Tourcoing

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Tourcoing
Tourcoing
Hôtel de ville de Tourcoing.
Blason de Tourcoing
Blason
Tourcoing
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Canton Tourcoing-1
Tourcoing-2
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Didier Droart
2017-2020
Code postal 59200
Code commune 59599
Démographie
Gentilé Tourquennois, Tourquennoise
Population
municipale
96 809 hab. (2015 en augmentation de 5,32 % par rapport à 2010)
Densité 6 373 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 43′ 18″ nord, 3° 09′ 33″ est
Altitude Min. 24 m
Max. 49 m
Superficie 15,19 km2
Localisation

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Liens
Site web www.tourcoing.fr

Tourcoing [tuʁ.kwɛ̃] est une commune française située dans le département du Nord, dans les Hauts-de-France. Avec plus de 97 000 habitants, elle est la troisième ville de la région Hauts-de-France, derrière Lille et Amiens[1]; la deuxième du département du Nord ; et elle est le chef-lieu de deux cantons.

Limitrophe de la Belgique, Tourcoing forme une grande métropole avec ses deux partenaires, Lille et Roubaix, auxquelles on ajoute parfois Mouscron. C'est la 2è des 90 communes qui composent la Métropole européenne de Lille (MEL) comptant plus de 1,1 millions d'habitants. Plus largement elle fait partie de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai qui compte plus de 2 millions d'habitants, et elle appartient également à l'aire métropolitaine de Lille de 3,8 millions d'habitants. Culturellement, la ville est située en Flandre romane dans le pays du Ferrain. La ville demeure célèbre pour le prodigieux essor économique qu'elle a connu durant la révolution industrielle au XIXe siècle, grâce au textile. Elle est surnommée « la cité du Broutteux » ou encore « la Créative ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Relief de la région de Lille.

Situation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Nord-Pas-de-Calais.

Tourcoing fait partie intégrante de la plaine de Flandre.

Le relief de Tourcoing est donc essentiellement plat, à une hauteur d'un peu moins d'une cinquantaine de mètres au-dessus du niveau de la mer.

Par rapport aux villes voisines de moindre importance (Roncq, Halluin, Neuville-en-Ferrain et Mouscron), Tourcoing donne l'impression d'être un « vallon » entouré de quelques rares collines (Mont d'Halluin, Mont-à-Leux à Wattrelos...). La ville possède néanmoins des quartiers avec un peu plus de relief, tel le Brun-Pain et les Francs.

Tourcoing n'est traversée par aucune rivière d'importance. Cette terre humide comporte par contre de nombreux ruisseaux de plus ou moins grand débit d'eau, entre autres l'Espierre et la Becque de Neuville. Ces cours d'eau sont à présent souterrains à la suite de l'expansion urbaine. La seule voie navigable et actuellement à l'air libre est le canal de Tourcoing, creusé au XIXe siècle à la suite de l'industrialisation et du prodigieux essor économique de la ville. Ce canal, qui est une ramification du canal de Roubaix qui joint la Deûle à l'Escaut, a été en partie rouvert à la navigation touristique en 2008 (programme Blue Links). Il sert de cadre durant la saison estivale au festival de Tourcoing Plage jusqu'en 2015.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tourcoing
Roncq Neuville-en-Ferrain Mouscron
(Belgique)
Bondues Tourcoing Wattrelos
Mouvaux Croix Roubaix

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Tourcoing a un climat tempéré océanique, les amplitudes thermiques saisonnières sont moyennes, les précipitations ne sont négligeables en aucune saison.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières
Article détaillé : Grand Boulevard.

En 1909, le Grand Boulevard est ouvert entre Lille, Roubaix et Tourcoing. Wasquehal se trouve sur la branche Lille-Roubaix[2].

Transports en commun
Article détaillé : Transports en commun de Lille.
Tramway T à Tourcoing-Centre.

Tourcoing s'inscrit dans un vaste et dense réseau de transports en commun. Mise en place par la Métropole Européenne de Lille (MEL), une ligne de métro automatisée depuis le 25 avril 1983 (ligne 2) permet de réunir beaucoup de municipalités aux alentours de Lille.Une ligne de tramway (cette ligne est surnommée par les locaux "le Mongy" du nom de son ingénieur, Alfred Mongy) dessert depuis Tourcoing les villes de Mouvaux, Wasquehal, Marcq-en-Baroeul et La Madeleine, puis arrive à Lille. En outre, treize lignes de bus dont la LIANE, ligne à haut niveau de services desservent toutes les villes frontalières à Tourcoing. Depuis 2015 la gare de Tourcoing accueille le service OUIGO ce qui implique que les horaires du métro soient adaptés. enfin, Tourcoing compte 25 stations de location de vélos "V'Lille",vélos en libre-service, ce qui fait donc 200 vélos à disposition ainsi que des pistes cyclables aménagées[3].

Urbanisme et politique de la ville[modifier | modifier le code]

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Tourcoing, sinistrée par la crise des années 1970, remonte lentement la pente depuis quelque temps, malgré un taux de chômage élevé et une forte insécurité dans certains quartiers. Elle souffre cependant de la comparaison avec Lille, la capitale régionale qui a réussi sa reconversion économique, ainsi que Roubaix, la « rivale » de toujours, qui a enclenché le processus de relèvement plus tôt grâce à l'aide de la Communauté Urbaine Lille Métropole.

La Ville a cependant accompli divers travaux de grande ampleur :

  • la prolongation de la ligne de métro jusqu’à l'hôpital Dron, situé près de la frontière belge avec Mouscron ;
  • il y a déjà quelques années[Quand ?], la restauration complète de l'église Saint-Christophe, considérée comme le joyau de la ville ;
  • la récente[Quand ?] rénovation de l'hospice d'Havré et sa reconversion en centre artistique et culturel[4] ;
  • La construction de la nouvelle piscine Tourcoing-les-Bains (dans le respect des façades anciennes de l'ex-caserne des pompiers du XIXe siècle, à côté de l'hôtel de ville), s'est achevée au premier semestre 2008. C'est un centre nautique multifonctions partagé en plusieurs espaces : aquatique (pataugeoire, toboggans, bassin sportif...), zen (hammams, saunas, banquettes massantes...), power plate et fitness (entrainement cardiovasculaire, fitness).

