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Élection présidentielle française de 2017

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Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent.
 

Précédent 2012 Drapeau de la France
Élection présidentielle française de 2017

(1er tour)

(2e tour)
Type d’élection Élection présidentielle
Scrutin uninominal majoritaire à deux tours
Corps électoral et résultats
Population 66 990 826[2]
Inscrits 47 582 183[1]
Votants 37 003 728
77,77 %  −1,7
Votes valables 36 054 394
Votes nuls 289 337
Votes blancs 659 997
Emmanuel Macron par Claude Truong-Ngoc avril 2015.jpg Emmanuel Macron – EM
Voix 8 656 346
24,01 %
Le Pen, Marine-9586 (cropped).jpg Marine Le Pen – FN
Voix 7 678 491
21,30 %
 +3,4
François Fillon 2010.jpg François Fillon – LR
Voix 7 212 995
20,01 %
Meeting Mélenchon Toulouse - 2017-04-16 - Jean-Luc Mélenchon - 41 (cropped).jpg Jean-Luc Mélenchon – FI
Voix 7 059 951
19,58 %
 +8,5
Benoit Hamon (23761616132) (cropped).jpg Benoît Hamon – PS
Voix 2 291 288
6,36 %
Portrait 3 - Flickr - dupontaignan (cropped).jpg Nicolas Dupont-Aignan – DLF
Voix 1 695 000
4,70 %
 +2,9
MoDem regional elections 2010-01-24 n18.jpg Jean Lassalle – Résistons !
Voix 435 301
1,21 %
Philippe Poutou 2011 (cropped).jpg Philippe Poutou – NPA
Voix 394 505
1,09 %
 −0,1
François ASSELINEAU.jpg François Asselineau – UPR
Voix 332 547
0,92 %
2017-02-11 16-10-22 meeting-lo-belfort (cropped).jpg Nathalie Arthaud – LO
Voix 232 384
0,64 %
 +0,1
Jacques-Cheminade 2.jpg Jacques Cheminade – S&P
Voix 65 586
0,18 %
 −0,1
Résultats du premier tour par département
Carte
Résultats (premier tour)
  •      Emmanuel Macron
  •      Marine Le Pen
  •      François Fillon
  •      Jean-Luc Mélenchon
Président de la République
Sortant
François Hollande
(PS)
elections.interieur.gouv.fr

L'élection présidentielle française de 2017 a lieu les dimanches et — par dérogation : les samedis et dans plusieurs territoires hors métropole[3]. Elle vise à élire le président de la République française pour un mandat de cinq ans. Il s'agit de la onzième élection présidentielle de la Cinquième République et de la dixième au suffrage universel direct. Elle désigne le successeur du président sortant François Hollande qui a fait le choix de ne pas se présenter à sa propre succession, fait inédit pour un président de la Cinquième République en fin de premier mandat. Autre inédit, c’est la première fois qu’une élection présidentielle se déroule sous état d’urgence.

Au terme du premier tour de scrutin effectué avec onze candidats, Emmanuel Macron arrive en tête devant Marine Le Pen et tous deux se qualifient pour le second tour. Mais avec François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, les quatre candidats arrivés en tête se tiennent dans un faible écart de 4,43 % des voix. Nouvelle situation inédite ainsi créée : aucun des candidats des deux partis politiques pourvoyeurs jusque-là des présidents de la Cinquième République n’est présent au second tour.

Cette élection est suivie par les élections législatives les et .

Mode de scrutin

Le président de la République est élu au suffrage universel direct. Il est élu pour un mandat de cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours[4].

Si aucun candidat ne recueille la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour de scrutin, un second tour a lieu quatorze jours plus tard où seuls peuvent se présenter les deux candidats arrivés en tête au premier tour après retrait éventuel de candidats mieux placés[5].

Chaque candidat doit satisfaire à plusieurs conditions :

  • être de nationalité française et ne pas être privé de ses droits civiques concernant l'éligibilité ;
  • avoir au minimum 18 ans ;
  • être inscrit sur une liste électorale ;
  • avoir établi une déclaration de situation patrimoniale ;
  • posséder un compte bancaire de campagne.
  • recueillir 500 « parrainages » de parlementaires ou d'élus locaux : ces parrainages doivent provenir d'au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer différents et pas plus d'un dixième des élus signataires ne doit provenir du même département ou de la même collectivité d'outre-mer. La période de réception des parrainages va du au [6]. La loi organique du de modernisation de diverses règles applicables à l'élection présidentielle impose la publication de l'ensemble des noms, au lieu de 500 tirés au sort comme c'était le cas antérieurement[7]. Ils doivent être envoyés directement au Conseil constitutionnel, par voie postale, qui les publie au fur et à mesure sur le site mis en place pour cette élection.

La Constitution prévoit que[5] :

  • en cas d'empêchement ou décès dans la dernière semaine de dépôt des candidatures d'une personne qui a annoncé son intention d'être candidate, le Conseil constitutionnel peut reporter l'élection ;
  • en cas d'empêchement ou décès d'un candidat avant le premier tour, l'élection est reportée ;
  • en cas d'empêchement ou décès d'un candidat qualifié pour le second tour, il est procédé de nouveau à l'ensemble des opérations électorales.

