Le Point

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Le Point
Image illustrative de l'article Le Point

Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité Hebdomadaire, parution le jeudi
Genre Magazine d'actualité
Prix au numéro 4,50 €
Diffusion 340 253 ex. (2016, en diminution -6,5 %[1])
Fondateur Olivier Chevrillon, Claude Imbert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Georges Suffert, Henri Trinchet, Robert Franc, Philippe Ramond, Michel Bracciali
Date de fondation 1972 (il y a 45 ans)
Ville d’édition Paris

Propriétaire Artémis
Directeur de publication Étienne Gernelle
Directeur de la rédaction Sébastien Le Fol
ISSN 0242-6005
Site web www.lepoint.fr

Le Point est un magazine d'actualité hebdomadaire français, créé en 1972 par une équipe de journalistes autour de Olivier Chevrillon et Claude Imbert, venant essentiellement de L'Express. Son format s'inspire de celui du magazine américain Time.

Le journal est classé au centre-droit, il ouvre ses pages à toutes les opinions politiques (interviews, analyses, etc.) mais sa ligne éditoriale est communément admise comme libérale[2]. C'est l'un des cinq magazines d'actualité hebdomadaires de dimension nationale[3].

Il appartient à François-Henri Pinault via le groupe Sebdo-Le Point, propriété de sa holding Artémis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les membres fondateurs du Point, en 1982

Le Point est fondé en 1972[4] par une équipe de journalistes qui avaient quitté, une année plus tôt, la rédaction en chef de L'Express alors dirigé par Jean-Jacques Servan-Schreiber.

L'équipe fondatrice du Point est composée de Olivier Chevrillon (Pdg & éditorialiste), des journalistes : Claude Imbert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Georges Suffert, Henri Trinchet, Robert Franc, du responsable de la publicité et du marketing Philippe Ramond, et de l'administrateur Michel Bracciali. S'appuyant financièrement sur le groupe Hachette, dont le Pdg est alors Simon Nora, cette équipe recrute en printemps 1972 des journalistes - jugés parmi les plus performants - à travers les grands titres de la presse parisienne.

Le Point mise d'alors sur sa capacité à renouveler le genre de l'hebdomadaire d'information, le « newsmagazine », du type Newsweek ou Time. En trois années, le journal réussit à atteindre l'équilibre financier puis à être largement bénéficiaire. Il est toujours, dans ce modèle.

Son directeur de la publication est Étienne Gernelle.

Actionnariats successifs[modifier | modifier le code]

Après la victoire de la gauche aux élections de 1981, Le Point quitte le groupe Hachette, dont la nationalisation est évoquée ; l'équipe dirigeante craint d'y perdre son autonomie. Le journal intègre le groupe de cinéma Gaumont, présidé par le richissime et libéral Nicolas Seydoux[5].

En 1992, souhaitant se désengager de son investissement dans Le Point, Nicolas Seydoux cède ses parts à la Générale Occidentale[6]. Un GIE « L'Express-Le Point » prend alors naissance pour gérer en particulier la publicité, source importante de revenus. Cet étrange attelage de deux hebdomadaires concurrents ne durera qu'un temps. En octobre 1995, la CGE, devenue Alcatel-Alsthom, fait apport de ses activités de presse à CEP communication, une filiale d'Havas, groupe dont Alcatel (Pdg : Serge Tchuruk) devient l'actionnaire principal.

En 1997, le journal est racheté par l'homme d'affaire François Pinault, PDG de la holding Artémis et présenté comme un proche de Jacques Chirac. François Pinault prend à travers son groupe le contrôle du Point. Claude Imbert, en garant de la continuité du journal et de sa ligne, demeure l'un des éditorialistes principaux.

Dates clés[modifier | modifier le code]

