Coulogne

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Coulogne
Coulogne
L'église Saint-Jacques.
Blason de Coulogne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Calais
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers
Maire
Mandat
Isabelle Muys
2020-2026
Code postal 62137
Code commune 62244
Démographie
Gentilé Coulonnois
Population
municipale
5 401 hab. (2018 en diminution de 1,33 % par rapport à 2013)
Densité 590 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 55′ 30″ nord, 1° 53′ 09″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 7 m
Superficie 9,16 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Calais
(banlieue)
Aire d'attraction Calais
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Calais-2
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Coulogne
Liens
Site web ville-coulogne.fr

Coulogne est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Coulogne est une petite ville française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région du Nord-Pas-de-Calais. À proximité du littoral de la Côte d'Opale, la ville se trouve à la limite sud de la ville de Calais ainsi qu'à 30 km au nord-est de Boulogne-sur-Mer[1], 37 km à l'ouest de Dunkerque[2], 90 km au nord-ouest de Lille[3] et 230 km au nord de Paris[4] à vol d'oiseau.

La commune appartient à la communauté d'agglomération du Calaisis.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Calais Rose des vents
Coquelles N Marck
O    Coulogne    E
S
Hames-Boucres Les Attaques

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Coulogne est située à proximité de l'entrée française du tunnel sous la Manche qui permet de rejoindre l'Angleterre.

Elle est également située à proximité de l'autoroute A16, qui relie la frontière avec la Belgique à la région parisienne via Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Abbeville, Amiens et Beauvais, et l'autoroute A26 qui relie Calais à Troyes via Arras, Saint-Quentin et Reims.

La ville est située à proximité de la gare de Calais-Fréthun (desservie par des Eurostar vers Londres, Bruxelles ou Paris, par des TGV, des TER, mais aussi des TERGV vers Lille-Europe et Boulogne-Ville).

Coulogne est également située à proximité du port de Calais, premier port français pour le trafic de voyageurs entre la France et l'Angleterre.

Coulogne est desservie par la ligne   7   du réseau Imag'in ainsi que par la  Majest'in , une navette fluviale.

La source aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En raison des pollutions issues de l'industrialisation des alentours de Calais, la source a été intégrée au réseau commun et se jette désormais dans le canal adjacent. Une plaque commémorative et indicative en bronze en marque encore l'emplacement[5].

Pont sur le Canal de Calais. Nouveau débouché de la source du Pont aux Etoupes(aval)

Centre d'intérêt patrimonial[modifier | modifier le code]

La source du Pont aux Etoupes près du lieu-dit des Marmoussets a longtemps servi comme « remède populaire ». Les habitants de la commune et des communes voisines venaient en puiser les eaux. Cette spécificité n'est pas propre à la commune puisqu'elle est courante dans les départements du nord de la France[6]. Un contrôle a été mis en place à la suite du succès qui induisit des débordements et parfois de la violence aux abords. Par la suite, le conseil municipal interdit toute commercialisation. La ferveur populaire et la croyances en des vertus miraculeuses ne sont pas propre à la source du Pont aux Etoupes mais communes aux sources de la région[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Coulogne est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Calais, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[11] et 98 712 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Calais dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (73,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,8 %), zones urbanisées (30,3 %), prairies (11,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Vient du latin colonicus « colonie, ferme » : Colonia Sancti Vulmari (Xe siècle), Colonia (1112), Couloigne (1276), Couloingne (1309), Coloigne (1296), Coln (1344), Colham ou Collam (1556), Collongne (1583), Haute et basse Coulogne (1584), Couloine (XVIIe siècle)[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au tout début de son histoire, Coulogne n’était qu’une petite île, une sorte de banc de galets déposés par la mer qui occupait la région entre 5500 et 2000 avant J.C. Peu à peu, la mer se retire, laissant émerger des îlots où la terre est assez fertile. Plusieurs peuples s’y installent successivement et vivent de l’élevage, de la pêche et de l’artisanat. Mais à partir du IVe siècle, la mer envahit de nouveau la plaine. Au début du XIe siècle, l’intérieur du pays n’est plus submergé que par les marées d’équinoxe. C’est pourquoi l’agriculture se fera au moins jusqu’au XVIe siècle au gré de la nature.