Ce dernier projet répond à la tradition tourquennoise en matière de natation : c'est à l'initiative de Gustave Dron, le fameux maire de Tourcoing, que la première piscine de la ville fut construite en 1904 : ce bâtiment, typique de l'architecture locale du début du XXe siècle, a été transformé en musée d'art et d'industrie André-Diligent en 2001, plus connu comme La Piscine.

L'éco-quartier de l'Union (ou zone de l'Union) à cheval entre Roubaix et Tourcoing est un grand projet de rénovation moderne pour la ville.

Est encore[Quand ?] en projet ou en chantier :

  • la construction d’un bassin de dimension olympique sur Tourcoing. Cet équipement de 50 mètres répondrait aux besoins des clubs sportifs et serait susceptible d’accueillir de grandes compétitions. Profitable à tous, il serait l’un des grands équipements structurants du territoire. Il s’agit donc de faire d’une pierre deux coups. Dès lors, LMCU (Lille Métropole Communauté urbaine) en serait le maître d’ouvrage[5].

La ville de Tourcoing a entrepris de vastes projets de rénovation urbaine. C'est dans ce cadre que le président Emmanuel Macron s'est rendu à Tourcoing en novembre 2017 pour annoncer les projets de la ville[6]avec l'ancien maire Gerald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publiques.

Les quartiers prioritaires[7] sont l'Epidème, la Bourgogne, les Phalempins, le Pont Rompu, le quartier intercommunal Roubaix-Tourcoing, le Blanc Seau, Croix Bas St. Pierre, les Virolois. Ce projet a pour but de réduire les inégalités sociales entre territoires.

Dès décembre 2014 le quartier de la Bourgogne[8] a été choisi parmi 200 autres quartiers prioritaires pour une rénovation urbaine nécessaire. Les travaux commenceront en 2019 et s'étaleront jusqu'en 2029. Ce projet a pour objectif d'améliorer l'image de ce quartier qui compte parmi les plus défavorisés de la ville. Pour accompagner la réhabilitation de ces quartiers, un dispositif expérimental d'emplois francs[9] a été annoncé. Il a débuté le 1er avril 2018[10] pour une durée d'un an et les entreprises recevront des primes d'environ 15.000 euros si elles embauchent des jeunes de ces quartiers afin de lutter contre les discriminations et de faire baisser le taux de chômage. En effet, celui-ci est particulièrement élevé à Tourcoing, 23.6% de la population active était sans emploi en 2014 contre 10.8% pour la France[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Provient d'un nom de personne d'origine germanique : Trucoinus.
  • La première mention de Torcoin = Tourcoing dans un texte officiel remonte à 1080 : il s'agit d'un acte de donation de l'abbaye d'Harelbecque, qui a pour témoin un certain Saswalus de Turconium[12].
  • Torcoin (1080), Torchum (1146), Torcoing (1165), Torcoum (XIIe siècle), Turcoing (1801).
  • Toerkonje en flamand, Torkonje en néerlandais[13].


Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Tourcoing.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moyen Âge.

En 1130, la première église, dédiée à Saint Vaast (qui deviendra par la suite l'église Saint-Christophe), est construite. La seigneurie de Tourcoing, qui se compose d'un bourg agricole dont les habitants augmentent leurs revenus en faisant de la draperie, surmonte difficilement les ravages de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion. En 1360, ses habitants obtiennent un sceau royal attestant la qualité de leurs draps. En 1491, Maximilien d’Autriche, qui domine alors le comté de Flandre, lui accorde une foire franche.

De la Renaissance au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le Grand Boulevard et le Mongy sont ouverts en 1909.
La Place de la Victoire.

En 1668, la châtellenie de Lille, dont fait partie Tourcoing, est définitivement rattachée à la France.

La Révolution française et l'Empire[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, la ville compte près de 15 000 habitants. Le 29 floréal an II (), Tourcoing est le lieu de l'importante bataille de Tourcoing, entre les armées révolutionnaires françaises et celles de la première coalition. La victoire française conduisit peu après la bataille de Fleurus (1794).

De la Belle Époque à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La place de la République, au début du XXe siècle.
Journal L'Egalité de Roubaix-Tourcoing en 1930

Au XIXe siècle, la ville prend un essor extraordinaire à la suite de la révolution industrielle et est l'une des « reines du textile »[14]. Sa population atteint bientôt les cent mille habitants. En 1860, l'église Saint Christophe est considérablement agrandie par l'architecte Charles Leroy. Elle devient l'un des plus beaux édifices néo-gothiques du Nord. En 1885, construction de l'actuel hôtel de ville. En 1906 enfin, à l'occasion de l'exposition internationale des industries textiles (qui se déroulent à Tourcoing), est édifié le beffroi de la Chambre de commerce[15]. La ville est particulièrement marquée par le mandat du maire Gustave Dron (maire de 1899 à 1919 et 1925 à 1930), qui entreprit une grande œuvre sociale[16].

Le 14 juillet 1902, un aérostat décolle de la place de la République avec un enfant de sept ans seul à bord, dans le but de montrer la maniabilité de l'appareil. Celui-ci réussira à poser le ballon en Belgique[17].

En , à l'occasion des inventaires qui suivirent la séparation de l'Église et de l'État, à Notre-Dame de Tourcoing, le 7 mars 1906, les fidèles opposent aux fonctionnaires chargés de l'opération un barrage électrifié[18]. Le 9 juin 1907, une manifestation est organisée contre l'interdiction des processions. La gendarmerie à cheval charge durant deux heures, le curé est écroué[19].

Le 11 avril 1908, Tourcoing connait un attentat anarchiste (Anarchisme en France) contre un commissariat[20]. En juin de la même année, on arrête huit « faiseuses d'ange », autrement dit huit avorteuses, à une époque où l'avortement est sévèrement réprimé[20].

