Bermicourt

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Bermicourt
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Blason de Bermicourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Gérard Hernu
2014-2020
Code postal 62130
Code commune 62114
Démographie
Population
municipale
155 hab. (2014 en diminution de 0,64 % par rapport à 2009)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 35″ nord, 2° 13′ 51″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 142 m
Superficie 5,53 km2
Localisation

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Bermicourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bermicourt
Érin Fleury
Humerœuille Bermicourt Pierremont
Humières

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, le quartier général du tank corps de l'armée anglaise, placé sous les ordres du lieutenant-colonel Helles et des capitaines, Martel et Hotblack, s'installe en octobre 2016 au château de Bermicourt[1].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, une rampe de lancement de V1 a été construite par l'amée nazie au Nord Est de la commune, sur le côté de la route menant à Erin[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bermicourt dans son ancien canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Saint-Pol-sur-Ternoise[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la composition de ce canton est modifié et regroupe désormais 88 communes, dont Bermicourt.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Saint-Polois créée fin 1995.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010[4] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du Pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[5]. À l'initiative des intercommunalités concernées[6], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[7] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [8],[9].

La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 2001 Michel Régnier[11]   Cafetier
mars 2001[11] en cours
(au )
Gérard Hernu   Réélu pour le mandat 2014-2020[12]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2014, la commune comptait 155 habitants[Note 1], en diminution de 0,64 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : +0,78 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
248 207 255 289 292 298 289 279 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
260 233 255 248 258 239 236 234 224
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
226 216 200 204 186 198 202 193 189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
165 159 146 143 127 128 149 152 153
2014 - - - - - - - -
155 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 14,3 %, 30 à 44 ans = 26 %, 45 à 59 ans = 15,6 %, plus de 60 ans = 26 %) ;
  • 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 8 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 26,7 %, plus de 60 ans = 30,6 %).
Pyramide des âges à Bermicourt en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,3 
10,4 
75 à 89 ans
9,3 
15,6 
60 à 74 ans
20,0 
15,6 
45 à 59 ans
26,7 
26,0 
30 à 44 ans
18,7 
14,3 
15 à 29 ans
8,0 
18,2 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Le restaurant « La Cour de Rémi », ouvert en 2006 à proximité du château, et tenu par Sébastien de La Borde, a obtenu en 2017 l'un des 13 « Bib gourmand » de l'ancienne région Nord-Pas-de-Calais[18],[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château de Bermicourt.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château, construit en 1826 pour la famille Rouvroy de Libessart, passa ensuite dans la famille de Hautecloque qui le détient toujours[20].
  • L'église.
  • Une stèle, érigée dans l'entre deux guerres, commémore le passage du tank corps dans le Ternois. Une réplique de taille réduite y a été placée après la seconde Guerre mondiale, en remplacement d'un premier monument, détruit par l'armée nazie[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean de Hautecloque, ambassadeur de France, cousin du maréchal Leclerc, posséda le château[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bermicourt

Les armes de Bermicourt se blasonnent ainsi :
écartelé : au1) et 4) de sable semé de fleurs de lys, au 2) et au 3) d’argent aux trois fleurs de lys au pied nourri de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alexis Degroote, « Ternois : le «tank corps» britannique avait pris ses quartiers à Bermicourt et Érin », Pas-de-Calais, La Grande Guerre, (consulté le 4 avril 2017).
  2. Laurent Bailleul, « Mise à jour du livre « Les sites V1 en Flandres et en Artois » », sur Les sites V1 du Nord de la France (consulté le 4 avril 2017).
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance, et notamment son article 35.
  5. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  6. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  7. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  8. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  9. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  10. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  11. a et b Th. B., « Michel Régnier », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  12. « Bermicourt: Gérard Hernu réélu maire avec une unique voix d’avance : Difficile réélection au fauteuil de maire pour Gérard Hernu. Sans se présenter face au maire sortant, Arnaud Fauquembergue a obtenu 5 voix sur 11, contre 6 pour Gérard Hernu, une victoire étriquée qui s’explique par de fortes tensions au sein du conseil. Les raisons : des tracts de mauvais goût et des conflits de générations qui, selon Arnaud Fauquembergue divisent le village. « D’un côté les anciens et de l’autre les jeunes. » », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  16. « Évolution et structure de la population à Bermicourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 août 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 août 2010)
  18. « Bermicourt: dix ans et (toujours) des projets à La Cour de Rémi », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  19. « La Cour de Rémi à Bermicourt décroche un Bib gourmand », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  20. a et b « Bermicourt : « Ce château, c’est ma vie, mes racines…» : Suite de notre série d’été qui nous emmène à la découverte de châteaux du Ternois et de leurs propriétaires. Rendez-vous à Bermicourt avec Sébastien de La Borde, dans une demeure qui est dans la famille depuis plusieurs générations… », La voix du Nord,‎ (lire en ligne).