Harnes

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Harnes
Harnes
La mairie en face de la Grand Place.
Blason de Harnes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité CA de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Philippe Duquesnoy
2020-2026
Code postal 62440
Code commune 62413
Démographie
Gentilé Harnésiens
Population
municipale
12 317 hab. (2021 en diminution de 2,21 % par rapport à 2015)
Densité 1 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 45″ nord, 2° 54′ 24″ est
Altitude Min. 20 m
Max. 44 m
Superficie 10,76 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Harnes
(bureau centralisateur)
Législatives 3e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Harnes
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Harnes
Liens
Site web http://www.ville-harnes.fr/

Harnes est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin qui regroupe 36 communes et compte 241 268 habitants en 2019.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte
Carte interactive (cliquer sur la carte).
Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.

La commune est traversée par deux canaux (ou chenaux) et un ruisseau :

  • le canal de la Deûle, d'une longueur de 58,75 km, qui prend sa source dans la commune de Douai et se jette dans la Lys au niveau de la commune de Deûlémont[1] ;
  • le canal de Lens, d'une longueur de 9,41 km, qui prend sa source dans la commune de Lens et se jette dans le canal de la Deûle au niveau de la commune de Courrières[2] ;
  • le ruisseau de Montigny, d'une longueur de 4,74 km, qui prend sa source dans la commune de Fouquières-lès-Lens et se jette dans le canal de Lens au niveau de la commune d'Harnes[3].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 717 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Douai à 15 km à vol d'oiseau[6], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[7],[8]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés et gérés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[10].

Dans ce cadre, la commune fait partie de deux espaces protégés :

  • le terril Fort Louis et son cavalier, d'une superficie de 19,727 hectares, parcelle en maitrise d'usage. Terrain géré (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France[11] ;
  • le terril Fort Louis et son cavalier, d'une superficie de 14,652 hectares, parcelle acquise en maitrise foncière. Terrain acquis (ou assimilé) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France[12].

Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 1] : le site du cavalier du terril no 98 d'Estevelles au terril d’Harnes, d’une superficie de 71 hectares et d'une altitude variant de 21 à 122 mètres. Le site est constitué, au nord, par le terril d'Estevelles de forme trapézoïdale, et, au sud, par le terril d’Harnes de forme conique. Les deux terrils sont reliés par un cavalier, ancienne voie ferrée, ces cavaliers sont très souvent transformés en sentier de randonnée et certains font partie de la trame verte et bleue[13].

Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Harnes est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[17] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (53,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (35,6 %), zones urbanisées (34,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), mines, décharges et chantiers (1,4 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les transports en commun sont assurés par Tadao, avec les lignes suivantes :

Ces lignes desservent les quartiers du Grand Moulin, des Sources ainsi que celui de la Gaillette[23],[24],[25],[26].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Harnæ en 966 (ch. de Saint-Pierre de Gand, p. 90), Harnes en 972 (Miræus, t. II, p. 941), Arnes en 1141 (abb. d’Étrun), Harnie en 1210 (cart. de la Brayelle, p. 262), Harnnes en 1287 (titres et comptes d’Art., t. I, f° 5), Harmesau au XIIIe siècle (Trouvères artés., p. 353)[27].

Le nom proviendrait du flamand Hearn, « marais ».

Le nom de la ville en flamand est Harne [28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Harnes possède une histoire longue et riche. Au cours des siècles, que d'invasions et de pillages, de renaissances et de reconstructions.

Premières occupations humaines[modifier | modifier le code]

Premières huttes installées sur pilotis. Les premiers habitants se nourrissaient grâce à la pêche et la chasse. Alors abondaient le cerf, le chevreuil, l'ours, le loup, le sanglier. On dit que les lieux étaient déjà habités avant l'âge de la pierre polie.

Les Celtes, venus de Perse et d'Asie Centrale, apportent le bronze, le cuivre et le fer.

Harnes, pendant la période gauloise, fait partie de l'Atrébatie.

