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Marine Le Pen

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Marine Le Pen
Marine Le Pen, en 2014.
Marine Le Pen, en 2014.
Fonctions
2e présidente du Front national
En fonction depuis le
Prédécesseur Jean-Marie Le Pen
Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais
En fonction depuis le
Députée européenne
En fonction depuis le
Élection 13 juin 2004
Réélection 7 juin 2009
25 mai 2014
Législature 6e, 7e et 8e
Groupe politique NI (2004-2007)
ITS (2007)
NI (2007-2015)
ENL (depuis 2015)
Conseillère municipale d'Hénin-Beaumont
Élection 16 mars 2008
Réélection 5 juillet 2009
Conseillère régionale d'Île-de-France
Biographie
Nom de naissance Marion Anne Perrine Le Pen[1]
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine, France)
Nationalité Française
Parti politique Front national
Père Jean-Marie Le Pen
Fratrie Marie-Caroline Le Pen
Conjoint Louis Aliot
Entourage Marion Maréchal-Le Pen (nièce)
Diplômée de Université Panthéon-Assas
Profession Avocate

Marion Anne Perrine Le Pen dite Marine Le Pen (prononcé [lə pɛn ]), née le à Neuilly-sur-Seine, est une femme politique française.

Avocate de profession, elle s'engage en politique au sein du Front national, occupe plusieurs mandats locaux à partir de 1998 (conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, conseillère régionale d'Île-de-France, conseillère municipale d'Hénin-Beaumont) et siège au Parlement européen depuis 2004.

Elle est élue présidente du Front national au congrès de Tours, le , succédant ainsi à son père, Jean-Marie Le Pen, qui dirigeait le parti depuis sa fondation. Candidate à l'élection présidentielle de 2012, elle obtient 17,90 % des suffrages exprimés, soit le meilleur résultat jamais obtenu par un candidat du FN au premier tour d'une élection présidentielle française.

Marine Le Pen figure sur la liste du Time des cent personnes les plus influentes au monde en 2011 et 2015.

Sommaire

Biographie

Famille

Marion, Anne, Perrine Le Pen[2],[3] est née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine. Elle est la benjamine des trois filles de Jean-Marie Le Pen et de sa première épouse, Pierrette Lalanne. Baptisée le 25 avril 1969, en l'église de la Madeleine, son père lui donne pour parrain Henri Botey[4]. Ses parents se séparent en 1984 alors qu'elle a 17 ans[5]. L'événement prend une tournure médiatique dont elle vit très mal certaines péripéties[Note 1],[6].

En juin 1997[2], elle épouse Franck Chauffroy, dirigeant d'entreprise ayant travaillé pour le Front national. De ce mariage sont nés trois enfants : Jehanne, Louis et Mathilde[3],[7], baptisés dans l'église catholique traditionaliste de Saint-Nicolas-du-Chardonnet[8]. Divorcée en avril 2000[2], elle se remarie, en décembre 2002, avec Éric Iorio[2],[9], ancien secrétaire national du FN aux élections et ancien conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais[10],[11], dont elle divorce en juin 2006[2]. Son compagnon est ensuite Louis Aliot, lui-même divorcé[12], secrétaire général du Front national d'octobre 2005 à mai 2010 puis vice-président du parti depuis janvier 2011[13]

Formation

Élève au lycée Florent-Schmitt de Saint-Cloud[3],[14], elle étudie par la suite le droit à l'université Paris II-Assas[3],[15] où elle obtient une maîtrise en droit (mention carrières judiciaires) en 1990, puis un DEA de droit pénal en 1991[3],[16]. Durant ses années à l'université, elle prend part au Cercle national des étudiants de Paris (CNEP), un mouvement étudiant proche du Front national, dont elle est un temps la présidente d'honneur[15].

En 1992, elle obtient le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA)[3] et devient avocate au barreau de Paris[15].

Carrière professionnelle

Elle plaide alors régulièrement devant la 23e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris qui juge les comparutions immédiates[17]. Elle est amenée, dans ce cadre, à défendre des étrangers en situation irrégulière[17],[18]. Elle est inscrite au barreau de Paris de 1992 à 1998[3], date à laquelle elle entre au service juridique du Front national[15].

Carrière politique

Premiers pas

En 1986, à l'âge de 18 ans[19], elle adhère au Front national, le parti dirigé par son père. La stigmatisation qu'elle éprouve dans le cadre scolaire en raison de son ascendance a, selon elle, « fabriqué un véritable ciment familial », et la notion de « regroupement dans l’adversité » aurait contribué pleinement à son engagement politique[20]. Elle se voit proposer par Carl Lang la deuxième place sur la liste du FN dans le Nord-Pas-de-Calais aux élections régionales de 1992 : venant de prêter serment comme avocate, elle décide de décliner[21]. Elle se présente pour la première fois à une élection lors des législatives de 1993[22]. Âgée de vingt-quatre ans, elle est la candidate du Front national dans la 16e circonscription de Paris qui se trouve dans le 17e arrondissement[22]. Elle recueille 11,10 % des voix derrière le député sortant Bernard Pons qui est réélu dès le premier tour avec 63,14 % des votes, et le candidat socialiste Jean-Luc Gonneau (11,85 %)[23].