Le Conseil constitutionnel est, selon l'article 58 de la Constitution, garant de la régularité de l'élection, de l'examen des réclamations et de la proclamation des résultats.

Logo de l'élection présidentielle française de 2017.

Le corps électoral annoncé début mars est 45,678 millions d'inscrits (en hausse de 824 000 unités, + 1,8%), soit 88,6 % des Français majeurs résidant sur le territoire, et 1,3 million de Français établis hors de France inscrits sur les listes électorales consulaires. Comme tous les cinq ans, le nombre de nouveaux inscrits connaît un pic de 1,562 million de nouveaux électeurs[8]. Toutefois, un rapport parlementaire de 2016 portant sur l’élection de 2012 chiffrait le nombre de mal-inscrits (inscrits dans une autre ville que celle où ils résident), à 6,5 millions[9].

Contexte

La campagne et la désignation des candidats rompent avec celles des élections présidentielles précédentes, lui revêtant un caractère d'imprévisibilité et annonçant une certaine recomposition du paysage politique français. Pour la première fois sous la Ve République, le président sortant, François Hollande, choisit de ne pas être candidat à sa succession à l'issue de son premier mandat. Le résultat des primaires ouvertes organisées par les deux grands partis de gouvernement crée également la surprise : les favoris (Alain Juppé, et dans une moindre mesure Nicolas Sarkozy, pour Les Républicains ; Manuel Valls et Arnaud Montebourg pour le Parti socialiste) se voient éliminés au profit de candidats moins attendus (François Fillon et Benoît Hamon). Marquée par plusieurs rebondissements ainsi que par des affaires présumées de favoritisme et de corruption (pour François Fillon et Marine Le Pen), la campagne voit une certaine fragilité, dans les intentions de vote, des candidats des deux grands partis de gouvernement, au profit de candidats dont les partis n'ont pas exercé le pouvoir (Emmanuel Macron pour En marche ! et Marine Le Pen pour le Front national). Plusieurs partis traditionnels du paysage politique français, enfin, ne sont pas directement représentés à cette élection (Europe Écologie Les Verts, le Modem, l'UDI ou encore le Parti communiste), ayant chacun privilégié un système d'alliances avec d'autres mouvements.

Contexte mondial et européen

L'élection de 2017 intervient dans un contexte agité : crise migratoire en Europe, questions de plus en plus vives sur la mondialisation, avec des montées protectionnistes[10],[11], des questions sur le devenir de l'Union européenne à la suite notamment du référendum britannique sur l'Europe, et de manière générale à une montée des incertitudes géopolitiques due notamment à des attentats terroristes islamistes, à la montée en puissance de la Chine et à la question des relations de l'Union européenne avec la Russie après la crise ukrainienne, ainsi que des incertitudes sur l'avenir avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche[12]. Ces inquiétudes favorisent le réarmement. En France, le chef d'État-major des armées, dans un article paru en , demande une augmentation des sommes allouées à la défense[13]. Sur le plan intérieur, la France est également confrontée à de nombreux défis : chômage, questions sur la pérennité des régimes de retraite et de la sécurité sociale, problèmes d'équilibre budgétaire et de dette publique, problèmes d'insécurité publique, de pollution, etc.

Dans un contexte de grande vigilance des forces de police, deux hommes soupçonnés de préparer des attentats en rapport avec l'élection présidentielle sont arrêtés le , quelques jours avant le premier tour[14].

Le sondeur Jérôme Fourquet relève que, comme il a été observé à l'occasion de scrutins étrangers en 2016 — référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, élection présidentielle autrichienne et élection présidentielle américaine —, « la variable du niveau de diplôme est une donnée de plus en plus centrale » et impose « une nouvelle segmentation des sociétés occidentales entre les gagnants et les perdants de la mondialisation » qui « concurrence voire supplante désormais parfois la traditionnelle opposition gauche/droite ». Dans le scrutin français, cette ligne de fracture s'observe en particulier entre Marine Le Pen (nettement en tête chez les moins diplômés) et Emmanuel Macron (nettement en tête chez les plus diplômés), qui plaident d'ailleurs tous deux pour un remplacement du clivage gauche-droite par un nouveau (entre les « mondialistes » et les « patriotes » pour la première ; entre les « progressistes » et les « conservateurs » pour le second)[15].

Alors que la Russie est accusée d'ingérences dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et qu'En marche !, parti du candidat Emmanuel Macron, l'accuse en février 2017 de tentatives de déstabilisation par le biais de cyberattaques, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault déclare que Paris « n’acceptera aucune ingérence que ce soit dans son processus électoral » et une séance exceptionnelle du conseil de Défense et de Sécurité nationale est organisée à la demande de François Hollande afin d'aborder le sujet[16]. En mars 2017, le chef de la commission du Renseignement du Sénat américain Richard Burr affirme à son tour que la Russie est « activement impliquée » dans l'élection présidentielle[17],[18].

Décision du président en exercice de ne pas se présenter

Le président de la République sortant François Hollande renonce le 1er décembre 2016 à briguer un second mandat. Il s'agit d'une première sous la Cinquième République.

Le à 20 h, le président en exercice François Hollande annonce publiquement lors d'une allocution solennelle qu'il renonce à solliciter un second mandat présidentiel, ce qui constitue une première dans l'histoire de la Cinquième République[19],[20],[21]. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette décision : son niveau très bas dans les sondages, l'effet préjudiciable à son image du livre de son ancienne compagne, Merci pour ce moment, ou celui plus récent de deux journalistes, intitulé Un président ne devrait pas dire ça…[22].