  • En 1975, grâce à l'accroissement de son audience et de ses recettes publicitaires, Le Point atteint, dès sa troisième année, son seuil de rentabilité. Il compte 150 collaborateurs.
  • Le , la société Gaumont rachète 51 % du capital du Point à Hachette, l'actionnaire initial et devient ainsi l'actionnaire principal du journal.
  • En décembre 1985, après le départ d'Olivier Chevrillon, Jacques Duquesne, directeur adjoint de la rédaction, est nommé président-directeur général.
  • En septembre 1992, La "Générale Occidentale", filiale d'Alcatel-Alstom, acquiert 40 % du capital. Elle devient actionnaire majoritaire du Point en septembre 1993. Création du GIE L'Express-Le Point.
  • Le , Le Point présente sa nouvelle formule : dos carré, nouvelle maquette, nouveau logo, format agrandi, prix en baisse. La diffusion du journal augmente régulièrement.
  • Le , lancement de la première édition ciblée du Point : « Le Point Grandes écoles et universités », suivie, en octobre 1995, par une édition Affaires en collaboration avec Business Week.
  • En janvier 2001, Le Point adopte une version rénovée de sa formule : nouveau logo, format élargi, pagination renforcée, nouvelles rubriques.
  • Le 18 janvier 2014, Franz-Olivier Giesbert annonce qu'il va quitter volontairement la présidence du Point, ne s'estimant plus « l'homme de la situation » (voir l'interview de Télérama du 13 janvier 2014[7]). Il est remplacé par Étienne Gernelle, ancien directeur de la rédaction.
  • En février 2017, la directrice adjointe de la rédaction fait l’objet d’un licenciement pour faute grave, sans indemnités ni préavis. Selon son avocat, la procédure légale n’a pas été respectée parce que le motif du limogeage est « inavouable »[8].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Diffusion moyenne du Point par numéro[1],[9]
Titre 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Diffusion totale
(gratuits inclus)
408 931 443 956 443 738 434 745 429 650 430 086 432 813 417 940 401 171 380 222 355 586
Diffusion France payée - - - - - - 412 286 399 291 383 559 364 085 340 253
Évolution - - - - - - - en diminution- 3,2 % en diminution- 3,9 % en diminution- 5,1 % en diminution- 6,5 %

Aide financière de l'État[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des aides de l'État à la presse écrite, Le Point touche environ 4,5 millions d'euros par an de subventions[10],[11],[12], auxquelles s'ajoutent des aides financières allouées par le ministère de la Culture et de la Communication[13].

Équipe de direction[modifier | modifier le code]

Direction Générale[modifier | modifier le code]

  • Président directeur général : Olivier Mégean
  • Directeur de la publication : Étienne Gernelle
  • Directeur général délégué : François Claverie

Direction de la rédaction[modifier | modifier le code]

Directeurs opérationnels[modifier | modifier le code]

  • Directrice de la diffusion : Dominique Dirand
  • Directrice marketing adjointe chargée des activités numériques : Natasha Oleksiak
  • Directrice de la communication et des partenariats : Sophie Gournay
  • Directeur administratif et financier : Anne-Laure Richard-Laffitte
  • Directeur des ressources humaines : Jérôme Dabeck
  • Directeur informatique et multimédia : Olivier Bost

Chroniqueurs[modifier | modifier le code]

Différemment des usages de la presse hebdomadaire et contrairement à ses habitudes passées, depuis plusieurs années Le Point ne publie plus que très irrégulièrement son ours dans ses pages. Le numéro du 22 novembre 2007 l'a rendu public.

Collaboratrices et collaborateurs actuels[modifier | modifier le code]

Anciens collaborateurs du Point[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b ACPM, Le Point - Diffusion France payée 2016
  2. http://www.integrersciencespo.fr/index.php?article15/orientations-politiques-de-la-presse-etrangere
  3. Avec L'Obs, l'Express, Marianne et Valeurs actuelles, en exceptant Le Figaro Magazine, qui est un supplément
  4. « La Presse à la Une, Le Point, n°1, 25 septembre 1972. », sur expositions.bnf.fr
  5. Michel Jamet, « Le « Point » un new-magazine à l'état pur », Communication et langages, vol. 52, no 52,‎ , p. 96-106 (lire en ligne)
  6. fondée par James Goldsmith et ancrée depuis 1987 à la CGE, qui possède aussi L'Express
  7. Franz-Olivier Giesbert : « Je ne suis plus l’homme de la situation », Télérama du 13 janvier 2014.
  8. « La directrice adjointe du «Point» est licenciée pour «motif inavouable» », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  9. Diffusion Contrôle, 2012, site Office de Justification de la Diffusion 2005
  10. Rapport de la Cour des Comptes sur les aides à la presse écrite, 18 septembre 2013.
  11. Les mensonges du Point sur « la France des assistés », Politis, 25 octobre 2013.
  12. Le Plan d'aide à la presse écrite 2009-2011, p. 647, rapport de la Cour des comptes de France.
  13. Budget 2012 du ministère de la Culture et de la Communication, 28 septembre 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Le Point.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]