Caligula

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Caligula
Empereur romain
Image illustrative de l'article Caligula
Sculpture de Caligula (musée du Louvre).
Règne
- (~4 ans)
Période Julio-Claudiens
Précédé par Tibère
Suivi de Claude
Biographie
Nom de naissance Caius Julius Caesar Germanicus
Naissance - Antium, Italie
Décès (28 ans) - Rome
Père Germanicus
Mère Agrippine l'Aînée
Épouse (1) Junia Claudilla (3334),
(2) Livia Orestilla (37 ou 38),
(3) Lollia Paulina (38),
(4) Cæsonia Milonia (? – 41)
Descendance Julia Drusilla (de Milonia)
Empereur romain

Caligula ( à Antium - à Rome) (latin : CAIUS•JULIUS•CAESAR•AUGUSTUS•GERMANICUS) est le troisième empereur romain. Il a régné de 37 à 41, et succédé à Tibère. Selon nos principales sources concernant son règne, principalement les récits du biographe latin Suétone et de l'historien grec Dion Cassius, après un début de règne prometteur, durant lequel il connut une grande faveur auprès du peuple romain, il devint peu à peu un empereur autocratique, délaissant et assassinant ceux qui avaient soutenu son ascension, tout en nourrissant une profonde haine pour le Sénat. A la suite de l'historien allemand H. Willrich[1], de nombreux historiens contemporains ont toutefois pris leurs distances vis-à-vis de ces témoignages[2]. Caligula meurt à Rome en 41, assassiné par un groupe de prétoriens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son enfance[modifier | modifier le code]

Caius Augustus Germanicus, Caligula (petite sandale en latin), fils du très populaire[3] Germanicus et d'Agrippine l'Aînée[4], naît la veille des calendes de septembre en l'an 12, sous le consulat de son père et de C. Fontenius Capito[5].

Selon Suétone, ce n'est que vers l'âge de deux ans qu'il fut envoyé en Germanie rejoindre sa famille[6]. Enfant, il accompagna sa mère qui suivait souvent son père dans les camps militaires, et ses bottines adaptées à ses petits pieds lui ont valu le surnom de « Caligula » (diminutif de caliga), qu'il finit par détester[7]. Il fit partie du voyage vers la Syrie, qui vit la mort de son père en 19. À son retour, il fut d'abord confié à sa mère, Agrippine l'Aînée, puis, après la relégation de celle-ci, à sa bisaïeule Livie. En 29, à la mort de cette dernière, il prononça son éloge funèbre et fut recueilli par sa grand-mère Antonia, avant de rejoindre finalement Tibère[8], lequel s'était retiré dans l'île de Capri.

La succession de Tibère[modifier | modifier le code]

Tibère avait assigné sa succession conjointement à son propre petit-fils Gemellus et à Caligula, qui se fit seul reconnaître par le Sénat le 18 mars 37. Le nouvel empereur adopta d'abord Gemellus, avant de le faire exécuter en 37 ou 38 dans des circonstances qui demeurent mal élucidées.

« Lui succéda Caius, fils de Germanicus et d'Agrippine, que l'on nommait aussi Germanicus et Caligula. Tibère avait en fait laissé le pouvoir suprême à son petit-fils Gemellus ; mais Caius fit parvenir au Sénat les dispositions testamentaires par l'intermédiaire de Macron, les rendit caduques grâce à l'intervention des consuls et grâce à d'autres qu'il avait placés là à cet effet, invoquant la folie du testateur qui remettait les rênes à un enfant qui n'avait même pas encore le droit d'entrer dans la salle du Conseil. C'est ainsi que promptement, à cette époque, Caius lui enleva le pouvoir ; et plus tard, bien que l'ayant adopté, il le fit assassiner. »

— Dion Cassius, Histoire romaine, 59,1

Pendant les premiers mois de son règne, il mena une politique libérale, notamment marquée par l'abolition du crime de majesté, l'amnistie des prisonniers politiques, ainsi que la remise en circulation d'ouvrages interdits[9]. Pour ses premières actions, le Sénat lui décerne un bouclier honorifique en or, que, tous les ans, les collèges des pontifes devaient porter au Capitole, suivis du sénat et de la jeune noblesse qui chantait des hymnes à sa louange[10]. Selon les Anciens, son règne aurait ensuite basculé dans la démesure. Ce changement a parfois été mis sur le compte d'une grave maladie à l'automne 37, mais une analyse minutieuse montre qu'elle n'entraîne en réalité aucun changement politique significatif[11].