C'est en 1998 qu'elle obtient son premier mandat politique en tant que conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais[24], élue dans le Nord sur la liste conduite par Carl Lang. En 1998, elle entre également au service juridique du Front national qu'elle dirige jusqu'en 2003[24] : d'après l'historienne Valérie Igounet, ce service a été créé par Jean-Marie Le Pen sur proposition de sa fille[25]. À partir de 2000, elle siège au sein du bureau politique, l'instance dirigeante du mouvement[26].

Lors de la crise que traverse le parti à la fin des années 1990, elle adopte la ligne « TSM » (« Tout sauf Mégret ») aux côtés de Jean-Claude Martinez, Roger Holeindre et Bruno Gollnisch[27]. En 1997, sur les conseils de Samuel Maréchal, elle se présente aux élections du comité central du FN pour contrer Bruno Mégret (dont l'épouse Catherine vient tout juste d'être élue maire de Vitrolles), mais échoue à se faire élire[28]. En 2000, elle prend la tête de l'association Génération Le Pen, fondée en 1998 par son beau-frère Samuel Maréchal, qu'elle renomme Générations Le Pen, dont le but reconnu est la « dédiabolisation » du parti.

Ascension au sein du Front national

Marine Le Pen, en mai 2005.

Durant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2002, elle suggère à son père, qualifié, de changer le nom du FN[29]. Le 5 mai 2002, au soir du second tour, elle apparaît pour la première fois sur la scène médiatique[30]. Alain Vizier, le directeur de la communication du Front national, est alors chargé d'envoyer les cadres du parti sur différents plateaux de télévision, et l'un des intervenants qui devait représenter le FN sur France 3 s'étant désisté au dernier moment, il fait appel à Marine Le Pen[30]. Réalisant une « performance télévisuelle » à cette occasion, celle-ci va continuer d'apparaître régulièrement dans les médias pendant les mois qui suivent, et gagner rapidement en notoriété[31]. Jean-Marie Le Pen, qui lui avait demandé d'« aller à toutes les émissions » à la fin des années 1990, déclarera ainsi en 2004 : « Marine, ce sont les médias qui l'ont faite. Elle est comme un cheval de course. Les amateurs et les professionnels du turf ont jugé qu'elle avait des qualités et ce sont eux qui l'ont promue »[32].

En juin 2002, elle se présente aux élections législatives à Lens, dans la treizième circonscription du Pas-de-Calais. Contre toute attente[33], elle obtient 24,24 % des voix au premier tour, ce qui lui permet de se qualifier pour le second tour, au cours duquel elle recueille 32,30 % des suffrages face au candidat socialiste Jean-Claude Bois[34]. L'historienne Valérie Igounet souligne que « si elle perd l’élection en termes de voix, elle l’emporte sur un autre plan, celui de la notoriété. Sa médiatisation laisse d’ailleurs circonspect son rival qui voit les télévisions françaises et étrangères pointer leur caméra, exclusivement, sur la candidate FN. Marine Le Pen va désormais s’appuyer sur cette légitimité électorale et sur son nom. Ces élections de 2002 marquent le début de sa carrière politique »[33].

Sa stratégie de « dédiabolisation » du Front national commence à déranger au sein du parti. C'est dans cette optique qu'elle déclare par exemple sur LCI le 30 avril 2003 : « Il faut faire émerger un islam français, parce que l'islam de France, on a l'impression que c'est une notion territoriale ». Sur la question de l'avortement, elle a une position beaucoup plus souple que la ligne traditionnelle du FN, ce qui est également source de critiques en interne. Lors du XIIe congrès du Front national, qui se tient à Nice en avril 2003, elle est reléguée à la 34e place du comité central par les votes des délégués départementaux. Malgré ce désaveu, Jean-Marie Le Pen, qui considère l'affront à sa fille comme un manquement au parti, la nomme vice-présidente du parti le lendemain[35],[Note 2].

En 2004, elle est choisie comme tête de liste du Front national pour les élections européennes dans la circonscription d'Île-de-France. Jean-Marie Le Pen salue publiquement le succès de son parti sur cette circonscription alors que le FN baisse de quatre points par rapport au précédent scrutin[36]. Élue au Parlement européen, elle assistera à 58 % des sessions à Strasbourg (173 jours sur 298) et votera près de 42 % des lois en accord avec la majorité des autres eurodéputés français[37].

En 2005, elle se met en congé des instances du FN après la déclaration de son père sur l'occupation allemande[Note 3]. D'après Romain Rosso, journalise à L'Express, « il semble qu'elle eût d'abord remis sa démission à son père, puis qu'elle se soit enfin pleinement décidée à se porter candidate à la succession pour trancher définitivement le débat ». Sa décision pousse Jean-Marie Le Pen à désigner de nouveau Bruno Gollnisch comme son futur successeur dans les médias[38]. Elle mène également campagne pour le « non » au référendum sur le projet de traité établissant une constitution pour l'Europe. À la fin de la même année, Marie-France Stirbois et Jacques Bompard, qui dénoncent la trop grande influence de Marine Le Pen au Front national, sont exclus du bureau politique[39].

En novembre 2007, lors du XIIIe congrès du Front national à Bordeaux, Marine Le Pen arrive en seconde position (75,76 % des adhérents) derrière Bruno Gollnisch, à l'élection du comité central du FN[40]. Ce même congrès est marqué par une grève de nombreux opposants à Marine Le Pen qui décident de ne pas se présenter au comité central[41]. Jean-Marie Le Pen la nomme vice-présidente exécutive du FN, chargée des « affaires intérieures », ce qui implique entre autres : la formation des cadres et des militants, la communication interne et externe du parti et la « propagande[42] ».

