Musée égyptien du Caire

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Musée égyptien du Caire
L'entrée du musée égyptien.
L'entrée du musée égyptien.
Informations géographiques
Pays Drapeau de l'Égypte Égypte
Ville Le Caire
Adresse place Tahrir
Coordonnées 30° 02′ 52″ N 31° 14′ 00″ E / 30.047778, 31.233333 ()30° 02′ 52″ Nord 31° 14′ 00″ Est / 30.047778, 31.233333 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1902
Collections égyptiennes
Nombre d’œuvres 160 000 objets

Géolocalisation sur la carte : Égypte

(Voir situation sur carte : Égypte)
Musée égyptien du Caire

Le musée égyptien du Caire est l’un des plus grands musées entièrement consacré à l’Antiquité égyptienne. Le musée a reçu plus de cent millions de visiteurs au cours du XXe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

Les collections égyptologiques égyptiennes ont été constituées depuis le XIXe siècle. Elles furent exposées au musée de Boulaq de 1863 à 1889, puis au palais de Giza de 1889 à 1902. Construit sur les plans de l'architecte français Marcel Dourgnon et inauguré en 1902, le musée actuel est situé place Tahrir, au cœur du Caire moderne. Construit sur deux étages, le musée présente ses collections dans une centaine de pièces.

Son directeur est le docteur Tarek el-Awady depuis décembre 2010.

Collections[modifier | modifier le code]

Plan du musée

Le premier conservateur de ce musée fut Auguste Mariette le 1er juin 1858. Plus de 160 000 objets sont exposés, mais la pièce maîtresse du musée est bien sûr le trésor de Toutânkhamon.

Soixante mille objets de toutes sortes, statues, statuettes, bas-reliefs, peintures murales, stèles, fausses portes, vases, armes, outils, sarcophages, momies, etc., s'entassent dans les caves, les débarras et les combles du musée égyptien. Mais c'est également dans ces réserves qu'entrent les nouvelles découvertes. Beaucoup d'œuvres ont été oubliées dans la pénombre des réserves. Ainsi la statue funéraire de bois peint et enduit de gypse de Ptahhotep, vizir de la Ve dynastie, découverte en 1940 a passé 65 ans au fond d'une caisse avant d'être retrouvée, en 2005, lors d'un inventaire conduit dans les caves du musée.

À voir en commençant la visite à gauche en entrant :

Premier niveau[modifier | modifier le code]

Deuxième niveau[modifier | modifier le code]

  • Salle 2 :
  • Salle 3 :
    • consacrée aux bijoux royaux
  • Salle 14 :
  • Salles 27 et 37 :
    • modèles en bois d'archers nubiens et piquiers égyptiens (retrouvés dans la tombe de Mesehti à Assiout)
    • modèles en bois d'atelier de tissage, menuisiers au travail, scène de pêche, recensement du bétail (retrouvés dans la tombe de Meketrê à Thèbes)

À voir aussi au 1er étage :

  • la salle des momies royales : 27 pharaons dont Ramsès II et Thoutmôsis III ;
  • la salle consacrée à Akhénaton, pharaon qui consacra sa vie au dieu Aton, première forme de monothéisme ;
  • la salle des tombeaux royaux de Tanis découverts par Pierre Montet, ouverte en 1998, dont les bijoux, les objets et les masques d'or sont remarquablement mis en valeur.

Dans le musée, un laboratoire « ADN »[modifier | modifier le code]

Le musée égyptien vu depuis la tour du Caire.

Afin de percer le secret des quelque 200 momies qui se trouvent au musée, un laboratoire a été installé en 2006 dans les caves du bâtiment pour l'étude de leur ADN. Ainsi, celle que l'on appelle la « momie hurlante » est fortement soupçonnée par Zahi Hawass, ancien chef du service des Antiquités, de n'être autre qu'Ahmosé-Méritamon, l'épouse du roi Amenhotep Ier et grand-mère de la reine Hatchepsout, dont la momie a été identifiée en 2007 par l'examen de son ADN.

Avenir[modifier | modifier le code]

L'édification d'un nouveau Grand Musée égyptien à Gizeh suscite une âpre négociation pour la répartition des chefs-d'œuvre. Le trésor de Toutânkhamon y déménagera et plus de cent mille objets avec lui. Des pièces essentielles, comme la statue de Djéser et celle de Khéphren, devraient toutefois demeurer dans la vieille maison. Les futures découvertes faites en Égypte continueront d'être acheminées vers le vieux musée égyptien.

Pillage de janvier 2011[modifier | modifier le code]

Au cours de la révolution égyptienne de 2011, le musée est pillé dans la soirée du 28 janvier : une liste de 54 objets volés a été transmise au Conseil international des musées[1]. Sur cette liste définitive, figurent des œuvres inestimables : deux statues en bois doré issues du trésor de Toutânkhamon ; la tête en grès d'une princesse royale ; la statuette en stéatite d'un scribe assis ; une plaque représentant Néfertiti ; mais aussi des dizaines de divinités en bronze, d'amulettes en faïence, de bijoux en or, corail ou pierre ...

À propos de ce pillage, l'égyptologue Jean-Pierre Corteggiani s'interroge : « Qui sont les pillards du Musée du Caire ? Les propos du ministre[2] Zahi Hawass éveillent les soupçons »[3]. Dans cet article il met en doute les propos du ministre Zahi Hawass. Corteggiani écrit : « N'est-on pas tenté de croire Wafaa El-Saddik, récemment encore directrice générale du musée quand elle a déclaré - ce qui a déclenché la fureur de son ancien patron - à un journal allemand que les auteurs du pillage étaient « nos propres gens, les gardiens du musée et les policiers » ou du moins certains d'entre eux ? » Plus loin dans l'article, on apprend que trois statues de Toutânkhamon ont été partiellement détruites.

Horaires[modifier | modifier le code]

Le musée est ouvert tous les jours de 9h à 16h45 (sauf le vendredi où le musée ferme de 12h à 14h et de 11h30 à 13h30 en hiver).

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernadette Arnaud, « Pillage du musée du Caire : la liste des objets volés », sur Sciences et Avenir.fr,‎ 18 mars 2011 (consulté le 21 mars 2011)
  2. Zahi Hawass a été nommé ministre égyptien des Antiquités le 31 janvier 2011, puis remplacé ultérieurement à ce poste.
  3. Le Monde daté du 24 février 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alessandro Bongioanni, Maria Sole Croce (éditeurs), Guide illustré du Musée égyptien du Caire, (traduction en français de Marie-Odile Kastner, préface de Zahi Hawass), 633 p., White Stars Publishers, Vercelli, 2001, (ISBN 88-8095-704-X)

Liens externes[modifier | modifier le code]