Région wallonne

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Wallonie

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Région wallonne
(nl) Waals Gewest(de) Wallonische Region
Drapeau de Région wallonne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Capitale Namur
Gouvernement de la Région wallonne 1980
Parlement Parlement de Wallonie
ISO 3166-2 BE-WAL
Code INS 03000
Hymne Le Chant des Wallons
Démographie
Population 3 598 058 hab. (01/01/2016[3])
Densité 214 hab./km2
Langue officielle Français[1], allemand[2].
Des facilités linguistiques sont en outre accordées aux habitants néerlandophones des communes wallonnes citées à l'article 8 de la loi sur l'emploi des langues en matière administrative du 18 juillet 1966.
Géographie
Superficie 1 684 400 ha = 16 844 km2
Économie
PIB 73,8 Md. € (2006)[4]
(par habitant) 21 559 € (2006)[4]
Localisation
Image illustrative de l'article Région wallonne
Liens
Site web www.wallonie.be

La Région wallonne, communément appelée Wallonie, est l'une des trois régions de la Belgique. Elle est constituée, comme le dispose l'article 5 de la Constitution belge, des provinces du Brabant wallon, de Hainaut, de Liège, de Luxembourg et de Namur. Au , la Région couvre une superficie de 16 844 km2 pour 3 598 058 habitants[5], ce qui représente 55,18 % de la superficie belge, 31,98 % de la population belge et une densité de population de 213,61 habitants au km². C'est la région belge la plus étendue.

Créée en 1970 à la suite des revendications du Mouvement wallon pour une reconnaissance politique de la Wallonie, elle acquiert un pouvoir décrétal et un pouvoir exécutif avec la loi spéciale du , pouvoirs respectivement exercés par le Conseil Régional Wallon et le Exécutif de la Région wallonne, renommés depuis le en "Parlement wallon" et "gouvernement wallon"[6]. Elle se dote d'une capitale avec Namur le [7],[8],[9].

Sur le territoire de la Région wallonne se trouvent également deux régions linguistiques de Belgique : la région de langue française, aussi appelée communément Wallonie, et la région de langue allemande. La Région wallonne ne recouvre que partiellement le territoire de la communauté française de Belgique (qui inclut aussi la population francophone de la Région de Bruxelles-Capitale) mais entièrement celui de la communauté germanophone.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Région wallonne.
Les provinces constituant la Région wallonne :
1 : Brabant wallon, 2 : Hainaut, 3 : Liège,
4 : Luxembourg, 5 : Namur

Le territoire de la Région wallonne est défini par la Constitution belge de la manière suivante :

« Art 5. La Région wallonne comprend les provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxembourg et Namur. […] »

En termes de superficie, la plus grande est la province de Luxembourg qui est également la moins peuplée des cinq avec 4 440 km2 pour 280 023 habitants[5], soit une densité de population de 63,07 habitants au km² et la plus petite province est celle du Brabant wallon avec 1 090 km2, où habitent 396 636 habitants[5] soit une densité de population de 363,89 habitants au km². Le Hainaut est la province la plus peuplée avec 1 335 471 habitants[5], soit une densité de population de 352,74 habitants au km².

Ce territoire de 16 844 km2 est également divisé en 20 arrondissements, eux-mêmes divisés en communes. On compte 262 communes en Région wallonne, dont 65 portent le titre de Ville.

Province Arrondissements administratifs Population (1/1/2016)[10] Superficie
1 Brabant wallon Nivelles 398 990 1 090
2 Hainaut Ath, Charleroi, Mons, Mouscron, Soignies, Thuin, Tournai 1 337 759 3 786
3 Liège Huy, Liège, Verviers, Waremme 1 100 681 3 862
4 Luxembourg Arlon, Bastogne, Marche-en-Famenne, Neufchâteau, Virton 281 712 4 440
5 Namur Dinant, Namur, Philippeville 490 947 3 666
TOTAL : 3 610 089 16 844

Emblèmes, symboles et logos[modifier | modifier le code]

L'emblème de la Région wallonne est le même que celui adopté par le Mouvement wallon : coq hardi (au combat) de gueules (rouge) sur fond d'or (jaune), et cela dès 1913, lorsqu'il fut considéré par un Congrès wallon regroupant la majorité des parlementaires wallons comme l'emblème national de la Wallonie.

Le 1er avril 2010, le Gouvernement wallon a concrétisé les principes spécifiés dans une note[11], écrite par le Ministre Président Rudy Demotte, pour le développement d'une conscience wallonne et a consacré le terme « Wallonie » à la place du terme « Région wallonne »[12]. Par ce communiqué, le gouvernement wallon marque sa volonté de promouvoir, dans un souci de développement d’une conscience collective wallonne décomplexée, et dans les limites permises par la constitution, l’usage du terme Wallonie de préférence au terme Région wallonne.

