amovibles).

Nombre de licences sportives : 20 000.

Principales disciplines
  • Athlétisme : Stade Sottevillais 76.
  • Badminton : le Maromme Déville Mont-Saint-Aignan Badminton évolue en Élite (Top12).
  • Baseball : les Huskies du Rouen Baseball 76 sont champions de France Élite 2003, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012, champions d’Europe (groupe B) 2004 et 2006 et finalistes de la Coupe d'Europe de baseball 2007.
  • Basket-ball : le SPO Rouen Basket évolue en Élite (Pro B). L'équipe féminine a aussi connu les honneurs au milieu des années 1990.
  • Boxe anglaise : Ali Chebah, jeune boxeur rouennais Champion du Monde junior WBC et Champion d'Amériques des super-légers.
  • Canoë-kayak : Canoë Club Normand.
  • Cyclisme : Véloce Club Rouen 76 (VC Rouen 76), fondé en 1880.
  • Football : le FC Rouen joue en Division d'Honneur à la suite de sa liquidation judiciaire en juillet 2013. L'équipe féminine est en deuxième division.
  • Football américain : les Léopards évoluent en D2.
  • Gymnastique : Élan Gymnique Rouennais.
  • Handball : le Rouen UHB 76 est en Nationale 2 ; l'équipe féminine est en Prénationale.
  • Hippisme : la Société des Courses Rouennaises, renommée Société des CoursesHippiques de Mauquenchy–Pays de Bray, organise des courses de trot sur l’hippodrome de Mauquenchy qui a remplacé en 2005 l’hippodrome des Bruyères de Rouen. Des courses ont aussi lieu à l'hippodrome des Trois Pipes à Bihorel.
  • Hockey sur gazon : l'équipe masculine de l'ASRUC Hockey sur gazon évolue en Nationale 1 (D2) ; il a organisé en janvier 2010 les Championnats d'Europe femmes et hommes de hockey en salle.
  • Hockey sur glace : les Dragons de Rouen sont quadruples champions de France en titre et champions d'Europe en titre. Au total, ils ont remporté 13 fois le Championnat de France de Ligue Magnus (Elite) et ont gagné 2 titres européens. C'est en outre l'une des équipes les plus titrées de France.
  • Lutte : l'ASPTT Lutte de Rouen évolue actuellement au gymnase Pélissier.
  • Motonautisme : le Rouen Yacht Club organise tous les ans au mois de mai, autour de l'île Lacroix, une manifestation internationale, les 24 Heures motonautiques. En 2010, a eu lieu la 46e édition de la course comptant pour le Championnat du Monde d’endurance. L'événement attire entre 300 000 et 350 000 personnes chaque année sur les bords de Seine.
  • Natation : les Vikings.
  • Patinage : le Rouen Olympic Club a remporté plusieurs titres nationaux ; il est par ailleurs l'organisateur de la compėtition internationale de patinage artistique synchronisé "La French Cup".
  • Roller hockey : les Spiders du Rouen Hockey Club évoluent dans l’Élite française (Ligue Élite).
  • Rugby à XV : le RC Rouen évolue en Championnat de France de rugby à XV de 2e Division fédérale ; l'équipe première féminine de l'ASRUC évolue en Division 2.
  • Sport automobile : l’AS Automobile Club Normand a organisé jusqu’en 1993 des courses sur le circuit de Rouen Les Essarts, aujourd’hui fermé, qui a accueilli à cinq reprises le Grand Prix de France. La construction d’un nouveau circuit était prévue à Mauquenchy, projet abandonné avec la construction du circuit de Nevers Magny-Cours.
  • Tennis de table : l'équipe féminine de l'ALCL Grand-Quevilly évolue en Pro A ; l'équipe masculine du SPO Rouen évolue en Pro B.
  • Triathlon : le RouenTriathlon évolue en Division 1.
  • Volley-ball : l’AL Canteleu-Maromme évolue en Nationale 2.
  • Golf : golf de Rouen Mont-Saint-Aignan et golf de Rouen La Forêt Verte.

Rouen a été candidate aux Jeux olympiques de la jeunesse d'été 2014[102], mais le Comité national olympique a préféré défendre une candidature aux Jeux d'hiver en 2018.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Foire Saint-Romain.

La foire Saint-Romain est une fête foraine d'environ un mois en octobre et novembre, se déroulant sur les quais de la Seine. C'est la première fête foraine de province par sa taille et la deuxième, derrière la foire du Trône, au niveau national. C’est la plus ancienne de France car elle est vieille de plus de 500 ans.

Avant d'être déplacée sur les quais, elle occupait les boulevards depuis la place Saint-Hilaire à la place Beauvoisine en passant par la place du Boulingrin. Le Boulingrin était à l'époque occupé par un cirque de style circulaire où se produisaient des artistes de variété, des combats de boxe et de catch et où se produisait le cirque qui animait chaque année la grande foire Saint-Romain.

Sur l'île Lacroix se tenait la foire-exposition avant que soit créé le parc des Expositions près de la forêt du Rouvray au sud de l'agglomération. Cet actuel parc des Expositions se trouve sur un ancien terrain d'aviation et de parachutisme. Boos a repris l'aérodrome mais l'activité parachutiste s'est répartie sur Dieppe et Le Havre. Le parc aquatique Océade prenait place également sur l'île Lacroix de 1989 à 1991[103].

Article détaillé : Armada de Rouen.

Depuis 1989, Rouen organise un rassemblement mondial réunissant les plus grands voiliers, vieux gréements et autres navires de guerre (voir plus haut, le port). La dernière édition de ce rassemblement, appelé l'Armada 2013, a eu lieu du 6 au 16 juin 2013.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités en garnison à Rouen :

Transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Rame du tramway de Rouen à la sortie de la station Théâtre des Arts.
Bus de la ligne T1 à l'arrêt Théâtre des Arts.
Articles détaillés : Tramway de Rouen, TEOR, TCAR et VTNI.

L'autorité organisatrice de la mobilité, chargée de son développement et de son financement à Rouen et dans son agglomération est Métropole Rouen Normandie. Le réseau comprend :

  • deux lignes de tramway appelées « métro » sur un axe nord-sud de l'agglomération ;
  • trois lignes TEOR (Transport Est-Ouest Rouennais), bus à haut niveau de service sur un axe est-ouest de l'agglomération ;
  • 34 lignes régulières de bus et 4 lignes de taxis ;
  • 42 lignes de transports scolaires, accessibles aux non-scolaires.

Ces lignes sont exploitées par les sociétés TCAR et VTNI.

Au total, quinze parcs relais, pour un total de 1 500 places sont accessibles, soit gratuitement, soit sur présentation d'un titre de transport validé.

Le tramway de Rouen (appelé localement métro) assure la liaison entre les deux rives de la Seine depuis 1994. Il dessert quatre autres communes de l'agglomération (Saint-Étienne-du-Rouvray, Sotteville-lès-Rouen, Le Petit-Quevilly et Le Grand-Quevilly). Une importante rénovation du réseau a été effectuée en 2012 en vue du remplacement des ving-huit rames Alsthom TFS par ving-sept rames Alde plus grande capacité stom Citadis 402 de juin 2012 à mars 2013.

Le TEOR, en service depuis 2001, assure la liaison entre l'est et l'ouest de l'agglomération, en traversant le centre-ville sur un tracé en site propre. Les trois lignes de 39 km sont en correspondance avec le métro à la station Théâtre des Arts. Le TEOR dessert environ 175 000 habitants de 8 communes de l'agglomération : Rouen, Déville-lès-Rouen, Bihorel, Mont-Saint-Aignan, Darnétal, Canteleu, Notre-Dame-de-Bondeville et Maromme.

Les bus de la ligne Noctambus (N1[104]) circulent du dimanche au jeudi jusqu'à h 30 et le vendredi et samedi jusqu'à h 30, à raison de 3 à 5 passages par nuit et par sens selon les lignes et les jours. Il existe aussi des « navettes Zénith » (retour des spectacles).

Les lignes départementales de VTNI desservent également la ville.

Des lignes de pédibus sont également structurées.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rocade de Rouen.

Rouen ne dispose pas de périphérique, les principales routes menant directement aux abords du centre-ville, près de la Seine. Cette particularité amène à une circulation souvent difficile sur les routes de l'agglomération. Un contournement Est est projeté depuis de nombreuses années pour remédier à cette situation, ainsi que pour améliorer le cadre de vie des habitants. Cependant, la date de réalisation de ce contournement n'est pas précisée, les procédures administratives préalables engagées n'étant pas encore (2016) achevées.

Réseaux cyclables[modifier | modifier le code]

Station Cy'clic place Saint-Sever.

Rouen a un retard en matière de réseaux cyclables. De nouveaux aménagements cyclables voient le jour, notamment avec la nouvelle piste cyclable sur le pont Boieldieu qui permet de traverser la Seine sans être mêlé au reste du trafic.

La ville se caractérise par l'interdiction faite aux cyclistes d'emprunter certaines voies TEOR[105].

Le Cy'clic est un système de vélopartage ouvert de h à h, installé en décembre 2007 par la mairie en partenariat avec la société JCDecaux et qui facilite les déplacements en centre-ville. En 2013, 251 vélos sont accessibles dans les 21 stations en ville.

Rouen est également une étape du projet de la véloroute du Val de Seine en cours d'aménagement[106].

Transports autoroutiers[modifier | modifier le code]

Rouen est à la convergence d'axes autoroutiers dont l'autoroute A13 Paris-Caen (mise à 2 fois 3 voies entre Pont-Audemer et Caen en plusieurs phases), l'autoroute A28 Abbeville-Tours (section de l’Axe Nord-Sud Atlantique européen ou A.N.S.A.) et l'autoroute A150 Rouen-Yvetot (barreau de raccordement à l’A29 entre Barentin et Yvetot achevé).

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Rouen-Rive-Droite.

Rouen possède une gare principale, la gare de Rouen Rive Droite, d’une fréquentation de 6 millions de voyageurs annuels. Cette gare est reliée au réseau TGV et Intercités Normandie et aux réseaux TER Haute-Normandie, Basse-Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Picardie. Elle offre un accès direct au métro.

Rouen comptait, avant la Seconde Guerre mondiale, trois autres gares : Rouen-Orléans, Rouen-Martainville et Saint-Sever. Cette dernière devrait être réaménagée en gare pour alléger la gare de Rouen Rive Droite qui ne peut être agrandie. La mise en service est prévue vers 2020 au mieux.

Comme l'ensemble de la Normandie, Rouen souffre d'un matériel ferroviaire vieillissant. Si la liaison avec Paris prend en théorie une heure, la vieillesse du réseau l'allonge de 30 minutes supplémentaires. Cela reste beaucoup au regard de la proximité géographique entre les deux villes, alors que certaines villes comme Reims, bien que plus éloignées de la capitale, s'en trouvent parfois à moins de 45 minutes par le train. Rouen n'a pas de desserte ferroviaire directe avec une autre grande métropole (hormis une seule par jour avec Lille et parfois avec Lyon), ce qui accentue sa dépendance envers Paris.

Transports fluviaux[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance ouvert depuis le 15 juillet 2008 devait compter, d'ici 2012, 150 à 180 anneaux sur des pontons totalement équipés.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport Rouen Vallée de Seine.

Rouen est desservie par l’aéroport Rouen Vallée de Seine situé à Boos, 9 km à l'est. L'aéroport accueille près de 50 000 passagers annuels, soit 25 000 pour l'aller et autant pour le retour. Une ligne de bus relie l'aéroport à l'agglomération. Il y avait une ligne régulière mais elle a été fermée en novembre 2009. L'aéroport connait de grandes difficultés financières encore en 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104
  2. Loi no 2015-29 du 16 janvier 2015
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  5. www.insee.fr/fr/insee_regions/Haute-Normandie/themes/dossiers/autres/docs/au_rouen.pdf
  6. Insee - Résultats du recensement de la population de 2012 - Zone d'emploi de Rouen, consulté le 27 juillet 2015
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  12. Mairie de Rouen, « L'éco quartier Flaubert | rouen.fr », sur www.rouen.fr (consulté le 12 mars 2016)
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    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  17. op. cit., p. 130.
  18. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, éditions Errance, 2003, p. 185.
  19. Xavier Delamarre, op. cit., p. 300.
  20. Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, éditions Errance, 2003. p. 261 - 262.
  21. a et b Xavier Delamarre, op. cit.
  22. Xavier Delamarre, op. cit., p. 213.
  23. L'évolution du nom de Rouen dans l'Antiquité et le haut Moyen Âge, Patrice Lajoye, Annales de Normandie, 57e année, n°3 et 4, 2007, p. 223-229.
  24. Xavier Delamarre, op. cit., p. 253 - 254.
  25. François de Beaurepaire, op. cit.
  26. Xavier Delamarre, op. cit.
  27. Michel Mangard, dir M.Mollat, Histoire de Rouen, Privat,‎ , p. 16
  28. Nommé également : Oskar ou Ásgeir, nom de famille normand Anger.
  29. Mohammed Arkoun, « La France vue par un voyageur arabe au Xe siècle », dans Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen Âge à nos jours, Paris, Albin Michel, 2006, p. 44.
  30. (en) « JE, The Crusades »
  31. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA161 Lettres patentes de Louis XI, Senlis, novembre 1468
  32. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA512 Lettres patentes de Louis XI, Tours, le 11 novembre 1479 Lettres concernant marchands drapiers
  33. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 235
  34. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286
  35. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 382
  36. Journal de l'Exposition nationale & coloniale de Rouen et Moniteur des exposants : hebdomadaire illustré, Rouen, 1893 Lire en ligne
  37. Yves Buffetaut, Rouen-Le Havre dans la Grande Guerre : Deux ports normands en première ligne, Ysec,‎
  38. a et b Le Journal de Rouen, 2 août 1914. Accessible à l'adresse : http://recherche.archivesdepartementales76.net/
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  46. Paul Le Trévier, 9 juin 1940 : Ce jour où Rouen tomba, Comever,‎ , 208 p.
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  51. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/donnees-detaillees/chomage-zone/TxChoZEmoy9908.xls INSEE, chômage par zone d'emploi
  52. http://www.monnaiedugrandrouen.fr
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  68. [9]
  69. Amis ! c'est donc Rouen, la ville aux vieilles rues,
    Aux vieilles tours, débris des races disparues
    La ville aux cent clochers carillonnant dans l’air
    Le Rouen des châteaux, des hôtels, des bastilles
    Dont le front hérissé de flèches et d'aiguilles
    Déchire incessamment les brumes de la mer

    — Victor Hugo, À mes amis L. B. et S.-B., in Les Feuilles d’automne, 1831.

  70. François Lemoine et Jacques Tanguy, Rouen aux 100 clochers, Rouen, PTC,‎ (ISBN 2-906258-84-9, OCLC 496646300)
  71. Stendhal, Mémoires d'un touriste, vol. II, Paris, Michel Lévy frères,‎ , p. 83 « Au reste, je rentre accablé de fatigue; je viens de me donner le plaisir de revoir Rouen, comme si j'y arrivais pour la première fois. Par des raisons que je dirai, Rouen est la plus belle ville de France pour les choses du Moyen Âge et l'architecture gothique. À l'époque où régnait la mode du gothique, Rouen était la capitale de souverains fort riches, gens d'esprit, et encore tout transportés de joie de l'immense bonheur de la conquête de l'Angleterre qu'ils venaient d'opérer comme par miracle. Rouen est l'Athènes du genre gothique [...]. Ce qui est admirable à Rouen, c'est que les murs de toutes les maisons sont formés de grands morceaux de bois placés verticalement à un pied les uns des autres: l'intervalle est rempli par de la maçonnerie. Mais les morceaux de bois ne sont point recouverts par le crépi; de façon que, de tous les côtés l'œil aperçoit des angles aigus et des lignes verticales.»
  72. Alfred Canel, Blason populaire de la Normandie comprenant les proverbes, sobriquets et dictons relatifs à cette ancienne province et à ses habitants, vol. II, Rouen et Caen, A. Lebrument et Le Gost-Clérisse,‎ , p. 103
  73. Rouen sur Imago Mundi (cf. rubrique « Armoiries » en fin de page).
  74. Stendhal1854, p. 83
  75. « Tribunal dit Cour des Aides, Bureau des Finances », base Mérimée, ministère français de la Culture
  76. « Notice no PA00100802 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  77. Norman Golb
  78. http://www.hotelsparouen.com/
  79. « Notice no PA00100829 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  80. « Notice no PA00100833 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  81. Le privilège de St-Romain sur le site Rouen-Histoire
  82. Olivier Chaline, La Chapelle du lycée Corneille à Rouen,‎
  83. M.Mollat, Histoire de Rouen, Privat,‎ , p. 136
  84. Jacques Tanguy, « Prieuré Saint-Michel », sur Rouen-Histoire,‎ (consulté le 3 février 2015)
  85. Guy Pessiot, Histoire de Rouen: Tome 2, 1900-1939 : en 800 photographies, p. 164 [10]
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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