Au Moyen Âge, les rivières du Calaisis étaient très réputées car on y pêchait abondamment des poissons d’eau douce mais aussi de mer. Au XIe siècle, les abbayes de Saint-Wulmer (Colonia Wulméris - d’où le nom de Coulogne) et de Saint-Bertin possédaient des pêcheries sur la rivière qui traversait Coulogne et s’estimaient donc en droits de réclamer une part de la pêche. Mais le jour où les moines vinrent percevoir la dîme sur le poisson auprès des pêcheurs coulonnois, ceux-ci refusèrent, ce qui provoqua une révolte difficilement maîtrisée.

Coulogne possédait également un château féodal sur une motte artificielle. Il s’agissait d’une tour de bois entourée d’une palissade et d’un fossé protecteur. Au XIIIe siècle, Pierre li Frérons, sénéchal du Boulonnais, possède ce château ; il y rend la justice. Or en 1251, lors d’un différend opposant le baron de Marck à l’abbaye de Saint-Bertin au sujet d’une terre, Pierre li Frérons donne tort aux moines qui étaient pourtant dans leur plein droit. Afin de réparer cette injustice, les échevins convoquent Pierre li Frérons qui refuse de comparaître. L’assemblée locale décide en conséquence de lui appliquer le droit d’arsin ; c’est une coutume qui consiste à détruire l’habitation d’une personne ayant commis un acte répréhensible et qui n’a pas été soumis à la justice ordinaire. Le 24 octobre 1251, 390 hommes armés détruisent à coups de pioche et par le feu le château et le pillent pour venger les moines de Saint-Bertin. C’est ainsi que disparut le château féodal à Coulogne et que Pierre li Frérons devint le premier personnage de l’histoire du village.

En septembre 1346, les troupes anglaises d’Édouard III arrivent à Calais et trouvent une ville solidement défendue. Il leur faudra onze mois pour obtenir la reddition d’une population affamée : c’est l’épisode des Six Bourgeois. Mais la ville et le Pale, donc Coulogne, seront anglaises pendant un peu plus de deux siècles.

L’année 1558 marque la fin de la présence anglaise dans le Calaisis. Nous sommes sous le règne du roi de France Henri II. À la suite d’une campagne audacieuse mais bien préparée et qui ne dura que huit jours, le duc François de Guise parvient à reconquérir Calais. Coulogne est également libérée ; une nouvelle ère commence.

Il fallait repeupler rapidement le « pays reconquis ». Le roi de France propose des offres avantageuses et parvient à attirer d’abord d’humbles protestants fuyant les Pays-Bas où ils étaient persécutés pour leurs idées. Ils furent suivis par d’autres protestants possédant une grand savoir-faire dans les domaines artisanal, commercial, scientifique.

Ceci contribua au développement économique du Calaisis dont le gouvernement avait été confié par Henri IV à Dominique de Vic, lui-même protestant.

Aussi, la révocation de l’édit de Nantes (1685) fut-elle une véritable catastrophe pour notre cité. En effet, si le village ne connaît pas de persécutions cruelles, presque tous ceux qui avaient fait sa prospérité durent s’exiler.

À partir de 1789, notre village apparaît largement épargné par le tourbillon des événements révolutionnaires. Et le début du XIXe siècle confirme le calme antérieur de la petite bourgade à l’exception de quelques décisions dont les répressions n’eurent pas d’incidence durable.

Tout le XIXe siècle et le début du XXe furent bouleversés par l’invention de machines utilisées dans les usines et pour le transport ; c’est la révolution industrielle qui va changer le visage de notre commune. La première grande nouveauté à Coulogne fut l’inauguration de la ligne de chemin de fer Calais-Paris en septembre 1848 mais il faudra attendre 1890 pour qu’une halte soit établie à Coulogne.

Entre temps, la cité devient une véritable petite ville d’autant que dans les années 1880, le tramway hippomobile, une voiture sur rail tirée par deux chevaux, fait son apparition. Le réseau est électrifié en 1901 et, sous le patronage de la STCE , il relie Coulogne à la gare des Fontinettes, la Planche Tournoire Guînes…Plus lent que le train, le tramway est moins coûteux, ce qui permet aux ouvrier de s’installer en banlieue (le Marais). La population augmente donc considérablement et l’ambiance de notre petite commune est très animée. On se réunit dans la bonne humeur, dans les cafés proches des passages à niveau, on donne régulièrement des bals les dimanches et jours de fête…À partir de 1932, le succès du bus comme nouveau moyen de transport vient à nouveau modifier le paysage communal.

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre 1914-1918, nos alliés britanniques établirent une base stratégique dans la région. Ces installations sont connues sous le nom de « Camp Vendroux » car elles se trouvaient en grande partie à Coulogne, sur les terres de cette célèbre famille. Sur une surface considérable, des « baraques » en bois sont édifiées afin d’y déposer du matériel de guerre (munitions, fils de fer barbelés) mais aussi des céréales. En tout près de 35000 soldats, de toutes origines, s’affairèrent dans le Calaisis, transformant la modeste commune en une véritable petite cité cosmopolite. En effet, le Royaume-Uni est alors à la tête d’un empire colonial immense ; des coolies chinois, du Chinese Labour Corps, ont ainsi passé une partie de leur existence à Coulogne.

Coulogne dépend du commandement d'étapes ayant son siège à Nouvelle-Église, (élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement d'étapes, en arrière du front)[19]. En juillet 1917, se trouvent ainsi, entre autres, à Coulogne un camp anglais de prisonniers de guerre et un dépôt anglais de prisonniers de droit commun[20]. Le 22 août 1917, s'est déclaré dans une ferme un cas de scarlatine compliqué de diphtérie, ce qui a obligé à des précautions pour éviter de contaminer des soldats cantonnés sur la commune[21]. Le 13 septembre 1917, un hôpital belge stationne au Beau Marais, section de la commune de Coulogne[22]. Le commandement d'étapes est transféré à Saint-Folquin le 1er décembre 1917. La commune dépend également en 1917-1918 du commandement d'étapes installé à Frethun puis à Coulogne même le 1er décembre 1917. Elle a donc accueilli des troupes à ces différents titres[19]. Coulogne dépend également du commandement d'étapes de Guînes[19].

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Quant à la seconde Guerre mondiale, la commune a subi l’occupation allemande en même temps que Calais et fut libérée le 30 septembre 1944 par des unités canadiennes. Pendant le conflit, les Allemands installèrent d’efficaces batteries anti-aériennes sur le terrain de la commune et comme partout, on déplore des victimes militaires et civiles et des prisonniers de guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Après un passage à gauche entre 2014 et 2020, la ville revient dans l’escarcelle de la droite locale avec l’élection d’Isabelle Muys, candidate soutenue par la droite locale à l’élection municipale de 2020 face au maire PS sortant.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 1989 Albert Gommez   Commissaire divisionnaire
mars 1989 mars 2001 Albert Béharelle   Clerc de notaire
mars 2001 mars 2014 Jean-Claude Dubut DVD  
mars 2014 juillet 2020 Alain Fauquet PS  
juillet 2020[23] En cours
(au 2 décembre 2020)
Isabelle Muys DVD Agricultrice

Démographie[modifier | modifier le code]

Coulogne dans son canton et son arrondissement.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2018, la commune comptait 5 401 habitants[Note 3], en diminution de 1,33 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
398452487536595696659656677
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7307427998128831 0431 2671 3411 399
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4241 7071 9502 2542 3182 6412 7593 0633 125
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 8984 7835 1945 3475 8095 7895 9405 7475 414
2018 - - - - - - - -
5 401--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 20,6 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 25,1 %).
Pyramide des âges à Coulogne en 2007 en pourcentage[28]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
0,4 
5,5 
75 à 89 ans
8,7 
14,8 
60 à 74 ans
16,0 
24,2 
45 à 59 ans
23,6 
17,3 
30 à 44 ans
18,5 
19,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,6 
0 à 14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Plusieurs sports sont pratiqués dans cette commune, dont :

  • Le twirling
  • Le tir à l'arc
  • La danse
  • Le judo
  • Le football
  • Le basketball
  • Le tennis de table
  • Le tennis

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques.