Par la suite, Tourcoing subit les difficiles occupations allemandes durant la Première Guerre mondiale.

En 1933, José-Carlos Padrao, originaire de São Pedro do Sul, de la section portugaise de Wasquehal et Augusto De Castro, de Tourcoing fondent Le groupement des anciens combattants portugais de Wasquehal, Croix et environs qui tient son siège à la Fraternelle, au 28 rue de Flers, à Wasquehal[21].

Elle est à nouveau occupée pendant la Seconde Guerre mondiale. Le QG de la 15e armée allemande y est installé pendant l'Occupation[22]. Un quartier de l'avenue de la Marne est réquisitionné par l'armée allemande pour y établir le quartier général de la plus importante armée allemande du front Ouest.

Le Tourcoing contemporain[modifier | modifier le code]

La "Cité du Broutteux" a été gravement touchée par la crise textile des années 1970. Il n'était pas rare à cette époque que les cafés servaient de lieu de réunion comme avec l'Union Mutualiste de Tourcoing, société de secours mutuel, qui organisait ses manifestations au café de Jules Massa, Chez Léon, place Fénelon à Wasquehal[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

L’échevinâge de Tourcoing existe au moins depuis 1432. Le premier bailli fut Gautier des Prés, et les premiers échevins Pierrart de Falempin et Jean Noblet. En 1447, on trouve comme échevins : Jean du Castel, Arnoul le Maître, Jean Noblet et comme bailli Guillaume du Bus[24].

Il existait également un échevinage spécifique au quartier des Poutrains, qui était à l'époque une baronnie indépendante (il faut préciser que Tourcoing, sous l’Ancien Régime, constituait une seule et même paroisse mais se divisait en un véritable imbroglio de fiefs féodaux)[25].

Tourcoing et tous ses quartiers devinrent administrativement une commune avec conseil municipal lors de la Révolution, en 1790[25].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Tourcoing et ses quartiers.

La ville était historiquement chef-lieu de trois cantons :

Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais le bureau centralisateur des cantons de Tourcoing-1 et de Tourcoing-2.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre depuis sa création en 1967 de la communauté urbaine de Lille (Lille Métropole Communauté urbaine ou LMCU), transformée le pour former la Métropole européenne de Lille.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au premier tour, Michel-François Delannoy (PS-PC-EELV-PRG-MRC) est arrivé en tête à Tourcoing, dans le département du Nord. Le maire sortant a obtenu 40 % des suffrages et s'est placé devant Gérald Darmanin (UMP-UDI), qui a récolté 37,3 % des voix.

Au second tour, le candidat UMP Gérald Darmanin remporte les élections municipales à Tourcoing avec 45,61 % des voix devant Michel-François Delannoy (PS) et Jean-François Bloc (FN)[26]. Il démissionne après sa nomination au Gouvernement Édouard Philippe[27] et est remplacé comme maire de Tourcoing par son ancien premier-adjoint, Didier Droart en septembre 2017.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1899 1919 Gustave Dron[28] Radical Médecin
Conseiller général de Tourcoing-Sud (1887 → 1904)
Vice-président du conseil général du Nord (1900 → 1902)
Député du Nord (1889 → 1914)
Commandeur de l'Ordre de Léopold, Chevalier de la Légion d'honneur
1919 1925 François Leduc Solidarité républicaine Médecin
1925 1930 Gustave Dron[28] Radical Médecin
Conseiller général de Tourcoing-Sud (1887 → 1904)
Sénateur du Nord (1924 → 1930)
Vice-président de la Chambre des députés
Président du conseil supérieur de l’Assistance publique (1922 → ? )
Commandeur de l'Ordre de Léopold, Chevalier de la Légion d'honneur
Décédé en fonction
1930 1930 Jules Brassart Solidarité républicaine  
1930 1935 Albert Inghels[29] SFIO Fileur dans une usine cotonnière
Cafetier
Employé municipal à Lille
Député du Nord (1914 → 1924 et 1932 → 1936)
Conseiller général du canton de Tourcoing-Nord-Est
1935 1941 Edmond Salembien Radical Socialiste Industriel
1941 1944 Léon Marescaux Gauche radicale vice-président de la Chambre de commerce du Nord
Conseiller au commerce extérieur
1944 1947 Fernand Lamblin Parti radical/PCF Industriel
Comité de libération nationale
1947 1954 Louis Paris SFIO Négociant en textile, marchand de journaux
Président de la délégation municipale[C'est-à-dire ?]
1954 juillet 1955 René Debesson SFIO Professeur honoraire
Sénateur du Nord (1973 → 1979)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (1973 → 1979)
Démissionnaire
juillet 1955 mars 1959 Louis Paris SFIO Négociant en textile, marchand de journaux
Président de la délégation municipale[C'est-à-dire ?]
Conseiller général de Tourcoing-Nord-Est (1955 → 1961)
mars 1959 mars 1977 René Lecocq UDR Professeur d'anglais et de lettres
Conseiller général de Tourcoing-Sud (1964 → 1976)
mars 1977 août 1979 Guy Chatiliez MRP puis PS Journaliste à Nord Éclair
Décédé en fonctions
août 1979[30] mars 1983 Maurice Devloo PS Employé de la CPAM de Tourcoing
mars 1983[31] mars 1989 Stéphane Dermaux UDF Directeur commercial
Député du Nord (1986 → 1988)
Député européen (1988 → 1989)
Conseiller général de Tourcoing-Sud (1976 → 1988)
mars 1989 mars 2008[32],[33] Jean-Pierre Balduyck PS Syndicaliste
Député du Nord (10e circ) (1988 → 1993 puis 1997 → 2002)
Conseiller général de Tourcoing-Nord-Est (1979 → 1985)
Vice-président de Lille Métropole Communauté urbaine (2002 → 2008)
mars 2008[34] avril 2014[35] Michel-François Delannoy PS Assistant parlementaire
Conseiller général de Tourcoing-Nord-Est (1998 → 2010)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (2010 → 2015[36])
Vice-président de Lille Métropole Communauté urbaine (2008 → 2014)
avril 2014[37],[38] septembre 2017[27] Gérald Darmanin UMPLR Ministre de l'Action et des Comptes publics (2017 →)
Député de la 10e circonscription du Nord (2012 → 2016)
Conseiller régional des Hauts-de-France (2016[39] →)
Vice-président du conseil régional des Hauts-de-France (2016 → 2017)
Vice-président de la MEL (2014 → 2017)
Démissionnaire lors de sa nomination comme ministre
septembre 2017[40],[41] en cours Didier Droart LR Pâtissier retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Tourcoing est jumelée avec huit villes[42] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[43],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 96 809 habitants[Note 2], en augmentation de 5,32 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 11011 38011 99914 66117 97319 96622 50326 83427 615
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
29 64633 49838 26243 32248 63451 89558 00865 47773 353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
79 24381 67182 64478 60081 37981 97278 39376 08083 416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
89 25898 755102 23996 90893 76593 54092 35792 01896 809
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Tourcoing est une population jeune c'est-à-dire que près de la moitié des habitants ont moins de 30 ans (contre environ 36% en moyenne en France)[46] . Outre sa jeunesse , la population tourquennoise se caractérise par une surreprésentation de familles monoparentales: 14,4% des familles à Tourcoing en 2014 contre 8,7% en France.[47]

