Côte d'Opale

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Côte d'Opale
Le Cap Gris-Nez, entre Boulogne et Calais.
Le Cap Gris-Nez, entre Boulogne et Calais.
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Départements Pas-de-Calais, Nord
Aires protégées Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale
Coordonnées géographiques 50° 43′ 35″ N 1° 36′ 53″ E / 50.7264, 1.614750° 43′ 35″ N 1° 36′ 53″ E / 50.7264, 1.6147
Étendue d'eau Manche, pas de Calais, Mer du Nord
Longueur 120 km[1]
Extrémités Frontière belge (nord-est)
Authie (sud-ouest)
Nature des rivages Plages, dunes, falaises...
Principales plages Berck, Le Touquet, Hardelot, Wimereux, Wissant
Cours d'eau Aa, Liane, Canche, Authie
Caps et péninsules Cap Gris-Nez, Cap Blanc-Nez
Ports Boulogne, Calais, Dunkerque, Étaples
Origine du nom Édouard Lévêque février 1911

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Côte d'Opale
Carte topographique de la Côte d'Opale et de la baie de Somme.

La Côte d’Opale est une région côtière française située entre la Côte belge et la baie de Somme, en face des falaises du sud-est de l’Angleterre, bordant la Manche et la mer du Nord.

Origine et variantes de la dénomination[modifier | modifier le code]

Édouard Lévêque, peintre touquettois, écrivain, botaniste, est l'inventeur de l'appellation « Côte d’Opale » en février 1911. Il nommait ainsi le littoral entre Le Crotoy et Équihen-Plage, en hommage à sa lumière si particulière et changeante[2]. De toutes les appellations proposées, c'est la seule qui a subsisté et qui a fait du Touquet-Paris-Plage la « perle de la Côte d’Opale ». Par la suite et encore aujourd'hui, cette appellation est utilisée pour désigner l'ensemble du littoral des départements du Nord et du Pas-de-Calais.

Les limites de la Côte d'Opale sont un peu floues. Pour certains, elle regroupe uniquement les villes du littoral (ou proches du littoral) alors que, pour d'autres, elle couvre une surface beaucoup plus importante, comportant des villes situées jusqu'à 50 km des côtes comme Saint-Omer, Hazebrouck ou Aire-sur-la-Lys. Plus précisément, dans le respect de l’orthotypographie[réf. souhaitée], on appellerait « côte d’Opale » (en minuscule et sans trait d'union) l'espace géographique abritant les villes du littoral, et « Côte-d’Opale » (avec une majuscule au début et un trait d'union, comme pour les toponymes administratifs) le syndicat mixte qui devient pôle métropolitain rassemblant les 920 000 habitants[3] de 354 communes[réf. souhaitée] entre les départements du Pas-de-Calais et du Nord.

On appelle aussi "Dunes de Flandres" (ou Côte des Dunes de Flandres) la partie de la Côte d'Opale située dans le département du Nord, autour de Dunkerque. L'appartenance de cette zone à l’appellation « Côte d'Opale » est également incertaine et n'est pas une évidence pour tous.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la Côte d'Opale englobe le littoral des arrondissements de Dunkerque, de Calais, de Saint-Omer, de Boulogne-sur-Mer et de Montreuil[4], soit 120 km de côtes entre la frontière belge et la frontière entre le Pas-de-Calais et la Somme (au niveau de Berck).

Les grandes villes sont Dunkerque (ville de 90 000 habitants et aire urbaine de 250 000 habitants), Calais (ville de 75 000 habitants et aire urbaine de 125 000 habitants) et Boulogne-sur-Mer (ville de 45 000 habitants et aire urbaine de 135 000 habitants). Du fait de sa position centrale parmi les principales plages et sites touristiques de la région, Boulogne-sur-Mer est considérée par beaucoup comme la « capitale de la Côte d'Opale »[5],[6].

