Xavier Bertrand

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Xavier Bertrand
Xavier Bertrand, en 2015.
Xavier Bertrand, en 2015.
Fonctions
Président du conseil régional
de Nord-Pas-de-Calais-Picardie
En fonction depuis le
(6 mois et 11 jours)
Prédécesseur Daniel Percheron (NPDC)
Claude Gewerc (Picardie)
Maire de Saint-Quentin

(5 ans 3 mois et 10 jours)
Élection
Prédécesseur Pierre André
Successeur Frédérique Macarez
Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé

(1 an 5 mois et 26 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Éric Woerth (Travail)
Christine Lagarde (Emploi)
Roselyne Bachelot (Santé)
Successeur Michel Sapin (Travail et Emploi)
Marisol Touraine (Santé)
Secrétaire général de l'UMP

(1 an 11 mois et 12 jours)
Prédécesseur Patrick Devedjian
Successeur Jean-François Copé
Ministre du Travail, des Relations sociales et
de la Solidarité

portefeuille de la Famille ajouté le

(1 an 7 mois et 28 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur Jean-Louis Borloo
Successeur Brice Hortefeux
Ministre de la Santé et des Solidarités

(1 an 9 mois et 24 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur Philippe Douste-Blazy
Successeur Philippe Bas
Secrétaire d'État chargé de l'Assurance maladie

(1 an et 2 mois)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Poste créé
Successeur Philippe Bas (indirectement)
Député de la 2e circonscription de l’Aisne

(3 ans 6 mois et 26 jours)
Législature XIVe
Prédécesseur Pascale Gruny
Successeur Julien Dive

(1 an 9 mois et 29 jours)
Législature XIIIe
Prédécesseur Pascale Gruny
Successeur Pascale Gruny

(29 jours)
Législature XIIIe
Prédécesseur Pascale Gruny
Successeur Pascale Gruny

(1 an 10 mois et 11 jours)
Législature XIIe
Prédécesseur Odette Grzegrzulka
Successeur Pascale Gruny
Biographie
Nom de naissance Xavier René Louis Bertrand[1]
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Châlons-sur-Marne, Marne
Nationalité française
Parti politique RPR, UMP, Les Républicains
Diplômé de Université de Reims Champagne-Ardenne

Xavier Bertrand, né le à Châlons-sur-Marne (actuellement Châlons-en-Champagne), est un homme politique français, membre des Républicains.

Il est ministre de la Santé du gouvernement Dominique de Villepin (2005-2007) puis ministre du Travail des trois gouvernements Fillon de mai 2007 à janvier 2009, puis de novembre 2010 à mai 2012. Il est secrétaire général de l'UMP de 2008 à 2010. Député de la deuxième circonscription de l'Aisne de 2002 à 2004, en 2007, en 2009-2010 et de 2012 à 2016, maire de Saint-Quentin de 2010 à 2016, il est élu président du conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie le 4 janvier 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Xavier Bertrand est le fils de Jean-Pierre Bertrand, cadre bancaire à la SGAM, et de Madeleine Bedin, employée de banque.

Il effectue ses études à l'unité de formation et de recherche droit et science politique de l'université de Reims, où il obtient une maîtrise de droit public, puis un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) d'administration locale. Il exerce par la suite la profession d'agent d'assurance.

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Xavier Bertrand est membre du Grand Orient de France (GODF) depuis 1995. Cependant, durant ses engagements dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et de François Fillon entre 2004 et 2012, il dit s'être retiré de façon significative vis-à-vis de la franc-maçonnerie en raison de l'incompatibilité avec ses fonctions, en y participant à seulement deux reprises, comme conférencier[2]. En 2012, il démissionne de sa Loge et du GODF[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Militant dès l'âge de seize ans au RPR, Xavier Bertrand s'engage très tôt en politique, mais en 1989, il essuie un échec aux élections municipales à Saint-Quentin[4].

En 1992, il mène la campagne pour le non au traité de Maastricht dans son département de l'Aisne.

En 1995, il devient adjoint au maire de Saint-Quentin dans l'Aisne en Picardie chargé de l'animation et du développement ce qui en fait l'un des créateurs de la plage de Saint-Quentin, événement similaire, mais antérieur, à Paris Plages.

Après avoir été, de 1987 à 1992, assistant parlementaire de Jacques Braconnier, sénateur de l’Aisne, il devient agent d'assurances en 1992[5]. Menant une carrière politique en parallèle, il est élu député le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la deuxième circonscription de l'Aisne, en battant la députée PS sortante Odette Grzegrzulka[6].

En 2003, Alain Juppé, président de l'UMP, le charge de mener le débat et d'expliquer la réforme des retraites au cours d'un « tour de France »[réf. nécessaire]. Il est choisi comme rapporteur du projet de loi à l'Assemblée nationale. Il est pendant cette période membre du Club de la boussole qui regroupe les députés qui se revendiquent fidèles au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et au président de la République Jacques Chirac[réf. nécessaire].