2014 % 2009 %
Ensemble 95 329 100,0 92 389 100,0
0 à 14 ans 22 986 24,1 21 980 23,8
15 à 29 ans 20 145 21,1 20 724 22,4
30 à 44 ans 20 030 21,0 19 481 21,1
45 à 59 ans 16 184 17,0 15 306 16,6
60 à 74 ans 10 036 10,5 9 071 9,8
75 ans ou plus 5 948 6,2 5 827 6,3
Ménages selon leur composition en 2014
Nombre de ménages[48] Population des ménages
2014 % 2009 % 2014 2009
Ensemble 37 700 100,0 35 932 100,0 93 940 91 225
Ménages d'une personne 12 400 32,9 11 317 31,5 12 400 11 317
hommes seuls 5 405 14,3 4 457 12,4 5 405 4 457
femmes seules 6 995 18,6 6 860 19,1 6 995 6 860
Autres ménages sans famille 882 2,3 931 2,6 2 269 2 376
Ménages avec famille(s) dont la famille principale est : 24 418 64,8 23 684 65,9 79 271 77 532
un couple sans enfant 7 263 19,3 7 166 19,9 14 955 14 796
un couple avec enfant(s) 11 730 31,1 11 561 32,2 48 452 48 109
une famille monoparentale 5 424 14,4 4 958 13,8 15 864 14 627
Pyramide des âges en 2007
Pyramide des âges à Tourcoing en 2007 en pourcentage[49].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
4,2 
75 à 89 ans
7,6 
8,8 
60 à 74 ans
10,2 
17,0 
45 à 59 ans
17,2 
21,3 
30 à 44 ans
20,9 
23,7 
15 à 29 ans
21,7 
24,8 
0 à 14 ans
21,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[50].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

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Tourcoing draine la majeure partie des élèves de son bassin de population, qui se compose des communes plus ou moins limitrophes de Roncq, Neuville-en-Ferrain, Halluin, Mouvaux, Linselles, Bondues, Bousbecque et Comines ; en témoigne le réseau de transport scolaire qui débouche toujours sur le centre-ville de Tourcoing.

Tourcoing compte trois prestigieux établissements d'enseignement secondaire, historiquement liés à la ville : pour l'enseignement privé catholique, l'Institution libre du Sacré-Cœur[51], fondée en 1666 ; pour l'enseignement public en France, le Lycée d'État Gambetta[52], créé en 1885. Et le lycée numérique Colbert, nationalement reconnue, public aussi.

La carte scolaire de Tourcoing est riche : une vingtaine d'établissements secondaires, dont deux lycées d'enseignement général, deux lycées d'enseignement technologique, et un lycée d'enseignement professionnel. On notera le nombre relativement important de collège privés catholiques.

Depuis 2004, l'École Nationale des Douanes s'est installée à Tourcoing.

En 2008, avec le projet le Virolois se réinvente le Lycée Le Corbusier Tourcoing a déménagé rue des Piats dans une structure design et technologique offrant à ses élèves spécialisés en BTP et Communication graphique la possibilité de travailler dans des ateliers modernes et professionnels.

L'Université de Lille est présente à Tourcoing par l'intermédiaire de son Département Arts Plastiques, ainsi que de l'IUT B (ou IUT de Tourcoing).

Culture[modifier | modifier le code]

La Ville compte également de nombreuses structures artistiques et culturelles (liste non exhaustive) :

Beffroi de la Chambre de commerce de Tourcoing.
Théâtre
Musique
Musées
Médiathèques
  • Tourcoing dispose de 4 médiathèques, 1 ludothèque et 1 Pôle multimédia. Ces structures sont organisées en réseau, appelé depuis 2013 le Réseau des idées[59].
  • La Médiathèque André Malraux se situe dans le Centre-ville, la Médiathèque Aimé Césaire dans le quartier du Blanc-Seau, la Médiathèque Andrée Chedid dans le quartier de Belencontre et la Ludomédiathèque Colette dans le quartier de la Bourgogne.
  • La bibliothèque a été créé en 1844 sur les conseils de l'archiviste général du Nord. Elle ouvre en 1895 avec 2 254 volumes inscrits au catalogue[60].
  • Les médiathèques de Tourcoing proposent des livres, BD, mangas, comics, revues, livres à écouter, liseuses électroniques[61], CD, DVD, partitions et jeux.
  • Le fonds patrimonial de la Bibliothèque de Tourcoing se compose de 3 008 volumes imprimés du XVIe siècle au début du XXe siècle, de 35 manuscrits et d’une collection de 4 763 cartes postales. Trois thématiques sont particulièrement travaillées : le religieux, l'histoire locale et le textile. Le plus ancien ouvrage conservé est le texte de la Pharsale du poète Lucain dans une édition de Simon de Colines (1528), un des premiers imprimeurs humanistes parisiens du XVIe siècle. La médiathèque possède également des livres d'artistes[62].
  • Autre spécificité : le Service aux collectivités jeunesse est une médiathèque spécialisée pour les professionnels de l'enfance de Tourcoing. Elle s'adresse aux enseignants des écoles maternelles et élémentaires publiques ou privées, personnels des établissements de l'enseignement spécialisé, animateurs des centres de loisirs municipaux ou associatifs, personnels des structures d'accueil de la Petite Enfance associatives ou municipales et salariés et bénévoles des associations ou des institutions publiques qui souhaitent développer un projet autour du livre et de la lecture[63].
Arts
  • Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains[64].
  • L'École régionale supérieure d'expression plastique (ERSEP) : enseignement supérieur des Beaux-Arts en collaboration avec le Département Arts Plastiques de l'Université de Lille.
  • Flux Flow Factory - lieux d'exposition de 600 m2 (peintures, photographies, lithographies, affiches de collections, musée du pain d'épices)[65],[66],[67].
  • La Plaine Image (éco-quartier de l'Union).