Le politologue Eddy Fougier relève que dans l'histoire de la Cinquième République, les élections sans président sortant, « qui se sont produites en 1969, en 1974 et en 2007, ont été un peu différentes des autres. Elles ont contribué à un renouvellement du personnel politique avec des candidats qui se présentent pour la première fois à la présidentielle, qui appartiennent à une nouvelle génération et qui expriment une volonté manifeste de dépoussiérer la façon de faire de la politique (Giscard en 1974 ou Sarkozy en 2007). Ces élections ont aussi en grande partie favorisé le centre, en l'occurrence le centre droit avec Alain Poher présent au second tour en 1969, la victoire de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 et le bon score réalisé par François Bayrou en 2007 (19 %) »[23].

Primaires ouvertes

En amont de cette élection, plusieurs partis politiques organisent des primaires en vue de désigner le candidat pour leur parti pour l'élection présidentielle.

Partis politiques face à l'élection présidentielle

Le parti Les Républicains organise une primaire ouverte pour la première fois pour une élection présidentielle, la Primaire française de la droite et du centre de 2016, tout comme l'avait fait Europe Écologie Les Verts en 2011 ainsi que le Parti socialiste et le Parti radical de gauche en 2011 ; elle est remportée par François Fillon. À gauche est organisée une « primaire citoyenne ».

Le politologue Pascal Perrineau observe une « gauche française [qui] vole en éclats à la fois sur le terrain des orientations économiques et sociales (loi Macron, loi El Khomri) mais aussi sur le terrain des valeurs (débat autour de la déchéance de nationalité). Face à ce processus qui ne cesse de s’accentuer et au-delà de la fracture entre droite de gouvernement et Front national, le fractionnement des droites, s’il est réel, peut paraître relativement modeste. Il est davantage le fruit d’un choc des hommes et des ambitions personnelles dont ils sont porteurs que d’un affrontement des idées ». Il constate plus globalement « un contexte de relatif épuisement des logiciels politiques tels qu’ils se sont reconstruits et mis en place après la Seconde Guerre mondiale », estimant qu'ils « sont entrés en crise et font l’objet de remises en question parfois profondes »[24].

Le journaliste Éric Dupin souligne que « l'électeur français n'a [...] jamais eu à choisir entre un candidat de la gauche libérale, de la gauche socialiste et de la gauche radicale » (à travers les candidatures respectives d'Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon)[25].

Rapport des Français à la politique

Dans un sondage OpinionWay publié par Les Échos du , 89 % des personnes interrogées pensent que les responsables politiques ne se préoccupent pas assez de ce que « pensent les gens comme nous », et 70 % pensent que la démocratie ne fonctionne pas bien. Pourtant, 56 % déclarent s'intéresser à la politique, et 46 % estiment que le vote aux élections est le meilleur moyen de se faire entendre[26].


Candidats

Le , le Conseil constitutionnel a publié les noms des 11 candidats (classement selon le tirage au sort effectué par le Conseil) dont les 500 parrainages ont été validés[27],[28]. Pour la première fois, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique rend publiques les déclarations de patrimoine des candidats à l'élection présidentielle[29].

Candidat (nom et âge[30]) et
parti ou mouvement politique
Fonction(s) politique(s) Campagne, slogan(s) et
consigne de vote
Détails
Nicolas Dupont-Aignan
(56 ans)

Debout la France (DLF)

Nicolas Dupont-Aignan Président de DLF
(depuis 2008)
Député de l'Essonne
(depuis 1997)
Maire de Yerres
(depuis 1995)
Logo de Nicolas Dupont-Aignan
(CampagnePositions)
Debout la France !
Élimination au 1er tour
Après une première tentative en 2012 où il était arrivé septième et la relative progression de son parti Debout la France aux régionales de 2015, il annonce une seconde candidature le 15 mars 2016[31] et publie deux livres-programme intitulés France, lève-toi et marche (2016) et Mon agenda de président (2017).
Marine Le Pen
(48 ans)

Front national (FN)

Marine Le Pen Présidente du Front national
(depuis 2011)
Députée européenne
(depuis 2004)
Logo de Marine Le Pen
(CampagnePositions)
Remettre la France en ordre
(premier tour)
Choisir la France
(second tour)
Qualification au 2d tour
Présidente du Front national depuis 2011, elle en a déjà été la candidate en 2012 où elle a terminé troisième. Après la forte progression du FN aux scrutins de 2014 et 2015, elle est jugée en bonne position par les observateurs pour faire un score important à la présidentielle de 2017[32], à laquelle elle se porte candidate le 8 février 2016[33].
Emmanuel Macron
(39 ans)

En marche ! (EM !)

