Centrale nucléaire de Gravelines

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Centrale nucléaire de Gravelines
Image illustrative de l’article Centrale nucléaire de Gravelines
La centrale nucléaire vue depuis la clôture qui délimite l'accès au public
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Commune Gravelines
Coordonnées 51° 00′ 52″ nord, 2° 08′ 06″ est
Opérateur Électricité de France
Année de construction 1974
Date de mise en service
Statut En fonction
Direction Emmanuel Villard
Réacteurs
Fournisseurs Framatome, General Electric France (Alstom jusqu'en 2014)
Type REP
Réacteurs actifs 6 × 910 MW
Puissance nominale 5 460 MW
Production d’électricité
Production annuelle d'électricité 32,28 TWh (2019)[1],[2],[3],[4],[5],[6]
Facteur de charge 67,5 % (en 2019)
Production moyenne 33,55 TWh (2015 à 2019)
Production totale 1 321,25 TWh (fin 2019)
Divers
Source froide Mer du Nord
Site web EDF : Gravelines
Géolocalisation sur la carte : Europe
(Voir situation sur carte : Europe)
Centrale nucléaire de Gravelines
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Centrale nucléaire de Gravelines

La centrale nucléaire de Gravelines est une centrale nucléaire se situant dans la commune de Gravelines (Nord) à environ 20 kilomètres à l'ouest de Dunkerque, 25 km à l'est de Calais et 85 km au nord-ouest de Lille, principale ville de la conurbation transfrontalière Lille-Roubaix-Tourcoing-Mouscron qui constitue l'une des zones urbaines les plus peuplées de France et de Belgique (un million d'habitants).

La superficie du site nucléaire est de 150 hectares. Elle est refroidie par l'eau de la mer du Nord. C’est la plus importante centrale nucléaire de France et d’Europe de l'Ouest.

Historique[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, l'agglomération dunkerquoise est détruite à 70 %, le port à 100%, les habitants habitent dans des « chalets » préfabriqués et le village de Grande-Synthe, anéanti. Les Anglais ont bombardé en 1944 l'ex-centrale électrique au charbon de l'usine Lesieur (entreprise) qui servait entièrement à la consommation des particuliers depuis quelques mois, pour pallier les coupures de courant. Théodore Leveau et Jean Niermans lancent la reconstruction. En 1957, le port est reconstruit en ZIP (zone industrialoportuaire), avec de grands travaux pour le creusement de bassins à flot, comme dans celui de Rotterdam. Dès 1959, il accueille l'usine Usinor, ouverte en 1962, l'agglomération passe de 70 000 à 200 000 habitants en cinq ans.

S'installent aussi la raffinerie BP, une centrale électrique de 500 MW qui va utiliser le gaz des hauts fourneaux d'Usinor, mais dont l'entrée en service n'est finalement prévue qu'en 1962[7], Air Liquide, Vallourec, la Compagnie Métallurgique de Provence[8], avec des synergies industrielles locales qui déboucheront au XXIe siècle sur DK6, centrale électrique thermique à cycle combiné unique en France.

Le , le conseil des ministres français autorise le programme de douze tranches de neuf cent dix mégawatts de la filière réacteur à eau pressurisée (R.E.P), dont quatre à Gravelines, les travaux commencent en mai 1974.

Les réacteurs 5 & 6 sont autorisés ultérieurement, ces 2 réacteurs intègrent les composants initialement prévus pour la centrale iranienne de Darkhovin. En effet, en avril 1979, le contrat de construction de cette centrale iranienne (pour un montant de 2 milliards de dollars[9]) avait été annulé par le gouvernement provisoire de l'Iran[10], on conserva en France les pièces d'ingénierie de la centrale et les travaux commencèrent en octobre 1979[11].

Le couplage de la première tranche est effectué en mars 1980 et en août 1985 la sixième tranche est raccordée au réseau. Gravelines devient alors la centrale nucléaire la plus importante d’Europe de l'Ouest.