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Tourcoing possède un centre hospitalier, le centre hospitalier Gustave-Dron[68].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Tennis : Le Tennis Club U.S.T « Ma Campagne » est un club conviviale situé dans un espace agréable (facilité d’accès pour les vélos et parking voitures). Le club vous offre la possibilité de pratiquer le tennis sur 3 courts couverts en moquette, ainsi que 2 courts extérieurs en Greenset. Le tournoi officiel se déroule chaque année de mi-novembre à mi-décembre[69].
  • Football : Tourcoing n'a brillé en football que lorsque ses clubs ont su s'unir à ceux de Roubaix pour créer le CO Roubaix-Tourcoing plus connu sous l'appellation CORT. Actuellement, l'Union Sportive Tourcoing Football Club évolue en CFA 2, et l'Union Sportive Portugaise Roubaix Tourcoing en Division d'Honneur Régionale.
  • Volley-ball : La ville dispose d'un club de volley, le Tourcoing Lille Métropole Volley-Ball plus connu sous l'appellation TLM. Le club évolue en 2015-2016 en Ligue B masculine. Le club a évolué au plus haut niveau national et européen en participant de nombreuses fois aux Coupes d'Europe.
  • Basket-ball : La ville compte également un club jouant en Nationale 2 (quatrième division nationale: la Saint-Michel Tourcoing).
  • Athlétisme : Un club de haut niveau, l'Union sportive tourquennoise, entraînant notamment Robert Korzeniowski triple champion olympique, double champion du monde et détenteur du record du monde du 50 kilomètres marche[70].
  • Lutte : Un club de lutte réputé, le lutteur club de Tourcoing, dont est membre Vanessa Boubryemm, médaille d'or des championnats d'Europe 2006 (moins de 51 kg en lutte féminine)[71].
  • Water polo : Les Enfants de Neptune (ENT), club le plus titré du water-polo français avec 46 titres de Champion de France.
  • Escrime : Centre d'initiation à l'escrime de Tourcoing (CIET) où a évolué Didier Flament, champion olympique en 1980[72].
  • Floorball : Le Nordiques Floorball Club est le premier club de Floorball créé dans le Nord en 2004.
  • Danse : L'école de danse UST Vermont propose des cours tous niveaux en danse classique et jazz. Cette école réalise un gala en fin d'année avec tous les élèves.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

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  • Grand prix international de lutte[73]
  • Challenge d'escrime[74]
  • La Nuit détonnante - Fête des allumoirs
  • Le Tournoi mondial de Basket de la Jeune Garde
  • Le Week-end Géants
  • La Voix du Rock
  • Le Week-end Vert
  • Tourcoing Plage[75]
  • La semaine du patrimoine dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine
  • Boucles tourquennoises (athlétisme)[73]
  • Festival de jazz[76]
  • Le Fêtes de fin d'année - Village féérique de Noël

Religions[modifier | modifier le code]

Christianisme[modifier | modifier le code]

Catholicisme
L'église Sainte-Anne dans le quartier du Brun-Pain
L'église Notre-Dame de la Marlière

Le doyenné de Tourcoing, qui fait lui-même partie du diocèse de Lille, est subdivisé en cinq paroisses (Saint-Pierre, Saint-Éloi, Saint-Jean-l'Évangéliste, Notre-Dame-des-Peuples et Sainte-Famille).

Antoinisme
Temple du culte antoiniste
Protestantisme

Islam[modifier | modifier le code]

Sunnisme
  • Mosquée Salman El-Farisi, située dans le centre-ville.
  • Mosquée Es-Salam, située dans le quartier de la Croix-Rouge.
  • Mosquée Ibn Taymiya
Salafisme
  • Mosquée Othman Ibn Affan, situées dans le quartier de la Bourgogne.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Tourcoing compte, en 2018, 21 grandes entreprises (chiffre d'affaire de plus de 10 M€)[82] avec une dominante dans la distribution, dont :

- Vert Baudet : vente à distance (catalogue et internet).

- Spodis (Chaussport) 78 magasins en France.

- Compagnie Internationale de Vente à Distance (enseigne Blancheporte) ; vente à distance (catalogue et internet).

- Maco ((Macopharma) : transfusion sanguine.

- Ephigea (enseigne Graine de Malice ex Phildar) du groupe Mulliez : réseau de 160 magasins.