Marine Le Pen au défilé du Front national en l'honneur de Jeanne d'Arc, le 1er mai 2007.

Désignée directrice stratégique de la campagne de son père, elle présente, le 11 décembre 2006, la nouvelle campagne d'affichage du Front national. Celle-ci se compose de six affiches au total[43] représentant chacune un Français avec le même pouce vers le bas pour illustrer l'« échec » de la droite et de la gauche dans chacun de ces domaines. Une septième affiche représente Jean-Marie Le Pen entouré des six Français avec le slogan : « Avec Le Pen, tous ensemble, relevons notre France ». Parmi toutes ces affiches, l'une d'elle qui met en scène une jeune femme maghrébine, sème le trouble dans la vieille garde frontiste. Des représentants de l'aile catholique traditionaliste du FN jugent la photo non conforme à l'idéologie du FN. Marine Le Pen défend ce choix destiné à moderniser l'image de son père : « Sur cette affiche, on évoque la nationalité, l'assimilation, l'ascenseur social, la laïcité, qui sont des domaines dans lesquels la droite et la gauche ont absolument échoué. Un certain nombre de Français d'origine immigrée sont conscients de cet échec et entendent obtenir des réponses. Beaucoup d'entre eux se tournent vers le candidat Jean-Marie Le Pen pour en obtenir », a-t-elle expliqué. D'après l'historienne Valérie Igounet, Frédéric Chatillon, Alain Soral et Philippe Péninque sont « les vrais instigateurs de la campagne « à contre flots » menée par Marine Le Pen pour son père en 2007, d'après le titre qu'elle a donné à son livre publié en 2006[44].

Marine Le Pen devient une personne de plus en plus médiatisée, qui apparaît fréquemment dans les médias européens et québécois (Francs-Tireurs) ainsi que sur Internet.

L'échec de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle (10,44 %, alors qu'il espérait une nouvelle qualification pour le second tour) provoque des dissensions au sein du parti. Marine Le Pen est accusée par ses concurrents d'avoir éloigné le parti de sa tradition en l'ouvrant aux influences externes et en adoptant une stratégie de « dédiabolisation » finalement vaine. Marine Le Pen semble toutefois devoir être la seule rescapée de ce que la presse appelle un « effondrement » du FN, puisqu'elle est le seul membre du parti à se qualifier au second tour des élections législatives le 17 juin 2007, où elle réalise un résultat de 41 % face au socialiste Albert Facon.

Implantation à Hénin-Beaumont

C'est en 2007 que Marine Le Pen décide de s'installer à Hénin-Beaumont, une commune ouvrière de 26 000 habitants située dans l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais, et en difficulté économique à la suite de nombreuses fermetures d'usines. Aux élections législatives de juin 2007, elle se présente ainsi dans la quatorzième circonscription du département comme le lui avait demandé quelques mois plus tôt, Steeve Briois, le responsable local du Front national. Ce dernier, conseiller municipal d'Hénin-Beaumont, mène depuis près de quinze ans un important travail d'implantation dans cette ville[45], avec des résultats électoraux en progression à chaque élection. Accusée par ses adversaires d'être « parachutée », Marine Le Pen explique le choix de cette circonscription par le fait qu'elle serait « symbolique des problèmes majeurs de la France : chômage, délocalisation, insécurité[46] ». Lors de la campagne, un ancien élu local socialiste, Daniel Janssens, prend la tête du comité de soutien à Marine Le Pen. Il fut pendant dix-sept ans secrétaire de la section du PS à Leforest et pendant vingt-quatre ans premier adjoint au maire de Leforest. S'affirmant déçu par le député sortant socialiste Albert Facon, Daniel Janssens déclare vouloir « donner un coup de pied dans la fourmilière »[47]. Marine Le Pen reçoit également le soutien, durant l'entre-deux tours, des gaullistes Alain Griotteray, Michel Caldaguès[48] et Paul-Marie Coûteaux.

Au premier tour, Marine Le Pen améliore sensiblement le résultat du FN des législatives de 2002 lors desquelles s'était présenté Steeve Briois[49],[50], alors qu'au niveau national le FN subit un fort revers (4,3 %). Elle obtient 10 593 voix, soit 24,5 % des suffrages exprimés (contre 20,1 % en 2002) et est la seule candidate du Front national à même de se maintenir au second tour[51] alors qu'ils étaient trente-sept en 2002[52]. Un « front républicain » se constitue alors, rassemblant tous les candidats du premier tour à l'exception de celui du MPF. Au second tour, le 17 juin, la progression par rapport à 2002 est plus importante qu'au premier : Marine Le Pen recueille 17 107 voix, soit 41,65 % des suffrages exprimés (au lieu de 32,1 %). Le député sortant socialiste Albert Facon, est donc réélu, mais perd environ 1 700 voix et près de 10 points par rapport à 2002. Marine Le Pen a gagné dix-sept points et près de 6 500 voix par rapport au premier tour. Certains analystes politiques relèvent que Marine Le Pen a bénéficié du travail de l'implantation locale de Steeve Briosis et du report de voix au second tour d'un nombre important d'électeurs qui avaient voté pour des notables locaux centristes et communistes[51]. De plus, il semble que ce soient les thématiques économiques et sociales (désindustrialisation, chômage, sentiment d'abandon, etc.) qui permettent à Marine Le Pen de réaliser un tel résultat, plus que le discours sur l'immigration et l'insécurité[51].

