Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron
Emmanuel Macron en 2015.
Emmanuel Macron en 2015.
Fonctions
Ministre de l'Économie, de l'Industrie
et du Numérique
En fonction depuis le
(1 an 11 mois et 3 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II
Prédécesseur Arnaud Montebourg
Secrétaire général adjoint de la
présidence de la République française
Chef du pôle « économie et finances »

(2 ans et 2 mois)
Président François Hollande
Prédécesseur Jean Castex
Successeur Laurence Boone (conseillère économie et finance)
Biographie
Nom de naissance Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron
Date de naissance (38 ans)
Lieu de naissance Amiens (Somme)
Nationalité Française
Parti politique PS (2006-2009)
EM (depuis 2016)
Diplômé de Université Paris-Nanterre (1996-2001)
IEP de Paris (1996-2001)
ENA (2002-2004)
Profession Haut fonctionnaire
Banquier d'affaires

Emmanuel Macron, né le à Amiens, est un haut fonctionnaire, banquier d'affaires et homme politique français.

Énarque, inspecteur des finances, il est banquier d'affaires chez Rothschild & Cie, avant d'être nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande de 2012 à 2014.

Depuis 2014, il est ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement Manuel Valls II. Après avoir été membre du Parti socialiste entre 2006 et 2009, il fonde en 2016 le mouvement En marche !.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron est le fils de Jean-Michel Macron, médecin et professeur de neurologie au CHU d'Amiens[1] et responsable d'enseignement à la faculté de médecine de cette même ville[2], et de Françoise Noguès, médecin-conseil de la Sécurité sociale[3].

Ses grands-parents maternels sont originaires de la région de Bagnères-de-Bigorre, où il séjourne occasionnellement[4],[5]. Il affirme que c'est à sa grand-mère, principale de collège, et dont les parents auraient été illettrés, qu'il doit son engagement à gauche[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le [7], il épouse Brigitte Trogneux, issue d'une famille de chocolatiers amiénois[8], au Touquet-Paris-Plage où il réside dans une villa[9]. Il a rencontré son épouse, de 24 ans son aînée[10],[11],[12],[13], alors qu'elle était son professeur de français et animait le club de théâtre en classe de première au lycée privé La Providence à Amiens[14].

Pendant dix ans, il suit des études de piano au conservatoire d'Amiens[1],[15]. Il a par ailleurs pratiqué la boxe française[6] et le football.

Formation[modifier | modifier le code]

Il est de la sixième à la première élève du lycée La Providence, un établissement privé catholique d'Amiens fondé par la congrégation des jésuites[16]. Il poursuit ses études à Paris au lycée Henri-IV, où il obtient le bac S avec la mention très bien[1]. Il est également lauréat du concours général de français en 1994[17].

Admis en hypokhâgne et khâgne au lycée Henri-IV (classes préparatoires de lettres CPGE B/L - filière lettres et sciences sociales), il échoue au concours d’entrée à l’École normale supérieure[18],[19]. Il obtient par la suite un master[20], puis un DEA de philosophie à l'Université de Paris-X - Nanterre[21]. Diplômé à 24 ans de l'Institut d'études politiques de Paris (2001), il intègre l'ENA à Strasbourg de 2002 à 2004 dans la promotion Léopold Sédar Senghor où le classement final est annulé par le Conseil d'État à la suite d'un vice de forme[22] (Emmanuel Macron fait partie des requérants ayant saisi le Conseil d'État)[23], sans que cela n'ait d'influence sur l'affectation d'Emmanuel Macron à l'Inspection des finances[24].

Des éléments de sa biographie ont fait l'objet d'incertitudes et de contradictions. Ainsi, il a prétendu avoir réalisé un mémoire sur l'intérêt général, en rapport avec la philosophie du droit de Hegel, sous la direction d'Étienne Balibar, mais ce dernier indique ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode[25]. De même, plusieurs articles biographiques indiquaient sa condition de normalien, qui s'est avérée inexistante[26].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Inspecteur des Finances[modifier | modifier le code]

En , à l'issue de ses études à l'ENA, il intègre le corps de l'Inspection générale des Finances (IGF)[27],[28]. Il participe notamment à des missions sur la « valorisation de la recherche »[29],[30], la « fraude aux prélèvements obligatoires et son contrôle »[31] et « la répartition des prélèvements obligatoires entre générations et la question de l'équité intergénérationnelle »[32].