Le , le cap des 1 000 milliards de kWh fournis au réseau électrique national par les 6 unités de la centrale nucléaire de Gravelines est franchi. Pour la première fois au monde une centrale nucléaire atteint ce niveau de production cumulée[12].

Dans le cadre du grand carénage entamé en 2016, EDF investit 1 milliard d'euros dans la centrale pour remplacer la totalité des composants principaux de la centrale afin de pouvoir poursuivre son exploitation jusqu'à 60 ans[13]. EDF annonce qu'un tiers de l'opération devrait profiter aux entreprises locales[13].

A proximité, l'usine d'aluminium de Liberty Aluminium Dunkerque, située à Loon-Plage (Nord) depuis les années 1980, est le plus gros producteur d’aluminium de l’Union européenne[14]. Son chiffre d’affaires annuel avoisine les 500 millions d’euros[14] et il consomme 620 000 tonnes de matières premières par an pour produire 258 000 tonnes d’aluminium [14]et faire face aux besoins de ses clients (Constellium, PSA Peugeot Citroën, Novelis…)[14]. Avec une puissance installée de 450 MW, pour les deux tiers de la production hexagonale d’aluminium[14], il pèse à lui seul 0,6 % de la consommation d’électricité française.

Puissance et production[modifier | modifier le code]

La centrale dispose de six réacteurs de 910 MW (puissance électrique unitaire), dont deux sont entrés en service en 1980, deux en 1981 et deux en 1985. En 2006 ces réacteurs ont produit un total de 38,4 TWh d'électricité[15].

Disposant d'une puissance nette totale de 5 460 MW[16], la centrale de Gravelines est la seconde plus puissante d'Europe, après la centrale nucléaire de Zaporijia, en Ukraine.

En 2005, avec 8,6 % de la puissance électronucléaire nationale, elle assurait, avec 38,14 TWh (térawatts-heures) 8,1 % de la production nationale, grâce à 1 700 salariés et 300 entreprises sous-traitantes (près de 1 300 personnes). En appui, cette même année, l'ancienne centrale thermique EDF de Dunkerque a été remplacée par une nouvelle centrale au gaz dite « DK6 » de 800 MW (mégawatts) par GDF. DK6 fournit de l’électricité à Arcelor, mais aussi (pour 23 de sa production) au marché européen, en produisant moins de CO2, grâce à une technologie modernisée[17].

En 2011, 5 des 6 réacteurs fonctionnent avec un combustible au plutonium : le combustible MOX.

Production d'eaux chaudes[modifier | modifier le code]

  • Une partie de la chaleur produite par la centrale est aussi utilisée dans un réseau de chaleur à distance pour alimenter une ferme aquacole, la société Aquanord.
  • Un tunnel sous-marin de 5 km a été creusé entre la centrale nucléaire de Gravelines et le terminal méthanier de Dunkerque. Ce tunnel permet d'acheminer une partie des eaux tièdes rejetées par la centrale dans le but de réchauffer le gaz naturel liquéfié (GNL) pour lui rendre sa forme gazeuse, en le faisant passer d'une température de -163° à 3°.
  • Enfin, les eaux chaudes sont également utilisées pour le fonctionnement interne de la centrale, en particulier pour éviter les chocs thermiques dans les circuits.

Caractéristiques des réacteurs[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques des réacteurs en service sont les suivantes :

Nom du réacteur Modèle Capacité [MW] Exploitant Constructeur Début constr. Raccord. au réseau Mise en service comm.
Thermique (MWt) brute (MWe) Nette (MWe)
Gravelines-1[1] CP1 2785 951 910 EDF Framatome février 1975 mars 1980 novembre 1980
Gravelines-2[2] CP1 2785 951 910 EDF Framatome mars 1975 août 1980 décembre 1980
Gravelines-3[3] CP1 2785 951 910 EDF Framatome décembre 1975 décembre 1980 juin 1981
Gravelines-4[4] CP1 2785 951 910 EDF Framatome avril 1976 juin 1981 oct 1981
Gravelines-5[5] CP1 2785 951 910 EDF Framatome oct 1979 août 1984 janvier 1985
Gravelines-6[6] CP1 2785 951 910 EDF Framatome oct 1979 août 1985 oct 1985

