Éperlecques

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Éperlecques
L’église Saint-Léger
L’église Saint-Léger
Blason de Éperlecques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Saint-Omer
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Omer
Maire
Mandat
Laurent Denis
2014-2020
Code postal 62910
Code commune 62297
Démographie
Gentilé Éperlecquois
Population
municipale
3 411 hab. (2013)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 48′ 25″ Nord 2° 09′ 09″ Est / 50.806944, 2.1525
Altitude Min. 0 m – Max. 97 m
Superficie 25,56 km2
Localisation

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Éperlecques
Liens
Site web www.mairie-eperlecques.fr

Éperlecques est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Ses habitants sont appelés les Éperlecquois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue d'Hellebrouck (été 2007).

Situation et site[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale et elle est située à une extrémité du Marais audomarois. Elle se trouve à 10 km de Saint-Omer et 30 km de Calais.

La commune s'étend sur 2 550 ha dont 750 ha de forêt. Elle est composée de huit hameaux. En longueur, elle fait plus de 10 km. La forêt d'Éperlecques occupe une surface totale de 850 ha (avec la partie située en limite sud de Ruminghem) et constitue l'un des grands espaces naturels de l'agglomération.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Éperlecques
Muncq-Nieurlet Ruminghem Holque
Bayenghem-lès-Éperlecques Éperlecques Watten
Mentque-Nortbécourt Houlle

Topographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend au fond d'un large vallon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par un principal cours d'eau appelé la Liette, ou "petite rivière".

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Nord-Pas-de-Calais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Éperlecques

Les armes d'Éperlecques se blasonnent ainsi : Écartelé : au 1) et 4) d’azur aux trois barres d’or, au franc-quartier senestre billeté d’or et d’argent, au 2) et 3) d’argent aux trois étoiles d’azur.

Période romaine[modifier | modifier le code]

L’Histoire antique d’Eperlecques est encore relativement méconnue. Le nom est mentionné sous la forme latinisée Spirliacum au XIe siècle, nom typiquement gallo-romain en -acum qui a évolué en -ecques dans les régions néerlandophones et les villages néerlandophones jusque vers Le Touquet-Paris-Plage. le s final s'explique peut-être par les formes au pluriel en -iacas, caractéristique du Nord jusque la Normandie qui ont donné la terminaison -ies. Ce suffixe est précédé d'un nom d'homme mal déterminé, peut-être latin *Spurilius (non attesté), hypocoristique de Spurius[2], porté par un indigène gallo-romain.

Eu égard au mobilier archéologique retrouvé lors de chantiers ou travaux agricoles, un passé gallo-romain est bien attesté. En effet, des fragments de poteries romaines, des pièces de monnaie, et parfois des sépultures ont été mis au jour à quelques reprises. De plus, et cela pourrait expliquer la présence de vestiges romains, on sait qu’à l’époque Eperlecques était traversée par deux voies romaines, connues de nos jours sous le nom de Grande Rue (au nord du village), et la Grande Leulène (extrémité ouest).

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Le comte Gérard en donna le domaine au monastère de Saint-Vinnocq en 821[3].

En 1071 Robert-le-Frison, comte de Flandres, cède Eperlecques à Eustache, comte de Boulogne. Le château, pris par les Français en 1487, fut repris par les Bourguignons en 1489.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le château d'Éperlecques, défendu par son capitaine Gauthier de Bersaques, est pris par les Français en 1542[4]. Le maréchal de Châtillon se rend maître du château le 30 mai 1638; après deux jours de siège. Le maréchal de la Meillearaye détruit complètement le château en août 1639 après s’être emparé d'Hesdin puis, ayant fait sa jonction avec Maillé-Brezé après la chute de Lens (1641), il ravagea les faubourgs de Lille.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Éperlecques dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1925 1936 M. Seigre-Dereudre    
1945 1962 Louis Biecq    
1962 1971 Benjamin Roze    
1971 1983 Roger Decroix SE Agent SNCF
1983 2001 Gilles Cocquempot PS  
2001 2014 Michel Guilbert[5] PS Fonctionnaire au Trésor public
2014[6],[7],[8] en cours
(au 4 janvier 2015)
Laurent Denis PS Chef de cuisine