Son règne[modifier | modifier le code]

Selon les Anciens, il s'achemina dès lors, comme son grand-oncle Tibère, vers le despotisme, s'adonnant, selon certaines sources, à la débauche. On lui prête entre autres une longue liaison incestueuse avec sa sœur Drusilla[12]. Certains historiens modernes ont pensé que cette pratique pourrait trouver sa source dans la volonté d'imiter les mariages consanguins égyptiens et témoignerait de l'influence du despotisme oriental[13]. Le prince descendait d'Antoine, et l'on connaît la fascination qu'exerçait sur ce dernier la monarchie « à l'orientale ». Cette "hypothèse orientale" est toutefois fortement mise en doute par d'autres historiens, qui soulignent notamment que l'accusation d'inceste relève du lieu commun, fréquemment associé dans l'Antiquité à la figure du "mauvais empereur"[14].

Certains Modernes ont expliqué son comportement par la folie, une hypothèse défendue dès la fin du XIXe siècle par le futur prix Nobel de la Paix Ludwig Quidde[15]. Dans Bubi ou l'histoire de Caligula, le Viennois Hanns Sachs, ami de Sigmund Freud, expliquait quant à lui les dérèglements que lui prêtent les Anciens par les traumatismes qui lui furent infligés dans l'enfance[16]. Nombre de psychiatres et de médecins se sont penchés sur son dossier, expliquant son comportement tantôt par l'épilepsie, tantôt par l'hyper-anxiété, l'hyperthyroïdie ou encore l'alcoolisme[17]. Les historiens contemporains ont toutefois régulièrement soulignés que ces diagnostics a posteriori n'avaient que peu de valeur, a fortiori si l'on considère que nombre des accusations portées contre Caligula paraissent sans réels fondements. En effet, le règne de Caligula n'est connu pour l'essentiel que par des sources véhiculant une tradition sénatoriale qui lui était profondément hostile[18] ; une tradition qui s'ingénie à brosser de lui le portrait du parfait tyran, tel qu'il est déjà dépeint par Platon dans La République, un despote à la fois mégalomane, cruel et débauché, incapable de contrôler ses désirs et ses pulsions[19].

L'hostilité entre Caligula et le Sénat est en effet patente à partir de 39, année qui voit l'empereur prononcer un violent discours contre les pères conscrits à la curie, rétablir la charge de maiestas et démettre, au début du mois de septembre 39, les consuls en exercice[20]. Les raisons de cette hostilité demeurent toutefois difficiles à déterminer, mais elles pourraient témoigner d'une inflexion du principat sous le règne de Caligula, désireux de mettre fin à la fiction instaurée par Auguste d'un pouvoir partagé entre l'empereur et le Sénat[21]. Cette inflexion semble notamment s'être manifestée dans le domaine religieux, avec un certain nombre de nouveautés tendant à renforcer l'exaltation divine du souverain et de sa famille. Les actes des frères arvales indiquent ainsi que son Genius fut associé aux dévotions en l'honneur des divinités poliades de Rome[22] ; mais la principale nouveauté fut toutefois la divinisation de sa sœur, Drusilla, après la mort de celle-ci le 10 juin 38[23]. Sans doute ces mesures ont-elles alimentées les rumeurs véhiculées par Suétone et Dion Cassius prétendant que Caligula aurait songé être lui-même un dieu[24].

C'est sous son règne qu'eurent lieu les émeutes anti-juives d'Alexandrie (38-40), un épisode relaté par Philon d'Alexandrie dans Légation à Caius.

