Monchy-le-Preux

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Monchy-le-Preux
Image illustrative de l'article Monchy-le-Preux
Blason de Monchy-le-Preux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Arras-2
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Michel Zéchel
2014-2020
Code postal 62118
Code commune 62582
Démographie
Population
municipale
681 hab. (2014)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 16′ 14″ nord, 2° 53′ 39″ est
Altitude Min. 52 m – Max. 113 m
Superficie 9,26 km2
Localisation

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Monchy-le-Preux est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Monchy-le-Preux
Fampoux Pelves
Feuchy Monchy-le-Preux Boiry-Notre-Dame
Wancourt Guémappe Vis-en-Artois

Histoire[modifier | modifier le code]

Monchy-le Preux-constituait une position stratégique importante près d'Arras lors de la guerre 1914-1918. Des combats sanglants s'y déroulèrent. C'est à partir du village que les Allemands bombardèrent Arras et détruisirent le beffroi. Cependant c'est sur le territoire de Monchy que l'on peut voir le long de la RD 939 une borne marquant la limite de l'avancée de l'armée allemande pendant la Première Guerre mondiale.

Le long de la RD 939, 1,2 km plus au sud-est, se trouve un cimetière militaire britannique, le Windmill British Cemetery.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Monchy-le-Preux dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Serge Lemette    
mars 2008 en cours
(au 4 février 2015)
Michel Zéchel   Ancien directeur divisionnaire des impôts
Réélu pour le mandat 2014-2020[1],[2],[3],[4]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 681 habitants, en augmentation de 11,27 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
632 648 763 825 795 770 801 825 797
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
698 702 705 707 696 728 732 715 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
717 688 656 216 403 426 438 482 470
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
437 465 423 455 487 521 554 612 681
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 15,2 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 24,9 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 18,2 %).
Pyramide des âges à Monchy-le-Preux en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,0 
3,8 
75 à 89 ans
5,4 
11,1 
60 à 74 ans
12,8 
24,1 
45 à 59 ans
22,5 
22,5 
30 à 44 ans
24,9 
15,3 
15 à 29 ans
14,5 
22,8 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Monchy-le-Preux.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : de sable à l’écusson d’argent chargé d’un arbre de sinople, accompagné de quatre clefs adossées d’argent, les pannetons vers la pointe ordonnées 2 à 2.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument en bronze du sculpteur britannique Basil Gotto érigé pour commémorer le sacrifice des membres du régiment royal de Terre-Neuve qui ont tenu leur position le 14 avril 1917

Le caribou, emblème de ce régiment, se dresse sur les ruines d'une cave fortifiée par les Allemands, en direction de la Colline de l'Infanterie, cairn granitique d'où l'armée allemande organisait sa défense. Des caribous semblables se trouvent à Masnières, Beaumont-Hamel, Gueudecourt et Courtrai.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'architecte et théoricien Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879), à qui l'on doit la restauration et la sauvegarde de très nombreux édifices en France (Vézelay, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame d'Amiens, Carcassonne, Saint-Sernin de Toulouse, etc.) avait conçu les plans d'une petite chapelle de style gothique pour monsieur Louis Florent, élu député du Pas-de-Calais à plusieurs reprises.

Il fit venir les sculpteurs amiénois Aimé et Louis Duthoit, forts réputés en leur temps et dans cette région, pour sculpter un petit autel de pierre et y placer une belle statue de Vierge à l'Enfant (vers 1863), attribuée à Jean-Baptiste Carpeaux (exposée dans un musée d'Arras).

Cette chapelle fut rasée pendant la Première Guerre mondiale. Elle dépendait d'un château occupé par les Allemands, d'où le Kromprinz (Frédéric-Guillaume, fils de l'empereur Guillaume II) vint suivre les épisodes du siège d'Arras. Le château (et sa chapelle) de la famille Florent fut reconstruit après la Grande Guerre, ainsi que la totalité du village. Pour l'édifice initial, le château de Pau avait servi de modèle d'inspiration à l'architecte.

Source : R. Delas, auteur d'une thèse de doctorat sur l'œuvre d'Aimé (1803-1869) et de Louis Duthoit (1807-1874 )à l'Université de Picardie Jules-Verne (Amiens).

L'entraineur de football, Guy Roux a habité le village lorsqu'il entrainait le Racing Club de Lens au début de la saison 2007/2008.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas André, « Bilan des maires - Monchy-Le-Preux - Michel Zéchel: « Assurez le développement tout en veillant à conserver l’identité rurale » : Michel Zéchel, élu en mars 2008 avait succédé à Serge Lemette. Cet ancien directeur divisionnaire des impôts s’est tout naturellement familiarisé avec la paperasserie et les finesses de la gestion communale », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  2. « Monchy-le-Preux : Michel Zechel, réélu pour un second mandat », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  3. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 4 février 2015).
  4. Sarah Bardis, « Les projets du maire de Monchy-le-Preux: un béguinage et la mairie rénovée : Son projet phare ? Un béguinage. Pour son second mandat à la tête de Monchy-le-Preux, Michel Zechel ne se laisse pas abattre par la morosité. Il continue sur sa lancée pour améliorer la qualité du patrimoine foncier », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Monchy-le-Preux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2010)