En , il est nommé rapporteur adjoint de la Commission pour la libération de la croissance française (« commission Attali »)[33]. En , il sera nommé par décret membre de cette commission[34].

Banquier d'affaires[modifier | modifier le code]

En septembre 2008, il se met en disponibilité de la fonction publique, et devient banquier d'affaires chez Rothschild & Cie[35],[36]. Recruté par François Henrot sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, il indique que l'échec de son militantisme local et l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République l'ont poussé vers cette activité[6].

En , il est promu associé au sein de la banque[37].

En , il est nommé gérant et dirige l'une des plus grosses négociations de l'année (le rachat par Nestlé d'une filiale de Pfizer). Cette transaction évaluée à plus de neuf milliards d'euros lui permet de devenir millionnaire[14],[36]. François Henrot dira de lui qu'« il aurait été, s’il était resté dans le métier, un des meilleurs en France, sans doute même en Europe »[35]. Entre décembre 2010, date de sa nomination comme associé-gérant, et mai 2012, celle de son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron indique avoir gagné 2 millions d'euros brut[38].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts militants[modifier | modifier le code]

Il commence à militer au Mouvement des citoyens (MDC) pendant près de deux ans[38],[39], mais son adhésion à ce parti n'est pas établie. Il vote pour Jean-Pierre Chevènement au premier tour de l'élection présidentielle de 2002[39]. Il explique : « Autant la deuxième gauche m’a inspiré sur le social, autant je considère que son rapport à l’État reste très complexé. Je me suis toujours interrogé sur le rôle de l’État, et c’est pour cette raison que je me tourne, plus jeune, vers Jean-Pierre Chevènement »[39]. À la suite du 21 avril, il considère que l’échec de Lionel Jospin et du Parti socialiste (PS) s’explique notamment par l’incapacité de la gauche à tenir un discours de fermeté sur les questions de sécurité[39].

Membre du PS à partir de l'âge de 24 ans, il y est actif, c'est-à-dire à jour de cotisation, de 2006 à 2009[14],[40],[41],[n 1]. Il est proche de l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard depuis 2002[6]. Il collabore également avec la fondation Jean-Jaurès à partir de 2006[40].

Il rencontre François Hollande en 2006, par l'intermédiaire de Jean-Pierre Jouyet, et s'engage à ses côtés à partir de 2010[14]. Lors de l'élection présidentielle de 2007, il fait partie du groupe les Gracques, composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires, qui appelle à une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou[42],[43]. Il essaie ensuite d’obtenir du PS, une investiture aux élections législatives qui suivent en Picardie[44]. Cependant, les socialistes de Picardie refusant de le choisir, il n'est pas candidat[44]. Cet échec, associé à la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007, l'encourage à donner un nouveau tournant à sa carrière[44]. En 2010, il décline la proposition, initiée par Antoine Gosset-Grainville et validée par le palais de l'Élysée, de devenir le directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, François Fillon[45].

Il soutient François Hollande lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011[3] et ce avant l'affaire du Sofitel, alors que Dominique Strauss-Kahn était en tête des sondages[46]. De juillet à décembre 2011, il anime un cénacle d'experts et d'économistes, le groupe de la Rotonde, composé des économistes Philippe Aghion, Gilbert Cette et Élie Cohen, et qui rapporte tous les 15 jours au candidat[6],[47].

Une candidature lui est proposée dans sa ville natale d'Amiens lors des élections municipales de 2014 mais il refuse l'offre. C'est en raison de cette absence de mandat électoral que François Hollande écarte l'idée de lui confier le ministère du Budget dans le premier gouvernement de Manuel Valls[24].

Secrétaire général adjoint de la présidence de la République[modifier | modifier le code]

Le , Emmanuel Macron, ayant réintégré la fonction publique, devient secrétaire général adjoint de l'Élysée en tandem avec Nicolas Revel[48],[49]. Il seconde le nouveau secrétaire général, Pierre-René Lemas. Il est notamment l'un des artisans[50],[51], voire à l'origine[52] du pacte de responsabilité et de solidarité et du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi[53].