La chute[modifier | modifier le code]

La fin du règne de Caligula est marquée par plusieurs conjurations, auxquelles sont notamment associées ses sœurs, Agrippine l'aîné et Julia Livilla, ainsi que son favori M. Aemilius Lepidus[25]. Ces complots sont cependant fort mal documentés. Une dernière conjuration eut enfin raison du princeps : le 24 janvier 41, après trois ans dix mois et huit jours de règne selon Suétone[26], il fut assassiné dans sa 29e année par les soldats de sa garde, menés par Cassius Chaerea et Cornelius Sabinus. Des sénateurs étaient également mêlés au complot, notamment Lucius Annius Vinicianus, mais, en l'état de la documentation, leur degré d'implication est difficile à déterminer[27]. Les prétoriens acclamèrent empereur son oncle Claude. Celui-ci épousa plus tard l'une des sœurs de Caligula, Agrippine la Jeune, la mère du futur Néron, le dernier des Julio-Claudiens.

Un grand nombre de spécialistes et d'historiens modernes voient en lui les symptômes d'une maladie bien connue et assez bien diagnostiquée de nos jours : la schizophrénie.[réf. nécessaire]

Sur Caligula[modifier | modifier le code]

Caligula et Agrippine mère

Portrait[modifier | modifier le code]

« Caligula avait la taille haute, le teint livide, le corps mal proportionné, le cou et les jambes tout à fait grêles, les yeux enfoncés et les tempes creuses, le front large et torve, les cheveux rares, le sommet de la tête chauve, le reste du corps velu ; aussi, lorsqu'il passait, était-ce un crime capital de regarder au loin et de haut ou simplement de prononcer le mot chèvre, pour quelque raison que ce fût.

Quant à son visage, naturellement affreux et repoussant, il s’efforçait de le rendre plus horrible encore, en étudiant devant son miroir tous les jeux de physionomie capables d’inspirer la terreur et l’effroi. »

— Suétone, Vie des douze Césars, Caligula 50

Cette description physique émise par Suétone au sujet de l'empereur Caligula est extrêmement riche et sombre : le polygraphe, dans son œuvre, le décrit pareil à une chèvre, monstrueux, afin d'accentuer l'horreur de ses actions commises durant son règne.

Cette description ne peut évidemment pas être prise au premier degré, elle est une caricature évidente. On connaît le portrait de Caligula grâce à des bustes de marbre ou grâce aux portraits monétaires.

Pour beaucoup, à l'instar de Néron mais bien avant lui, Caligula restera dans l'histoire comme l'archétype de l'empereur fou, à travers le portrait peu flatteur qu'en ont fait ses biographes, en particulier l'historien Suétone.

Pourtant si on la détaille, cette folie, réelle ou feinte, s'apparente plus à une longue suite d'impertinences et de provocations :

  • Son obsession de la décollation :
    • « Si seulement le peuple romain n’avait qu’un seul cou ! »[28] ;
    • Chaque fois qu’il embrassait le cou de son épouse ou d’une conquête passagère, il ajoutait de façon cynique : « une si jolie nuque sera tranchée dès que j’en donnerai l’ordre ! »[29] ;
    • Lors d'un festin, il se mit à rire aux éclats et répondit aux deux consuls placés près de lui qui lui en demandaient avec ménagement la raison : « Quand je pense que sur un seul geste de moi vous pouvez être égorgés tous les deux à l’instant ! »[30].
  • Une folie nommée Incitatus.
    • À son cheval favori Incitatus, outre une écurie de marbre et une mangeoire en ivoire, il fit donner une troupe d’esclaves et du mobilier. On dit même qu’il projetait de le faire consul, mais qu'il voulut faire, vraiment, de son cheval favori un consul n'est certainement qu'une légende. « La veille des jeux du cirque, indique Suétone, pour que son cheval Incitatus ne fût pas troublé dans son repos, il avait coutume de faire imposer le silence au voisinage par des soldats »[réf. nécessaire]. Ce serait la veille de cette nomination supposée que sa garde prétorienne l'aurait assassiné.