Géologie, reliefs et paysages[modifier | modifier le code]

La Côte d'Opale réunit des paysages variés de plages, dunes, marais, estuaires, falaises et milieux intérieurs.

La Côte d’Opale est marquée par la présence de deux grandes falaises situées entre Calais et Boulogne : le cap Blanc-Nez, culminant à 132 m et le cap Gris-Nez, atteignant 50 m. Ce dernier est le point du littoral français le plus proche de l'Angleterre.

Le relief laisse place à des plages de sable fin, interrompues successivement par la réserve naturelle de la Baie de Canche et la Baie d'Authie.

Les « dunes et estuaire d’opale » sont une des grandes entités paysagères retenues par l'Atlas régional des paysages de 2008[7].

Environnement et écologie[modifier | modifier le code]

Dunes et plage près du Touquet, entre la Canche et l'Authie

L'environnement marin de cette partie de la France est caractérisé par une mer très turbide et à fort courant, avec des marées et zones intertidales importantes.

Les macroalgues sont rares sur les fonds sableux et vaseux, mais présentes sur les fonds rocheux et certaines épaves[8]. Comme partout en France, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) note une régression des grandes algues, et même des fucacées pourtant considérées comme particulièrement résistantes. Cela est pour partie et localement dû à une collecte excessive de fucus pour décorer les étals de poissonniers ou les paniers d'huîtres, mais d'autres raisons sont à trouver, car cette régression semble générale (résidus de pesticides ? pathogène, réchauffement climatique ?...).

Côté terrestre, les dunes, les falaises, les estuaires et les marais arrières littoraux offrent une grande richesse de paysages et d'habitats naturels, en partie plus ou moins protégés grâce au conservatoire du littoral et à d'autres acteurs et outils de restauration, protection et gestion des milieux naturels relictuels.

La montée de la mer, l'urbanisation et la fragmentation écologique par les routes, la pollution lumineuse, la pollution d'origine urbaine, routière, agricole, portuaire et industrielle conjuguent leurs effets dégradants pour les milieux. Une dynamique de GIZC (Gestion intégrée des zones côtières) est expérimentée sur ce littoral. La côte d'Opale est un corridor de migration aviaire de première importance pour l'Europe et la zone paléarctique nord occidentale couverte par l'accord international dit AEWA. Les grenailles de plomb sont depuis peu[Quand ?] interdites dans les cartouches pour les tirs effectués dans les zones humides, ce qui devrait peu à peu diminuer le nombre d'oiseaux victimes de saturnisme aviaire.

Article détaillé : Pas de Calais.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

La Côte d'Opale est sous un climat océanique marqué. Les amplitudes thermiques sont faibles, les hivers sont doux et les étés frais. Les jours de gelée et de neige sont peu nombreux. Le territoire est fortement soumis aux vents pendant toute l'année, ce qui rend le temps instable. Entre les différentes villes de la côte, on observe néanmoins des disparités dues à l'orientation de la mer et donc des vents dominants (ouest entre Berck et les Deux Caps, nord entre les Deux Caps et la frontière belge).

Économie[modifier | modifier le code]

L'agglomération de Dunkerque est très urbaine et industrielle. Le grand port maritime de Dunkerque est aujourd'hui le 3e port de commerce de France, derrière les ports de Marseille et du Havre.

Le Sud de la Côte d'Opale est davantage rural et agricole, et son économie est davantage lié au tourisme, avec néanmoins des places urbaines et portuaires importantes. Le port de Boulogne-sur-Mer est le premier port de pêche de France mais aussi un important port de commerce. Quant à Calais, il occupe la place de premier port d’Europe pour les échanges avec la Grande-Bretagne.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Stations balnéaires[modifier | modifier le code]

Blériot-Plage à Sangatte.
Digue de Wimereux.
Chemin d'accès à la plage d'Écault.