Choix du site[modifier | modifier le code]

Centrale nucléaire de Gravelines vue de la mer

Le site a été choisi selon plusieurs critères :

  • Proximité de la mer avec de forts courants (refroidissement facilité)
  • Proximité de l’Angleterre et de l’Allemagne (exportation d'électricité)
  • Proximité de grandes entreprises (Arcelor Mittal, Alcan)
  • Besoins en électricité d'une région industrielle et très peuplée.
  • Faible risque sismique

Risque inondation[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire de Gravelines est construite sur un polder dans une zone sensible aux inondations[18],[19] dont le niveau atteint jusqu’à 5 mètres en dessous du niveau de la mer. La centrale est en effet construite à 6 m au-dessus du niveau de la mer (à la cote NGF 5m54) alors que la zone inondable était évaluée, lors de la construction de la centrale, à 5 m au-dessus du niveau de la mer[20],[21], donc sans tenir compte de l'effet prévu du réchauffement climatique (plus d’un mètre entre 2020 et 2100)[22] .

La hauteur de la centrale parait assez faible en comparaison par exemple des 22 m de hauteur de la barrière Maeslantkering située aux Pays-Bas, destinée à se protéger d'une onde de tempête, en référence[23] au raz-de-marée en mer du Nord en 1953 qui est monté jusqu’à la cote NGF 05m06 à Gravelines. En 2013, lors de la tempête Xaver, le niveau de l'eau était monté à la cote NGF 05m04 à Gravelines[24],[25].

Les modifications faites en 2014 par EDF à la demande de l'ASN [26] l'ont été au minimum jusqu’à la cote NGF 6m34 et au maximum jusqu’à la cote NGF 6m92 « pour prendre en compte les situations les plus pessimistes, une marge de sécurité est ajoutée aux estimations qui sont faites par Météo-France et par les différents modèles statistiques utilisés »[27],[28]. Cependant, à Fukushima la vague a atteint 15 m au niveau de la centrale, alors que la digue construite en fonction des prévisions erronées prises en compte par les concepteurs, n'avait été conçue que pour protéger d'une hauteur de vague de 5,7m au maximum[29],[30].

À la suite du retour d'expérience de l'accident de Fukushima, du 4ème réexamen de sûreté et de la prévision de montée du niveau des mers dû au réchauffement climatique, et sur demande du gouvernement, EDF a commencé en janvier 2020, la construction d'une nouvelle protection périphérique contre le risque inondation autour de la centrale, d’une longueur de 3 km et d'une hauteur de 3 à 4 m qui devrait se terminer à l’été 2021[31],[32],[33].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le CNPE de Gravelines s’appuie sur 1 706 salariés EDF et environ 400 salariés d’entreprises extérieures qui travaillent en permanence sur le site. Lors de la période des arrêts – soit durant 10 mois de l’année -, environ 2000 intervenants d’entreprises extérieures viennent renforcer les équipes EDF. La moyenne d’âge des salariés EDF est de 41 ans. Plus de 10 % des salariés de Gravelines sont des femmes. La majorité d’entre elles travaillent dans des métiers techniques (conduite des installations, ingénierie, chimie de process, automatismes, etc.)[34].

Impacts sur l'environnement[modifier | modifier le code]

PaysageLigneHauteTensionGravelines.jpg

La centrale n'a jamais déclaré d'accident ou d'incident grave liés à d'importants rejets radioactifs ou d'autres substances toxiques.