Marine Le Pen et Steeve Briois lors du lancement de la campagne municipale de 2008 à Hénin-Beaumont.

Cette élection aura permis à la vice-présidente du Front national de s'imposer un peu plus au sein du parti après les critiques dont elle avait été l'objet à la suite des résultats de l'élection présidentielle. Elle l'aura incité à poursuivre son implantation à Hénin-Beaumont après une première expérience positive et le constat que son discours semble bien passer auprès de la population. Fin juin 2007, elle loue un appartement dans cette ville et s'inscrit sur les listes électorales de la commune[53],[54]. Aux élections municipales de mars 2008, elle figure en deuxième position sur la liste du Front national à Hénin-Beaumont conduite par Steeve Briois. La campagne est marquée par l'agression de Marine Le Pen, insultée par deux individus dont l'un brandit un pistolet et selon certains témoins, aurait tiré un coup de feu[55]. Finalement le principal coupable sera condamné à dix mois de prison dont deux ferme[55]. Avec un résultat de 28,83 %, ils échouent dans leur tentative de remporter la mairie mais font élire cinq conseillers municipaux, dont Marine Le Pen[56]. Toutefois, le groupe FN dépose un recours en annulation contre l'élection de la liste du Parti socialiste[57]. Il sera rejeté par le tribunal administratif de Lille et Steeve Briois porte l'affaire devant le Conseil d'État, qui rejette à son tour la demande[58].

Le maire d'Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, est finalement révoqué de ses fonctions pour « détournement de fonds publics, corruption, faux en écriture privée et usage de faux, favoritisme et recel de favoritisme ». Une élection municipale partielle est organisée les 28 juin et 5 juillet 2009. Lors de ce scrutin, et alors que le Front national paraît affaibli au niveau national, la liste du FN dirigée par Steeve Briois et Marine Le Pen profite de la division de la gauche et arrive largement en tête du premier tour, avec 39,34 % des suffrages[59]. Mais entre les deux tours se met en place un « front républicain », qui va de l'extrême gauche à l'UMP, visant à empêcher la victoire du Front national[60]. Lors du second tour qui a lieu le 5 juillet 2009, le FN échoue face à la liste divers gauche menée par Daniel Duquenne, qui obtient 52,38 % des voix. Le FN obtient cependant un résultat historique avec 47,62 % des voix, pour une participation de 62,38 %[61]. Marine Le Pen, fraîchement réélue conseillère municipale, parle de « défaite qui a tout de même un petit goût de victoire », précisant qu'il ne lui a manqué que 265 voix pour gagner la mairie d'Hénin-Beaumont[62].

Elle choisit de démissionner de son mandat de conseillère municipale le 24 février 2011, en raison de la loi sur le non-cumul des mandats[63], mais affirme conserver un ancrage local en soutenant son fidèle lieutenant Steeve Briois et en figurant en position non-éligible aux élections municipales suivantes, en mars 2014[64]. Steeve Briois est finalement élu maire d'Hénin-Baumont le 30 mars 2014.

Élections européennes de 2009 et régionales de 2010

Lors des élections européennes de 2009, Marine Le Pen, élue députée européenne en 2004 dans la circonscription Île-de-France, est choisie par la commission d'investiture de son parti, pour mener la liste du Front national dans la circonscription Nord-Ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Picardie)[65]. Le député européen sortant, Carl Lang, élu dans cette même circonscription, n'accepte pas cette décision et décide de mener une liste dissidente, tout en ne démissionnant pas du Front national[66]. Il est, par conséquent, suspendu du parti[67]. Le 7 juin 2009, avec 10,18 % des voix, Marine Le Pen réalise le meilleur résultat de ces élections pour le Front national ; elle est réélue députée européenne[68]. En juillet 2011, elle recrute son conjoint, Louis Aliot, comme assistant parlementaire européen, touchant 5 006 euros par mois pour un mi-temps[69], alors que le Parlement européen interdit de salarier des conjoints de députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux[70],[71],[72].

Lors des élections régionales françaises de 2010, Marine Le Pen est tête de liste dans la région Nord-Pas-de-Calais et tête de liste départementale dans le Pas-de-Calais. Elle arrive en troisième position au premier tour, avec 18,31 % des voix, juste derrière la candidate de la majorité présidentielle, Valérie Létard (19,00 %). Elle arrive par ailleurs en deuxième position dans le Pas-de-Calais (19,81 %), confirmant ainsi son ancrage dans son fief d'Hénin-Beaumont, où elle arrive largement en tête. Au second tour, elle améliore son résultat en obtenant 22,20 % des suffrages exprimés. Cela lui permet d'obtenir 18 élus au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Marine Le Pen réalise le deuxième meilleur résultat du Front national, derrière celui de son père, Jean-Marie Le Pen, en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Valérie Igounet considère qu'à cette occasion, « Marine Le Pen s’impose comme le « leader naturel du parti » et le symbole de la reconquête frontiste. Forte de ses 22,20 %, sa liste est la seule à avoir amélioré son score au second tour »[33].

Présidente du Front national

Élection au congrès de Tours

Marine Le Pen annonce à plusieurs reprises son intention de briguer la succession de Jean-Marie Le Pen à la présidence du Front national[73]. À la suite d'une réunion du bureau politique du FN, le 12 avril 2010, son père annonce qu'il quittera ses fonctions au prochain congrès. Marine Le Pen confirme son intention de se porter candidate, contre Bruno Gollnisch. Dans cette perspective, elle ne bénéficie pas du soutien des journaux d'extrême droite français que sont Minute, Rivarol et Présent[74]. Les membres du Front national sont alors appelés à voter pour leur nouveau président et les cent membres du comité central. Le congrès du parti, organisé à Tours les 15 et 16 janvier 2011, voit l'élection de Marine Le Pen à la présidence du parti avec 67,65 % des voix des militants[75],[76].

Elle est classée parmi les 100 personnes les plus influentes au monde par le magazine américain Time en avril 2011 et en avril 2015[77],[78].

Candidature présidentielle de 2012

Marine Le Pen, discours de présentation de son projet présidentiel le 9 novembre 2011 à Paris.
Marine Le Pen chante la Marseillaise le 15 avril 2012 à Hénin-Beaumont, une semaine avant le premier tour de l'élection présidentielle.

Le 5 mars 2011, un sondage Harris Interactive crédite Marine Le Pen de 23 % des intentions de vote en vue de l'élection présidentielle de 2012, devançant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry (chacun crédité de 21 %)[79]. Le 8 mars, selon le même institut, si Dominique Strauss-Kahn ou François Hollande étaient les candidats socialistes, elle est créditée de 24 % dans les deux hypothèses[80]. Ces sondages, suivis par d'autres qui confirment cette tendance, provoquent de nombreuses réactions, puisque c'est la première fois sous la Cinquième République qu'un candidat d'extrême droite est donné en tête du premier tour de l'élection présidentielle.

Sa candidature à l'élection présidentielle est validée à l'unanimité par le bureau politique du FN le 16 mai 2011[81]. Dans le même temps, les intentions de vote en sa faveur diminuent et elle est à nouveau donnée troisième dans l'optique du premier tour[82].

Pendant la campagne, elle dit vouloir mettre fin à l'« hyper-libéralisme » et au mondialisme, et redonner à la France son indépendance en matière diplomatique, monétaire, économique, commerciale, industrielle, sociale, d'éducation et d'organisation institutionnelle. Elle se prononce pour une politique qui inverserait le mouvement de désindustrialisation et de délocalisation, afin de revenir au plein emploi, à l'équilibre de la balance commerciale et du budget de l'État. Elle ajoute que la France doit sortir de l'OTAN et redevenir une puissance d'équilibre avec sa propre politique étrangère, sa politique de défense et de coopération[83].

Les mesures phares de son programme économique sont la sortie de l'euro et le retour à une monnaie nationale, l'instauration de taxes sur les marchandises et les services importés, la baisse de la contribution française au budget de l'Union européenne, une réduction importante de l'immigration et le rapatriement de tous les clandestins, la lutte contre la fraude fiscale et sociale[84]. Du côté des dépenses, elle propose une augmentation des budgets de la fonction publique de l'État (justice, police, défense nationale, recherche fondamentale), de la formation professionnelle, des budgets d'investissements d'infrastructures (SNCF) et de recherche pour les énergies alternatives, une aide au financement et à l'installation des TPE et des PME, l'augmentation de 200 euros net de tous les salaires inférieurs à 1,4 fois le SMIC par une exonération des cotisations sociales, l'augmentation de la prise en charge de santé pour les plus pauvres (régime de base), pour les zones rurales (soins de proximité), pour la lutte contre les maladies de Parkinson et d'Alzheimer (recherche), et une réévaluation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH)[85].

Selon son directeur de campagne, Marine Le Pen peine à obtenir les 500 signatures d'élus nécessaires pour être candidate à l'élection présidentielle. Elle considère le système de parrainages comme « inconstitutionnel » et saisit, en décembre 2011, le Conseil d'État, afin d'obtenir l'anonymat des parrainages, car les élus seraient soumis à des pressions de partis politiques[86]. Mais le Conseil constitutionnel, saisi, dans le cadre de cette procédure, d'une question prioritaire de constitutionnalité, déclare conforme à la Constitution la disposition législative qu'elle contestait[87]. Certaines personnes mettent cependant en doute l'importance des difficultés que rencontrerait la candidate pour obtenir les signatures, ses déclarations étant parfois présentées comme un « bluff » qui aurait pour objectif de faire parler d'elle dans les médias[88],[89],[90],[91],[Note 4]. Le 13 mars 2012, Marine Le Pen annonce finalement disposer des 500 signatures nécessaires[92].

Durant sa campagne présidentielle, Marine Le Pen adopte un rythme hebdomadaire de meetings qui s'accélère après l'entrée en campagne officielle du président sortant Nicolas Sarkozy[Note 5]. La candidate FN y est écoutée par un public de 1 200 à 6 500 personnes selon ses déplacements, ce qui est moins important que l'auditoire de ses concurrents. Des difficultés de financement de sa campagne, notamment en raison de la recherche des parrainages d'élus nécessaires à sa candidature, l'empêchent par ailleurs de tenir meeting comme prévu en Outre-Mer, à Auxerre et Clermont-Ferrand[93]. Marine Le Pen doit également abandonner l'idée d'une seconde convention présidentielle à Lyon, les 7 et 8 avril 2012, au profit d'un simple meeting régional, le 7 avril.

Totalisant 17,90 % des voix (6 421 426 voix) au premier tour, Marine Le Pen termine troisième de cette élection présidentielle[94]. Elle réalise le meilleur résultat du Front national à une élection présidentielle, son père Jean-Marie Le Pen, ayant obtenu son meilleur résultat (16,86 %) en 2002. Marine Le Pen annonce qu'elle votera blanc lors du second tour[95] alors qu'un sondage Ipsos indique que 50 % de ses électeurs ont l'intention de voter pour Nicolas Sarkozy, 13 % pour François Hollande[96].

Élections législatives de 2012

Marine Le Pen à la tribune d'un meeting organisé à Paris, le 1er juin 2012.

Marine Le Pen se présente aux élections législatives de 2012 dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais, qui couvre notamment Hénin-Beaumont, où le Front national fait couramment d'excellents résultats (47,62 % à l'élection municipale partielle de juillet 2009[97]). Dans le cadre de sa candidature, Marine Le Pen obtient le ralliement du parti souverainiste Souveraineté, Indépendance et Libertés (Siel) et de Jacques Peyrat (ancien sénateur et maire UMP de Nice, président de l'Entente républicaine). Marine Le Pen se présente notamment face à Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche et candidat à l'élection présidentielle de 2012 (11,1 % de suffrages).

En vue du scrutin législatif, Marine Le Pen annonce, le 24 mars 2012 — en pleine campagne présidentielle — la constitution d'une coalition de mouvements et de personnalités souverainistes et patriotes, de droite et de gauche, sous une bannière commune, le Rassemblement bleu Marine (RBM), avec le Front national comme aiguillon moteur, et la participation d'autres structures (Siel, Entente républicaine), ainsi que de candidats indépendants, comme l'avocat Gilbert Collard. L'appellation de « Rassemblement bleu Marine » pour désigner cette plateforme législative est perçue comme un éventuel changement de nom du Front national, idée à laquelle s'oppose notamment Jean-Marie Le Pen[98].

Les résultats de l'élection législative de 2012 dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais placent Marine Le Pen en tête du premier tour avec 42,36 % des suffrages exprimés, devant le socialiste Philippe Kemel, qui obtient 23,50 % des suffrages, et Jean-Luc Mélenchon, qui est éliminé avec 21,48 %. Au second tour, elle est battue par Philippe Kemel, avec 49,89 % des voix[99]. Le recours déposé par le FN en invoquant notamment des anomalies dans plusieurs dizaines de signatures sur les listes d'émargement[100], est rejeté, en décembre 2012, par le Conseil constitutionnel, qui reconnaît toutefois certaines irrégularités[101]. Au niveau national, le Front national progresse par rapport à 2007, avec en moyenne 13,60 % des voix au premier tour et l'élection, à l'issue du second tour, de deux candidats que le parti soutenait : Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse) et Gilbert Collard (Gard).

Lors de la campagne de cette élection législative, les équipes de Marine Le Pen avaient distribué un tract représentant Jean-Luc Mélenchon en photo, sur un fond vert et blanc, avec, à sa gauche, une phrase tirée de son discours de Marseille du 14 avril 2012, «  Il n'y a pas d'avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb », et en dessous le slogan « Votons Mélenchon ! » et une phrase rédigée en caractères arabes — écrite à l'envers et avec des fautes — qui est la traduction de l'appel au vote. Dans cette affaire, Marine Le Pen est citée à comparaître pour « manœuvre électorale frauduleuse » et publication d'un montage sans le consentement de l'intéressé[102]. Alors qu'elle dit « assum[er] totalement » ce tract et se félicite du « coup de communication politique », elle est condamnée en première instance, le 3 avril 2014, à 10 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Béthune[103],[104],[105]. Mais elle est relaxée en appel, le 19 mai 2015, la cour d'appel de Douai estimant qu’au vu des éléments transmis par la partie civile, il était impossible d’engager la responsabilité de Marine Le Pen en qualité d'auteur ou de complice dans cette affaire[106].

Progression du FN aux scrutins de 2014

Marine Le Pen siégeant au Parlement européen de Strasbourg le 1er juillet 2014.

Les élections municipales de mars 2014 voient la victoire de la droite et un bon score du Front national, qui obtient une dizaine de mairies, ce qui permet au parti, fait inédit, d'entrer au Sénat avec deux élus (Stéphane Ravier dans les Bouches-du-Rhône et David Rachline dans le Var) à la suite des sénatoriales de septembre 2014.

Le 25 mai 2014, lors des élections européennes, alors qu'elle est candidate pour un nouveau mandat de député européen, la liste de Marine Le Pen dans la circonscription du Nord-Ouest obtient 33,61 % des suffrages exprimés, tandis que les huit listes présentées par le Front national obtiennent un score global de 24,90 % des suffrages exprimés. Le FN est ainsi en tête des partis ayant concouru à ces élections, ce qui constitue une première en France. Réélue députée européenne, Marine Le Pen siège à la commission du commerce international et est membre de la délégation européenne pour les relations avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Venezuela)[107].