Emmanuel Macron Dirigeant d'En marche !
(depuis 2016)
Logo d'Emmanuel Macron
(CampagnePositions)
La France doit être une chance pour tous
(premier tour)
Ensemble, la France !
(second tour)
Qualification au 2d tour
Ministre de l'Économie de François Hollande en août 2014, il gagne en popularité et fonde en avril 2016 son propre mouvement, qui se veut transpartisan. Il quitte le gouvernement en août avant de publier son livre Révolution et de se déclarer candidat le 16 novembre[34], présentant la particularité de n'avoir jamais été candidat à une élection auparavant. Entre février et avril 2017, il est rallié par le centriste François Bayrou[35], le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian[36] et les anciens Premiers ministres Manuel Valls[37] et Dominique de Villepin[38].
Benoît Hamon
(49 ans)

Parti socialiste (PS)

Benoît Hamon Député des Yvelines
(2012 et depuis 2014)
Logo de Benoît Hamon
(CampagnePositions)
Faire battre le cœur de la France
Élimination au 1er tour
(vote Emmanuel Macron)
Ancien ministre de François Hollande dont il rejette le positionnement social-libéral, il annonce sa candidature le [39]. Le , il remporte la primaire de la Belle Alliance populaire[40]. Il est investi par le Parti socialiste le [41]. Le 23 février 2017, il est rallié par le candidat écologiste Yannick Jadot[42].
Nathalie Arthaud
(47 ans)

Lutte ouvrière (LO)

Nathalie Arthaud Porte-parole de Lutte ouvrière
(depuis 2008)
Logo de Nathalie Arthaud
(Campagne)
Faire entendre le camp des travailleurs
Élimination au 1er tour
Déjà candidate en 2012, elle est investie par son parti le 14 mars 2016 pour représenter une seconde fois Lutte ouvrière à la présidentielle[43].
Philippe Poutou
(50 ans)

Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)

Philippe Poutou Militant du NPA
(depuis 2009)
Logo de Philippe Poutou
(Campagne)
Nos vies, pas leurs profits !
Élimination au 1er tour
Malgré sa rupture en 2014 avec la direction du NPA[44] qu'il avait représenté en 2012, il est réinvesti le 20 mars 2016 par le parti trotskyste[45]. Il connaît des difficultés pour rassembler les 500 parrainages nécessaires pour être présent à l'élection mais y parvient in extremis[46].
Jacques Cheminade
(75 ans)

Solidarité et progrès (S&P)

Jacques Cheminade Président de Solidarité et progrès
(depuis 1996)
Logo de Jacques Cheminade
(CampagnePositions)
Se libérer de l'occupation financière
Élimination au 1er tour
Déjà présent en 1995 et 2012, il annonce sa candidature le 4 avril 2016[47]. Il réussit pour la troisième fois à obtenir les 500 parrainages[48].
Jean Lassalle
(61 ans)

Résistons !

Jean Lassalle Député des Pyrénées-Atlantiques
(depuis 2002)
Maire de Lourdios-Ichère
(depuis 1977)
Logo de Jean Lassalle
(CampagnePositions)
Le temps est venu
Élimination au 1er tour
Pilier du MoDem et ancien proche de François Bayrou, il prend ses distances sur fond de désaccord stratégique et quitte le parti en 2016. Connu pour sa marche à travers la France entre avril et décembre 2013[49], il officialise sa candidature, indépendante, le 17 mars 2016, souhaitant représenter notamment les milieux ruraux et agricoles[50]. Fin 2016, il nomme son mouvement de campagne « Résistons ! »[51].
Jean-Luc Mélenchon
(65 ans)

La France insoumise (FI)

Jean-Luc Mélenchon Député européen
(depuis 2009)
Logo de Jean-Luc Mélenchon
(CampagnePositions)
La force du peuple
Élimination au 1er tour
Arrivé quatrième sous les couleurs du Front de gauche en 2012, il s'en éloigne progressivement, désapprouvant les choix de ses partenaires communistes. Il lance le mouvement La France insoumise[52] et officialise sa candidature le 10 février 2016[53], puis publie son livre-programme L'Avenir en commun en décembre. Alors qu'il est finalement rallié par le PCF[54], les observateurs se montrent étonnés par le dynamisme de sa campagne et son recours massif aux réseaux sociaux et aux nouvelles technologies[55],[56].
François Asselineau
(59 ans)

Union populaire républicaine (UPR)

François Asselineau Président de l'UPR
(depuis 2007)
Logo de François Asselineau
(CampagnePositions)
Un choix historique
Élimination au 1er tour
Souverainiste parfois qualifié de complotiste[57], il échoue à se présenter en 2012. Néanmoins, à la surprise générale, il atteint rapidement les 500 parrainages pour l'élection de 2017[58]. Malgré la faible notoriété de son parti, l'UPR, il compte un nombre relativement important de militants très actifs sur Internet[59].
François Fillon
(63 ans)

Les Républicains (LR)

François Fillon Député de Paris
(depuis 2012)
Logo de François Fillon
(CampagnePositions)
Une volonté pour la France
Élimination au 1er tour
(vote Emmanuel Macron)
Annoncée dès 2013[60], sa candidature est officialisée le [61]. Il publie deux livres : Faire en [62], puis Vaincre le totalitarisme islamique en [63]. Le , il remporte la primaire ouverte de la droite et du centre[64] et le conseil national des Républicains valide sa nomination le [65]. Sa campagne est fortement perturbée à partir de janvier 2017 par une série d'affaires révélées entre autres par Le Canard enchaîné, qui entachent son image[66].

Déroulement

Primaires

Primaire de l'écologie

La primaire écologiste a lieu les 19 octobre et 7 novembre 2016. Seuls les militants à jour de cotisation peuvent y participer.

