FlixBus

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FlixBus
Situation Europe
Type Autocar
Entrée en service 13 février 2013
Gares 450
Fréquentation 25 millions (2015)
Site internet www.flixbus.fr
fr.flixbus.be

FlixBus est un fournisseur de transport spécialisé dans les autocars longue distance en Europe, basé notamment à Munich, Berlin, Milan et Paris (non exhaustif). Créée en 2013 après la dérégulation du marché allemand, la startup a transporté plus de 100 millions de passagers jusqu'à présent[1]. Flixbus ne possède aucun bus mais travaille en partenariat avec des transporteurs privés.

En 2015, l’entreprise assure plus de 45 000 liaisons quotidiennes via 450 destinations dans 18 pays européens[2]. Les actionnaires principaux de la société sont les fondateurs, le constructeur Daimler ainsi que les fonds d’investissement américains General Atlantic[3]et Silver Lake.

En Allemagne et en France, le groupe est présent sur les Lignes régulières d’autocar.[4]

Le modèle économique[modifier | modifier le code]

Le modèle économique de FlixBus est basé sur un partenariat avec des entreprises autocaristes locales. En effet la société ne possède aucun bus et n'emploie donc aucun chauffeur. Dans le cadre de la coopération avec des entreprises moyennes, l'équipe s’occupe de la planification du réseau, du service client, de la gestion de la qualité, de la vente et du marketing ainsi que de la billetterie. Les partenaires régionaux sont responsables des opérations quotidiennes de gestion des itinéraires[5].

Historique[modifier | modifier le code]

Créée en 2013 après la dérégulation du marché allemand, la startup a transporté environ 25 millions de passagers jusqu'à présent[1].

Début 2015, Flixbus rachète MeinFernBus[6].

Au premier juillet 2016, les activités européennes continentales de Megabus sont rachetées par FlixBus[7]. Cela couvre notamment les secteurs de Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas ainsi que sur les liaisons internationales vers et depuis le Royaume-Uni.

Après ce rapprochement, Flixbus gère 100 000 liaisons journalières dans 19 pays[7].

En août 2016, Flixbus intègre les activités de Postbus. Ceci lui permet de bénéficier des 5 000 points de vente de Deutsche Post. Ceci conduit le groupe a desservir 900 destinations sur 20 pays d'Europe. Il prévoit ainsi de transporter 30 millions de passagers sur l'année en cours contre 20 millions l'année précédente[6].

En Belgique[modifier | modifier le code]

En 2015, FlixBus démarre ses activités en Belgique[8], principalement axées sur les liaisons internationales et les désertes aéroportuaires.

En avril 2018, FlixBus lance plusieurs lignes nationales[8], dont, entre autre, Bruges-Anvers, Louvain-Gand et Liège-Verviers. Auxquelles s’ajoutent également davantage de connexions internationales vers la France, la Suisse, l'Allemagne et les Pays-Bas.

En France[modifier | modifier le code]

En mai 2015, dans la perspective de la libéralisation du marché des cars longue-distance prévue par la Loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques (dite Loi Macron), FlixBus a lancé la société filiale « FlixBus France » à Paris. Après l'adoption de la loi Macron le 6 août 2015, FlixBus France a lancé sa première ligne nationale entre Paris et Clermont Ferrand. En France, FlixBus dessert près de 100 villes, la plus petite ayant moins de 3 000 habitants.

En Suisse[modifier | modifier le code]

La compagnie n'est pas autorisée à exploiter des lignes de bus à l'intérieur du pays. En effet les transports publics (notamment les CFF) ont le monopole du transport en Suisse, les transporteurs étrangers n'ont pas le droit d’acheminer des passagers d’un endroit à un autre endroit à l’intérieur du pays. Sur les lignes traversant le pays, un passager n'est donc pas autorisé de prendre le bus dans une ville suisse pour en descendre dans une autre. Mais rien n'empêche concretement au passager de le faire par exemple entre les villes de Zurich, Berne, Lausanne et Genève sur la ligne reliant Constance (Allemagne) à Lyon (France). Le Syndicat du personnel des transports (SEV) reproche à Flixbus de pratiquer la sous-enchère sociale et salariale, notamment en faisant appel à des entreprises de transports françaises sous-traitantes, et de ne pas participer aux frais d’infrastructures. Il a mené plusieurs actions contre la société. En octobre 2016, l’Office fédéral des transports a ouvert une procédure contre Flixbus, soupçonnée de cabotage entre Zurich et Bâle. Flixbus risque une amende jusqu’à 100'000 francs ou, en cas d'abus répétés ou d'infractions graves, un retrait de l'autorisation d'exploiter une ligne.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (nl) « Naar Amsterdam voor een appel en een ei », Metro,‎ (lire en ligne)
  2. « Les Flixbus arrivent à Dijon », France 3,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Ticket to Ride - A merger between Germany's two largest long-distance bus operators has rattled the country's state-owned rail company », sur Handelsblatt (Global Edition),
  4. « Grève SNCF : les alternatives au rail en plein boom - L'Echo Touristique », L'Echo Touristique,‎ (lire en ligne)
  5. « Présentation de la société FlixBus par le fondateur et CEO Jochen Engert », sur NOAH Conference,
  6. a et b « Autocars : l'allemand Flixbus s'offre son compatriote Postbus », La Tribune (France),‎ (lire en ligne)
  7. a et b « Autocars : Flixbus acquiert les activités de son rival Megabus en Europe continentale », sur lechotouristique.com,
  8. a et b « La compagnie Flixbus lance une offre de liaisons domestiques en Belgique », RTBF,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]