Espaces culturels[modifier | modifier le code]

  • La médiathèque l'Octogone a ouvert ses portes le 19 mai 2015 et a été inaugurée le 23 et 24 mai 2015.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le capitaine Louis Laurent François Hippolyte Dutertre né le 10 août 1807 dans la maison de campagne de ses parents à Coulogne. Militaire, il fait partie du 8e Bataillon des chasseurs d’Orléans et participe à la conquête de l’Algérie. Un jour de septembre 1845, lors d’un affrontement avec des hommes d’Abd-el-Kader, Dutertre et ses hommes tombent dans un piège. Notre capitaine blessé au ventre est remis à l’émir qui lui ordonne de demander à ses camarades qui résistent encore de se rendre sinon il sera décapité. Amené sur les lieux et devant son refus, il fut sur le champ abattu par ses gardiens puis comme promis eut la tête tranchée.
  • Charles Oudinot de Reggio (1819-1858). Né le 10 mars 1819 à Paris, descendant d’une famille de la noblesse impériale (son père fut maréchal sous Napoléon), il fait des études militaires et demande à servir en Algérie. Chevalier de la Légion d’honneur, capitaine, commandant puis lieutenant-colonel en 1854, Charles Oudinot de Reggio a bien servi la France. En 1855, il demande la permission de se marier à une Calaisienne, Hermine Maressal de Marsilly. Les Oudinot ont fait construire à Coulogne une demeure aujourd’hui appelée château des Tourelles. La santé du général et comte se détériore rapidement et c’est au château des Tourelles qu’il décède le 10 décembre 1858. La sépulture du couple, restaurée en 2016, se trouve à proximité de l'église Saint-Jacques [30].
  • Dans le cimetière de Coulogne repose le sergent Fernand Devin (né à Coulogne le 27 avril 1913), radio mitrailleur d'un Bristol Blenheim du Groupe « Lorraine » qui, à court de carburant, disparut dans le désert le 5 février 1941, au retour d'une mission effectuée sur l'oasis de Koufra. L'appareil, intact, ne fut retrouvé – avec ses trois membres d'équipage décédés – qu'en 1959.
  • l'abbé Émile Dupuy (1921-1969), fondateur du lycée agricole de Coulogne.
  • Camille Cerf (1994-), Miss France 2015.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Coulogne Blason
D'azur au sautoir cousu de gueules* chargé en cœur d'une aigle de sable membrée d'argent.
Détails
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (gueules sur azur).
Adopté par la municipalité.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Curveiller (sous la direction de), De Colonia à Coulogne 2000, Lille, Le Téméraire, 2000, 192 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Distance à vol d'oiseau entre Coulogne et Boulogne-sur-Mer », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Coulogne et Dunkerque », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Coulogne et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Coulogne et Paris », sur www.lion1906.com (consulté le ).
  5. Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais, Commission départementale des monuments historique SUEUR-CHARRUEY, Libraire-Éditeur, 31 Petite Place, 62000 ARRAS 1875
  6. « Miraculeuses ou désaltérantes : aux sources du Nord - Pas-de-Calais », sur La Voix du Nord (consulté le ).
  7. « LA SOURCE MIRACULEUSE SAINTE GODELEINE », sur Nord Découverte, (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Calais », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Calais », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  17. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  18. Comte Auguste De Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, (lire en ligne), p. 110.
  19. a b et c « Journaux des marches et opérations des corps de troupe - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le ).
  20. Journal d'opérations du commandement d'étapes de Nouvelle-Église, p. 9, lire en ligne.
  21. Journal d'opérations du commandement d'étapes de Nouvelle-Église, p. 55, lire en ligne.
  22. Journal d'opérations du commandement d'étapes de Nouvelle-Église, p. 76, lire en ligne.
  23. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. « Évolution et structure de la population à Coulogne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  29. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  30. "Bulletin d'information de l'ACMN", vol. 18, no 3-4, juillet-décembre 2016, p. 49.