Après ces élections, elle échoue à constituer un groupe eurosceptique au Parlement européen, notamment en raison de l'opposition de l'UKIP, et siège donc parmi les non-inscrits. Finalement, la création d'un groupe, Europe des nations et des libertés, est annoncée le par Marine Le Pen et Geert Wilders : celui-ci rassemble des députés européens du Front national, de la Ligue du Nord italienne, du Parti de la liberté d'Autriche, du Parti pour la liberté néerlandais, du Congrès de la Nouvelle droite polonais, du Vlaams Belang belge, auxquels se joint Janice Atkinson, exclue de l'UKIP.

Conflit avec Jean-Marie Le Pen

En avril 2015, Jean-Marie Le Pen tient des propos polémiques sur la Seconde Guerre mondiale. Marine Le Pen engage à son encontre une procédure disciplinaire et soumet aux adhérents un projet de réforme des statuts du parti supprimant notamment la fonction de président d'honneur, occupée par son père. Jean-Marie Le Pen considère que cette décision est une « félonie » et affirme, tout comme ses partisans et des médias, qu'elle est sous l'influence du vice-président du FN, Florian Philippot, qui contribue à la modification de la ligne idéologique du parti[108]. Dans le même temps, des cadres du Front national dénoncent une « purge » réalisée par l'exécutif national, qui reconnaît vouloir placer des personnalités « en phase avec ce que représente le FN aujourd'hui »[109].

Des analystes politiques soulignent alors la fracture existant entre la nouvelle ligne du parti, mise en place par Marine Le Pen et Florian Philippot, plus étatiste et moins centrée sur les questions d'immigration, et la vision de personnalités comme Marion Maréchal-Le Pen, qui est présentée comme plus sensible à la question identitaire et plus libérale[110].

À la suite de cet épisode, la cote de popularité de Marine Le Pen connait une chute sensible[111].

Élections régionales de 2015

Elle annonce sa candidature à l'élection régionale de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie le , après avoir hésité à se présenter en raison de la proximité du scrutin avec l'élection présidentielle de 2017[112].

Positions politiques

D'une manière générale, Marine Le Pen, qui estime que le clivage droite-gauche est dépassé, s'inspire de références intellectuelles hétéroclites, situées notamment à gauche, comme en témoigne son « livre programme » intitulé Pour que vive la France et publié début 2012, dans lequel elle rend hommage à « la gauche [qui], depuis sa naissance, a mené constamment d'immenses combats de libération » et qui a « débuté son histoire politique au nom de la Raison, contre les vérités révélées : les Philosophes et les Encyclopédistes s'attaquèrent à l'Église, l'Infâme, puisqu'ils considéraient qu'elle opprimait les consciences ». Dans cet ouvrage, elle s'inspire à la fois du chevènementisme, de la Nouvelle Droite, du gaullisme et d'Alain Soral, et cite Karl Marx, Bertolt Brecht, Victor Schœlcher, George Orwell, Georges Marchais, Serge Halimi, le Manifeste d'économistes atterrés, Pierre Mendès France, Emmanuel Todd, Franklin Delano Roosevelt, Maurice Allais, Georges Bernanos, Paul Valéry, ou encore Marie-France Garaud. Jean-Claude Michéa apparaît comme l'une de ses références majeures. Elle se réclame enfin du programme du Conseil national de la Résistance[113],[114]. Par ailleurs, elle joue sur ses convergences avec le péronisme et en particulier sur ses ressemblances avec Eva Perón[115]. L'historien Nicolas Lebourg estime qu'« à l’instar de l’ancien numéro 2 du mouvement, Jean-Pierre Stirbois, jadis convaincu qu’un transfert de voix s’opérerait du PC vers le FN, Marine Le Pen est persuadé que sa réussite passe par la conquête des classes populaires »[116]. Pour certains observateurs, ce positionnement inscrit Marine Le Pen dans la filiation du fascisme, ce qu'elle récuse et considère comme injurieux[117],[118].

Immigration et insécurité

Marine Le Pen au Milipol, le salon mondial sur la sécurité intérieure, le 19 octobre 2011, à Paris.

Marine Le Pen s'oppose fermement à l'immigration « massive » qui selon elle nuit à l'économie française, à la laïcité[119], et est responsable de l'augmentation de l'insécurité dans certains quartiers[120]. Elle estime que les grands patrons utilisent l'immigration pour peser à la baisse sur le salaire des travailleurs français[121]. Marine Le Pen qualifie les mouvements de populations vers la France et l'Europe « d'immigration massive » ou de « tsunami migratoire » et accuse l'Union européenne d'être incapable de protéger ses frontières contre l'afflux de clandestins[122].

Parmi les moyens pour lutter contre l'immigration, elle propose de couper les « pompes aspirantes » — aides sociales aux immigrés et clandestins, regroupement familial, droit du sol — qui rendraient la France très attrayante pour l'immigration[123], de rétablir les contrôles douaniers aux frontières et d'user de la plus grande sévérité judiciaire à l'encontre de ceux qui inciteraient ou aideraient les filières d'immigration clandestine[122]. À la suite de l'arrivée d'immigrés clandestins en Europe, quittant leur pays durant le « Printemps arabe » de 2011, la présidente du FN préconise d'utiliser la marine nationale pour repousser « humainement » les bateaux de clandestins des eaux territoriales[124].

Sur la question de l'acquisition de la nationalité, Marine Le Pen estime que « la nationalité française s'hérite ou se mérite », s'opposant ainsi au droit du sol[125]. Elle s'oppose également à la double nationalité, et qualifie d'« indécent » le fait qu'un binational se porte candidat aux élections présidentielles, en faisant référence à Eva Joly[126].