Ses phrases restées célèbres[modifier | modifier le code]

  • « Oderint, dum metuant » (« Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ! »)

Il s'agit là en fait d'une reprise par Caligula d'une phrase célèbre de son prédécesseur l'empereur Tibère Oderint, dum probent , « Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils m'approuvent » (la version de Caligula, avec metuant, est empruntée à la tragédie Atrée de Lucius Accius[31] ; Tibère en avait quelque peu atténué la violence). Cette phrase est également sa devise ;

  • « Le pouvoir donne ses chances à l'impossible. »

La phrase d'origine complète étant : « J'aime le pouvoir car il donne ses chances à l'impossible. »

  • « Plût aux Dieux que le peuple n'eût qu'une seule tête. »

Noms et titres[modifier | modifier le code]

Noms successifs[modifier | modifier le code]

  • 12, né CAIUS•IULIUS•CAESAR•GERMANICUS
  • 37, accède à la pourpre : CAIUS•CAESAR•AUGUSTUS•GERMANICUS

Titres et magistratures[modifier | modifier le code]

Titulature à sa mort[modifier | modifier le code]

Quand il fut assassiné en 41, Caligula avait la titulature suivante :

CAIVS•CAESAR•AVGVSTVS•GERMANICVS, PONTIFEX•MAXIMVS, TRIBVNICIA•POTESTATE IIII, CONSVL•IIII, PATER•PATRIAE

Caius César Auguste Germanicus, pontife suprême, investi de la puissance tribunicienne pour la 4e fois, consul pour la 4e fois, père de la Patrie.

Œuvres artistiques inspirées de sa vie[modifier | modifier le code]