Dans une optique de visibilité renforcée, le Gouvernement a décidé d’unifier ses visuels et de « rationaliser la visibilité des institutions régionales wallonnes autour d’un logo unique consacrant le coq, emblème le plus identifiant de la Wallonie ». Désormais, ce logo sera utilisé pour les actes officiels du Gouvernement wallon et la « papeterie » de ses membres, remplacera le W fléché « Région wallonne » par un logo coq avec la base line « Wallonie » comme logo officiel unique de la Région et constituera le logo de communication unique pour le Gouvernement, ses membres et l’administration régionale. Ce communiqué officialise ainsi l’intégration du coq, symbole de la Wallonie, dans le logo des administrations de la Région wallonne. Le , le parlement wallon définit que "l’emblème floral de la Région wallonne est la gaillarde ou gaillardia, rouge et jaune"[13].

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Wallonie.

Depuis le , la Belgique est devenue un État fédéral qui se compose de trois entités territoriales (appelées régions dans la constitution belge et qui ont les attributs d'une entité fédérée) : la Région wallonne, la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale. D'autre part, la Belgique est également composée de trois communautés (française, flamande et germanophone)[14].

La Région wallonne possède son parlement, composé de 75 députés élus directement au suffrage universel. Le Parlement de Wallonie est établi à Namur. Son rôle est de débattre des thèmes pour lesquels la Région est compétente et de contrôler le Gouvernement de la Région wallonne. Les 75 députés wallons[15] forment également, avec 19 députés francophones de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement de la Communauté française, établi à Bruxelles. La Communauté française est l'entité fédérée qui a autorité sur la partie francophone de la Région wallonne en matière d'enseignement, de culture, de sport et de contrôle des médias publics. La Communauté germanophone exerce la même autorité sur la partie germanophone de la Région wallonne (2 % de la population, 5 % du territoire).

Le 1er août 2008, le Ministère de la Région wallonne MRW et le Ministère de l'Équipement et des Transports MET ont fusionné pour créer le Service public de Wallonie SPW, l'administration de la Région wallonne.

Comme le Québec, la Catalogne, la Flandre, la Californie ou la Bavière, elle bénéficie en matière de politique internationale, « de plus de ressources que de nombreux pays souverains »[16].

L'habitude des juristes belges de langue française est d'utiliser le terme « entités » pour désigner les différentes communautés et régions. Cependant, certains experts plaident pour que l'on utilise le terme « État » comme par exemple le militant wallon Jean-Marie Klinkenberg membre du Conseil supérieur de la langue française le faisait déjà en 1992 dans la revue Toudi[17], toutes ces suggestions ayant été finalement acceptées sauf celle-là. C'est aussi le cas de Jean Beaufays[18].

Proposition de constitution wallonne[modifier | modifier le code]

Une proposition de décret spécial instituant une constitution wallonne a été déposé le 4 mai 2006 au Parlement de Wallonie. Son article Ier affirme que la Wallonie est une communauté d’hommes et de femmes dotée d’une histoire, d’une identité et d’une conscience collective. Le projet a été déposé par huit députés wallons du groupe parlementaire PS (34 sièges sur 75) et est discuté en Commission. Sur l'article Ier, qui peut représenter la vision du Mouvement wallon, certaines réserves peuvent s'exprimer (notamment de la part des Belges germanophones, qui représentent environ 2 % de la population wallonne). Les deux grands quotidiens wallons y sont favorables[réf. nécessaire], la presse bruxelloise est plus réticente[réf. nécessaire] de même que d'autres députés wallons[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie wallonne.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Aéroports[modifier | modifier le code]

Les deux grandes métropoles wallonnes possèdent chacune un aéroport.

  • L'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud est devenu au fil du temps un important aéroport passager, orienté vers les compagnies à bas tarifs tel que Ryanair ou Wizzair. Un nouveau terminal passager a été construit et le nombre de passagers ne cesse d'augmenter (7.303.720 personnes en 2016). Un nouveau terminal, plus petit que son homologue, a été mis en service afin de désengorger le terminal 1 qui est souvent en saturation.
  • L'Aéroport de Liège est, quant à lui, orienté vers le transport de marchandises, bien que les destinations touristiques passagers soient aussi assurées par des vols charters. Dans ce cas-ci également, le développement est assuré avec de nombreux investissements. Liège se classe actuellement 8e aéroport cargo européen et ambitionne d'arriver jusqu'à la 5e place dans les dix prochaines années.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La Région wallonne possède son propre réseau d'autobus, le TEC, reliant les communes wallonnes entre elles, voire des villes limitrophes comme Bruxelles, Givet, Aix-la-Chapelle. Le transport ferroviaire est assuré par la SNCB, aussi bien à l'intérieur de la Région wallonne que vers des villes voisines telles que Bruxelles[19]. Les gares de Mons, Charleroi-Sud, Namur et Liège-Guillemins sont en outre desservies par le Thalys. L'ICE de la Deutsche Bahn qui relie Bruxelles-Midi à Francfort fait arrêt en gare de Liège-Guillemins.