Le , l’Élysée annonce qu'il quitte le cabinet de François Hollande et que Laurence Boone reprend le portefeuille économique et financier. Son titre et rang protocolaire de secrétaire général adjoint de l’Élysée n'est en revanche pas conféré à celle-ci, qui ne reprend que le titre de chef du pôle économie et finance[54],[55]. Le secrétaire général de l’Élysée Jean-Pierre Jouyet indique alors qu’Emmanuel Macron quitte la présidence « pour mener des projets personnels dans les domaines de l’enseignement et de la recherche »[56].

Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron lors de la passation de pouvoir.

Le , il est nommé ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d'Arnaud Montebourg[57]. Devenant ainsi le plus jeune ministre de l’Économie depuis Valéry Giscard d'Estaing dans le premier gouvernement de Georges Pompidou en 1962[58], il est alors qualifié par certains médias et acteurs politiques d'« anti-Montebourg »[59],[60] et de « symbole » d'un virage social-libéral de l'exécutif[61],[62],[63],[64]. La passation de pouvoir entre les ministres a lieu le au ministère de Bercy[65].

Il présente au mois de décembre 2014 au Conseil des ministres, le projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, aussi appelé « loi Macron », qui a pour objectif de « déverrouiller l'économie française » en modifiant notamment la réglementation concernant le travail le dimanche, les professions réglementées, les transports et le permis de conduire, l'ouverture du marché autocar[66] et la vie des entreprises et des salariés. Par peur de ne pas trouver de majorité sur ce texte, le gouvernement Valls II décide de ne pas faire voter cette réforme auprès des parlementaires et d'utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, pour la faire adopter[67]. Après son adoption le 10 juillet et après une saisine du Conseil constitutionnel par l'opposition[68], la loi est promulguée le 6 août 2015[69].

L'OCDE estime que les mesures d'Emmanuel Macron généreront une hausse du PIB « de 0,3 % à un horizon de cinq ans et de 0,4 % à un horizon de 10 ans » [70].

En février 2016, dans le cadre d'une réunion au palais de l'Élysée visant à arbitrer le contenu du projet de loi El Khomri, il accepte de s'effacer au profit de la ministre du Travail, à condition que le projet de loi comprenne deux dispositions qu’il avait prévu d’inclure dans le projet de loi Macron 2 (annulé le mois précédent à l'issue d'un arbitrage de l'exécutif) : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales. Si Myriam El Khomri proteste et obtient alors gain de cause selon plusieurs témoignages, ces mesures sont finalement intégrées peu après dans le texte[71].

Le , à Amiens, il fonde le mouvement politique « En marche ! », qu'il veut « transpartisan » et qu'il définit comme étant à la fois de droite et de gauche[72],[73]. Parmi les députés, il séduit Arnaud Leroy, Pascal Terrasse, Corinne Erhel ; François Patriat, son principal soutien au Sénat, dit de lui : « voilà l'héritier de Blum. C'est le plus à gauche du gouvernement ! »[74] Ce lancement fait l'objet d'une forte couverture médiatique[75]. Il s'accompagne de tensions avec François Hollande sur la question de la loyauté d'Emmanuel Macron à son égard[73], et d'une dégradation de ses relations avec le Premier ministre Manuel Valls[76]. Bénéficiant alors d'une très bonne image dans l'opinion, il voit celle-ci se dégrader en juin 2016, après une altercation filmée avec des syndicalistes[77].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron en 2014.

Qualifié par certains observateurs de social-libéral[76],[78],[79],[80],[60] ou de social-démocrate[81],[82],[6], perçu comme appartenant à l'aile droite du Parti socialiste, il est en faveur du rétablissement de l'équilibre des finances publiques et du libre jeu du marché[14], c'est-à-dire partisan d'une politique comme celles menées par Clinton, Blair ou Schröder en leur temps et s'apparentant à la troisième voie[83],[84]. Le chercheur Luc Rouban estime qu'il « renoue [...] avec la tradition des inspecteurs des Finances à sensibilité sociale dont l’exemple le plus connu, par le passé, a été Valéry Giscard d’Estaing »[85].