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 411 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 415 1 390 1 829 1 804 1 837 1 892 1 874 1 887 1 931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 971 1 924 1 950 2 052 2 133 2 230 2 233 2 301 2 142
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 156 2 139 2 128 1 994 1 984 2 052 2 058 1 794 1 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
2 061 2 168 2 276 2 556 2 785 2 885 3 135 3 131 3 350
2013 - - - - - - - -
3 411 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 14,8 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 19,1 %).
Pyramide des âges à Éperlecques en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
4,5 
75 à 89 ans
6,3 
10,2 
60 à 74 ans
12,4 
22,9 
45 à 59 ans
22,2 
20,3 
30 à 44 ans
19,0 
20,4 
15 à 29 ans
19,7 
21,5 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Ruine du moulin d'Éperlecques.

Renseignements issus de : Bases de données Ministère de la culture

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Léger du XVe siècle et sa tour en pierre blanche du XVIe
  • Chapelle Notre-Dame-des-Neiges du XIXe siècle (hameau du Gandspette), chapelle bénite le 19 août 1715[13].
  • 6 petites chapelles :
    • Notre-Dame-des-Trois-Cayelles (avant 1780, dans la forêt)
    • Notre-Dame-de-Lourdes (1907, rue de l'église)
    • Notre-Dame-des-Miracles (1912, rue du Mont)
    • Saint-Antoine (dans la forêt)
    • Saint-Pierre (rebâtie en 1837, rue Saint-Pierre)
    • de la Viergette (1957, rue du Pavillon).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Vivre à Éperlecques[modifier | modifier le code]

Éducation / Culture

  • École maternelle et primaire des Trois-Sites (publique répartie sur trois hameaux).
  • École maternelle et primaire Saint-Joseph (privée).
  • École de musique.
  • Bibliothèque municipale.
  • Centre aéré en juillet.

Associations, en tout plus de 25 associations.

Transports

Festivités et traditions[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Delozière, L'Histoire d'Eperlecques, foyer culturel de l'Houtland, réédition de 1994.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978.
  3. Louis Joseph Harbarville, Mémorial historique et archéologique du département du Pas-de-Calais, (lire en ligne)
  4. Louis Delozière, Histoire d'Éperlecques, par Louis Delozière,..., impr. de Hubert (Dunkerque), (lire en ligne)
  5. Jean-Marc Szuba, « Michel Guilbert, « exemple pour nous tous », devient maire honoraire d’Éperlecques : Michel Guilbert a été fait maire honoraire d’Éperlecques, mercredi soir. Une distinction qui met en avant un homme dont l’investissement au service des autres n’a eu d’égal que sa gentillesse de tous les instants, aussi bien avec les puissants qu’avec les humbles », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  6. « Première écharpe tricolore pour Laurent Denis, le jeune maire d’Éperlecques : Victorieuse de la confrontation du 23 mars avec plus de 60 % des voix, la liste « Éperlecques Demain » a logiquement élu, samedi, son leader Laurent Denis au poste de premier magistrat (17 suffrages et 6 bulletins blancs). », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  7. David Monnery, « Laurent Denis, le « gamin de la commune » devenu maire d’Éperlecques : Engagé en politique et membre du Parti socialiste depuis 2001, Laurent Denis est devenu maire en mars dernier. Itinéraire d’un enfant de la commune », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  8. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ (consulté le 4 janvier 2015)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  11. « Évolution et structure de la population à Éperlecques en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  13. Perrin, Miracle advenu en la Ville de Lyon en la personne d'un jeune enfant, lequel ayant esté mort vingt-quatre heures est ressuscité par l'intercession de la Sacrée Vièrge. Avec le vœu, prière et oraison faite par son Père et sa Mère, L. Perrin, « Miracle advenu en la Ville de Lyon en la personne d'un jeune enfant, lequel ayant esté mort vingt-quatre heures est ressuscité par l'intercession de la Sacrée Vièrge. Avec le vœu, prière et oraison faite par son Père et sa Mère », sur Google Books, Bibliothèque municipale de Lyon (Bibliothèque jésuite des Fontaines),‎