Noyelles-Godault

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Noyelles-Godault
Noyelles-Godault
Mairie.
Blason de Noyelles-Godault
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Hénin-Beaumont-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin
Maire
Mandat
Jean Urbaniak
2014-2020
Code postal 62950
Code commune 62624
Démographie
Gentilé Noyellois
Population
municipale
5 708 hab. (2015 en augmentation de 11,03 % par rapport à 2010)
Densité 1 047 hab./km2
Population
aire urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 15″ nord, 2° 59′ 41″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 50 m
Superficie 5,45 km2
Localisation

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Noyelles-Godault
Liens
Site web ville-noyelles-godault.fr

Noyelles-Godault est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Noyellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Secteur est (Béthune, Lens, Hénin-Beaumont)

Localisation[modifier | modifier le code]

Noyelles-Godault se trouve dans la région Nord-Pas-de-Calais, à mi chemin entre Douai et Lens d'est en ouest, et entre Lille et Arras du nord au sud. Cette commune était partie intégrante du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et a rejoint la Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Noyelles-Godault
Dourges Évin-Malmaison
Noyelles-Godault Courcelles-lès-Lens
Hénin-Beaumont Esquerchin

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • Noyelles Nord : comportant principalement des habitations et l'ancienne usine de métallurgie Metaleurop.
  • Noyelles Sud : on y trouve des hôtels et des habitations, quelques restaurants
  • Noyelles - centre commercial : le Centre commercial de Noyelles-Godault Auchan est l'un des plus grands qui existe. C'est le 'centre commercial régional'. Il y a beaucoup de magasins, de restaurants et quelques hôtels.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Deûle traverse l'extrême nord de la commune.

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

Noyelles-Godault est traversée par les lignes Tadao :

Cette commune est au cœur des croisements des autoroutes A1 et A21, et est desservie par la sortie Sortie 17, donnant sur l'avenue de la république au centre de la zone commerciale.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Entrée de Noyelles-Godault.

Le nom Nicelle Godeldis qui donnera Noyelles-Godault est attesté à partir de l'année 1070. Le nom "Nicelle Godeldis" signifiait lieu inondé, car Noyelles-Godault se situe sur un terrain marécageux.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques découverts sur le territoire de la commune témoignent d'une occupation humaine remontant au début du Paléolithique supérieur (de 30 000 à 40 000 ans avant Jésus-Christ). A noter qu'en langue picarde "noyé" signifie "sous l'eau - inondé" et correspond à la physionomie de la commune dont une partie des terrains est inondable.

Industrie[modifier | modifier le code]

L'usine Malfidano est fondée à Noyelles-Godault en 1894. C'est une usine travaillant le plomb et le zinc. Elle traite la calamine calcinée découverte à la mine de Malfidano, en Sardaigne. Les exploitants se sont implantés à Noyelles-Godault pour profiter du grand réseau de canaux de la région, notamment le canal de la Haute-Deûle qui passe derrière l'usine, pour le réseau ferroviaire lui aussi performant et pour la population habituée aux travaux industriels, notamment avec les mines.

Son installation entraîne un afflux migratoire, avec l'arrivée de travailleurs étrangers. Cette augmentation de la population est une aubaine pour Noyelles-Godault et les villages des alentours, elle permet leur développement économique, la création d'écoles...[1]. Néanmoins, la production de plomb et de zinc est nocive, que cela soit pour les travailleurs, les habitants ou l'environnement. Une des maladies associées au plomb est le saturnisme.

L'usine est rasée pendant la Première Guerre mondiale, ayant servi de lieu de stockage aux Allemands. Après la guerre, elle est rachetée par l'entreprise Penarroya.

Elle achète et fait construire des maisons durant la première partie du XXème siècle à Noyelles-Godault ou encore Courcelles-lès-Lens, certainement afin à la fois d'avoir ses ouvriers proches de leur lieu de travail, mais aussi de s'assurer de leur tranquillité.

La production de plomb s'accélère en 1936, lorsque l'on construit sur le site une grande usine moderne.

La chronologie des périodes suivantes de l'usine est détaillée sur l'article Metaleurop-Nord.

Évolutions récentes[modifier | modifier le code]

La ville ne cesse de s'agrandir depuis les années 2000. Entre 2011 et 2015, plusieurs nouveaux quartiers ont vu le jour. Par exemple, la Marlière entre Noyelles-Godault et Courcelles-les-Lens.