Durant la campagne présidentielle, alors qu'il est davantage favorable à la suppression de niches fiscales[6], il déclare en petit comité au sujet de la proposition de François Hollande de taxe à 75 % sur les très hauts revenus :

« C'est Cuba sans le soleil[59] ! »

Lorsque le ministre de l'Industrie Arnaud Montebourg tente de sauver les emplois menacés du site ArcelorMittal de Florange, il affirme que la « gauche romantique » doit ouvrir les yeux, et ajoute : « La gauche est censée changer le réel mais, compte tenu des contraintes, changer le réel sera compliqué[86]. » S'il n'est pas hostile à l'option de nationaliser les hauts fourneaux, il estime qu'Arnaud Montebourg s'enferme trop dans cette unique solution[38].

En octobre 2013, il déclare à Mediapart :

« On ne peut plus présenter la gauche comme l’extension infinie des droits. […] L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est. Il nous manque des outils – il faut le reconnaître. La gauche n’a pas assez repensé ses objets. [...] Ce qu’on appelle de manière un peu vieillotte le « socialisme de l’offre », c’est faire attention à la répartition de la charge entre les différents acteurs de l’économie. […] Ce « socialisme de l’offre » suppose donc de revisiter un des réflexes de la gauche, selon lequel l’entreprise est le lieu de la lutte des classes et d’un désalignement profond d’intérêts. […] La gauche moderne est celle qui donne la possibilité aux individus de faire face, même aux coups durs. Elle ne peut plus raisonner en termes de statuts. La société statutaire où tout sera prévu va inexorablement disparaître[87]. »

Il confie par ailleurs :

« À l’automne 2013, j’aurais pu sortir [du secrétariat général de l'Élysée], car notre réforme des retraites n’était pas à la hauteur de ce qu’on devait faire[42]. »

Dans une interview accordée au Point la veille de sa nomination comme ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II, il déclare :

« Nous pourrions autoriser les entreprises et les branches, dans le cadre d'accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération. C'est déjà possible pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas étendre à toutes les entreprises, à condition qu'il y ait un accord majoritaire avec les salariés[88]? »

Le cabinet du Premier ministre indique alors que le gouvernement « n'a pas l'intention de revenir sur la durée légale du travail à 35 heures », dont la modification éventuelle « relève de discussions entre partenaires sociaux » que l'exécutif « respectera »[89].

Début , Emmanuel Macron donne une interview au journal Les Échos, dans laquelle il déclare :

« Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires[90]. »

Cette prise de position déclenche un tir de barrage depuis son camp, y compris de la part du premier secrétaire du PS, qui déclare : « L'appât du gain, des milliardaires… c'est pas tout à fait ma tasse de thé[91]. » Au-delà du Front de gauche et du PCF qui expriment le rejet de cette idée, certains à droite comme François Fillon ironisent : « Je comprends que c'est un objectif qui peut être le sien, ou qui a pu être le sien dans le passé, mais c'est surtout, je trouve un peu réducteur comme idéal de vie[92]. » En définitive, la presse doute que ce genre de sortie aide le ministre à faire passer sa loi[93].

En juin 2015, il publie avec son homologue allemand Sigmar Gabriel une tribune plaidant pour une poursuite de l’intégration européenne. Ils y préconisent la poursuite « des réformes structurelles (marché du travail, attractivité…), des réformes institutionnelles (notamment dans le domaine de la gouvernance économique) », mais également un rapprochement « des systèmes fiscaux et sociaux (via, par exemple, des salaires minimums mieux coordonnés ou une harmonisation de l’impôt sur les sociétés) »[71].

En juillet 2015, dans une interview donnée à l'hebdomadaire Le 1, il regrette l'absence de la figure du roi dans la vie politique française :

« Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là ! […][94]. »

Certains médias ont rappelé que cette position prétendument royaliste faisait référence à la notion de monarque républicain[95].

En janvier 2016, lors de l'émission Bourdin Direct de Jean-Jacques Bourdin, Emmanuel Macron affirme que « le revenu de base est une idée intéressante, qu'il faut creuser dans les prochaines années. Car elle donne la possibilité à chacune et à chacun d'avoir un point de départ dans la vie. [...] Car c'est cela qui crée des conditions d'égalité réelle. »[96] Cette opinion est émise peu de temps après une rencontre du ministre avec Frederic Lefebvre, défenseur de droite du revenu universel[97].

En juillet 2016, lors de son premier meeting d'En marche !, il a annoncé être contre l'interdiction du voile à l'université, prenant les nombreuses déclarations de Manuel Valls à ce sujet à contre-pied : « Je ne crois pas pour ma part qu'il faille inventer de nouveaux textes, de nouvelles lois, de nouvelles normes, pour aller chasser le voile à l'université, pour aller traquer ceux qui lors des sorties scolaires peuvent avoir des signes religieux[98]. »

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Article connexe : En marche !.

Avec la formation du mouvement politique En marche !, Emmanuel Macron assume pour la première fois son ambition de se présenter à une élection présidentielle[99]. De nombreux observateurs politiques et des médias avancent qu'il envisage de le faire dès 2017, notamment en raison de collectes de fonds qu'il organise[100].

Gérard Collomb, maire de Lyon et soutien d'En marche !, affirme qu'Emmanuel Macron peut réunir les Français en 2017, et qu'il devrait naturellement être candidat à gauche s'il reste au dessus de François Hollande dans les sondages[101].

Autres engagements[modifier | modifier le code]

De 1999 à 2001, il assiste le philosophe Paul Ricœur et travaille sur l'appareil critique (bibliographie et notes de bas de page) de son livre La Mémoire, l’histoire, l’oubli[18],[6]. Il devient de ce fait membre du comité de rédaction de la revue Esprit[102].

Il est membre de la promotion 2012 des « Young Leaders » de la French-American Foundation[103].

Il est également administrateur du Théâtre de la Ville[36].

Écrits[modifier | modifier le code]

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • François-Denis Poitrinal et Guillaume Grundeler (préf. Michel Chabanel, propos lim. Emmanuel Macron, av.-propos Pierre-Olivier Sur), Le Capital-Investissement : guide juridique et fiscal, Paris, Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC)-RB, , 834 p. (ISBN 978-2-86325-714-2, notice BnF no FRBNF44517439)
  • Yann Algan et Thomas Cazenave (dir.) (préf. Emmanuel Macron), L'État en mode start-up, Paris, Eyrolles, , 150 p. (ISBN 978-2-21256-466-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le responsable des fédérations au PS Alain Fontanel indique quelques jours après sa nomination à Bercy qu'Emmanuel Macron n'est pas à jour de cotisation. Source : Macron, militant PS depuis 2006, n'est plus à jour de cotisation depuis 5 ans, Le Nouvel Observateur, 29 août 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Georges Charrières, « Emmanuel Macron, un Amiénois à l’Élysée », Le Courrier picard,‎ (consulté le 1er avril 2014).
  2. Vincent Delorme, « Emmanuel Macron ministre : un Amiénois à Bercy », France Bleu Picardie,‎ (consulté le 27 août 2014).
  3. a et b Anne Fulda, « Emmanuel Macron - Le cerveau droit de Hollande », Le Figaro Magazine, semaine du 14 décembre 2012, pages 32-35.
  4. « Emmanuel Macron candidat aux législatives de 2017 en Hautes-Pyrénées ? », sur www.ladepeche.fr, La Dépêche du Midi,‎ (consulté le 29 janvier 2016).
  5. Christian Vignes, « Macron, une histoire haut-pyrénéenne », sur www.ladepeche.fr, La Dépêche du Midi,‎ (consulté le 29 janvier 2016).
  6. a, b, c, d, e, f, g et h Odile Benyahia-Kouider, Ils ont marqué 2012 : Emmanuel Macron, l'enfant prodige de l’Élysée, Le Nouvel Observateur, 28 décembre 2012.
  7. Marie Boscher, Emmanuel Macron vous présente sa femme, Brigitte, dans Femme actuelle, 4 juin 2015.
  8. Gaël Rivallain, « Ce banquier énarque amiénois qui remplace Montebourg », Le Courrier picard,‎ (consulté le 27 août 2014).
  9. Fabrice Leviel, Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l’Économie, réside au Touquet, La Voix du Nord, 28 août 2014.
  10. Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, « Le fantasme Macron », Le Monde, no 22029,‎ , p. 10 :
    « A 16 ans, élève de première, lauréat du concours général de français, Emmanuel Macron est tombé amoureux de sa professeur de français, Brigitte Trogneux, mère de trois enfants et de vingt-quatre ans son aînée. »
  11. E.C., « Emmanuel Macron, l’homme pressé », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  12. Brigitte Trogneux est née en 1953 d'après l'acte de naissance no 640 de l'année 1953 établi à Amiens, mentionné sur sa fiche Généanet
  13. « Qui est Brigitte Trogneux, l'épouse d'Emmanuel Macron? », L'Express,‎ (lire en ligne) :
    « Professeur de français passionnée de littérature, Brigitte Trogneux enseignait au lycée La Providence d'Amiens lorsqu'elle a eu Emmanuel Macron comme élève de Première. Elle a alors 36 ans et lui 17. »
  14. a, b, c, d et e Grégoire Biseau, « Avec Macron, l'Élysée décroche le poupon », Libération,‎ (lire en ligne).
  15. Claire Guélaud, « Emmanuel Macron, monsieur superlatif », Le Monde,‎ (consulté le 27 août 2014) ; 88 notes pour piano solo, Jean-Pierre Thiollet, Neva Éditions, 2015, p. 193. (ISBN 978-2-35055-192-0) (notice BnF no FRBNF44332668)
  16. Portrait : Emmanuel Macron, Faits et Documents no 346 du 16 au 30 novembre 2012.
  17. « Macron, mon copain d’avant », sur leparisien.fr (consulté le 12 mai 2016)
  18. a et b Vincent de Féligonde, Emmanuel Macron, ancien conseiller du prince aux manettes de Bercy, La Croix, 26 août 2014
  19. « Macron, mon copain d’avant », sur leparisien.fr (consulté le 12 mai 2016)
  20. Avec un mémoire intitulé Le Fait politique et la représentation de l'histoire chez Machiavel.
  21. Even Vallerie, « Remaniement. Emmanuel Macron, un ex-banquier à l'Économie », Ouest-France Entreprise, le 27 août 2014
  22. « Conseil d'Etat, 10-9 sous-sect. réun., 10 janvier 2007, M. Etienne Grass et autres, n°279864, Rec. Lebon 8 », sur Legifrance.gouv.fr,‎ (consulté le 12 mai 2016)
  23. Charlotte Chabas, « Emmanuel Macron, de « Mozart de l'Elysée » à ministre de l'économie », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  24. a et b Charlotte Chabas, « Emmanuel Macron, de « Mozart de l’Élysée » à ministre de l'économie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  25. Challenges, no 450, p. 63
  26. Voir sur closermag.fr.
  27. Arrêté du 9 avril 2004 portant affectation aux carrières des élèves de la promotion 2002-2004 « Léopold Sédar Senghor » de l'École nationale d'administration sur le site Légifrance.
  28. Claire Guélaud, Emmanuel Macron, un banquier d'affaires nommé secrétaire général adjoint de l'Élysée, 'Le Monde, 16 mai 2012.
  29. [PDF] Rapport sur la valorisation de la recherche - Inspection générale des finances / Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche - Janvier 2007, sur le site de la Documentation Française>
  30. Maxence Langlois-berthelot, Emmanuel Macron et Pierre-Alain de Malleray, « L'avenir de la recherche mérite mieux que des polémiques », Libération,‎ (lire en ligne)
  31. [PDF] Rapport sur la fraude aux prélèvements obligatoires et son contrôle - Mars 2007, sur le site de la Cour des comptes
  32. [PDF] Rapport sur la répartition des prélèvements obligatoires entre générations et la question de l'équité intergénérationnelle - Novembre 2008, sur le site de La Documentation française
  33. Décret no 2007-1272 du 27 août 2007 instituant une commission pour la libération de la croissance française sur le site Légifrance
  34. Décret no 2010-223 du 4 mars 2010 relatif à la commission pour la libération de la croissance française sur le site Légifrance
  35. a et b Rémi Noyon, Au fait, il faisait quoi chez Rothschild, Emmanuel Macron ?, Rue89, 28 août 2014.
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  37. Rothschild & Cie coopte trois nouveaux associés, Les Échos.fr, 16 décembre 2010.
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  39. a, b, c et d Marc Endeweld, « Macron, ce jeune chevènementiste », sur www.marianne.net,‎ (consulté le 14 novembre 2015).
  40. a et b Macron, militant PS depuis 2006, n'est plus à jour de cotisation depuis 5 ans, Le Nouvel Observateur, 29 août 2014.
  41. Emmanuel Macron n'est plus encarté au Parti socialiste, Le Figaro, 18 février 2015.
  42. a et b Grégoire Biseau, « Le symbole de la Macron-économie », Libération, 26 août 2014
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  50. Macron propose d'élargir les dérogations aux 35 heures, AFP, 28 août 2014.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]