De la période gallo-romaine, ont été mis au jour, hors du terrain bourbeux, des fragments de vaisselle, des urnes funéraires, des vases, des lances, des objets en fer, de nombreux ossements. Dans le musée municipal de Harnes, on peut voir, entre autres merveilles, le « trésor de Harnes » : des pièces de monnaie du IIIe siècle, enfouies au bord de la rivière, des matériaux de construction d'une ferme gallo-romaine, et ces fameuses poteries rougeâtres vernissées, aux proportions admirables, décorées d'aigles, de lions, de sphinx.

Les Barbares, Huns et Vandales, envahissent et détruisent Harnes en 406.

Vers 430, les Francs, originaires de Germanie, s'installent dans la région. Leur roi, au nom évocateur de Clodion le Chevelu, après avoir fait la conquête de l'Artois, offre à son neveu, Flandebert, la partie de la Gaule qui constitue la Belgique actuelle. Ainsi naît la Flandre.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la fin du IXe siècle, Harnes vit la fusion des mœurs et des coutumes flamandes et artésiennes, à la suite du mariage de Judih, fille de Charles le Chauve, avec Baudoin 1er, comte de Flandre ; l'Artois est donné en dot. Le rattachement du comté de Harnes à l'abbaye Saint-Pierre de Gand en 963, par Arnoult Ier le Vieux, comte de Flandre (donation confirmée par le pape Eugène III, en 1145) durera sans interruption 826 ans.

En 1180, c'est le rattachement glorieux[C'est-à-dire ?], grâce à la dot d'Isabelle de Hainaut, fille du comte de Flandre, à la couronne de France.

Au début du XIIIe siècle, Michel IV, seigneur de Harnes, participe à la « guerre sainte » de Jérusalem. Il revient de la croisade contre les Albigeois en 1208 : c'est l'un des dix-neuf chevaliers d'Artois porte-bannière. Il repart, neuf ans plus tard, pour la cinquième croisade. En 1304, Harnes est ravagée et brûlée par les Flamands. Sous les comtes de Bourgogne (1384-1482), guerres civiles et étrangères se succèdent. combats, famine, peste et épidémies s'abattent sur la région.

En 1438, Harnes est réduite à 31 feux et 109 habitants. Le village est si pauvre qu'il est exempté d'impôts. L'Artois abandonné à l'Autriche par Charles VIII, en 1477, puis à partir de la mort de Marie de Bourgogne, revendiqué par les rois de France, Charles VIII, François Ier, Henri II.

En 1493, sous le règne de Philippe Ier le Beau, fils de Marie de Bourgogne, les Autrichiens attaquent la France, campent à Harnes et rançonnent les habitants. le château est détruit.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1526, Charles-Quint, après la défaite de Pavie, contraint François Ier à renoncer à sa suzeraineté sur la Flandre et sur l'Artois.

Au début du XVIIe siècle, en 1608, la seigneurie d'Harnes est détenue par Marcus Stappens, époux d'Anne de Zinneghem. Elle va rester dans cette famille, qui détient par ailleurs plusieurs fiefs dans la châtellenie de Bourbourg en passant de père en fils : Jean Stappens, époux de Marie van Alloeu, fils des précédents en 1660, François Adrien Stappens, fils de Jean en 1669[29]. François Adrien de Stappens épouse Anne Barbe Van de Woestyne. Le couple a un fils Ignace Adrien de Stappens (1691-1730), écuyer, seigneur du Fléchinel (Fléchinelle sur la commune d'Enquin-les-Mines?), du Mont, du Doncq. Il nait à Bruges en février 1691 (baptisé le ), achète la bourgeoisie de Lille le . Mort le , il est inhumé à Lille[30].

De 1605 à 1665, sous les règnes de Philippe II et Philippe IV, rois d'Espagne, des villes de l'Artois et le secteur du Comté de Harnes sont prises et pillées.

En 1648, Condé gagne la bataille de Lens. Les Robespierre Robert Père et fils chargés de l'administration locale gagnent Carvin, siège de la principauté voisine d'Epinoy où ils fondent la branche carvinoise de la famille.

Le , le traité des Pyrénées met fin à l'occupation espagnole.

En 1713, le traité d’Utrecht confirme la possession par Louis XIV de l'Artois et de la Flandre. Les États d'Artois sont formés. Ils votent les impôts et les dépenses. Leurs députés, qui exercent une grande autorité aux États généraux, sont convoqués à Versailles en 1789.

C'est le que, l'Assemblée nationale ayant voté la loi de nationalisation de tous les biens religieux, Harnes se trouve libérée de la tutelle de l'abbaye Saint-Pierre de Gand. Toutes les terres qui appartenaient au monastère sont mises sous séquestre, pour être vendues, en 1793, comme biens nationaux. Les fermiers, qui les occupaient, les achètent.

Exploitation Charbonnière[modifier | modifier le code]

La ville de Harnes se trouve entièrement sur la concession de la Compagnie des mines de Courrières.

Fosse no 9 - 17 des mines de Courrières[modifier | modifier le code]

Fosse 9 d'Harnes en 1910.

Sur la commune de Harnes à proximité de Fouquières-lez-Lens, le puits 9 est creusé de 1891 à 1896. Le fonçage débute comme les autres puits mais ce n'est pas l'eau abondante qui pose des difficultés mais le terrain qui se désagrège. On décide de foncer par congélation des sols. Le houiller est atteint à 133 m. Le puits 17 date de 1909. À la nationalisation, elle devient la première concentration des charbons gras de Courrières du fait de sa position centrale dans le groupe mais aussi par son exploitation de faible profondeur (357 m). En , le 17 s'arrête pour moderniser son chevalement. Le bâtiment d'extraction ainsi que la machine sont démontés. Le nouveau chevalement ainsi que la machine d'extraction proviennent de la fosse 2 de Billy-Montigny. De l'ancienne à la nouvelle machine on passe de 430 CV à 2 400 CV. Le puits 17 reprend du service en 1951 équipé de deux skips d'une capacité de 7,5 tonnes. Le faux carré du chevalement est étanche pour permettre le retour d'air. En , c'est le 9 qui s'arrête pour moderniser la recette et aménager les cages pour accueillir des berlines de 800 litres au lieu de 600 litres. En , le nouveau siège est opérationnel, ce qui permet la concentration de la fosse 23 sur le 9/17. Mais le 9/17 est concentré sur la fosse 21/22 de Harnes en 1967 et s'arrête d'extraire en 1968. Le puits 9, profond de 507 m, et le 17, profond de 635 m, sont remblayés en 1970. Les chevalements sont abattus en . De nombreux bâtiments sont encore visibles sur place notamment la salle de paye, la conciergerie, la lampisterie, les bains-douches, les bureaux.

Fosse no 21 - 22 des mines de Courrières[modifier | modifier le code]

Le puits no 21 est ouvert le et il est prêt à fonctionner en 1914. C'est cette année que commencent les travaux du puits no 22. À la fosse sont adjoints les lavoirs et la cokerie. Les installations sont à la veille d'être mises en service lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Il n'en restera qu'un tas de ruine en 1918.

La fosse no 21 - 22.

La Fosse 21/22 d'Harnes sera un important site d'extraction et de traitement de la houille exploité par la Compagnie des mines de Courrières, puis les Houillères du bassin du Nord-Pas-de-Calais (HBNPC-Groupe d'Hénin-Liétard). Sur le site figureront les deux puits, deux lavoirs à charbon, la cokerie, l'usine Courrières-Kühlmann. Le charbon extrait par les puits 21/22 et les fosses à proximité est traité dans les lavoirs en fonction de la qualité, il peut être ensuite commercialisé ou transformé en coke. Les sous-produits issus de la carbonisation sont envoyés dans l'usine chimique. En 1952, le puits no 21 subit une modernisation afin de pouvoir fonctionner avec des berlines de 3 000 litres. Le puits no 22 est modernisé l'année suivante. Les puits 21 et 22, respectivement profonds de 546 et 571 m, sont remblayés en 1977. Le chevalement du puits no 21 est démoli en 1979, celui du puits no 22 l'année suivante. Subsistent sur le carreau, l'ancienne loge du concierge, la salle de paiement, les bureaux et garages, les deux châteaux d'eau, ce sont les derniers de la Compagnie des mines de Courrières encore visibles. Sur le site de la cokerie, seuls la grille d'entrée et les bureaux sont encore visibles. L'usine chimique Courrières-Kuhlmann deviendra dans les années 1980 Noroxo. Cette usine a fermé en 2004 et sera démolie totalement entre 2009 et 2011.

Un élément phare de l'exploitation charbonnière subsiste encore à Harnes, le terril conique de la Fosse 21. Le terril domine les cités minières : des corons aux cités-jardins, on dénombre dans la région 700 types d'habitats ouvriers.

Années 1920[modifier | modifier le code]

La commune de Harnes a accueilli, comme de nombreux autres du reste du bassin minier régional, des mineurs et leurs familles venus dans le cadre de l'immigration polonaise dans le Nord de la France dans les années 1920.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville est occupée par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est alors qu'apparait en , l'organisation clandestine Aigle Blanc qui va rejoindre l'Organisation polonaise de lutte pour l'indépendance, mouvement de résistance polonais[31].

C'est dans la commune proche de Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941 a démarré, avec Emilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93.000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[32]. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[33], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras. Si la capitale française est rapidement libérée[34], la fin de la présence de l’armée allemande commencée le ne se terminera à Dunkerque que le [35]. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la "bataille du charbon" (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.

C'est également à Harnes et après avoir participé à la Libération de Paris[36],[37],[38], qu'est mort le ministre des finances Aimé Lepercq en revenant de Lille , Lens puis Rouen en voiture à destination de Paris en loupant un virage sur le dit "Pont maudit" enjambeant la Deule rejoignant Estevelles le 9 novembre 1944[39],[40],[41].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

→ Conseils pour la rédaction de cette section.

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections municipales 2020[modifier | modifier le code]

  • Maire sortant : Philippe Duquesnoy (PS)
  • 33 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017 : 12 354 habitants)
  • 4 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CA de Lens-Liévin)
Résultats des municipales de 2020 à Harnes
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Philippe Duquesnoy[Note 4],[42] PS 1 852 52,40 27 4
Anthony Garénaux[43] RN 869 24,58 5 0
Jean-Marie Fontaine[44] DVG 541 15,30 1 0
Dominique Huber-Dupont[44] SE 181 5,12 0 0
Myriam Golec-Wright[44] SE 91 2,57 0 0
Votes valides 3 534 97,31
Votes blancs 35 0,96
Votes nuls 63 1,73
Total 3 632 100 33 4
Abstention 5 081 58,32
Inscrits / participation 8 713 41,68

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1852 Jean-Albert Demarquette    
1852 1865 Jean-Modeste Helin    
1865 1871 François-Louis Déprez    
1872 1874 Alexandre Theilliez    
1874 1876 Jules-César Bauduin    
1876 1878 Albert Demarquette    
1878 1881 Pierre-Joseph Delvallez    
1881 1899 André Déprez   Conseiller Général de canton de Lens (1877-1900),
Vice-Président du Conseil général du Pas-de-Calais,
Sénateur (1891-1900),
Député du Pas-de-Calais (1881 à 1885 et 1889 à 1891).
Membre de diverses Commissions à la Chambre des Députés
1899 1912 Anatole Bailliez    
1912 1914 Charles Choquet    
1914 1917 Modeste Virel   1er adjoint faisant office de maire pendant l'occupation allemande
1919 1929 Charles Choquet    
1929 1939 Adolphe Mangematin PCF décédé en fonctions
1939 1940 Henri Delattre PCF Mineur
suspendu le 5 octobre 1939, déchu le 28 février 1940
1944 1959 Henri Delattre PCF Mineur
1959 1965 Jean Laville    
mars 1965 mars 1972 Francis Rainguez[Note 5] PCF Délégué de surface
Conseiller général de Lens-Nord-Est (1970 → 1972)
avril 1972 mars 1991 André Bigotte[Note 6],[45] PCF Ancien mineur
Conseiller général d'Harnes (1973 → 1995)
Décédé en fonction
1991 mars 2008 Yvan Druon[46],[47] PCF Instituteur, ancien permanent des CEMEA
Conseiller général d'Harnes (1995 → 2015)
mars 2008 En cours
(au 11 janvier 2024)
Philippe Duquesnoy PS Ancien ouvrier[48],[49]
Réélu pour le mandat 2014-2020[50],[51]
Réélu pour le mandat 2020-2026[52]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec[53] :

Carte
Jumelages et partenariats de Harnes.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Harnes.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Chrzanów[54]Polognedepuis
Falkenstein/Vogtl.[54]Allemagnedepuis
Loanhead[54]Royaume-Unidepuis
Putignano[54]Italiedepuis
Vendres[55]France

Par ailleurs, la commune a signé un contrat de coopération avec Drapeau du Burkina Faso Kabouda (Burkina Faso) en 2006[53].

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

→ Conseils pour la rédaction de cette section.

Espaces publics[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune d'Harnes a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[56].

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2020, la commune dispose de dix établissements scolaires ; quatre écoles maternelles, cinq écoles primaires et un collège, où sont répartis les élèves de la ville selon leur secteur[57].

Les écoles maternelles sont :

  • École Emile Zola ;
  • École Anatole France ;
  • École Henri Barbusse (maternelle et élémentaire) ;
  • École Louise Michel.

Les écoles primaires sont :

  • École Jean Jaurès ;
  • École Henri Barbusse (maternelle et élémentaire) ;
  • École Louis Pasteur ;
  • École Irène Joliot-Curie ;
  • École Denis Diderot.

Les enfants sont ensuite scolarisés au collège Victor Hugo.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Harnésiens[58].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[59],[Note 7].

En 2021, la commune comptait 12 317 habitants[Note 8], en diminution de 2,21 % par rapport à 2015 (Pas-de-Calais : −0,76 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4061 6461 8681 8242 1862 0522 1702 1502 111
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2142 3962 6702 9062 9782 9923 4293 6734 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 6714 9995 6315 12711 08912 18111 07212 28812 991
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
14 62514 62213 84513 99614 30913 70012 94612 20412 524
2021 - - - - - - - -
12 317--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2006[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,2 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 5 815 hommes pour 6 509 femmes, soit un taux de 52,82 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[62]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,6 
6,2 
75-89 ans
11,1 
16,5 
60-74 ans
18,2 
18,8 
45-59 ans
19,0 
18,9 
30-44 ans
17,2 
18,3 
15-29 ans
16,1 
20,9 
0-14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2020 en pourcentage[63]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,5 
75-89 ans
8,9 
16,4 
60-74 ans
17,8 
20,3 
45-59 ans
19,3 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,1 
15-29 ans
16,2 
20,2 
0-14 ans
18,1 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville organise plusieurs manifestations culturelles (confer journal municipal) :

  • Cinéma : ciné-goûters (tous les deux mois), cinéma de Noël des écoles (décembre).
  • Arts de la Scène : création de cirque contemporain (février), concert de la Saint-Patrick (mars), festival Les enchanteurs (avril), restitution de l'Atelier Théâtre municipal (avril/mai), création annuelle de la Cie Tassion (avril/mai), fête de la Musique (juin), festival Harnes de Vive Voix (novembre), concert de Noël de l'Harmonie de Harnes (décembre).
  • Concert de gala de l'harmonie de Harnes (juin), concert de Noël de l'Harmonie de Harnes (décembre).
  • Jumelages : feria de Vendres (juin), Gala Day de Loanhead (juin), semaine culturelle de la polonité (octobre).
  • Lecture publique : salon d'éveil culturel Tiot Loupiot (octobre).
  • Patrimoine : journées européennes du patrimoine (septembre).

Économie[modifier | modifier le code]

→ Conseils pour la rédaction de cette section.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Depuis le , la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial l’UNESCO. Parmi les 353 sites, répartis sur 109 lieux inclus dans le périmètre du bassin minier, le site no 53 d'Harnes est constitué par la cité pavillonnaire Bellevue ancienne, l'église du Sacré-Cœur et l'école. Ces éléments ont été bâtis pour la fosse nos 21 - 22 des mines de Courrières, et le site no 51 formé par le terril no 93, 21 Nord de Courrières[64],[65].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin.
  • La chapelle Sainte-Anne.
  • Le bois de Florimond
    Au pied du terril de l'ancienne fosse no 9 Harnes - Fouquières-lès-Lens sur une superficie de 5,5 hectares la communauté d'agglomération de Lens-Liévin a réalisé un lagunage paysagé dont l'objectif est de compléter l'épuration des eaux usées sortant de la station d'épuration de Fouquières par un traitement tertiaire (élimination des germes pathogènes, traitement du phosphore).
    Cinq traitements successifs ; filtration dans les taillis de saule ; lagunage dans des bassins plantés de végétaux aquatiques (roseaux, iris, scirpes, typha) et étanchés par de l'argile ; oxygénation et exposition aux ultra violets (l'énergie nécessaire au pompage est fournie par quatre éoliennes rejetant l'eau à plus de deux mètres de hauteur) ; lagunage dans des bassins plantés de végétaux ; finition du lagunage.
    La durée du parcours de l'eau est d'environ un mois avant de rejoindre le canal de Lens. Cette réalisation (1999-2004) a reçu le prix Rosa Barba à la quatrième biennale européenne du paysage de Barcelone[66].
  • Le monument aux morts de Maurice Rogerol[67].
  • Le carré militaire du cimetière du centre-ville.
  • La fresque de la cité Bellevue, école Pasteur. Réalisée en 2010 par les jeunes du C.A.J. de Harnes avec le concours du collectif Mercurocrom. Financée par la ville de Harnes, l'Agence pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des chances et la C.A.F. Plusieurs visuels de cette fresque ont été repris dans la vidéo officielle de candidature du bassin-minier du Nord-Pas-de-Calais au Patrimoine Mondial de l'Unesco au titre de paysage culturel et vivant ainsi que par l'Office de Tourisme de Lens-Liévin.
  • La fresque de la façade ouest de la salle des Fêtes.
  • Les Musées :
    • Le musée de l'école et de la mine de Harnes, rue de Montceau. Le musée de l’école et de la Mine, fondé en 1984, rend hommage à la condition de nos « gueules noires » comme au milieu scolaire du début du XIIe siècle. Pour cultiver les valeurs de courage, de lutte ouvrière chères à ces travailleurs, la reconstitution des galeries, les salles d’exposition retracent la vie de mineur, au coron et à la fosse. Les visites sont placées sous la conduite d’une équipe d’animateurs bénévoles, tous ayant bien grandi dans l’ère du charbon. Le récit des hommes du fond, les vestiges des fosses 9/17 et 21/22 de Harnes, l’estaminet, la cuisine, la salle de télégrisoumétrie. Bref, c’est une exploration entière qui retranscrit l’histoire de la mine. La visite de la salle d’école, avec l’exercice de la dictée à la clé, est tout aussi éducative et chargée de souvenirs. La salle de matériel didactique jouxtant la classe illustre la même période et l’enseignement de l’année 1900. L’exposition de matériel et de documents pédagogiques rappelle aux visiteurs l’école d’antan.
    • Le musée d'histoire et d'archéologie de Harnes, rue de Picardie
      En 1969, la municipalité achète la propriété de l’ancien maire, député et sénateur André Deprez, mort en 1900. En 1971, l’immeuble est mis à la disposition de l’« association des amis du vieil Harnes » par le maire, monsieur Rainguez. Il s’agit de valoriser les collections à caractère militaire, rassemblées depuis 1919 par les anciens combattants et de présenter les vestiges archéologiques qui apparaissent sur les terrains de la zone industrielle en plein développement. Le musée inaugure le ses deux premières salles. Au fil des années, il va se développer grâce à l’aide de la municipalité et au dévouement tenace d’un groupe de bénévoles. On peut actuellement visiter des salles de la guerre 1914-1918 et de la guerre 1939-1945, une salle sur la Résistance et une sur la Déportation, et trois salles d’archéologie locale. À partir de documents originaux recueillis auprès des Harnésiens, c’est l’impact local des grands évènements du XXe siècle qui a été évoqué et mis en valeur.
  • Le grand Moulin d'Harnes situé sur le carrefour giratoire de la rue du 11 Novembre et la rue des Fusillés dans le quartier portant son nom.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune dispose des équipements suivants :

  • Médiathèque "La Source"
  • École de Musique Municipale
  • Cinéma Jacques-Prévert
    (Le Centre Culturel "Jacques-Prévert" est devenu "Cinéma" depuis décembre 2023 pour recentrer son programme culturel sur la projection cinématographique (et dérivés) qui représente près de 90% du programme).
  • Parc des Berges de la Souchez
  • Musée d'histoire et d'archéologie de Harnes
  • Musée de l'école et de la mine de Harnes
  • Cavalier du tronçon Estevelles/Harnes
  • Terril 93 dit Terril du Fort Louis
  • Cité Bellevue ancienne
  • Église de la Cité Bellevue Ancienne (Église du Sacré-Coeur dit "Église Polonaise" ou "Église du 21"


Les Géants[modifier | modifier le code]

  • Ch'crinquillé.
  • Yacinthe Courtecuisse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émilienne Mopty née Émilienne Marie Wantiez, résistante communiste née à Harnes le et décapitée le à Cologne.
  • André Demoulin, résistant communiste harnésien, capturé par une troupe allemande en juillet 1944 à Harnes puis exécuté le 17 juillet 1944 par le Tribunal Militaire d'Arras à l'âge de 21 ans.[réf. nécessaire]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Harnes Blason
De gueules à trois clefs d’or[68].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Suzanne Bernard, Harnes. Des faits, des dires, histoire d'une ville, Scandéditions, 1993, 157 p. (ISBN 2-209-06711-1)
  • Les Amis du vieil Harnes, Mémoire en images. Harnes, Éditions Alan Sutton, 2006, 128 p. (ISBN 9782849104262)
  • Albert de Marquette, Histoire du comté de Harnes en Artois jusqu'en 1789 et de la connétablie de Flandre, coll. « Monographie des villes et village de France », t. 1, 2006, 500 p. ; t. 2, 2006, 504 p. ; t. 3, 2006, 514 p. (ISBN 978-2843738630, 2-84373-864-4 et 978-2843738654)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Liste du maire sortant ou de la maire sortante
  5. Une rue et l'espace Francis Rainguez portent le nom de ce maire
  6. Une salle municipale porte le nom de ce maire.
  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - canal de la Deûle (E3--021-) » (consulté le )
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - canal de Lens (E3010750) » (consulté le )
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Montigny (E3010840) » (consulté le )
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  6. « Orthodromie entre Harnes et Douai », sur fr.distance.to (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Douai » (commune de Douai) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Station Météo-France « Douai » (commune de Douai) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  10. « Les espaces protégés », sur inpn.mnhn.fr (consulté le )
  11. « espace protégé FR4506009 - terril Fort Louis et son cavalier », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  12. « espace protégé FR1505891 - terril Fort Louis et son cavalier », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  13. « ZNIEFF 310014027 - Site du cavalier du terril no 98 d'Estevelles au terril d'Harnes », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  14. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Douai-Lens », sur insee.fr (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Lens - Liévin », sur insee.fr (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d'attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  23. « Plan des quartiers de la ville de Harnes », sur ville-harnes.fr (consulté le ).
  24. « B5 - Libercourt vers Lens », sur tadao.fr.
  25. « 27 - Pont-à-Vendin vers Hénin-Beaumont », sur tadao.fr.
  26. « 33 - Libercourt vers Vendin-le-Vieil », sur tadao.fr.
  27. Auguste de Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, (lire en ligne), p. 186.
  28. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois.
  29. Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, .
  30. Paul Denis du Péage, « Recueil de généalogies lilloises - tome I », Recueil de la société d'études de la province de Cambrai, vol. 12,‎ 1906-1909, p.84 (lire en ligne).
  31. Cent ans de vie dans la région, tome 3 : 1939-1958, La Voix du Nord éditions, hors série du 17 juin 1999, p. 39
  32. "Chronique de la grève des mineurs du Nord/Pas-de-Calais (27 mai - 6 juin 1941)" par Etienne Dejonghe, Maître de conférences à l'Université de Lille III et président du Conseil scientifique de l'Association "Mémoire de l'Occupation et de la Résistance en Zone interdite", dans la Revue du Nord en 1987 [1]
  33. « Grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais », Chemins de Mémoire (consulté le ).
  34. https://artsandculture.google.com/story/LwURRi9wlhwA8A
  35. https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=75&theme=143&stheme=308&sstheme=778
  36. https://liberation-de-paris.gilles-primout.fr/tous-a-lhotel-de-ville
  37. Michel Beck, Pierre Mendès France : Un homme d'avenir, Société des écrivains, 2017
  38. Geoffroy Roux de Bézieux, L'Intendance suivra ! : De Gaulle et l'Économie, Robert Laffont, 2021
  39. L'accident s'est produit le 9 novembre après un dernier détour pour Rouen puis Paris au lieu dit le "Pont Maudit", le chauffeur Justin Renaudie, fait une embardée et tombe dans la Deule accompagné d'Aimé Lepercq, de son directeur de cabinet Jean-François Ricquebourg ainsi que Vincent Raoux son secrétaire particulier et meurent noyés sur le coup tard le soir à 19h30. La voiture ne sera découverte que le lendemain le 10 novembre à 10 heures par les pompiers de Lens et de Licoin. Réf : Henri Amouroux, La grande histoire des français après l'occupation, Tome 9, Chap. 13: De Gaulle choisit Pleven, Mendès s'en va, de la page 527 à 528.
  40. https://www.geocaching.com/geocache/GC8C9B2_le-pont-maudit.
  41. « Aimé LEPERCQ », sur economie.gouv.fr (consulté le ).
  42. « - À Harnes, Philippe Duquesnoy en quête d’un troisième mandat », sur La Voix du Nord, (consulté le ).
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  45. « André Bigotte, maire communiste de Harnes et conseiller général du Pas-de-Calais, est décédé », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  46. « Yvan Druon quitte le conseil municipal de Harnes », sur lhumaindabord-harnes.fr, (consulté le ).
  47. Céline Debette, « L’ancien maire de Harnes, Yvan Druon, est décédé : Il aurait eu 75 ans ce dimanche. Maire communiste de Harnes de 1991 à 2008, Yvan Druon est décédé ce vendredi matin. Des élus du secteur lui rendent hommage, à commencer par Jean-Marie Fontaine, qui a pris sa relève sur les bancs de l’opposition depuis 2014 », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  48. Nicolas Chauty, « Le bilan du maire de Harnes: Philippe Duquesnoy « fier » d’avoir mis sa commune sur de bons rails : Le maire socialiste bouclera dans quelques mois son premier mandat. Candidat à sa succession, il se prête aujourd’hui au jeu du bilan. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  49. Nicolas Chauty, « Harnes: Philippe Duquesnoy, renforcé par la confiance des siens, s’appuiera sur six adjoints au lieu de neuf », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  50. « Harnes : Philippe Duquesnoy entend respecter le « contrat d’avenir » promis en campagne : Il en avait fait son argument au printemps, « doter Harnes d’un avenir durable pour 2014-2020 ». Philippe Duquesnoy a convaincu les électeurs qui lui ont offert un deuxième mandat. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  51. « À Harnes, Philippe Duquesnoy passe devant ses quatre challengers et remporte l’élection au premier tour : Philippe Duquesnoy ne voulait pas trop y croire. Pourtant, il l’a fait. Le maire sortant est passé dès le premier tour avec 52,40 % des voix », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  60. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  61. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
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