Le site de l'ancien terril, entre la Cité Crombez et la route nationale, a récemment été désigné pour accueillir une grande résidence principalement composée d'immeubles. Les travaux sont toujours en cours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1962 dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la onzième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie de 1801 à 1962 du canton de Carvin, année où elle intègre le canton d'Hénin-Beaumont. En 1973, elle intègre le canton de Leforest avant de réintégrer en 1991 le canton d'Hénin-Beaumont[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton d'Hénin-Beaumont-2.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin, créée en 2001 et qui succédait au district d'Hénin-Carvin, institué en 1968.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1943 Louis Beugniez[3] DC Employé de bureau
Secrétaire permanent du syndicat CFTC
Démis par le régime de Vichy
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1971 Louis Beugniez[3] DC Employé de bureau, résistant
Secrétaire permanent du syndicat CFTC
Député du Pas-de-Calais (1945 → 1951)
mars 1971 mars 1983 Gérard Théry   Pharmacien
mars 1983 en cours
(au 8 février 2015)
Jean Urbaniak MoDem[4] Inspecteur de l’Éducation Nationale
Conseiller général (1992-2015)
Réélu pour le mandat 2014-2020[5],[6],[7]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2015, la commune comptait 5 708 habitants[Note 1], en augmentation de 11,03 % par rapport à 2010 (Pas-de-Calais : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
448494569644718718713721701
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6727257517909361 2721 4491 6081 982
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4102 8112 8933 0084 3344 4434 4084 4935 163
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
5 4785 5515 0505 4745 6555 5395 2145 1295 708
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune était relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,1 %) était en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune était supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) était du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge était, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 23,1 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 12,8 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,4 %, 15 à 29 ans = 20 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 23 %).
Pyramide des âges à Noyelles-Godault en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,3 
4,1 
75 à 89 ans
10,0 
8,4 
60 à 74 ans
11,7 
23,0 
45 à 59 ans
21,9 
19,3 
30 à 44 ans
17,6 
23,1 
15 à 29 ans
20,0 
21,9 
0 à 14 ans
17,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Écoles publiques[modifier | modifier le code]

La commune compte[Quand ?] plusieurs écoles publiques[réf. nécessaire] :

  • École Jules-Ferry (maternelle)
  • École Cathelin (maternelle)
  • École Pierre-et-Marie-Curie (primaire)
  • École Jules-Ferry (primaire)
  • Collège Anne-Frank (secondaire) : situé sur le territoire de Dourges, il appartient également en partie à la commune de Noyelles-Godault.
  • École Lamartine (maternelle)

Autres équipements municipaux[modifier | modifier le code]

  • Salle omnisports Jean-Bouin où François Bayrou, en tant que candidat centriste à l'élection présidentielle de 2007, a tenu un meeting le mardi 10 avril 2007.
  • Espace Bernard-Giraudeau : salle de spectacle.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs bâtiments historiques :

  • Église Saint-Martin, reconstruite dans les années 1920, à la suite de sa destruction durant la Première Guerre mondiale (1914-18). Les orgues, les fonts baptismaux et un tableau sont des monuments historiques à titre d'objets. Dotée en 1934-1936 de vitraux du maître verrier lillois Étienne Delannoy (1904-1999).
  • Ancienne location de l'usine industrielle Metaleurop.
  • Noyelles-Godault possède un riche patrimoine historique industriel laissé par l’exploitation charbonnière.

Elle compte également plusieurs lieux de mémoires liés au guerres mondiales[13] : Nielles-Godault est décorée de la Croix de guerre 1914-1918.

  • Le monument aux morts, place du Général-de-Gaulle, inaugurée en 1921. Ce monument commémore les morts des guerres 1914-1918, 1940-1945, Indochine et Algérie.
  • Les tombes de guerre de soldats français et le monument aux morts au cimetière.
  • Le cimetière héberge également les tombes de cinq soldats britanniques de la Commonwealth War Graves Commission.
  • Une stèle et une plaque à la mémoire de deux soldats tombés pendant la guerre 1940-1945.

La commune dispose de plusieurs parcs et ballades :

  • Le parc de la Cité Crombez (stade de foot, terrain de basket, jeux, pétanque, arbres/verdures).
  • Stade Pierre-de-Coubertin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arme de Noyelles-Godault

D’azur à la roue dentée d’or, remplie de gueules et enfermant une lampe de mineur de sable, à la champagne ondée cousue de sinople sommée d’un pont d’argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Luc Loyer et Xavier Bétaucourt, Noir Métal, Delcourt, , p. 49
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a b et c « 771 (1907-1998) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  4. Rémi Noyon, « La honte des Noyellois qui n’ont donné que 31 % à Marine le Pen », Rue89, publié et consulté le 14 juin 2012
  5. « Mazingarbe: Bernard Urbaniak en route pour un cinquième mandat, déjà une démission dans l’opposition : Lors de la réception qui a suivi le vote du maire et de ses adjoints à l’hôtel de ville, Bernard Urbaniak a été clair dans son propos : « Comme ma santé me le permet, je me sens capable d’assumer pleinement ma fonction de maire. » D’autant plus qu’il va probablement faire valoir ses droits à la retraite dans quelques mois », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  6. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 4 février 2015).
  7. Christophe Le Couteux, « Noyelles-Godault : « Nous n’avons aucun complexe par rapport à la sécurité », affirme Jean Urbaniak : Vétéran des maires de l’agglo, Jean Urbaniak entame un sixième mandat avec un enthousiasme intact. La politique de rénovation ou de construction d’équipements publics arrivant à terme, l’équipe municipale entend mettre l’accent sur le logement, l’enfance et la jeunesse, la tranquillité/sécurité », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Évolution et structure de la population à Noyelles-Godault en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  13. site Mémoires de pierre
  14. André Caudron, « Démocrates chrétiens de la région du Nord dans la Résistance », Revue du Nord, t. 60, no 238,‎ juillet-septembre 1978, p. 589-628 (DOI https://doi.org/10.3406/rnord.1978.3518, lire en ligne).