Métro léger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Métro léger de Charleroi.

Charleroi est la seule ville wallonne à posséder un réseau de métro léger.

Tram[modifier | modifier le code]

Un projet de tram à Liège est en cours, la première ligne est prévue pour 2017. En outre, il existe trois lignes de tramway touristique : le tramway touristique de l'Aisne, le tramway de Han et le tramway Lobbes Thuin

Voies navigables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Voies hydrauliques en Wallonie.

La marine marchande utilise couramment 451,3 km de voies navigables à sa disposition en Région wallonne. Ce réseau de voies d'eau est un carrefour essentiel du réseau européen entre la Région flamande, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas et offre un accès aisé vers le plus grand pôle portuaire mondial que forment les installations d'Anvers, de Gand, de Zeebruges et de Rotterdam.

Sport[modifier | modifier le code]

En Wallonie comme dans toute la Belgique, le football est le sport qui est de loin le plus populaire. Les Wallons possèdent trois clubs évoluant en Jupiler Pro League : le Standard de Liège, qui a remporté dix fois le championnat, le R Charleroi SC et le Royal Excel Mouscron. En deuxième division de football professionnel, la Wallonie compte 2 clubs actifs, le KAS Eupen et l'AFC Tubize.

En sports collectifs, les principales équipes de la région wallonne sont :

Club Sport Ligue Stade/enceinte Date de fondation
Standard de Liège football Jupiler Pro League Stade de Sclessin 1898
R Charleroi SC football Jupiler Pro League Stade du Pays de Charleroi 1904
RAEC Mons football Jupiler Pro League Stade Charles Tondreau 1910
Royal Excel Mouscron football Jupiler Pro League Le Canonnier 1921
KAS Eupen football Jupiler Pro League Stade du Kehrweg 1945
AFC Tubize football Proximus League Stade Leburton 1918
Proximus Spirou Basket Basket-ball Scooore League RTL Spiroudome 1989
Belfius Mons-Hainaut Basket-ball Scooore League Mons Arena 1959
Liège Basket Basket-ball Scooore League Country Hall Ethias 1967
HC Visé BM handball Division 1 Hall Omnisports de Visé 1988
Union beynoise handball Division 1 Hall Omnisports Edmond Rigo 1921
HC Eynatten-Raeren handball Division 1 Sporthalle Eynatten 1972
EHC Tournai handball Division 1 Hall des Sports de la C.E.T. 1974

Wallons célèbres et personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. dans la région de langue française
  2. dans la région de langue allemande
  3. CHIFFRES DE POPULATION PAR PROVINCE ET PAR COMMUNE, A LA DATE DU 1er JANVIER 2016, consulté le 23 avril 2016.
  4. a et b belgostat
  5. a, b, c et d http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  6. 8 août 1980 - Loi spéciale de réformes institutionnelles
  7. Décret du 11 décembre 1986 instituant Namur capitale de la Région wallonne
  8. Décret du 21 octobre 2010 instituant Namur comme capitale de la Wallonie et siège des institutions politiques régionales
  9. « Portail de la Wallonie - La capitale » (consulté le 19 juillet 2013)
  10. chiffres de la population par province et par commune, à la date du 1er janvier 2017, consulté le 13 avril 2017.
  11. La note d’orientation est adoptée
  12. La « Région wallonne » fait place à la « Wallonie ».
  13. Décret modifiant le décret du 23 juillet 1998 déterminant le jour de fête et les emblèmes propres à la Région wallonne en vue d’officialiser l’emblème floral de la Wallonie
  14. Article 2 de la Constitution.
  15. Les députés ayant d'abord prêté serment en allemand sont alors remplacés par un suppléant francophone.
  16. Stéphane Paquin Les actions extérieures des entités subétatiques : quelle signification pour la politique comparée et les relations internationales ? dans Revue internationale de politique comparée, 2005/2, Volume 12, p. 129 à 142, p. 136.
  17. Citoyenneté des mots pour la dire
  18. de théorie politique
  19. Le trafic ferroviaire entre Bruxelles et la Région wallonne est particulièrement dense vers Luxembourg ou Aix-la-ChapelleAtlas de Wallonie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]