Fabrice Luchini

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Fabrice Luchini
Description de cette image, également commentée ci-après

Fabrice Luchini lors du Festival de Cannes 2016.

Nom de naissance Robert Luchini
Naissance (64 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Acteur
Films notables Voir Filmographie

Robert Luchini dit Fabrice Luchini, né le à Paris, est un acteur français.

Nommé à plusieurs reprises aux César, il reçoit en 1994 celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Tout ça... pour ça ! de Claude Lelouch. Il est le père d'Emma Luchini.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini naît dans le 9e arrondissement de Paris. Il est issu d'une famille d'immigrés italiens, marchands de fruits et légumes. Son père, Adelmo Luchini (1910-2008), est né à Villerupt, et sa mère, Hélène Raulhac (1919-2008), dans le 10e arrondissement de la capitale. Il grandit dans le quartier de la Goutte-d'Or dans le 18e arrondissement de Paris.

Comme il n'est pas attiré par l'école, sa mère le place à l'âge de treize ans comme apprenti dans un salon chic de l'avenue Matignon, chez le grand coiffeur Alexandre. C'est alors qu'il adopte le prénom de Fabrice. Il cultive parallèlement, en autodidacte, son goût prononcé pour la littérature (Balzac, Flaubert, Proust, Céline). Il est, en outre, passionné par la musique soul et James Brown, et animateur, il fréquente les discothèques. C'est d'ailleurs sur la piste du Drugstore d'Angoulême qu'il est découvert en 1968 par Philippe Labro, alors en repérage pour son film Tout peut arriver, et qui lui offre son premier rôle (1969)[1].

Il décide de suivre des cours d'art dramatique chez Jean-Laurent Cochet, puis rencontre Éric Rohmer qui lui donne une certaine notoriété avec Perceval le Gallois en 1978, Les Nuits de la pleine lune en 1984, film pour lequel il est nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle, et Quatre aventures de Reinette et Mirabelle en 1987.

Carrière[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini tourne ensuite avec Nagisa Ōshima, Pierre Zucca, Cédric Klapisch, Claude Lelouch et Édouard Molinaro. Mais c'est son rôle dans La Discrète de Christian Vincent en 1990 qui le fait connaître du grand public, et qui lui vaut une nomination au César du meilleur acteur.

Il devient dans les années 1990 un acteur très demandé par le cinéma français et campe de nombreux rôles de composition comme dans Le Retour de Casanova en 1992 aux côtés d'Alain Delon et Elsa Lunghini ; dans Tout ça... pour ça ! ; dans Le Colonel Chabert (1994) aux côtés de Gérard Depardieu, Fanny Ardant et André Dussollier ; dans Beaumarchais, l'insolent. Il est à nouveau nommé aux César pour ces quatre films, et reçoit celui du César du meilleur acteur dans un second rôle en 1994 pour Tout ça... pour ça !.

Fabrice Luchini en 2013.

Il s'adonne aussi, notamment grâce à Jean-Laurent Cochet, au théâtre, sa véritable passion, « seul lieu où s'exprime la vie, la nourriture de la vie, ce qu'aucune école n'enseignera jamais ». Il partage son activité entre le cinéma et la scène et rencontre un important succès en déclamant des textes de La Fontaine, de Nietzsche, de Céline (avec Voyage au bout de la nuit), de Paul Valéry, de Philippe Muray ou de Roland Barthes. Il a également fait connaître des auteurs contemporains, Yasmina Reza ou Florian Zeller. Il a été nommé quatre fois aux Molières[2], dont deux pour celui du Molière du comédien.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Il est à nouveau nommé quatre fois aux César, par trois fois pour le César du meilleur acteur qu'il n'a toujours pas obtenu, pour ses rôles dans Dans la maison, dans Alceste à bicyclette et, nomination en cours pour le César 2016, dans L'Hermine. Ce dernier film lui a aussi valu d'être nommé au Prix Lumières du meilleur acteur 2016, et de recevoir la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine du Festival de Venise 2015.

En 2015, il tourne dans Un début prometteur, sous la direction de sa fille, Emma Luchini.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini est le père d'Emma Luchini.

Concernant ses opinions politiques, il se caractérise comme n'étant ni de droite ni de gauche[3] mais fustige régulièrement la gauche[4],[5]. Il critique souvent les hommes politiques qu'il estime « peu cultivés »[6].

En 2009, lors d'un interview au magazine Têtu, il confie avoir eu un rapport homosexuel : « (...) À une époque, j'allais mal et je me disais que j'étais peut-être un homo refoulé. J'ai essayé une fois avec un bonhomme, mais ce n'était pas ça. Ça m'a... bouhh... troublé »[7]. En 2012, il affirme à Télérama que, en fait, « pendant vingt ans, tout le monde a cru que j'étais homo : un acteur si maniéré ! Mais j'étais obsédé par les femmes, client des prostituées dès l'âge de 15 ans. J'étais ce que Céline appellerait un tracassé du périnée, un chercheur. »[8].

