Fabrice Luchini

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Robert Luchini, dit Fabrice Luchini, né le à Paris (Île-de-France), est un acteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini naît dans le 9e arrondissement de Paris. Il est est issu d'une famille d'immigrés italiens, marchands de fruits et légumes. Son père, Adelmo Luchini (1910-2008), est natif de Villerupt, et sa mère, Hélène Raulhac (1919-2008), est native du 10e arrondissement de la capitale. Il grandit dans le quartier de la Goutte-d'Or dans le 18e arrondissement de Paris.

Comme il n'est pas attiré par l'école, sa mère le place à l'âge de 13 ans comme apprenti coiffeur dans un salon chic de l'avenue Montaigne ; il adopte le prénom de Fabrice pour exercer son métier de garçon coiffeur. Il cultive parallèlement, en autodidacte, un goût prononcé pour la littérature (Balzac, Flaubert, Proust, Céline). Il est, en outre, passionné par la musique soul et James Brown, et animateur, il fréquente les discothèques. C'est d'ailleurs sur la piste du Drugstore d'Angoulême qu'il est découvert en 1968 par Philippe Labro, alors en repérage pour son film Tout peut arriver, et qui lui offre son premier rôle (1969)[1].

Il décide de suivre des cours d'art dramatique chez Jean-Laurent Cochet, puis rencontre Éric Rohmer qui lui donne une certaine notoriété avec Perceval le Gallois en 1978, Les Nuits de la pleine lune en 1984, et Quatre aventures de Reinette et Mirabelle en 1987.

Carrière[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini tourne ensuite avec Nagisa Ōshima, Pierre Zucca, Cédric Klapisch, Claude Lelouch et Édouard Molinaro. Mais c'est son rôle dans La Discrète de Christian Vincent en 1990 qui le fait connaître du grand public.

Il devient dans les années 1990 un acteur très demandé par le cinéma français et campe de nombreux rôles de composition comme dans Le Retour de Casanova en 1992 aux côtés d'Alain Delon et Elsa Lunghini ; dans Tout ça... pour ça !, rôle pour lequel il est récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1994 ; dans Le Colonel Chabert aux côtés de Gérard Depardieu, Fanny Ardant et André Dussollier ; dans Beaumarchais, l'insolent pour lequel il est nommé pour le César du meilleur acteur en 1997.

Fabrice Luchini en 2013.

Il s'adonne aussi, notamment grâce à Jean-Laurent Cochet, au théâtre, sa véritable passion, « seul lieu où s'exprime la vie, la nourriture de la vie, ce qu'aucune école n'enseignera jamais ». Il partage son activité entre le cinéma et la scène et rencontre un important succès en déclamant des textes de La Fontaine, de Nietzsche, de Céline (avec Voyage au bout de la nuit), de Paul Valéry, de Philippe Muray ou de Roland Barthes. Il a également créé des auteurs contemporains, comme Yasmina Reza ou Florian Zeller.[style à revoir]

En 2015, il tourne dans Un début prometteur, sous la direction de sa fille, Emma Luchini.

Prises de positions[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini se caractérise comme n'étant ni de droite ni de gauche[2] mais fustige régulièrement la gauche[3],[4]. Il critique souvent les hommes politiques qu'il pense « peu cultivés »[5].

Bisexuel, il se confie sur une de ses expériences homosexuelles : « Dans un documentaire qui m'est consacré, Frédéric Mitterand dit qu'il m'aimait beaucoup mais qu'il a tout de suite vu que j'étais « girl oriented ». Je n'en revenais pas qu'il dise un truc pareil ! »[6] ; il ajoute : « Mais oui, à une époque, j'allais mal et je me disais que j'étais peut-être un homo refoulé. J'ai essayé une fois avec un bonhomme, mais ce n'était pas ça. Ça m'a... bouhh... troublé. Je n'ai pas été jusqu'à la sodom'. J'adore dire ce mot : la sodom' ! »[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

1969-1979[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini au festival de Cannes 1992.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini en 2010, à la 35e cérémonie des César.

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Note : Fabrice Luchini est venu une fois[Quand ?] au Petit Théâtre de Bouvard avec un sketch (sur le don de sang) mais n'a pas été retenu[7],[8].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini préface, en 2010, deux ouvrages : À la rencontre de Sacha Guitry, publié par les éditions Oxus et Seul avec tous de Laurent Terzieff, publié aux Presses de la Renaissance.

En 2011, il collabore à l'ouvrage éponyme consacré à Philippe Muray, publié par les Cahiers d'histoire de la philosophie (éditions du Cerf). La même année, paraît Fabrice Luchini lit Fragment d'un discours amoureux, chez Audiolib.

Livre audio[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Statue de cire représentant Fabrice Luchini au musée Grévin de Paris.
  • Selon Laurent Terzieff : « Fabrice a besoin de faire le don de lui-même. Et le don de lui-même passe à travers des textes. Ce don est pour nous. C'est un phénomène qui dépasse le théâtre proprement dit. Piaf, par exemple, avait la même fatalité dans le don. Lui, comme elle, est un personnage très exalté, mais cette exaltation est hautement enrichissante, alors que chez bien d'autres, elle est encombrante. (…) Il a une telle richesse, une telle « réinvention », une imagination rebondissante si extraordinaire. Il y a chez lui comme un envahissement de l'être par le verbe. Il se renvoie au verbe et le verbe renvoie vers nous. Il est infatigable. »
  • Fabrice Luchini a été honoré par une statue de cire au musée Grévin de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Dominique Brierre, Le Mystère Luchini, Plon, 2007.
  • Robert Belleret, Fabrice Luchini L'Incandescent, in Portraits sur le vif, Amazon, avril 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]