Le , lors de la formation du gouvernement Raffarin III, il est nommé secrétaire d'État chargé de l'Assurance maladie. Sous la responsabilité de son ministre de tutelle, Philippe Douste-Blazy, il mène la réforme de l'Assurance maladie. Il s'engage en faveur du « oui » dans la campagne pour le référendum de 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe référendum.

À la suite de la victoire du « non », Jean-Pierre Raffarin remet la démission de son gouvernement au président de la République. Après quelques jours d'hésitation entre Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, Jacques Chirac choisit le premier comme nouveau Premier ministre. Xavier Bertrand remplace Philippe Douste-Blazy au poste de ministre de la Santé et des Solidarités. Son passage au ministère est marqué par l'épidémie de chikungunya à la Réunion, l'arrivée de la grippe aviaire en Europe, l'interdiction de fumer dans les lieux publics décidée en 2006, et la création d'un corps de réserve sanitaire pour faire face à une éventuelle crise en France ou à l'étranger[7].

Xavier Bertrand annonce le qu'il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy en vue de l'élection présidentielle, et est nommé le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy. Le premier ministre Villepin le somme alors de rester à son poste ministériel, mais il quitte le gouvernement le , pour mener pleinement la campagne[8].

Le bureau de Xavier Bertrand entre 2007 et 2009 à l'hôtel du Châtelet, au ministère du Travail, à Paris.

Le , il est nommé ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité dans le gouvernement François Fillon. Réélu le député de la 2e circonscription de l'Aisne dès le premier tour avec 53,28 % des suffrages, il démissionne aussitôt, étant reconduit dans ses fonctions de ministre du Travail le 19 juin suivant. Il est alors accompagné par une nouvelle secrétaire d'État, Valérie Létard, chargé de la Solidarité, puis, à partir du , de Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille. Xavier Bertrand est chargé d'un important ensemble de réformes sociales comprenant notamment l'instauration du service minimum et la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Après l'entrée de Patrick Devedjian au gouvernement, il est nommé secrétaire général par intérim de l'UMP, le [8]. Il quitte le gouvernement Fillon lors du remaniement du , prend la tête de l'UMP le 24 janvier suivant[9], puis retrouve son siège à l'Assemblée nationale, étant le premier à bénéficier d'une loi votée en décembre 2008, permettant aux membres du gouvernement sortants de retrouver leur siège de parlementaire sans passer par une élection partielle[10].

Le , à l'occasion d'une visite en Chine, Xavier Bertrand signe un mémorandum entre l'UMP et le Parti communiste chinois (PCC). Cet accord, censé renforcer les relations entre les deux partis, a fait l'objet d'une controverse au sein de l'UMP, certains élus estimant que le PCC n'est pas un parti démocratique mais totalitaire[11]. Xavier Bertrand est élu maire de Saint-Quentin (Aisne) le .

Lors de la formation du gouvernement Fillon III, le , il devient ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et démissionne du secrétariat général de l'UMP trois jours plus tard[12]. Il doit notamment gérer la polémique sur le Mediator[13]. Il affirme avoir pris connaissance de sa dangerosité en novembre 2010[14],[15].

Lors des élections législatives de 2012, qui voient la défaite de son parti, il est réélu député de la 2e circonscription de l'Aisne au deuxième tour, de « justesse » selon les commentateurs politiques, avec 50,3 % des voix face à la socialiste Anne Ferreira[16],[17],[18]. Candidat à la présidence du groupe UMP avec le soutien de François Fillon, il est battu largement avec 63 voix (32 %) face à Christian Jacob, proche de Jean-François Copé qui obtient 117 suffrages, et à Hervé Gaymard, qui en additionne 17[19].

Début septembre 2012, il affirme avoir réuni les parrainages nécessaires pour se présenter comme candidat à l'élection du président de l'UMP[20] mais ne se présente finalement pas. En janvier 2015, il envisage d'être le candidat de l'UMP dans la région Nord-Pas-de-Calais pour les élections régionales qui ont lieu en décembre de la même année[21]. Il est également candidat à la primaire UMP de 2016 en vue de l'élection présidentielle de 2017[22].

La liste conduite par Xavier Bertrand remporte la majorité, lors des élections régionales en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Arrivé second au premier tour du scrutin avec 25 % des voix, loin derrière Marine Le Pen et ses 40,6 %[23], il bénéficie au second tour du retrait de la liste menée par le Parti socialiste, qui appelle à faire barrage au Front national. Il prend donc la tête du second tour avec 57,77 % des voix, en partie grâce au report des électeurs de gauche. Il quitte alors son mandat de maire, comme la loi l'y oblige, pour rester conseiller municipal et président de l'agglomération de Saint-Quentin[24],[25]. Il annonce également qu'il se retire de la course à la primaire présidentielle, et qu'il abandonne son mandat de député dès le 12 janvier 2016, alors que la loi sur le cumul des mandats de 2014 lui laissait la possibilité d'attendre juin 2017 (ce qui donne lieu à une législative partielle). Pour compenser ses pertes de revenus, il fait augmenter ses indemnités par l'agglomération de Saint-Quentin[26].

