Pernes (Pas-de-Calais)

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 Ne doit pas être confondu avec Pernes-lès-Boulogne, une autre commune du Pas-de-Calais. Pour les articles homonymes, voir Pernes.
Pernes
L'hôtel de ville et la salle des fêtes.
L'hôtel de ville et la salle des fêtes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Jean-Marie Olivier
2014-2020
Code postal 62550
Code commune 62652
Démographie
Gentilé Pernois
Population
municipale
1 622 hab. (2014)
Densité 354 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 29′ 06″ nord, 2° 24′ 41″ est
Altitude Min. 70 m – Max. 182 m
Superficie 4,58 km2
Localisation

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Pernes, parfois appelée Pernes-en-Artois, est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Pernois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La gare Pernes-Camblain en 2012.

La ville de Pernes est située à presque égale distance de Saint-Pol-sur-Ternoise et de Lillers, à 83 m d'altitude..

Les trains TER Nord-Pas-de-Calais desservent la gare de Pernes - Camblain avec des missions entre les gares de Lille-Flandres, ou de Béthune et de Saint-Pol-sur-Ternoise, ou de Boulogne-Ville

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pernes
Aumerval Floringhem
Sachin Pernes Camblain-Châtelain
Pressy Marest

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pernes est traversée d'ouest en est par la Clarence, qui prend sa source dans le village voisin Sains-les-Pernes, au lieu-dit le Buich.

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'existence de Pernes remonterait aux environs de 823. Ce bourg gallo-romain dépendait de la riche abbaye de Saint-Riquier dont les moines l'échangèrent à cette époque contre un autre domaine.

En raison des invasions, les constructions défensives se multiplièrent et devinrent peu à peu de véritables forteresses. Le seigneur du lieu édifia son château fort sur une butte au milieu d'un site marécageux alimenté par de nombreuses sources.

À l'image de nombreux villages, Pernes est doté d'un passé riche en souverainetés multiples qui se sont succédé sur ses terres. Parmi ces autorités exerçant le contrôle de la châtellenie, les comtes de Saint-Pol en furent certainement les premiers. En 1569, ils étaient toujours maîtres du château, du moulin, des jardins, des marais dits marais du Comte, de la Prévôté et autres biens d'importance.

Ce n'est qu'en 1627 que le domaine et la baronnie furent vendus à François de Cuinchy ; son fils, endetté, dut le céder à son créancier, Pierre de Predhomme d'Hailly, en 1648. Le village resta sous la gestion des Cunchy jusqu'à l'extinction de la lignée, en 1772. Par la suite la seigneurie échut au comte de Wassier. En dépit de l'émigration du comte à l'étranger, en 1792, la Révolution ne dépouilla pas la famille de son droit de propriété, car elle était de nationalité belge.

Durand la Première Guerre mondiale, jusqu'au mois d'avril 1918, Pernes se trouve sur la ligne de communication des armées françaises puis britanniques. Toutefois l'avance allemande de ce mois obligea les unités médicales à se replier sur la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Pernes dans son ancien canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la sixième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Heuchin[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le siège de l'ancienne communauté de communes du Pernois en 2013.

La commune était le siège de la petite communauté de communes du Pernois créée fin 1993.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010[2] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du Pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[3]. À l'initiative des intercommunalités concernées[4], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[5] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [6],[7].

La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Marcel Dollet   Brasseur
Conseiller général d'Heuchin (1945 → 1955)
Maire de Nédonchel (1929 → 1946)
1947 1948 Abel Courtois    
1948 1953 Paul Molon    
1953 1959 Maurice Tel    
1959 1963 Marcel Dollet    
1963 1965 Jean Crépy    
1965 1965 Marcel Dollet    
1965 1989 Luce Leleu    
1989 2001 Michel Bécu    
mars 2001 en cours
(au 15 février 2015)
Jean-Marie Olivier PS Conseiller général d'Heuchin (2006 → 2015[10])
Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 622 habitants, en diminution de -0,98 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
630 746 661 708 810 902 952 962 953
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
846 869 1 005 996 1 063 1 017 1 066 1 127 1 141
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 162 1 275 1 306 1 467 1 371 1 363 1 369 1 472 1 601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 735 1 696 1 653 1 516 1 536 1 628 1 660 1 629 1 622
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,9 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
  • 53,9 % de femmes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 29,7 %).
Pyramide des âges à Pernes en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,6 
8,4 
75 à 89 ans
14,5 
10,5 
60 à 74 ans
13,6 
18,8 
45 à 59 ans
16,8 
21,7 
30 à 44 ans
18,0 
19,5 
15 à 29 ans
17,3 
21,0 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Services publics[modifier | modifier le code]

