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Musée égyptien du Caire

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Musée égyptien du Caire
Informations générales
Nom local
(ar) المتحف المصريVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Musée national (d), musée égyptologiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture
1902
Gestionnaire
Sites web
Collections
Collections
Nombre d'objets
160 000 objets
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : Égypte
(Voir situation sur carte : Égypte)
Géolocalisation sur la carte : Le Caire
(Voir situation sur carte : Le Caire)

Le musée égyptien du Caire (en arabe : المتحف المصري) est l’un des plus grands musées entièrement consacrés à l’Antiquité égyptienne. Il a reçu plus de cent millions de visiteurs au XXe siècle.

L'ouverture en novembre 2025 du Grand Musée égyptien à proxilité des pyramides de Gizeh crée une concurrence, les deux institutions étant consacrées à la civilisation égyptienne, et ce musée antérieur, dont les collections sont désormais moins riches, a nettement moins de visiteurs qu'avant cette ouverture, mais des objets de valeur y restent[1].

Le bâtiment en 1904 (à droite).

Les collections égyptologiques égyptiennes ont été constituées depuis le XIXe siècle. Elles furent d'abord exposées au musée de Boulaq de 1863 à 1889, puis dans l'ancien palais royal de Gizeh de 1889 à 1902. Le premier conservateur en fut Auguste Mariette[3], nommé le .

Le musée situé place Tahrir, au cœur du Caire moderne, a été construit sur les plans de l'architecte français Marcel Dourgnon[1]. Il présente un bâtiment au style largement plus dépouillé que l'avant-projet soumis initialement par Dourgnon[4]. Il fut inauguré le après cinq ans et demi de travaux. Édifié sur deux étages, le bâtiment présente des collections exposées dans une centaine de pièces.

Directeurs du musée

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  • 2004 - 2010 : Wafaa el-Saddik[5]
  • - 2012 : Tarek el-Awady[5]
  • 2013 : Sayed Hassan
  • 2012 - 2013 : Salwa Abdel Rahman
  • 2013 - 2014 : Sayed Amer
  • 2014 - 2015 : Mahmoud Halougi
  • 2015 - 2016 : Khaled el-Enany
  • mars- : Somaya Abdel Samia
  • 2016 - 2023 : Sabah Abdel Razek
  • Depuis 2023 : Ali Abdelhalim Ali[6]

Collections

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La création d'un nouveau musée, le Grand Musée égyptien, a simplifié et allégé la gestion de la collection permanente de ce musée[1]. Les vestiges du tombeau de Toutânkhamon, un des joyaux de sa collection permanente, ont quitté les lieux[1],[7]. Mais des milliers d'objets de toutes sortes, statues, statuettes, bas-reliefs, peintures murales, stèles, fausses portes, vases, armes, outils, sarcophages, momies, etc., s'entassaient précédemment dans les caves, les débarras et les combles du musée de la place Tahrir, et y étaient parfois oubliés[1].

Enfin, l'atmosphère y est sans doute plus propice à la contemplation que dans le nouveau musée[1].

À voir en commençant la visite à gauche en entrant :

Premier niveau

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Plan du musée.

Deuxième niveau

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À voir aussi au 1er étage :

  • la salle des momies royales : vingt-sept pharaons dont Ramsès II et Thoutmôsis III ;
  • la salle consacrée à Akhenaton, pharaon qui consacra sa vie au dieu Aton, première forme de monothéisme ;
  • la salle des tombeaux royaux de Tanis découverts par Pierre Montet, ouverte en 1998, dont les bijoux, les objets et les masques d'or sont remarquablement mis en valeur.

Aperçu chronologique des collections

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Période prédynastique et époque thinite

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Ancien Empire

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Seconde période intermédiaire

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Nouvel Empire

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Jusqu'à Akhenaton

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Trésor de Toutânkhamon

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L'essentiel est désormais présenté au Grand_Musée_égyptien. Deux des douze salles de ce nouveau lieu sont exclusivement consacrées à l'exposition de 5 398 objets ayant appartenu au roi Toutânkhamon, pharaon de la XVIIIe dynastie (règne : env. 1332-1323 av. J.-C.). Au Musée égyptien du Caire de la place Tahrir, l'exposition n'était que partielle.

Après Toutânkhamon

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Troisième période intermédiaire

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Époque ptolémaïque

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Époque romaine

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Dans le musée, un laboratoire « ADN »

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Le musée égyptien vu depuis la tour du Caire.

Afin de percer les secrets des quelque 200 momies qui se trouvent au musée, un laboratoire a été installé en 2006 dans les caves du bâtiment pour l'étude de leur ADN. Ainsi, la momie de l'« homme inconnu E » — également connue sous l'appellation de « momie hurlante » — a pu être attribuée avec une certaine probabilité au prince Pentaour, fils de Ramsès III.

Lieu de tournage

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Une équipe de l'émission Secrets d'Histoire a tourné plusieurs séquences au musée dans le cadre d'un numéro consacré à la reine Néfertiti, intitulé Néfertiti, mystérieuse reine d'Égypte, diffusé le sur France 2[9].

L'édification du nouveau Grand Musée égyptien à Gizeh, suscite une âpre négociation sur la répartition des chefs-d'œuvre entre les deux institutions, le musée égyptien du Caire de la place Tahrir et ce nouveau musée. Mais précédemment, dans le musée du Caire de la place Tahrir, plus de la moitié de sa collection était stockée en sous-sol.

Le trésor de Toutânkhamon et plus de cent mille objets avec lui ont déménagé dans le nouvel édifice[7]. Des pièces essentielles, comme la statue de Djéser et celle de Khéphren, demeurent toutefois dans l'ancien bâtiment. Les futures découvertes faites en Égypte continueront également d'y être en partie acheminées.

Sayed Amer, directeur du musée de 2013 à 2014, a lancé une vaste rénovation du bâtiment historique. Le décor va être métamorphosé, et les systèmes d'éclairage et de sécurité seront mis à jour en coopération avec l'Allemagne pour un coût de plus de 4,3 millions de dollars[réf. nécessaire].

Après la démolition en 2015 de l'ancien siège du Parti national démocratique situé à l'ouest du musée, qui a brûlé lors de l'insurrection de 2011 contre le régime de Moubarak, la parcelle libérée donnant sur la rive droite du Nil est l'objet de convoitises. Le Musée égyptien, souhaitant récupérer le terrain qui faisait autrefois partie de ses jardins avant que Nasser ne le saisisse dans les années 1950 pour y construire le siège du parti qu'il avait fondé, l'Union socialiste arabe, espère y recréer un jardin dans lequel une partie des collections serait exposée à l'air libre[10].

Notes et références

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  1. a b c d e f g h et i Samuel Forey, « L’ancien Musée égyptien du Caire, un écrin qui luit encore », Le Monde,
  2. Tombes sépultures dans les cimetières et autres lieux, « Mariette Auguste (1821-1881) : Jardin du Musée des Antiquités égyptiennes au Caire (Égypte) », sur www.tombes-sepultures.com (consulté le ).
  3. Son tombeau se trouve dans le jardin du musée égyptien du Caire[2].
  4. Marie-Laure Crosnier Leconte, « Le projet de Marcel Dourgnon conservé au département des Estampes et de la photographie », dans Collections électroniques de l’INHA. Actes de colloques et livres en ligne de l’Institut national d'histoire de l'art, INHA, (lire en ligne), p. 12–23.
  5. a et b (en) Lisa Kaaki, « Book Review: Dive into Egypt’s glorious past », sur arabnews.com, (consulté le ).
  6. (en) « Walk and talk with the general director of the Egyptian Museum », sur CGTN, .
  7. a et b Nasma Réda, « Les pièces de Toutankhamon retirées du Musée égyptien du Caire dès lundi 20 octobre », Al-Ahram Hebdo,
  8. Mohamed Saleh, Hourig Sourouzian, Catalogue officiel du Musée égyptien du Caire, Mayence, Philipp von Zabern, .
  9. « Secrets d'histoire spécial Nefertiti, ce lundi soir : liste des intervenants et des lieux », sur Blogtvnews.com (consulté le ).
  10. « L'Égypte entame la destruction du siège du parti d'Hosni Moubarak », sur RFI, (consulté le ).

Bibliographie

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  • Alessandro Bongioanni, Maria Sole Croce (éditeurs), Guide illustré du Musée égyptien du Caire, (traduction en français de Marie-Odile Kastner, préface de Zahi Hawass), 633 p., White Stars Publishers, Vercelli, 2001, (ISBN 88-8095-704-X).

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Articles connexes

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Liens externes

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