Au premier tour, Yannick Jadot arrive en tête (avec 35,61 % des voix) devant Michèle Rivasi (30,16 %), Cécile Duflot (24,41 %) et Karima Delli (9,82 %).

Au second tour, Yannick Jadot confirme sa première place avec 54,25 % face à Michèle Rivasi (40,75 %).

Finalement, le 23 février 2017, Yannick Jadot se retire et le parti décide de soutenir la candidature de Benoit Hamon.

Primaire ouverte de la droite et du centre

La primaire de la droite et du centre a lieu les 20 (1er tour) et 27 novembre 2016 (2d tour).

Alors que les sondages prédisent durant longtemps une large avance pour le duo Juppé-Sarkozy au 1er tour, les sondages à partir du mois de novembre, et plus particulièrement à partir du 18 prédisent un second tour pour le duo Juppé-Fillon.

À l'issue du premier tour, François Fillon arrive largement en tête avec 44,08 % des voix, suivi d'Alain Juppé (28,56), Nicolas Sarkozy (20,67), Nathalie Kosciusko-Morizet (2,56), Bruno Le Maire (2,38), Jean-Frédéric Poisson (1,45) et Jean-François Copé (0,30).

Au second tour, François Fillon confirme son avance sur Alain Juppé avec respectivement 66,49 % et 33,51 % des voix.

Primaire de la Belle Alliance populaire

Article détaillé : Primaire citoyenne de 2017.

La précédente primaire à l'élection présidentielle de 2012 a proclamé François Hollande comme candidat de la gauche.

Au cours de l'année 2016, le parti socialiste décide à nouveau d'organiser une primaire pour l'élection présidentielle de 2017. Dans le contexte de forte impopularité du président, la question se pose par la suite de maintenir ou non la primaire.

Suite à la décision de François Hollande de ne pas se représenter, la primaire a finalement lieu avec plusieurs candidats.

Alors que les sondages annoncent vainqueurs au premier tour Manuel Valls et Arnaud Montebourg, c'est finalement Benoît Hamon (36,51 %) et Manuel Valls (31,90 %) qui l'emportent face à Arnaud Montebourg (17,75 %), Vincent Peillon (6,90 %), François de Rugy (3,88 %), Sylvia Pinel (2,02 %) et Jean-Luc Bennahmias (1,03 %).

Benoit Hamon arrive en tête du second tour avec 58,69 % face à Manuel Valls avec 41,31 % des voix.

Campagne du premier tour

Affiches électorales pour le premier tour de la présidentielle de 2017.

Affaires judiciaires

A partir 24 janvier 2017, la campagne est perturbée par la sortie d'un premier article du Canard enchaîné concernant d'éventuels emplois fictifs du candidat François Fillon. Parallèlement, le FN doit faire face à l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen et à l'affaire Jeanne. Les semaines suivantes plusieurs autres articles écornent un peu plus l'image publique de François Fillon et font dire à François Hollande « On parle de quoi dans cette campagne ? Des affaires, des mises en examen, des pseudo-cabinets noirs (…) mais où sont les comparaisons utiles ? », le 16 avril, dans l'émission « C Politique » sur France 5. Un avis partagé dans la plupart des camps. « Les affaires ont tout obscurci dans cette campagne. Derrière ce brouillard, chacun retourne sur ses fondamentaux », indique Jérôme Rivière, soutien de Marine Le Pen. Selon Le monde, ces fondammentaux étant « Immigration chez les uns, libéralisme chez les autres… »[67].

Début mars, les autres candidats commencent à protester contre la trop grande couverture médiatique des affaires qui rendent inaudible le débat politique sur les projets[68],[69].

Débats et entretiens télévisés

Pour la première fois dans une élection présidentielle en France[70],[71], différents débats télévisés entre les candidats sont organisés avant le scrutin du premier tour, dans la lignée de ceux ayant eu lieu pour les primaires de la droite et de la gauche dans les mois précédents[70],[72].

Diffusé notamment sur TF1, le , le premier débat avec les cinq principaux candidats rassemble plus de 10 millions de téléspectateurs[73],[74]. Le second débat télévisé, mis en place par BFM TV et CNews le 4 avril et auquel participent les onze candidats[75],[76], est suivi par environ 6,3 millions de téléspectateurs[77].

Un troisième et dernier débat devait initialement avoir lieu le , organisé par France 2[78]. Cependant, le 28 mars, Jean-Luc Mélenchon annonce qu'il refuse de participer à ce dernier débat, en raison notamment de la date tardive (trois jours avant le premier tour) et d'une absence de concertation[79], tout comme Emmanuel Macron[80]. Le groupe France Télévisions annonce le jour même qu'il maintient le débat prévu le 20 avril[81]. François Fillon, de son côté, déclare que ce troisième débat n'a « aucun intérêt » si tous les candidats ne sont pas présents[82]. Le CSA se montre, par ailleurs, « préoccupé » par cette date trop proche du scrutin, qui empêcherait les candidats de répondre à d'éventuelles polémiques, et propose un dialogue entre la chaîne et les candidats[83]. Le , France 2 annonce qu'elle renonce à organiser ce débat préférant proposer à chacun des onze candidats une série d'entretiens de quinze minutes face à Léa Salamé et David Pujadas, qui sont diffusés à la même date du 20 avril[84],[85].

