Courrières

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Courrières
L'église Saint-Piat.
L'église Saint-Piat.
Blason de Courrières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Carvin
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin
Code postal 62710
Code commune 62250
Démographie
Gentilé Courrièrois
Population
municipale
10 654 hab. (2014)
Densité 1 235 hab./km2
Population
aire urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 31″ nord, 2° 56′ 53″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 38 m
Superficie 8,63 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-courrieres.fr

Courrières est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes, soit 125 000 habitants. Ses habitants sont appelés les Courriérois.

La commune est connue pour la catastrophe de Courrières survenue dans les charbonnages de la Compagnie des mines de Courrières qui exploite alors ses fosses nos 1 et 8 - 16.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur du bassin minier, Courrières est à proximité immédiate de Carvin (4 km) , Lens (14 km), Arras (29 km) et Lille (34 km) grâce à un important réseau autoroutier. Elle est enserrée sur trois côtés par le canal de Lens et le canal de la Haute-Deûle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Courrières
Carvin Oignies
Harnes Courrières
Fouquières-lès-Lens Montigny-en-Gohelle Hénin-Beaumont

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville aurait pour origine, corulus ou corylus : coudrier (ancien nom du noisetier) ce qui aurait dérivé en Coorerise puis, Currierum, Courieraie et enfin Courrières[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1002, Anselme Ier, Comte de Lens et de Saint-Pol, fit construire à Courrière, un château-fort.

Au XVe siècle, Courrière était dans la dépendance des duc de Bourgogne.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1532, Jean de Montmorency, seigneur de Courrières et chambellan de Charles Quint, fit édifier l’église Saint-Piat dont le clocher et le côté gauche de la nef subsistent. Faisant partie des Pays-Bas espagnols, Courrière fut rattachée à la France en 1659 par le traité des Pyrénées.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'histoire de la région reste marquée par une catastrophe minière improprement appelée catastrophe de Courrières, par référence au nom de la compagnie minière concernée. Ce dramatique accident fit 1099 morts le . Il ne se déroula pas sur le territoire courriérois mais sur celui des communes de Billy-Montigny, Méricourt et Sallaumines.

Exploitation Charbonnière[modifier | modifier le code]

La fosse no 1 en 1899.

Courrières est le nom d'une des plus importante compagnies minières de France. Cependant, peu d'activités minières figuraient dans cette ville. La Compagnie doit son nom à la création de sa 1re fosse sur le territoire de Courrières.

En Vincent van Gogh après avoir été « mineur parmi les mineurs » et « pauvre parmi les pauvres », sa descente à 700 mètres dans le puits B du charbonnage de Marcasse, sa mission d'évangéliste non reconduite décide de venir à Courrières rencontrer Jules Breton qu'il avait déjà croisé à Paris à la galerie Goupil. Il prend le train de Mons à Valenciennes continue son voyage à pied par un temps détestable. Arrivé à Courrières, Jules Breton n'est pas présent. Découvrant son atelier de briques, colonnades et statues, il le trouve certainement luxueux par rapport à ces conditions de prêtres-ouvriers.

Désemparé, il passe par l'église ou il regarde un tableau (copie) de Jules Breton la mise au tombeau de Titien, découvre Don Quichotte au café des Beaux-Arts. Il s'en retourne à Cuesmes dans le Borinage à pied avec un voyage pénible dormant dans de la paille, vendant quelques dessins pour subsister, et prend alors la décision de vouer sa vie à la peinture. Il lui reste dix ans de vie et 2 000 œuvres à réaliser[2]. Le 24 septembre 1880 il écrit à son frère Théo : « Il s’agit pour moi d’apprendre à bien dessiner, à être maître soit de mon crayon, soit de mon fusain, soit de mon pinceau, une fois cela obtenu je ferai de bonnes choses presque n’importe où, et le Borinage est tout aussi pittoresque que le vieux Venise, que l’Arabie, que la Bretagne, la Normandie, Picardie, ou Brie »[3],[4].

Fosse 1 de Courrières[modifier | modifier le code]

Mis en service en 1849, d'un diamètre de 3,50 m, ce puits fut le 1er du département du Pas-de-Calais. C'est grâce au personnel de la compagnie de Douchy que fut réalisé ce fonçage à l'entrée de Courrières sur la route d'Hénin-Beaumont. La fosse exploite un gisement de charbons maigres mais très grisouteux. La fosse est terminée en 1851 et le puits atteint 265 m en 1952. Cette fosse fut vite surnommée Poussière. Le houiller est atteint à 147 m. Le cuvelage est fait en bois de 8 à 90 m de profondeur. Des accrochages sont réalisés à -184,-211 et -231 m. La Fosse est arrêtée vers 1900, son gisement étant trop accidenté. Le puits servira aux recherches de gisement et à l'aérage pour être remblayé en 1914. En 2009, ne subsiste qu'un ancien atelier transformé en brasserie.

La fosse no 8 - 16 de Courrières en 1920.

Fosse 8 de Courrières[modifier | modifier le code]

Elle a été fondée en 1889 au diamètre de 4,60 m sur la commune de Courières en bordure du canal pour exploiter un gisement de charbons maigres. Le houiller est atteint à 137,35 m et les premiers accrochages à 153,188 et 225 m de profondeur. Le puits jumeau no 16 sera ajouté en 1906. Le chevalement est démoli en 1958 pour être remplacé par une tour de béton de 14 m. une installation de dégazage est installée en 1967. Le puits 16 (350 m) est remblayé en 1963, le 8 (361 m) l'est en 1974. Les ventilateurs seront démontés et réinstallés au 9 de Lens.