Détail des fonctions et mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Député
Président de région
Conseiller général
Mandats municipaux
Mandats intercommunaux

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • Conseiller du district de Saint-Quentin (1995-2001)
  • Secrétaire départemental du RPR (1998-2002)
  • Secrétaire départemental de l'UMP (2003-2006)
  • Secrétaire général adjoint de l'UMP chargé des débats de société (2003-2004)
  • Président de l'UMP de l'Aisne depuis 2006
  • Porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, lors de l'élection présidentielle française de 2007.
  • Secrétaire général adjoint de l'UMP de mars à décembre 2008, puis secrétaire général par intérim du 5 décembre 2008 au 24 janvier 2009
  • Secrétaire général de l'UMP du 24 janvier 2009 au 17 novembre 2010

Vie privée[modifier | modifier le code]

Xavier Bertrand épouse en premières noces Isabelle Dubois dont il a une fille, Caroline. Divorcé, il se remarie le à Emmanuelle Gontier, conseillère en ressources humaines dont il a des jumeaux[27], Ambre et Malo. Il divorce d'Emmanuelle Gontier en juin 2014.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Chouchou. Le fabuleux destin de Xavier Bertrand, Christophe Jakubyszyn et Muriel Pleynet, éd. Anne Carrière, Paris, 262 p.
  • Ian Hamel, Xavier Bertrand, les coulisses d'une ambition, l'Archipel, 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Who's Who (éd. 2006)
  2. « Oui je suis franc-maçon », interview de Xavier Bertrand par Christophe Barbier, L'Express, 20 février 2008
  3. Xavier Bertrand: démission discrète du GODF, sur le site de François Koch de L'Express.
  4. « La résistible ascension de Xavier Bertrand » par Bruno Jeudy, Le Figaro, 16 avril 2008
  5. AP, « De la tortue à négociator : histoire d'un assistant qui a réussi », sur Journal d'un assistant parlementaire,‎ (consulté le 11 avril 2008)
  6. http://www.assemblee-nationale.fr/elections/resultats/html/137.html
  7. Damien Mascret, Ministre, Éditions de Santé, 2007
  8. a et b « Biographie de Xavier Bertrand », Nouvel Obs.com,‎ (consulté le 8 décembre 2008)
  9. « Xavier Bertrand élu à l'unanimité patron de l'UMP », Le Parisien, 24 janvier 2009.
  10. « Xavier Bertrand redevient officiellement député », dépêche AFP, 16 février 2009.
  11. Ségolène Gros de Larquier, « Un accord entre l'UMP et le PC chinois met en colère les députés de la majorité », Le Point,‎ (lire en ligne)
  12. « Bertrand a remis sa démission de secrétaire général de l'UMP », site de TF1-LCI, 17 novembre 2010.
  13. « Mediator. “Trois morts, pas plus” selon Servier, Xavier Bertrand indigné », Le Télégramme, 7 janvier 2011.
  14. http://www.lefigaro.fr/sante/2010/12/19/01004-20101219ARTFIG00200-mediator-bertrand-denonce-de-graves-defaillances.php
  15. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/scandale-du-mediator-ces-ministres-qui-ne-savaient-pas_946677.html
  16. « Xavier Bertrand réélu député de l'Aisne avec 50,25 % des voix », sur Le Monde.fr,‎ (consulté le 20 juin 2012).
  17. « Législatives / Résultats: Xavier Bertrand vainqueur dans l'Aisne », sur Huffingtonpost.fr,‎ (consulté le 20 juin 2012).
  18. « UMP: Bertrand réélu de justesse député de l'Aisne », sur Le Parisien.fr,‎ (consulté le 20 juin 2012).
  19. « Christian Jacob reste président du groupe UMP », sur Europe1.fr,‎ (consulté le 20 juin 2012).
  20. Bertrand confirme avoir ses parrainages, Le Figaro, 6 septembre 2012.
  21. « Xavier Bertrand face au FN dans le Nord », sur Le Figaro
  22. « Xavier Bertrand sera bien candidat à la primaire en 2016 », sur Le Parisien,‎
  23. Régionales : Marine Le Pen largement battue par Xavier Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie sur francetvinfo.fr du 14 décembre 2015
  24. Xavier Bertrand reste président de l’agglomération de Saint-Quentin, la-croix.com, 22 décembre 2015
  25. Xavier Bertrand : chassez le naturel…, Dominique Jamet, bvoltaire.fr, 23 décembre 2015
  26. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/03/31/25001-20160331ARTFIG00211-pour-compenser-son-non-cumul-bertrand-a-augmente-ses-indemnites.php
  27. Jean-Louis Baucarnot, Le Tout politique, éditions L'Archipel, 2011, p. 48, (ISBN 978-2-8098-0566-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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