20 mars : Premier débat, à cinq

Le premier, animé par les journalistes Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau, s'est tenu le à 21 h en direct sur TF1, LCI, ainsi que France 24 (en français et traduit en arabe et en anglais)[86], réunissant cinq des onze prétendants au poste de chef d'État — ceux ayant au moins 10 % d'intentions de vote dans les sondages — François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon[87]. Il a lieu sur le plateau du studio 217 de la Plaine Saint-Denis[88]. Après une introduction où les candidats ont défini le président qu'ils seront, le débat a été divisé en trois thématiques : le modèle de société (comprenant des questions, entre autres, sur les institutions, la sécurité, l'immigration, l'identité et l'écologie), le modèle économique (le travail, le commerce international, la protection sociale et la fiscalité) et enfin la place de la France dans le monde (la géopolitique, l'Europe, le terrorisme ou encore les frontières)[89],[90]. Les cinq candidats avaient min pour répondre à chaque question ; au bout de min 30 s, les adversaires pouvaient toutefois les interpeller[91]. Ce premier débat a rassemblé plus de 10,1 millions de téléspectateurs sur TF1 et LCI[73], soit 49,6 % de part d'audience (dont 47,9 % pour la première chaîne[92]).

L'organisation de ce débat, avec une partie seulement des candidats, est critiquée par les candidats non invités[93],[94]. Ainsi, Nicolas Dupont-Aignan, qui en a été exclu, dénonce un « viol démocratique[95] » et appelle au boycott de ce débat[96], saisissant à cette occasion le CSA[97],[98] puis le Conseil d'État, mais se voit débouté ; François Asselineau, quant à lui, appelle au désistement des candidats[99],[100]. TF1 prévoit alors de recevoir les candidats qui ne participent pas au débat dans un module de 10 minutes au sein de son Journal de 20 heures[98]. Lors de la séquence du 18 mars présentée par Audrey Crespo-Mara où le candidat de Debout la France est invité, celui-ci dénonce le manque de démocratie dont fait preuve la chaîne et, en geste de protestation, décide de quitter prématurément le plateau tout en donnant deux jours à TF1 pour inviter l'ensemble des candidats[101]. Le soir du débat, François Fillon, puis Emmanuel Macron et Marine Le Pen, commencent leur intervention par une critique de cette situation[102].

4 avril : Second débat, à onze

Le deuxième débat, animé par Ruth Elkrief et Laurence Ferrari[103], s'est tenu le à 20 h 40 en direct sur BFM TV, CNews, RMC et Dailymotion[104]. Il a eu lieu dans les studios de la Plaine Saint-Denis. Les candidats disposent chacun d'une minute d'introduction et d'une minute de conclusion[105]. Ils débattent ensuite autour de trois thématiques : l'emploi, le modèle social français et la protection des Français[105]. Chaque prétendant a 1 minute 30 pour répondre à une question[105]. Les autres concurrents peuvent l'interpeller. Au final, chaque candidat aura pu s'exprimer durant plus de 18 minutes[105], le débat ayant duré près de 4 heures.

Ce deuxième débat aura attiré plus de 6,3 millions de téléspectateurs sur BFM TV et CNews, soit 32 % de part d'audience[77]. BFM TV s'est classée première chaîne de la soirée pour la première fois de son histoire, réunissant 5,5 millions de personnes, établissant du même coup le record historique pour une chaîne de la TNT, depuis leur introduction en 2005.

20 avril : Série d'entretiens

France 2, n'ayant pu organiser un débat à onze, a finalement opté pour une série d'entretiens longs d'un quart d'heure[106], intitulée 15 minutes pour convaincre[107],[N 1], de façon analogue à ce que la chaîne avait proposé cinq ans auparavant dans le cadre de l'émission Des paroles et des actes (hormis le fait qu'en 2012, il y avait 2 émissions avec 5 candidats). L'émission est retransmise à partir de 20 heures sur France 2, la chaîne France Info et sur la radio France Inter, et est animée par David Pujadas et Léa Salamé, comme pour L'Émission politique.

Bien que certains candidats ont au départ refusé de participer, tous ont finalement accepté. Les thèmes initialement abordés sont le pouvoir d'achat, le chômage, l'international, et l'Europe. Chaque candidat a l'occasion d'apporter un objet qui représenterait sa campagne, et dispose d'une carte blanche en milieu d'entretien pour s'exprimer pendant plusieurs minutes sur un sujet de son choix. À l'issue des onze entretiens, les candidats se réunissent sur le plateau pour une conclusion longue de 2 minutes 30. Au total, l'émission a duré 4 heures et a été suivie en moyenne par 4,7 millions de téléspectateurs[108].

Cette émission est bouleversée par une fusillade sur les Champs-Élysées survenue aux alentours de 21 heures. Alors que France Info a basculé son antenne pour couvrir l'événement, l'émission fut maintenue sur France 2 et France Inter, avec des points réguliers sur la situation au cours des entretiens (la première annonce ayant été faite durant le passage de Nicolas Dupont-Aignan). De ce fait, les sujets du terrorisme et de la sécurité intérieure ont dû être abordés plus longuement par les candidats passant après l'annonce de la fusillade, et chaque candidat a pu ensuite s'exprimer à ce sujet durant la conclusion. À la suite du débat, France 2 et France Inter ont proposé une édition spéciale[109].