Les différentes stations de la Côte attirent les estivants avec un large éventail d’activités ainsi qu’avec de nombreuses villes portuaires chargées d’histoire. Des stations balnéaires s'égrènent de Bray-Dunes (au nord) à Berck (au sud) :

Sites naturels[modifier | modifier le code]

La baie de Wissant.
Vue du mont Saint-Frieux à Neufchâtel-Hardelot.

Autres éléments touristiques[modifier | modifier le code]

Outre ses plages et ses sites naturels, la Côte d'Opale abrite de nombreux sites touristiques attractifs. Le centre national de la mer, Nausicaá, situé à Boulogne-sur-Mer, est le site le plus visité de la région. Il y a également de nombreux monuments historiques : la Colonne de la Grande Armée, les citadelles de Calais, Boulogne et Montreuil, des forts, des châteaux, les beffrois de Boulogne, Calais et Dunkerque, des églises, des phares, etc.

De nombreuses activités sportives sont proposées sur la Côte d'Opale : golf, tennis, sports nautiques (char à voile, cerf-volant, speed sail, kitesurf, canoë), etc. On compte aussi plusieurs parcs d'attractions : Bagatelle à Merlimont, Aqualud au Touquet.

Arts[modifier | modifier le code]

Bon nombre d'artistes se sont inspirés des paysages de la Côte d'Opale et de sa lumière.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Bourgois
  • Michel Quint, auteur entre autres du livre qui a inspiré le film "Effroyables jardins"
  • Nadine Ribault, dont les livres "Festina Lente", "Le vent et la lumière", "Matière première" et "Carnets de la Côte d'Opale" s'inscrivent dans les paysages de cette région.

Peintres[modifier | modifier le code]

Photographes[modifier | modifier le code]

Musiciens[modifier | modifier le code]

Réalisateurs[modifier | modifier le code]

Festivités[modifier | modifier le code]

Organisation politique et administrative[modifier | modifier le code]

Le Pôle métropolitain de la Côte d'Opale regroupe 17 structures de coopération intercommunale : Communauté urbaine de Dunkerque, Communauté de communes des Hauts de Flandre, Communauté de communes de la Région d'Audruicq, Communauté d'agglomération de Saint-Omer, Communauté de communes du Pays d'Aire, Communauté de communes de la Morinie, Communauté de communes du canton de Fauquembergues, Communauté de communes du Pays de Lumbres, Communauté de communes des Trois Pays, Communauté d'agglomération du Calaisis, Communauté de communes du Sud-Ouest du Calaisis, Communauté de communes de la terre des deux caps, Communauté d'agglomération du Boulonnais, Communauté de communes de Desvres-Samer, Communauté de communes mer et terres d'Opale, Communauté de communes du Montreuillois, Communauté de communes Opale Sud, ainsi que des représentants du Conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, du Conseil départemental du Nord et du Conseil départemental du Pas-de-Calais.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Nadine Ribault, Carnets de la Côte d'Opale - L'infini arrive pieds nus sur cette terre, aux Éditions Le mot et le reste, 2016

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Cote d'Opale, en Pas-de-Calais, avec l'Agence de Développement et de réservation touristiques du Pas-de-Calais sur www.pas-de-calais.com, consulté le 24 mars 2013
  2. Le Touquet-Paris-Plage à l’aube de son nouveau siècle, éditions Flandres-Artois-Côte d’Opale, août 1982, p. 22
  3. Pôle métropolitain Côte d'Opale sur www.poles-metropolitains.fr, consulté le 25 décembre 2015
  4. Site Syndicat mixte de la Côte d'Opale, consulté le 31 août 2007
  5. Saveurs et savoir-faire sur www.ville-boulogne-sur-mer.fr
  6. Port transmanche de Boulogne-sur-Mer | À découvrir sur www.portboulogne.com
  7. Voir le chapitre Approche territoriale "dunes et estuaire d’opale" de l'Atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais, DIRNE, 2008, PDF, 10.3 Mo.
  8. Delebecq G Gevaert F. Les Macroalgues de la Côte d’Opale : un siècle d’inventaires et perspectives actuelles, /Oceanis.