Centrale de Courrières[modifier | modifier le code]

Centrale de Courrières en 1980.

Troisième supercentrale des HBNPC (Houillères du Bassin du Nord - Pas-de-Calais), comme appelée à l'époque. Elle est mise en service en 1962. Jumelle des centrales de Violaines et d'Hornaing, Elle alimente les derniers sièges et la cokerie de Drocourt. Elle brûle les bas produits ainsi que les produits huileux, avant sa fermeture. Les Houillères décident l'implantation sur le site de SOTRENOR, incinérateur industriel des huiles et produits polluants, qui reprendra cette activité de la Centrale après son arrêt, qui interviendra en 1992. Elle est ensuite totalement détruite. Il ne subsiste que les murs et grilles d'entrée et d'enceinte, la fondation d'un des réfrigérant, intégré à un parc, le terril à cendres, en exploitation et le hangar des bulldozers, à proximité du terril.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de la Bataille de France, l'armée allemande mit le feu au village qui fut détruit à 90 %. Elle exécuta sommairement 45 otages. Après la guerre, la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme fut attribuée à Courrières, en tant que ville martyre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Courrières dans son canton et son arrondissement.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

En 2014, le maire sortant Christophe Pilch (LUG) est le seul à se présenter à sa succession. L'abstention s'élève alors à 46,97%[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 juin 1981 Camille Delabre SFIO-PS  
juin 1981 2003 Albert Facon PS Président de la CA Hénin-Carvin (2001 → 2008)
Député (1997 → 2012)
2003 en cours
(au 14 décembre 2014)
Christophe Pilch PS Conseiller régional
Réélu pour le mandat 2014-2020[6],[7]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 10 654 habitants, en augmentation de 2,21 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 297 2 460 2 504 2 642 2 760 2 617 2 610 2 538 2 801
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 892 3 010 3 062 2 981 3 279 3 332 3 460 3 470 3 908
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 274 4 905 5 559 4 205 5 396 5 306 5 053 5 050 5 818
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
7 738 9 296 12 491 12 612 11 376 10 588 10 330 10 618 10 654
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 17,4 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 22,5 %).
Pyramide des âges à Courrières en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
3,7 
75 à 89 ans
7,6 
13,5 
60 à 74 ans
14,3 
19,8 
45 à 59 ans
20,4 
19,8 
30 à 44 ans
19,8 
20,3 
15 à 29 ans
18,4 
22,7 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 
Chapelle Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus.

Cultes[modifier | modifier le code]

Emploi - Chômage[modifier | modifier le code]

Statistiques de l'INSEE[13] à Courrières
Emploi total (salarié et non salarié) au lieu de travail en 2014 2 588
dont part de l'emploi salarié au lieu de travail en 2014, en % 88,8
Variation de l'emploi total au lieu de travail : taux annuel moyen entre 2009 et 2014, en % 0,6
Taux d'activité des 15 à 64 ans en 2014 68,7
Taux de chômage des 15 à 64 ans en 2014 17,6
Etablissements[14] à Courrières
Nombre d'établissements actifs au 31 décembre 2015 566
Part de l'agriculture, en % 0,9
Part de l'industrie, en % 4,9
Part de la construction, en % 11,5
Part du commerce, transports et services divers, en % 66,1
dont commerce et réparation automobile, en % 21,9
Part de l'administration publique, enseignement, santé et action sociale, en % 16,6
Part des établissements de 1 à 9 salariés, en % 23,5
Part des établissements de 10 salariés ou plus, en % 9,2

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Piat : clocher et bas-côté nord anciens, le reste reconstruit après 1945. Classé monument historique par arrêté du 5 janvier 1942[15]. Elle est rattachée au diocèse d'Arras, à la paroisse Saints Pierre et Paul aux Portes du Nord qui regroupe Carvin, Courrières, Estevelles, Libercourt et Oignies, et au doyenné d'Hénin-Carvin. En 2015, elle voit ses vitraux rénovées.[16]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le peintre Jules Breton (1827-1906)

Parmi les célébrités originaires de Courrières, on peut parler de :

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux harmonies héritées du temps des mines : l'Harmonie Union Fait la Force et l'Harmonie Hilariter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arme de Courrières

D’or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d’azur ordonnés.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://histoire.courrieres.free.fr/pages/courrieres.htm
  2. Bruno Vouters, Van Gogh : au fond de la Mine, La Voix du Nord, (ISBN 9782843931673)
  3. Gogh, Vincent van, « Vincent van Gogh aan Theo van Gogh », Europeana (consulté le 28 avril 2013)
  4. Vincent van Gogh, Vincent van Gogh : Lettres à son à son frère Théo, Grasset, , 369 p. (ISBN 2246801168 et 9782246801160, lire en ligne)
  5. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 1er novembre 2016)
  6. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 14 décembre 2014)
  7. Céline Debette, « Courrières: écoles, logements... Les projets du maire Christophe Pilch : Ces six dernières années, les chantiers n’ont cessé de se succéder à Courrières et ont métamorphosé la ville. Si les six prochaines s’annoncent plus calmes, les projets de développement de la commune ne manquent pas. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Évolution et structure de la population à Courrières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  13. « Insee, RP2009 et RP2014 exploitations principales en géographie au 01/01/2016 », sur insee.fr, (consulté le 24 août 2017)
  14. « Insee, CLAP (connaissance locale de l'appareil productif) en géographie au 01/01/2015 », sur insee.fr (consulté le 24 août 2017)
  15. Bases de données Ministère de la culture
  16. « Courrières : l’église Saint-Piat arbore ses vitraux rénovés », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 24 août 2017)