Suite à cet attentat, certains candidats bouleversent leur calendrier. Ainsi, François Fillon (qui l'a annoncé dès sa conclusion dans 15 minutes pour convaincre), Marine Le Pen et Emmanuel Macron annulent leurs déplacements du 21 avril[110],[111], dernier jour de la campagne officielle du premier tour, et font des allocutions dans la matinée[112].

Premier tour

C’est la première fois qu’une présidentielle se déroule sous état d’urgence, en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015. Suite à l'attentat sur l'avenue des Champs-Élysées, le ministère français de l’Intérieur renforce le dispositif chargé d’assurer la sécurité des deux tours de l'élection[113]. Plus de 50 000 policiers et gendarmes (dont 12 000 dans l'agglomération parisienne), appuyés par 7 000 militaires de l’opération Sentinelle sont mobilisés pour sécuriser les 67 000 lieux de vote[113], ce qui correspond à un quart des effectifs totaux des forces de l'ordre en France[114]. Plusieurs maires prennent à leur charge le coût d'agents de sécurité privée et de vigiles supplémentaires déployés au niveau des lieux de vote[115].

Le vote débute le samedi 22 avril à h du matin (12 h heure de Paris) à Saint-Pierre-et-Miquelon, suivi de la Guyane, des Antilles et des Amériques[116]. Si la participation semble faible en Guyane, qui sort juste d'un long conflit social[117], l'affluence est importante au Canada, notamment à Montréal où l'attente devant les bureaux de vote dépasse deux heures[118].

Après les résultats du premier tour qualifiant Emmanuel Macron et Marine Le Pen, les marchés réagissent positivement en France et à l'étranger[119].

Second tour

Campagne

Dès le soir du 23 avril 2017, François Fillon et Benoît Hamon appellent à voter pour Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen[120]. Jean-Luc Mélenchon, Jean Lassalle, Philippe Poutou, François Asselineau, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade ne donnent aucune consigne de vote. Le candidat de La France insoumise appelle les 450 000 personnes qui l'ont investi via une plateforme numérique comme candidat à la présidentielle à se prononcer pour décider de la position du mouvement au second tour[120]. Nathalie Arthaud annonce qu'elle votera blanc tandis que Jacques Cheminade indique qu'il refusait à titre personnel de voter en faveur de Marine Le Pen[120]. Nicolas Dupont-Aignan devrait se prononcer en vue du second tour dans la semaine du 24 avril 2017[120].

La LICRA, SOS Racisme[121], le CRIF[122], le CFCM et l'UOIF ont appelé à voté en faveur d'Emmanuel Macron[123],[124].

Traditionnellement (depuis 1974 et à l'exception notable de l'élection de 2002), un débat télévisé entre les deux finalistes a lieu quelques jours avant ce second tour. Contrairement à Jacques Chirac, qui avait refusé de débattre face au candidat du Front national en 2002, Emmanuel Macron accepte le débat face à Marine Le Pen[125]. Le débat se déroulera le 3 mai 2017 à partir de 21 h pour une durée de 2 h 20, et sera diffusé sur TF1, France 2 et les chaînes infos[126]. TF1 et France 2 ont proposé que le débat soit animé par Gilles Bouleau et David Pujadas mais suite à la réserve du CSA sur la mise en place d'un duo qui ne soit pas mixte, les deux chaînes s'accordent finalement sur la paire composée de Christophe Jakubyszyn et Nathalie Saint-Cricq[126].

Sondages

Résultats

Le taux de participation à l'élection présidentielle de 2012 est de 79,48 % (en France métropolitaine)[127].

Taux de participation à l'élection présidentielle française
(pour la France métropolitaine)
Taux
de participation
1er tour 2d tour
En 2012 En 2017 Différence En 2012 En 2017 Différence
à 12 heures 28,29 %[128] 28,54 %[129]  +0,25 30,66 %[130]
à 17 heures 70,59 %[131] 69,42 %[129]  −1,17 - -
final 79,48 %[127] 77,77 %[132]  −1,71 80,35 %[127] -

Les estimations données à 20 h par les médias français, à partir d'estimations fournies par les instituts de sondages[133],[134], confirmées par les données communiquées par le ministère de l'Intérieur dans la nuit, donnent qualifiés pour le second tour :

Des estimations très différentes ont été publiées à 20 h concernant le score de la candidate du FN (23 % sur TF1, 21,7 % sur France 2, , etc.) le plus souvent supérieur à celui d'Emmanuel Macron. Il est en de même pour les résultats partiels du ministère de l’Intérieur publiés à 20 h 23 donnant la candidate du FN à 25,06 % mais sur la base de 6,7 millions de bulletins dépouillés. La tendance ne s'inverse qu'en soirée avec la prise en compte des bureaux de vote fermant à 20 h avec Macron à 23,11 % devançant pour la première fois Le Pen à 23,07 % à 23 h 35 sur la base de 76 % des inscrits[135].

Malgré une interdiction légale sur le territoire français, la RTBF diffuse des estimations de résultats sur Internet vers 18 h, sans indiquer de sources. Elle estime que « son rôle n'est pas de taire ces chiffres »[136]. Les entreprises de sondages françaises affirment pour leur part ne pas avoir communiqué de données[137].