En 2012, en réponse à la lettre de l'acteur Philippe Torreton parue dans Libération dans laquelle celui-ci reprochait à Gérard Depardieu son exil fiscal, Fabrice Luchini ironisa en ces termes : « Ceux qui jugent Depardieu, surtout s'ils sont acteurs, [...] devraient juger aussi leur filmographie. Quand on attaque Depardieu, il faut avoir une filmographie solide »[9].

En 2016, il accorde un entretien à Famille Chrétienne, dans lequel il parle de sa relation avec la foi chrétienne. S'il affirme qu'il a réalisé lors d'une balade au Puy-en-Velay que la France était une terre chrétienne, il reconnait avoir abordé le christianisme par ses opposants, et notamment Nietzsche. Il se définit comme un « chaos de perplexité », croyant parfois et rejetant d'autres fois l'idée d'une transcendance[10].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

1969-1979[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini en 1993.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini au festival de Cannes 1992.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini en 2010, à la 35e cérémonie des César.

Années 2010[modifier | modifier le code]

Fabrice Luchini en 2014.

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Note : Fabrice Luchini est venu une fois le au Petit Théâtre de Bouvard avec un sketch (sur le don de sang) mais n'a pas été retenu[11],[12].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

En 2010, Fabrice Luchini préface deux ouvrages : À la rencontre de Sacha Guitry, publié par les éditions Oxus et Seul avec tous de Laurent Terzieff, publié aux Presses de la Renaissance. L'année suivante, il collabore à l'ouvrage éponyme consacré à Philippe Muray, publié par les Cahiers d'histoire de la philosophie des éditions du Cerf. La même année, paraît Fabrice Luchini lit Fragments d'un discours amoureux de Roland Barthes, (livre audio), chez Audiolib. En 2013, Fabrice Luchini signe la préface de l’œuvre de Louis Jouvet : Le Comédien désincarné, édité chez Flammarion.

En mars 2016, il publie une autobiographie, Comédie française. Ça a débuté comme ça..., aux éditions Flammarion, livre qui reçoit le 25 mai 2016 le prix La Coupole[13].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Participations événementielles[modifier | modifier le code]

Citation et hommages[modifier | modifier le code]

Statue de cire de Fabrice Luchini au musée Grévin de Paris.

« Fabrice a besoin de faire le don de lui-même. Et le don de lui-même passe à travers des textes. Ce don est pour nous. C'est un phénomène qui dépasse le théâtre proprement dit. Piaf, par exemple, avait la même fatalité dans le don. Lui, comme elle, est un personnage très exalté, mais cette exaltation est hautement enrichissante, alors que chez bien d'autres, elle est encombrante. (…) Il a une telle richesse, une telle « réinvention », une imagination rebondissante si extraordinaire. Il y a chez lui comme un envahissement de l'être par le verbe. Il se renvoie au verbe et le verbe renvoie vers nous. Il est infatigable[réf. souhaitée]. »

— Laurent Terzieff.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Empreintes : Robert Luchini, dit Fabrice, France 5, 17 août 2011.
  2. a et b [PDF] Historique des nominations aux Molières depuis 1987, site officiel.
  3. « Fabrice Luchini : « J’adorerais être de gauche » - Rue89 » (consulté le 15 août 2015)
  4. « Fabrice Luchini : "Quand t'es pas de gauche, tu peux être moyen" », sur staragora.com (consulté le 15 août 2015)
  5. « Fabrice Luchini : "J’aimerais être de gauche mais"... - Video », sur Europe1.fr (consulté le 15 août 2015)
  6. « Fabrice Luchini : Ses déclarations chocs sur les politiques, "Ils incarnent une certaine beaufitude" » (consulté le 15 août 2015)
  7. « Fabrice Luchini : "J'ai essayé une fois avec un bonhomme. Ça m'a... troublé" ! », Chloé Breen, Pure People.com, 15 décembre 2009 (consulté le 19 février 2016).
  8. Fabrice Luchini : « Pendant vingt ans, tout le monde a cru que j'étais homo », Pure People.com, 19 décembre 2012 (consulté le 19 février 2016).
  9. « Luchini au secours de Depardieu : "Torreton devrait juger sa propre filmographie !" », Le Midi Libre.fr, 20 décembre 2012 (consulté le 20 février 2016).
  10. Luc Adrian, « Les confessions de Luchini », Famille Chrétienne, no 2000,‎ (lire en ligne).
  11. Sa prestation : Archives INA.
  12. Article du Figaro.
  13. Le prix de la Coupole récompense Fabrice Luchini par Amélie Cooper dans Le Magazine littéraire du 27 mai 2016.
  14. « Lauréats », site officiel de l'Académie Française.
  15. « Pierre Niney et Fabrice Luchini, prix Plaisir du théâtre », Le Figaro.fr, 5 février 2013.
  16. « Les Beaumarchais du Figaro ou l'excellence en scènes », Armelle Heliot, Le Figaro.fr, 15 juin 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Dominique Brierre, Le Mystère Luchini, Plon, 2007.
  • Robert Belleret, Fabrice Luchini L'Incandescent, in Portraits sur le vif, Amazon, avril 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]