Textile[modifier | modifier le code]

Le Peignage de la Tossée : aux heures de gloire du textile français, en 1870, Adolphe Binet construit un atelier de peignage de laine qui après s'être appelée la société Binet fils devient en 1896 la société anonyme du Peignage de la Tossée. En 1968 le Peignage de la Tossée situé au 157 rue de Roubaix, absorbe le Peignage et Carbonisage de Mouvaux. En 1982 le Peignage de la Tossée est repris par la Société Dewavrin qui absorbe également le Peignage de l'Epinette, façonnier d'Alphonse Six. La fusion en 1988 des sociétés Alphonse Six et Dewavrin père et Fils donnera la Société Standard Wool France, filiale du groupe américain Standard Commercial Corporation (Caroline du Nord). L'activité principale de peignage de la laine (15 % de la production française), ira de 6 000 t de laine par an en 1949, pour atteindre 15 320 t en 1973 et jusque 160 000 t/an. S'y est ajoutée l'exploitation de la lanoline et de la suintine (graisses de la laine) qui sont raffinées pour les industries pharmaceutiques et cosmétiques, celle de la lanoline ira jusque 2 800 t/an. Le peignage de la Tossée occupera jusque 1 200 ouvriers en 1949. Fermé définitivement le 16 avril 2004, le site de l'ancienne usine de la Tossée se trouvant sur la Zone de l'Union a vocation à redevenir une "cité intégrée" mêlant en son sein logements, services, commerces de proximité, entreprises et équipements[83].

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Le jeudi 26 janvier 2012, la ville de Tourcoing inaugure 4 bâtiments d'activités et de bureau. Cet ensemble tertiaire appelé Alhena[84], est composé de 2 pépinières d'entreprises (structure accompagnement de projet de création d'entreprise). Ces 4 bâtiments d’activité sont destinés à un public professionnel diversifié tel que des artisans ou encore les professions libérales. Le 31 décembre 2015, l'entreprise Booking.com (qui compte 460 salariés[85]) installe son siège rue de Tournai, grâce aux fonds de la communauté urbaine. Un an après, cette entreprise a envisagé de déménager dans d'autres villes d’Europe afin d'avoir un espace plus grand mais sur la demande de notre ancien maire Gerald Darmanin, Booking reste sur Tourcoing mais déménagera place Sébastopol[86] dans un nouveau bâtiment qui sera plus grand et qui pourra peut-être accueillir de nouveaux salariés[87].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices tourquennois majeurs :

L'hôtel de ville de Tourcoing.
  • Église Saint-Christophe
  • Hôtel de ville[88] (1885) : construit sur les plans de l'architecte Charles Maillard, l'hôtel de ville de Tourcoing est caractéristique du style Napoléon III. De vastes proportions, il s'agit d'un des plus beaux témoignages de la réussite économique d'une époque. À noter, son grand hall en atrium et la décoration intérieure des salles. Il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1981[89]
Article détaillé : Hôtel de ville de Tourcoing.
  • L'Ancienne Chambre de commerce et son beffroi[90] (1906) : ce beffroi d'angle, de style éclectique, rappelle la Renaissance Flamande. Il fut édifié à la gloire de la prospérité de Tourcoing à l'occasion de l'Exposition internationale des Industries textiles de 1906.

Architecture d'origine civile :

  • La gare de Tourcoing (1906), construite à l'occasion de l'Exposition internationale textile. Elle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1984[91].
  • Le lycée d'État Gambetta[92] (1885), typique de la fin du XIXe siècle.
  • Le lycée Colbert[93] (1935), dans un style néo-flamand.
  • Stand de Tir (1905).
  • Hôpital Gustave-Dron (1905).
  • Le Bureau de Bienfaisance (1894).
  • Centre-ville et alentours (particulièrement rue Nationale et rue de Lille) : un grand nombre d'hôtels particuliers (anciennes résidences des familles industrielles textiles) en cours de restauration (notamment l'hôtel Rasson-Wattine), construits à la fin du XIXe siècle dans un style éclectique inspiré de la Renaissance.
  • L'École Nationale des Douanes construite en 2004 par le cabinet d'architecture Jean Nouvel est un bel exemple d'architecture contemporaine. Son hall d'entrée est décoré par une œuvre d'Aki Kuroda inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2009.
  • De nombreux bourloires, inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis 2003 : Bourloire La Nouvelle Bourloire[94], Bourloire Saint-Louis[95], Bourloire Saint-Christophe[96], Bourloire Notre-Dame de Consolation[97], Bourloire Saint-Eloi[98], Bourloire La Concorde[99], Bourloire Saint-Charles[100], Bourloire Saint-Raphaël[101].
  • La Villa Paula est un hôtel particulier Art Déco, imaginé par l'architecte tourquennois Charles Bourgeois (propriété privée).

Architecture d'origine religieuse :

L'hospice d'Havré réhabilité en « Maison Folie ».

Le proche canal de Roubaix est remis en navigation en 2008 (programme Blue Links). Il desservait notamment le site la « Zone de l’Union » (qui sur 80 ha de Roubaix, Tourcoing, et Wattrelos est l’un des plus grands chantiers de France (réhabilitation d’une friche industrielle de 80 ha environ, dont ancienne brasserie Terken) pour en faire probablement une zone d’activités de haute qualité environnementale, en associant les habitants des quartiers au projet, dans une dynamique de démocratie participative.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tourcoing dans les arts[modifier | modifier le code]

La ville ou ses monuments ont servi de décors ou de lieux de tournages à plusieurs films et notamment :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Tourcoing (Nord).svg

Les armes de Tourcoing se blasonnent ainsi : « D'argent à la croix de sable chargée de cinq besants d'or ».