Seul les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, lors de la conférence de presse de son président Laurent Fabius le 17 h), ont valeur officielle[138].

Premier tour
Second tour
Nombre % des inscrits Nombre % des inscrits
Inscrits 47 582 183 100,00 % - - %
Abstentions 10 578 455 22,23 % - - %
Votants 37 003 728 77,77 % - - %
% des votants % des votants
  Bulletins blancs 659 997 1,78 % - - %
  Bulletins nuls 289 337 0,77 % - - %
  Suffrages exprimés 36 054 394 97,45 % - - %
Candidat
Parti politique
Voix % des
exprimés
Voix % des
exprimés
  Emmanuel Macron
En marche !
8 656 346 24,01 % - %
  Marine Le Pen
Front national
7 678 491 21,30 % - %
  François Fillon
Les Républicains
7 212 995 20,01 %
  Jean-Luc Mélenchon
La France insoumise
7 059 951 19,58 %
  Benoît Hamon
Parti socialiste
2 291 288 6,36 %
  Nicolas Dupont-Aignan
Debout la France
1 695 000 4,70 %
  Jean Lassalle
Résistons !
435 301 1,21 %
  Philippe Poutou
Nouveau Parti anticapitaliste
394 505 1,09 %
  François Asselineau
Union populaire républicaine
332 547 0,92 %
  Nathalie Arthaud
Lutte ouvrière
232 384 0,64 %
  Jacques Cheminade
Solidarité et progrès
65 586 0,18 %
Sources :

Site officiel du Conseil constitutionnel : Élection présidentielle 2017
Site du Ministère de l'Intérieur : Election présidentielle 2017


Analyse géographique

     Emmanuel Macron,      Marine Le Pen,      François Fillon,      Jean-Luc Mélenchon.

Taille de la commune Jean-Luc Mélenchon

(FI)

Emmanuel Macron

(EM)

Marine Le Pen

(FN)

Commune de 1 hab. à 1 999 hab. 16,98 % 20,00 % 26,76 %
Commune de 2 000 hab. à 14 999 hab. 18,67 % 23,03 % 24,01 %
Commune de 15 000 hab. à 49 000 hab. 22,84 % 24,93 % 18,55 %
Commune de 50 000 hab. à 99 000 hab. 23,66 % 25,55 % 16,01 %
Commune de 100 000 hab. à 199 000 hab. 23,60 % 26,09 % 15,38 %
Commune de plus de 200 000 hab. 24,93 % 27,71 % 12,06 %
Source : Présidentielle : Macron favori des centres-villes aisés ; Le Pen, des campagnes, lemonde.fr, 25 avril 2017, citant l'INSEE et le ministère de l'Intérieur.

Les grandes villes ont davantage voté pour Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon que pour Marine Le Pen et François Fillon. Emmanuel Macron est en tête à Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg et Nantes[139]. Bien que quatrième au plan national, Jean-Luc Mélenchon se classe premier à Marseille, Toulouse, Lille, Montpellier et Grenoble[140].

Analyse sociologique

Catégorie Jean-Luc Mélenchon

(FI)

Emmanuel Macron

(EM)

François Fillon

(LR)

Marine Le Pen

(FN)

autres candidats
Banlieue aisée 12,44 % 29,67 % 34,93 % 11,47 % 11,49 %
Banlieue populaire 31,35 % 21,30 % 12,53 % 19,62 % 15,21 %
Centre-ville moyen 22,97 % 29,17 % 22,61 % 10,50 % 14,75 %
Centre-ville populaire 17,46 % 24,48 % 17,46 % 15,75 % 14,68 %
Source : Présidentielle : Macron favori des centres-villes aisés ; Le Pen, des campagnes, lemonde.fr, 25 avril 2017, citant l'INSEE et le ministère de l'Intérieur.

Structure des votes

Réactions immédiates

Dès l'annonce des résultats du premier tour, des groupes hétéroclites de casseurs, de militants antifascistes et de partisans de Jean-Luc Mélenchon se rassemblent dans l'Est parisien pour protester contre la présence de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron au second tour. Des dégradations de mobiliser urbain, de magasins et de véhicules privés ont lieu en marge de ces manifestations, dans certains quartiers de Paris (Stalingrad, Belleville)[141].

Le lundi 24 avril, le CAC 40 gagne 4,1 % dès l'ouverture, poussée vers le haut par les valeurs bancaires prenant entre 7 et 9 % ; les marchés sont en effet rassurés par la victoire considérée comme probable d'Emmanuel Macron[142].

Dans la culture

Œuvres d'anticipation

Autres

  • L’Avenir en commun ?, bande dessinée de Mélaka et Reno, illustre les idées du programme de la France insoumise, dont ce qui concerne l’enjeu écologique, à travers des personnages fictifs[146].

Notes et références

Notes

  1. Le titre de l'émission s'inspire de 100 minutes pour convaincre, ancienne émission politique de France 2, diffusée de septembre 2002 à juin 2005. David Pujadas l'indique d'ailleurs en fin d'émission.

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  29. Pour la première fois, la Haute Autorité rend publiques les déclarations de patrimoine des candidats à l'élection présidentielle
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Annexes

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes