Via Agrippa de l'Océan

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Via Agrippa de l'Océan
Image illustrative de l’article Via Agrippa de l'Océan
Autun, la Porte d'Arroux sur la via Agrippa de l'Océan
Caractéristiques
Extrémité sud Lugdunum (Lyon)
Extrémité nord-ouest Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer)
Territoire traversé
Régions Gaule lyonnaise et Gaule belgique

La Via Agrippa de l'Océan est l'une des artères maîtresses du réseau routier romain, reliant les grandes cités de la Gaule entre elles, l'une des quatre voies romaines principales, édifiée à partir du gouvernement d'Agrippa à la fin du Ier siècle av. J.-C..

Elle partait de Lugdunum et se séparait à Samarobriva en allant vers la Bretagne et la Mer du Nord[réf. nécessaire], avec de nombreux autres embranchements.

À partir de la conquête romaine de la Gaule, la Route de l’étain emprunta son parcours. Bien souvent, elle est localement appelée Chaussée Brunehaut.

Sources littéraires[modifier | modifier le code]

Le géographe Strabon les a décrites en ces termes :

« Agrippa a choisi (Lugdunum) pour en faire le point de départ des grands chemins de la Gaule, lesquels sont au nombre de quatre et aboutissent, la première (…) vers le pays des Santons et d'Aquitaine, le second au Rhin, la troisième vers l'océan par le pays des Bellovaques et des Ambiens et le quatrième dans la Narbonnaise et à la côte massaliotique[1] »

Vestiges[modifier | modifier le code]

Tracé[modifier | modifier le code]

Le tracé de certains tronçons de la via Agrippa de l'Océan est repérable, aujourd'hui, car il est repris par des axes routiers contemporains entre Amiens et Montreuil-sur-Mer par exemple. Certains tronçons délaissés par le réseau routier actuel, servent de chemins ruraux.

Borne milliaire[modifier | modifier le code]

Cette borne milliaire conservée au musée d'Auxerre, a été édifiée en 261 avec une dédicace à l'empereur gaulois Postume (260-269).

« A l'empereur Caesar Marcus Cassianus Latinus Postumus, le Pieux, l'heureux, l’invaincu, Auguste, grand Pontife, grand vainqueur des Germains avec la puissance tribunicienne, Consul par deux fois, Père de la Patrie, aux limites des Éduens, à 72 000 pas d'Autun [3] »

.

Itinéraires de la Via Agrippa de l'Océan[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs hypothèses sur les tracés de cette voie vers l'océan :

Premier itinéraire (occidental)[modifier | modifier le code]

Deuxième itinéraire (oriental) par Arras[modifier | modifier le code]

Troisième itinéraire (oriental) par Amiens[modifier | modifier le code]

Quatrième itinéraire (occidental)[modifier | modifier le code]

Ce tracé est considéré aujourd'hui, par la majorité des archéologues, comme l'axe majeur de la Via Agrippa de l'Océan.

Pont romain de Domqueur

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Itinéraire le plus souvent retenu jusqu'aux années 1970

Références[modifier | modifier le code]

  1. Strabon, Géographie, IV, 6, 11.
  2. Bataille et al 1992, p. 25
  3. a et b Sens et le Sénonais antique et médiéval - Les routes.
  4. a et b L'église Saint-Saturnin de Saulieu
  5. a et b Les voies romaines antiques
  6. a b et c Histoire des routes de Seine-et-Marne
  7. Georges Duby (sous la direction de) Atlas historique, Paris, Larousse, 1978
  8. P. Leman, Les Voies romaines de la Belgique seconde, thèse de IIIe cycle, Université de Lille III, 1972, pp. 234-238

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne, Paris, Éd. Bonneton, (ISBN 2-86253-124-3)