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Leblanc, Histoire du Collège de Tourcoing, Imprimerie Jean Mathon (Tourcoing), 1870[105]
  • J.-E. Van Den Driessche, Histoire de Tourcoing, Éditions La Découvrance, impression originale 1928[106]
  • (picard) Jules Watteeuw, Chansons, fables et pasquilles tourquennoises, Tourcoing, Imprimerie Frère-Glorieux, 1883
  • Hervé Leroy, Tourcoing, l'audace de la discrète éditions Light Motiv (59110 La Madeleine), coll. Passages en ville. Photographes : Jean-Pierre Duplan, Eric Le Brun. 112 pages. (ISBN 9782952471732)
  • Tourcoing 39-45, bande dessinée d'olivier Gilleron et Francis Cold, Le Téméraire, 1994 (ISBN 2-908703-39-4)
  • Jean Christophe Tourcoing, mon pays, préface de Pierre Pierrard, 1977 [12]
  • Emile Vignoble, Tourcoing, la Victoire de l'An 2, Éditeur : Office de Tourisme de Wasquehal, 1993 (ISBN 2-9507495-0-X)
  • Histoire de Tourcoing, 1855, Charles Roussel-Defontaine (historien et maire de 1857 à 1879) Lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Géographie Histoire et patrimoine Personnalités Autres

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Désormais, Tourcoing est plus peuplée que Roubaix », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 22 février 2018)
  2. Quel Grand Boulevard dans 100 ans ? (lavoixdunord.fr)
  3. « Transports », sur tourcoing.fr
  4. Les grands projets de la Ville sur le site de la Ville de Tourcoing [1]
  5. http://www.lillemetropole.fr/index.php?p=1138&art_id=
  6. « Discours d’Emmanuel Macron à Tourcoing, les 5 mesures à retenir », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  7. (en) « ZFU - Territoire entrepreneurs La Bourgogne, Alma, Cul de Four, Fosse aux Chênes, Epidème, Roubaix centre, Epeule, Sainte-Elisabeth - Zone Franche Urbaine de la commune: Croix - SIG Politique de la Ville », sur sig.ville.gouv.fr (consulté le 20 avril 2018)
  8. « Nouveau visage pour la Bourgogne », tourcoing.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « La carte des 7 territoires qui testent le retour des emplois francs en banlieue », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  10. « Emplois francs : début de l’expérimentation - Actualité fonction publique territoriale », Actualité fonction publique territoriale,‎ (lire en ligne)
  11. « Emploi et chômage à Tourcoing (59200) », sur www.journaldunet.com (consulté le 20 avril 2018)
  12. Histoire de Tourcoing, sur le site de la Ville
  13. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  14. Tourcoing, fiche pratique sur le site de Lille Métropole
  15. Chambre de Commerce, sur le site de l'office de tourisme de Tourcoing [2]
  16. Biographie de Gustave Dron, sur le site du Sénat de la République française [3]
  17. Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 41
  18. Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 49
  19. Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 51
  20. a et b Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 53
  21. La gazette du nord du 11/09/1933 (bn-r.fr)
  22. Canal de Tourcoing pendant les guerres, consulté le 15 mai 2013
  23. Gazette du Nord du 13/10/1923 (bn-r.fr)
  24. Histoire de Tourcoing, J-E Van Den Driessche (1928)
  25. a et b Ibid.
  26. Gérald Darmanin (UMP) élu face au maire sortant PS (rtl.fr)
  27. a et b AFP, « Ministre, Gérald Darmanin abandonne son fauteuil de maire de Tourcoing : Comme l'a imposé l'Élysée, Gérald Darmanin a cédé samedi son fauteuil de maire de Tourcoing. Son premier adjoint est désormais le premier édile de la ville nordiste », Europe 1,‎ (lire en ligne).
  28. a et b « Gustave Dron (1856-1930) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  29. « Albert Inghels (1872-1941) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  30. Peter Maenhout, « Les vœux du maire : une tradition de 30 ans », Nord Éclair,‎ (lire en ligne).
  31. « Histoire locale: Stéphane Dermaux maire de Tourcoing, 30 ans déjà… », Nord Éclair,‎ (lire en ligne).
  32. Geoffroy Deffrennes, « Tourcoing : Jean-Pierre Balduyck, maire de l'ombre », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  33. Marig Doucy et Jean-François Rebischung, « Jean-Pierre Balduyck : quelle vie après celle d'élu ? », Nord Éclair,‎ (lire en ligne).
  34. Patrick Seghi, « Michel-François Delannoy intronisé maire de Tourcoing », Municipales 2008, sur La Voix du Nord, (consulté le 21 février 2016).
  35. Jean-Marc Rivière, Jean-François Rebischung et Anne Courtel, « M.-F. Delannoy : « Je n’ai pas vécu la défaite comme un drame », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  36. Jean-François Rebischung, « Tourcoing : Michel-François Delannoy ne se représente pas aux régionales », Nord Éclair,‎ (lire en ligne).
  37. « Michel-François Delannoy (PS) reconnaît la victoire de la droite à Tourcoing », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  38. Anne Courtel, « Gérald Darmanin, désormais chef d’orchestre de Tourcoing », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  39. Jean-François Rebischung, « Tourcoing : Gérald Darmanin élu conseiller régional : La liste de Xavier Bertrand l’emporte avec 67,9 %. Le report des voix de gauche a donc pleinement fonctionné. Mais la liste de Marine Le Pen (32,10 %) progresse de plus de mille voix par rapport au premier tour », Nord Éclair,‎ (lire en ligne).
  40. F.E., « Tourcoing : Gérald Darmanin cède son fauteuil de maire à son premier adjoint Didier Droart : Le ministre des Actions et des comptes publics Gérald Darmanin a échangé son fauteuil de maire en faveur de son ex-premier adjoint Didier Drouart à la suite d'un vote du conseiller municipal. Loin de se concentrer sur ses fonctions ministerielles, il est aussi candidat aux élections sénatoriales », France 3 Hauts-de-France,‎ (lire en ligne) « A 69 ans, Didier Drouart a été élu lors d'une réunion du conseil municipal. Né à Tourcoing et ancien pâtissier de profession, il a été entre 1995 et 2015 conseiller municipal d'opposition à la gauche qui détenait Tourcoing. Puis, depuis 2014, premier adjoint au maire, chargé du personnel municipal, des relations internationales et du tourisme. Depuis 2008, il est aussi conseiller communautaire au sein de la Métropole européenne de Lille (MEL) ».
  41. Anne Courtel, « Didier Droart, maire… en attendant le retour de Gérald Darmanin : Ce samedi, Didier Droart (LR) va mener les débats du conseil municipal en tant que maire pour la première fois et dans la ligne de Gérald Darmanin (LR)dont il assure qu’il sera candidat aux municipales en 2020 », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  42. Jumelages tourquennois sur le site internet de la Ville de Tourcoing [4]
  43. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  46. « Population totale par sexe et âge au 1er janvier 2018, France − Bilan démographique 2017 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 4 avril 2018)
  47. « Population tourquennoise »
  48. « population tourquennoise »
  49. « Évolution et structure de la population à Tourcoing en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  50. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  51. Par tradition séculaire, encore surnommée simplement Collège de Tourcoing.
  52. le plus souvent surnommé lycée de Tourcoing ; le "Collège" ecclésiastique et le "Lycée" laïc se livraient autrefois une lutte féroce, ce qui n'est plus le cas de nos jours.
  53. Site de la Compagnie théâtrale "La Virgule"
  54. Le Théâtre du Broutteux sur le site de l'Office du tourisme de Tourcoing [5]
  55. Site de Farfadets et Compagnie
  56. Musée des Beaux-Arts de Tourcoing, fiche pratique sur le site "Amis des Musées"[6]
  57. Site officiel du Musée "Message Verlaine" à Tourcoing
  58. Le Musée du Carillon sur le site de l'Office du tourisme de Tourcoing [7]
  59. « Le réseau des idées », sur www.tourcoing.fr (consulté le 14 septembre 2015)
  60. « Histoire de la médiathèque », sur https://mediatheque.tourcoing.fr/ (consulté le 14 septembre 2015)
  61. www.nordeclair.fr, « Livre électronique: les médiathèques tourquennoises se mettent à la page » (consulté le 14 septembre 2015)
  62. « Origines et collections patrimoniales », sur https://mediatheque.tourcoing.fr/ (consulté le 14 septembre 2015)
  63. « Le Service aux Collectivités Jeunesse », sur https://mediatheque.tourcoing.fr/ (consulté le 14 septembre 2015)
  64. Le Fresnoy, sur son site officiel
  65. Tourcoing, du pain d'épice au loft d'artiste (france3-regions.francetvinfo.fr)
  66. La Voix du Nord, « Tourcoing: la Flux Flow Factory fourmille de projets », sur La Voix du Nord (consulté le 22 février 2016)
  67. Tourcoing, la Flux Flow Factory (FFF) ouvre ses portes ce samedi (nordeclair.fr)
  68. Site du Centre hospitalier Gustave Dron
  69. Le site internet de l'Union Sportive Tourcoing Tennis
  70. Site internet de l'Union sportive tourquennoise
  71. Le Lutteur Club de Tourcoing, sur l'Annuaire des Sports
  72. Le Centre d'Initiation à l'Escrime de Tourcoing, sur le site de la Ville [8]
  73. a et b Clubs sportifs de haut niveau à Tourcoing sur le site de la Ville
  74. Clubs sportifs de haut niveau à Tourcoing sur le ste de la Ville
  75. Site officiel de l'opération "Tourcoing Plage"
  76. Site officiel du "Tourcoing Jazz Festival"
  77. Patrimoine tourquennois sur le site de l'office de tourisme de Tourcoing [9]
  78. « Église Saint-Christophe », notice no PA00107837, base Mérimée, ministère français de la Culture
  79. Patrimoine religieux, sur le site de l'office de tourisme de Tourcoing [L'église Notre-Dame de la Marlière, sur le site de l'Office de Tourisme de Tourcoing [10]
  80. Église paroissiale Saint-Thomas
  81. « Ensemble des 5 verrières hagiographiques du chœur : Vie de saint Louis (baies 0 à 4) », notice no IM59002422, base Palissy, ministère français de la Culture
  82. « Créer des listes personnalisées d'entreprises avec Verif.com », sur www.verif.com (consulté le 10 octobre 2018)
  83. « 2004 : la Tossée, histoire et fermeture du peignage - La manufacture - Comprendre l'aventure textile », sur La manufacture - Comprendre l'aventure textile (consulté le 10 octobre 2018)
  84. « Alhena (ensemble tertiaire) », sur SEM Villes Renouvelée (consulté le 20 avril 2018)
  85. « Booking.com recrute 120 personnes pour son antenne de Tourcoing », sur La Voix Du Nord, (consulté le 20 avril 2018)
  86. « Booking.com s’enracine à Tourcoing et met le cap sur 900 emplois », sur La Voix du Nord, (consulté le 20 avril 2018)
  87. « Booking.com recrute 120 personnes pour son antenne de Tourcoing », sur La Voix du Nord, (consulté le 18 avril 2018)
  88. Patrimoine de Tourcoing, sur le site de la Ville
  89. « Hôtel de ville », notice no PA00107840, base Mérimée, ministère français de la Culture
  90. Le Centre d'Histoire Locale, sur le site de la Ville
  91. « Gare », notice no PA00107838, base Mérimée, ministère français de la Culture
  92. Site internet du lycée Gambetta (Tourcoing)
  93. Site internet de l'Institut Colbert (Tourcoing)
  94. « Bourloire La Nouvelle Bourloire », notice no PA59000098, base Mérimée, ministère français de la Culture
  95. « Bourloire Saint-Louis », notice no PA59000103, base Mérimée, ministère français de la Culture
  96. « Bourloire Saint-Christophe », notice no PA59000096, base Mérimée, ministère français de la Culture
  97. « Bourloire Notre-Dame de Consolation », notice no PA59000101, base Mérimée, ministère français de la Culture
  98. « Bourloire Saint-Eloi », notice no PA59000100, base Mérimée, ministère français de la Culture
  99. « Bourloire La Concorde », notice no PA59000102, base Mérimée, ministère français de la Culture
  100. « Bourloire Saint-Charles », notice no PA59000097, base Mérimée, ministère français de la Culture
  101. « Bourloire Saint-Raphaël », notice no PA59000099, base Mérimée, ministère français de la Culture
  102. L'Hospice d'Havré, sur le site de la ville
  103. Site internet de l'Institution Libre du Sacré-Cœur
  104. [11] 2014 business.avn.com
  105. Site de l'Université de Lille III
  106. Site de l'Université de Lille III