  • Albert Camus a écrit une pièce de théâtre, Caligula où l'on assiste à la réalisation d'un homme contre un monde qui ne lui offre aucun espoir. La mort de Drusilla, son amante et sa sœur, amène Caligula à la conscience de cette vérité - « les hommes meurent et ne sont pas heureux », et le jeune homme sensible qu'il était devient un monstre d'une insatiable cruauté. Camus aborde notamment dans cette œuvre le thème des limites de la liberté absolue, celle que confère le pouvoir le plus absolu qui soit. Caligula s'est proclamé dieu. Il n'y a aucune entrave à l'exercice de sa liberté, et il l'exerce pleinement, sans aucune mesure. Mais cette liberté entre en contradiction avec son être, avec sa vie même. Et cette contradiction, selon la promesse de Caligula, devra être résolue.
  • Hubert Monteilhet a écrit un roman historique, Neropolis. Roman des temps néroniens, dont la première partie se déroule sous Caligula et dans lequel l'un des protagonistes a à souffrir du regard que l'Empereur a posé sur lui.
  • La journaliste Cristina Rodriguez et l'historiographe Domenico Carro ont publié il y a peu un roman historique, Le César aux pieds nus, retraçant la fin du règne de Tibère et la jeunesse de Caligula. Cet énorme ouvrage, preuves archéologiques et historiques à l'appui, montre Caligula sous un jour nouveau.
  • Nicolas Le Riche, danseur étoile à l'Opéra de Paris, a créé en 2005 un ballet en cinq actes inspiré de la vie de Caligula.
  • En 1979, sort Caligula, un film de Tinto Brass avec Malcolm McDowell dans le rôle titre. Ce film fut produit par Bob Guccione, éditeur et propriétaire de Penthouse, aussi contient-il des scènes à caractère pornographique. On y retrouve également des acteurs « classiques » britanniques comme Peter O'Toole, John Gielgud ou Helen Mirren.
  • En 1985, le groupe de Speed Metal français ADX lui consacre la chanson de clôture de son premier album, Execution, devenu culte depuis.
  • En 2009, sur l'album éponyme du groupe Them Crooked Vultures figure la chanson Caligulove. Le groupe y chante l'attirance dans la folie[Quoi ?].
  • En 2012, sort un album du groupe Ex Deo nommé "Caligvla" contenant un titre du même nom.
  • On prête une grande ressemblance physique entre Caligula et Joffrey Baratheon de la série Game of Thrones, où il est interprété par Jack Gleeson.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) H. Willrich, « Caligula », Klio,‎ , p. 85-118 ; 288-317 ; 397-470.
  2. J.-N. Castorio, Caligula, au cœur de l'imaginaire tyrannique, Paris, Ellipses, , p. 7-18.
  3. Suétone, Vie des douze Césars, Caligula, 7
  4. Il est le petit neveu (et aussi le fils adoptif) de l'empereur Tibère, lui-même beau-fils et fils adoptif de l'empereur Auguste. Caligula est aussi l'arrière-petit-fils en ligne directe d'Auguste par sa grand-mère maternelle Julie ; par sa grand-mère paternelle, Antonia, il est un descendant de Marc-Antoine. Il a cinq frères et sœurs : Nero Iulius Caesar, Drusus III, Drusilla, Agrippine la jeune et Julia Livilla.
  5. Suétone, Caligula, 8
  6. Suétone, Caligula, 8
  7. Sénèque, De la constance d'un sage 18,4 : « Caligula devint pour lui une injure et un outrage dès qu'il eut chaussé le cothurne »
  8. Suétone, Caligula, 10
  9. Dion Cassius, Histoire romaine, LIX, 6, 2-3 ; Suétone, Caligula, XV, 6 ; XVI, 2.
  10. Suétone, Caligula, 16
  11. Marcel Le Glay, Yann Le Bohec, Jean-Louis Voisin, Histoire romaine, PUF, 1991
  12. Par exemple Suétone, Caligula, XXIV, 1-2.
  13. Par exemple G. W. Adams, The Roman Emperor Gaius 'Caligula' and his hellenistic Aspirations, Boca Raton, BrownWalker Press, 2007.
  14. J.-N. Castorio, Caligula, au coeur de l'imaginaire tyrannique, Paris, Ellipses, 2017, p. 263-279.
  15. L. Quidde, Caligula, Eine Studie über römischen Cäsarenwahnsinn, Leipzig, Wilhelm Friedrich, 1894.
  16. H. Sachs, Bubi ou la vie de Caligula, Paris, Grasset, 1933.
  17. Entre autres R.S. Katz, "The Illness of Caligula", The Classical World 65, 1972, p. 223-225 ; Id., "Caligula's Illness again", The Classical World 70, 1977, p. 451 ; V. Massaro, L. Montgomery, "Gaius-Mad, Bad, Ill or All Three ?", Latomus 37, 1978, p. 894-909 ; M. G. Morgan, "Caligula's Illness again", The Classical World 66, 1973, p. 327-329 ; Id., "Once again Caligula's Illness", The Classical World 70, 1977, p. 452-453. Egalement J. Lucas, "Un empereur psychopathe. Contribution à la psychologie du Caligula de Suétone", L'Antiquité classique 36, 1, 1967, p. 159-189 ; A. T. Sandison, "The Madness of the Emperor Caligula", Medical History 2, 1958, p. 202-209.
  18. "Les historiens [principalement Suétone et Dion Cassius] nous ont transmis des événements une version hautement fantaisiste : on dirait qu'ils ont recopié, avec le plus grand sérieux, les plaisanteries, et les plaisanteries seulement, d'un Canard Enchaîné d'obédience sénatoriale" ( R. Auguet, Caligula ou le pouvoir à vingt ans, Paris, Payot, 1975, p. 164).
  19. J.-N. Castorio, Caligula, au coeur d'imaginaire tyrannique, Paris, Ellipses, 2017, p. 281-349.
  20. Dion Cassius, Histoire romaine, LIX, 16, 1-8 ; 20, 1-3 ; Suétone, Caligula, XXIII, 2 ; XXVI, 3.
  21. Par exemple S. Wilkinson, Caligula, Londres-New York, Routledge, 2005, p. 80.
  22. https://www.college-de-france.fr/media/john-scheid/UPL18440_38.pdf
  23. Suétone, Caligula, XXIV, 2 ; Dion Cassius, Histoire romaine, LIX, 11.
  24. Par exemple Dion Cassius, Histoire romaine, LIX, 26, 6-7 ; 9-10.
  25. I. Cogitore, La légitimité dynastique d'Auguste à Néron à l'épreuve des conspirations, Rome, Ecole française de Rome, 2002, p. 63-78.
  26. Caligula, 59
  27. Voir principalement Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XIX, 17-157.
  28. Xavier Darcos, Dictionnaire amoureux de la Rome antique,
  29. Suétone, Caligula, 33
  30. Suétone, Caligula, 32
  31. Suétone, Caligula

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]