Des impacts environnementaux chroniques existent cependant[35], liés à :

  • faibles rejets dans l'air et dans l'eau inhérents au fonctionnement de la centrale, soumis à des prescriptions périodiquement réévaluées, et contrôlés par des capteurs sur les cheminées et systèmes de rejets en mer.
  • l'augmentation de la température de l'eau en aval du canal de rejet, mais on estime qu'au-delà d'une zone d'environ 1 km2, l'eau chaude est rapidement diluée dans le milieu et ses effets thermiques ne sont plus perceptibles. En période de canicule et au moment de la renverse des courants, l'effet peut cependant être localement plus important.
  • les impacts du biocide chloré utilisé pour tuer les organismes vivants (moules, huîtres, patelles, algues fixées, etc.) qui seraient susceptibles (surtout quand la température de l'eau dépasse 10 °C) de se fixer sur les installations et dans les circuits, en particulier sur les pales de pompes.
    Le débit d'eau ainsi traitée est de 240 m3/s, à raison de 0,8 mg de chlore actif par litre (le gestionnaire doit veiller à ce que le taux de chlore ne dépasse pas 1 mg/l), soit l'équivalent de 50 tonnes par jour d'eau de Javel. Pour éviter de devoir transporter et stocker de grandes quantités de ce produit dangereux, le chlore est produit sur place par électrolyse de l'eau de mer (via le chlorure de sodium, de calcium ou de magnésium) et injecté dans l'eau, dans le circuit de chaque tranche, sous forme d’hypochlorite de sodium, avec une surveillance par l'Institut Pasteur. Des bromoformes (950 kg par 24 h) et des oxydants (5,7 tonnes par 24 heures) ou super-oxydants résiduels sont ainsi produits (un peu dans l'air, mais surtout dans l'eau), toxiques pour la faune et la flore marine tant qu'ils ne sont pas largement dilués ou évaporés. L'hypochlorite résiduelle réagit rapidement avec les bromures dissous dans l’eau pour former du brome qui est lui-même un oxydant qui réagit avec la matière organique (morte ou vivante) présente dans l’eau en formant des sous-produits plus stables et moins actifs. Parmi les sous-produits chlorés trouvés dans le rejet[36], les bromoformes sont les plus présents (88,24 %) à une concentration moyenne de 18,8 μg/litre, les autres produits intermédiaires suivis et quantifiés étant du Chloroforme (traces), du bromodichlorométhane (1,53 % des chlorés rejetés), du dibromochlorométhane (0,23 %). Des bromophénols et de nombreux autres sous-produits peuvent se former (Le 2-4-6 tri-bromo-phénol a été détecté à des taux de 0,01 à 0,2 μg/litre).
    Selon l'Institut Pasteur, le taux de chlore (produit le plus toxique) ne dépasse pas 0,1 mg/l en aval du canal de rejet. L'impact écologique du chlore et du devenir de la nécromasse ainsi constituée, essentiellement composée d'organismes planctoniques en suspension dans l'eau sont mal évalués.

Un des risques induits par la conjonction de ces deux derniers phénomènes serait l'apparition possible d'organismes pathogènes (vibrions, bactéries, parasites) résistants au chlore et localement (en zone de microturbulence, contre les palplanches par exemple). De tels organismes chlororésistants pourraient être source de problèmes nosocomiaux en cas de contamination humaine.


Arrêt de réacteurs[modifier | modifier le code]

En janvier 2020, dans le cadre de la mise œuvre de la loi sur la transition énergétique, l'électricien EDF propose au gouvernement français d’étudier la mise à l’arrêt de deux réacteurs de la centrale de Gravelines[37].

Événements significatifs[modifier | modifier le code]

2020[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire de Gravelines fête ses 40 ans de mise en service.

2016[modifier | modifier le code]

La constitution de la région Hauts-de-France pourrait induire une implication plus forte de ce territoire sur son destin énergétique, comme cela est suggéré dans une thèse de doctorat à Paris-Sorbonne[38].

Après l'accident nucléaire de Fukushima de mars 2011, les centrales européennes et françaises doivent faire l'objet de nouvelles études de vulnérabilité face aux séismes et tsunamis (des « stress tests » ont été annoncés par l'Europe (et par François Fillon) pour 4 aléas : inondation, sismique, risque lié à la perte de refroidissement et mesures limitant les conséquences d'un accident), avec l'expertise disponible, dont celle de la WENRA (Association des autorités de sûreté nucléaire des pays d’Europe de l’Ouest)[39].

Lors d'un examen de sûreté décennal, des études de conformité des ouvrages de génie civil, structures et matériels vis-à-vis du risque sismique ont été faites au regard d'un « nouveau référentiel de sûreté ». selon la CLI[40], « des contrôles ont permis d’identifier que certaines de ces analyses avaient été omises ou réalisées de manière incomplète[40] » dans le périmètre des stations de pompage. « Les équipes techniques ont aussitôt mené à bien ces analyses »[40], concluant qu'en fonctionnement normal, la sûreté n'est pas réduite, mais qu'« en cas de séisme aussi important que le plus fort séisme enregistré depuis mille ans dans les régions d’implantation de ces unités, des structures métalliques (escaliers, consoles…) ou des panneaux préfabriqués en béton, situés dans les stations de pompage, en dehors de la partie nucléaire des installations, pourraient endommager potentiellement des équipements nécessaires d’un des circuits de refroidissement de la centrale » (circuit présentant des redondances de matériels dont la défaillance enclencherait des procédures préétablies visant à assurer le refroidissement des réacteurs). Cet « écart de conformité » (niveau 1 de l’échelle INES) vis-à-vis du risque sismique, est dit « générique » car commun à 7 centrales nucléaires (Gravelines ainsi Blayais, Cruas, Flamanville, Paluel, Penly et Tricastin)[40]. Il a été déclaré à l'ASN le 8 décembre 2010. Des études et travaux de renforcement sont prévus (pour 5 à 6 mois) [40]. Le CNPE de Gravelines a aussi connu plusieurs fois une fermeture intempestive de clapets anti-souffle de systèmes de ventilation, le 17 juillet 1994[41] et en 2010[40].

2013[modifier | modifier le code]

D'après EDF, le le départ d'incendie qui « a été détecté vers 16 h 50 sous la toiture d'un bâtiment de l'unité de production n° 3, dans la partie non nucléaire de l'installation » et qui aurait été maîtrisé à 18 h 02 « n'a pas eu d'impact sur la sûreté des installations, ni sur l'environnement »[42].

2012[modifier | modifier le code]

Le 6 juin 2012, un arc électrique sur un pylône transportant du 225 000 volts a provoqué un feu au niveau de l'isolant servant de point d'attache au câble. Cette ligne à haute tension est destinée à assurer l'alimentation de secours de la centrale nucléaire[43].

2010[modifier | modifier le code]

En 2010, sept rapports d'incidents notables à la centrale de Gravelines ont été publiés par l'Autorité de Sûreté Nucléaire, dont deux concernaient des incidents survenus en 2009.

L'installation nucléaire de Gravelines est la première usine électronucléaire au monde à avoir franchi, le 27 août, la barre symbolique des mille milliards de kWh produits (cela représente deux années de la consommation d'électricité de la France, 60 de celle de la région Nord - Pas-de-Calais, 714 années de la consommation d'une ville de 350 000 habitants et 1 000 de celle d'une ville comme Lille)[44].

2009[modifier | modifier le code]

Le , un incident se produit à la centrale lors d'une opération de maintenance : une barre d'uranium menace de tomber. L'incident est qualifié de « significatif » et d'« exceptionnel » et classé 1 sur l'échelle INES[45],[46].

2007[modifier | modifier le code]

Hors les anomalies génériques pouvant affecter des réacteurs de centrales distinctes, la centrale de Gravelines a fait l'objet en 2007 (à fin février) de quatre avis d'incidents de niveau 1 sur l'échelle INES[47],[48],[49],[50].

2006[modifier | modifier le code]

En 2006, une pullulation de Cténaires faillit provoquer l’arrêt d'un réacteur par colmatage des prises d'eau du système de refroidissement.

Le 30 mars 2006, lors des opérations d’arrêt pour maintenance et rechargement en combustible du réacteur no 3, il a été détecté que ce réacteur avait été privé durant un an de la commande automatique d'un circuit assurant son refroidissement en cas d'accident : un fil électrique du système de protection du réacteur n'avait pas été rebranché en 2005, lors du précédent arrêt. D'autres systèmes de protections étaient néanmoins opérationnels. Cette défaillance a été classée au niveau 1 sur l'échelle INES, qui en compte sept[51],[52].

1999 et 2002[modifier | modifier le code]

Le 5 février 2002, trois « clandestins » sri-lankais, cherchant apparemment à rejoindre la Grande-Bretagne, se retrouvent par erreur à l'intérieur de la centrale. Ils s'étaient introduits dans un camion contenant du matériel radioactif et n'avaient pas été détectés lors du premier contrôle à l'entrée de la Centrale[53].

En 1999, tour à tour, des Kosovars puis des Sri-Lankais se retrouvent par la même voie dans la centrale.

1989[modifier | modifier le code]

Un type de vis inadéquat est détecté sur le système de commande des soupapes de protection contre les surpressions du circuit primaire du réacteur no 1. En cas de surpression, ces soupapes n'auraient pas fonctionné correctement. L'évènement est classé au niveau 3 de l'échelle INES malgré les justifications présentées par l'exploitant EDF pour un déclassement au niveau 2[54].

EPR[modifier | modifier le code]

Le site de Gravelines est pressenti pour accueillir deux EPR 2[55].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Nuclear Power Reactor Details - GRAVELINES-1 », sur pris.iaea.org (consulté le 13 août 2020)
  2. a et b (en) « Nuclear Power Reactor Details - GRAVELINES-2 », sur pris.iaea.org (consulté le 13 août 2020)
  3. a et b (en) « Nuclear Power Reactor Details - GRAVELINES-3 », sur pris.iaea.org (consulté le 13 août 2020)
  4. a et b (en) « Nuclear Power Reactor Details - GRAVELINES-4 », sur pris.iaea.org (consulté le 13 août 2020)
  5. a et b (en) « Nuclear Power Reactor Details - GRAVELINES-5 », sur pris.iaea.org (consulté le 13 août 2020)
  6. a et b (en) « Nuclear Power Reactor Details - GRAVELINES-6 », sur pris.iaea.org (consulté le 13 août 2020)
  7. L'électricité en France en 1959 et 1960, par C. Prêcheur, dans L'Information Géographique de 1961
  8. Le port de Dunkerque a 50 ans: les souvenirs d’un docker qui l’a vu naître, dans La Voix du Nord du 23/04/2016 [1]
  9. À la même époque, l'Iran a aussi pris pour 1 milliard de dollars une participation de 10 % dans le consortium Eurodif pour l'usine d'enrichissement du Tricastin, en France
  10. Jean-Paul Hébert - juin 2008 : Irak, Iran, Afghanistan : les divisions de l'Europe
  11. (en) World Nuclear Association - Nuclear Energy in Iran
  12. [PDF] « Centrale de Gravelines : 1 000 milliards de kWh produits en toute sûreté au service des clients », EDF, (consulté le 19 mars 2011)
  13. a et b « GRAVELINES - Le chantier de la centrale nucléaire, un jackpot d’un milliard pour l’économie locale », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 30 janvier 2017)
  14. a b c d et e À Dunkerque, un géant fragile par OLIVIER JAMES, dans L'Usine Nouvelle du 11/09/2014 [2]
  15. La centrale nucléaire de Gravelines sur le site de l'EDF, consulté le 11 juin 2008.
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  17. Activités portuaires, industrielles, agricoles et autres, DRIRE/DIREN Nord-Pas-de-Calais/polmar59, consulté 2011/02/21
  18. « Les polders du Nord/Pas-de-Calais à la merci de graves inondations », sur https://www.ladepeche.fr/, (consulté le 22 juillet 2015)
  19. "La voix du Nord 2019,Littoral: votre maison va-t-elle être engloutie par les eaux ? Nos cartes pour tout comprendre"
  20. "40m/1h39: Inondations : menace planétaire - Documentaire 2019 - Nature & Environnement"
  21. "10m15/27, carte: Réchauffement climatique, une catastrophe annoncée"
  22. "Le Monde,Plan B : les côtes françaises sont-elles prêtes à affronter la montée des eaux ? 6/7 min"
  23. "2min/3, 1953 : Grande tempête en mer du nord "
  24. "La voix du Nord: Dunkerque: réactions et inquiétudes après la tempête Xaver "
  25. "Mediacites:Gravelines : radioscopie d’une centrale vieillissante"
  26. "Asn, 2016:Prévention du risque d'inondation externe"
  27. "Compte-rendu Réunion de la Commission Technique, p11/19"
  28. CENTRALE NUCLÉAIRE DE GRAVELINES : Prise en compte du risque inondation, CNPE Gravelines, 12 mai 2015
  29. "France Culture, 10/04/2011: Fukushima: La vague qui a frappé la centrale atteignait 15 mètres"
  30. "Le Figaro 2012:Fukushima: la centrale n'aurait jamais dû être inondée"
  31. "la voix du Nord, 14/1/20"
  32. "Journal Liberation Fevrier 2019: Réchauffement : Grande-Synthe crie eau secours "
  33. Démarrage la protection périphérique, lettre d’info de la centrale de Gravelines, edf.fr, 06 janvier 2020
  34. Site EDF: Gravelines en bref 2011 [3]
  35. Information de la CLI du 14/12 2007 Montage PowerPoint de l'Institut Pasteur
  36. campagne de mesure 2006-207 de l'institut Pasteur
  37. CARTE. EDF envisage l'arrêt de réacteurs dans huit centrales nucléaires, La Dépêche, 21/01/2020
  38. La Tribune, Donner la parole aux territoires; 22 mars 2017
  39. Journal Le Monde (avec AFP et Reuters) Les retombées de Fukushima ne nécessitent pas de mesures particulières en France ; 2011/02/23
  40. a b c d e et f Gravelines info (lettre d’information de la centrale), 10 dec 2010
  41. Source : CLI Gravelines
  42. Un incendie se déclare dans la centrale nucléaire de Gravelines, 20 minutes, 03/12/2013 à 23 h 06, mis à jour le 03/12/2013 à 23 h 06.
  43. La voix du nord - 07/06/2012  : Un feu se déclare sur une ligne EDF de 225 000 volts
  44. « La Voix du Nord », sur La Voix du Nord (consulté le 8 août 2020).
  45. « Incident « significatif » à la centrale nucléaire de Gravelines, dans le Nord », AFP, (consulté le 19 mars 2011)
  46. « La centrale nucléaire de Gravelines embarrassée par une barre d'uranium », La Voix du Nord, (consulté le 19 mars 2011)
  47. Arrêt d'une pompe de recirculation d'acide borique sur le site de l'ASN
  48. Dépassement d'un critère de la température du fluide primaire sur le site de l'ASN
  49. Rejet gazeux effectué sans analyse préalable de l'activité radiologique sur le site de l'ASN
  50. Réparation trop longue d'un système de ventilation et de filtration sur le site de l'ASN
  51. Compte-rendu de l'événement sur le site internet de son exploitant EDF
  52. Communiqués du réseau Sortir du nucléaire à propos de l'événement sur le site internet dissident-media.org
  53. http://resosol.org/Gazette/2002/197_198_28.html Communiqués de l'ADELFA
  54. Rapport parlementaire sur le contrôle de la sûreté et de la sécurité des installations nucléaires pages 16 et 17 senat.fr, 2 avril 1997
  55. « Réacteurs nucléaires nouvelle génération : Tricastin ou Bugey ? », sur France Bleu,