Pernes est le siège depuis la fin 2016 d'une Maison de services au public où la population a accès aux services et conseils de la Poste, de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), de la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA)[18].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La foire de Pernes, organisée conjointement par la commission des fêtes, le Comice agricole du canton, la municipalité de Pernes, le Crédit Mutuel de Pernes et des différents partenaires locaux, accueille chaque année plus de 4 000 visiteurs. La 78e édition de cette foire commerciale et agricole a eu lieu le [19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.
Le British Cemetery de Pernes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de ville avec horloge de 1586.
  • L'église Saint-Pierre est du XVIe et du XIXe siècles. Les fonts baptismaux du début du XVe siècle sont classés. Sous son parvis (où se trouvait le clocher au Moyen Âge) est enterré un ancien seigneur des lieux.
  • On peut encore voir à Pernes deux moulins à farine. L'un, situé à la Ferté est toujours en activité. L'autre, dans la rue du Guit a cessé de fonctionner il y a plusieurs décennies. Il y avait aussi autrefois un moulin à huile.
  • Le British Cemetery de Pernes, un kilomètre à l'ouest du village, sur la route D 70 (avenue du Président-Kennedy), ce cimetière compte 1099 corps au total (dont 1081 morts de la guerre 1914-1918 et 18 morts de la guerre 1939-1945).
  • La gare de Pernes-Camblain.
  • Ancienne Brasserie-malterie Leleu, puis Leleu Choquet, de 1837[20].
  • Ancienne malterie Salmon Frères, fondée vers 1848 et transformée en logements sociaux après sa fermeture[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Mémorial à Alfred Salmon.

Alfred Salmon, homme politique, ancien maire de Pernes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Pernes.svg

Les armes de la commune de Pernes se blasonnent ainsi :
Parti : au premier de gueules aux trois pals de vair, au chef d'or chargé d'un lambel d'azur, au second d'argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance, et notamment son article 35.
  3. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  4. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  5. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  6. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  7. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  8. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  9. a et b « Les maires de Pernes », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 17 avril 2017).
  10. Alexis Degroote, « Pernes : « Je ne serai pas candidat aux prochaines départementales » : Après un hommage aux victimes des attentats de la semaine dernière, le maire Jean-Marie Olivier a présenté ses vœux aux Pernois, leur annonçant notamment qu’il ne briguera pas de nouveau mandat au Département », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  11. Aline Chartrel, « «Toutes les promesses ont été tenues, on n’a pas à rougir de ce mandat», d’après le bilan du maire de Pernes : Cet été, chaque jeudi, nous vous proposons les « Bilans des maires » des principales communes du Ternois. Rendez-vous cette fois-ci avec Jean-Marie Olivier, maire de Pernes, qui fait le point sur un exercice 2008-2014 parfois houleux. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  12. Aline Chartrel, « Pernes - Jean-Marie Olivier reprend sa place de maire, Serge Drèze passe la main », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. « Évolution et structure de la population à Pernes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  18. Ch. D., « Les services publics réunis au même endroit », L'Abeille de la Ternoise, no 8618-1715,‎ , p. 24.
  19. « Présentation de la foire », L'Abeille de la Ternoise, no 8571-1620,‎ , p. 29.
  20. « La brasserie-malterie Leleu, puis Leleu Choquet », notice no IA62000351, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Brasserie-malterie Salmon Frères », notice no IA62000350, base Mérimée, ministère français de la Culture.