Elle associe l'insécurité à l'immigration massive[127] et critique la réduction du nombre de policiers en France, alors que selon elle « il en faut plus ». La situation de certains quartiers serait « dramatique » et semblable à des « zones tribales ». Elle soutient alors de rétablir la « double peine » qui consiste à expulser les malfaiteurs étrangers[128],[129].

Par ailleurs, elle s'est prononcée en faveur d'un référendum sur le rétablissement de la peine de mort, avec pour alternative proposée aux Français une « perpétuité absolument réelle » afin « de protéger la société de ses éléments les plus dangereux »[130],[131].

Priorité nationale

Toute personne de nationalité française aurait la priorité sur les logements, les aides sociales et les emplois (à compétences égales) par rapport aux étrangers[132].

Exemples d'application de la priorité nationale[133] :

  • les allocations familiales seraient réservées aux familles dont un parent au moins est français ou européen ;
  • si un Français et un étranger sont tous deux candidats à une même offre d'emploi, et que ces deux personnes ont un diplôme et des compétences a priori relativement équivalentes, l'entreprise devrait engager le Français ou justifier que l'étranger serait plus performant[134].

Économie

Alors que la position du Front national au sujet de l'immigration est relativement bien connue auprès des électeurs, Marine Le Pen tente de redéfinir la partie économique et sociale du programme du parti[135]. D'une manière générale, ses positions se veulent sociales[136]. Certains journalistes politiques parlent de « post-solidarisme[137] ». D'autres opposent ses positions sociales aux positions plus libérales de son père[138].

Opposée au libre-échange total, elle se déclare en faveur d'un « protectionnisme raisonné » afin d'empêcher une concurrence de la part des pays émergents qu'elle qualifie de déloyale[139]. Se défendant de toute autarcie, elle explique sa position en comparant l'économie à un fleuve impétueux : le libre-échange reviendrait alors à laisser dévaler le torrent, l'autarcie serait de créer un barrage, et le protectionnisme dont elle parle correspondrait à l'installation d'une écluse[140]. Par ailleurs, elle résume la vision qu'elle a de la mondialisation par la formule : « faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs[141] ».

Ses prises de position en matière d'économie font souvent référence à l'économiste français Maurice Allais, auquel elle rend hommage après sa mort en octobre 2010[142]. Ce lauréat du prix Nobel d'économie (1988) avait mis en garde contre les effets du libre-échange et de la mondialisation, et avait critiqué le traité de Maastricht, la mise en place de la monnaie unique européenne, et le traité établissant une constitution pour l'Europe[143], mais il ne s'est jamais exprimé sur les positions du Front national.

Elle est favorable à la sortie progressive de la France de la zone euro au profit d'un retour au franc français[144]. Elle propose d'accompagner ce changement d'une « révolution fiscale » ainsi que d'une « nationalisation » de la Banque de France (la Banque de France est déjà publique, mais pas sous les ordres de l'État), ce qui permettrait selon elle de recourir à des emprunts d'État à des taux très bas[145].

Se positionnant en faveur de la défense des services publics[146], elle se prononce pour un « État stratège » et revendique son opposition aux « privatisations forcées[136] ». Elle dénonce également la grande distribution[141], responsable selon elle d'une « disparition » du petit commerce et de la « ruine » ou de l'« étranglement » des agriculteurs, pêcheurs et producteurs de lait en raison des marges qu'elle exige[147]. En 2010, elle critique vigoureusement la réforme des retraites menée par le gouvernement. S'opposant à l'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite, elle demande sa conservation à 60 ans et propose de faire des économies sur les dépenses liées à l'immigration et à l'Union européenne[148].

Elle souhaite abroger la loi no 73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France (déjà abrogée en 1993 par l'application du traité de Maastricht), qu'elle accuse d'interdire au Trésor public d'emprunter à la Banque de France à un taux d'intérêt faible, ce qui l'obligerait à emprunter à des banques commerciales sur les marchés financiers à des taux élevés qui sont devenus le premier poste de dépenses de l'État (en réalité, cette interdiction a été instaurée par le traité de Maastricht et non par la loi de 1973, dont l'article 19 prévoyait la possibilité pour l'État d'emprunter à la Banque de France). Selon elle, ce dispositif est en grande partie responsable de la dette publique de l'État[135], puisque, fin 2010, la France aurait payé, depuis 1973, plus de 1 355 milliards d'euros d'intérêts financiers, chiffre qu'elle met en relation avec les 1 650 milliards d'euros de la dette publique du pays[149].

En décembre 2010, le programme économique et social du Front national fait l'objet d'une virulente critique de la part de Laurence Parisot[150], la présidente du Mouvement des entreprises de France, qui le qualifie de « démagogique » et de « dangereux[151] ». Dans un communiqué de presse, Marine Le Pen répond que le FN « n'est pas l'ami du CAC 40 » et qu'il « combat la régression sociale promue par le Medef »[151].

Religion

Marine Le Pen propose les mesures suivantes en termes de laïcité :

  • inscription dans la constitution du texte suivant : « La République ne reconnaît aucune communauté »[152],[153] ;
  • création d'un ministère de l'Intérieur, de l'Immigration et de la Laïcité[152] ;
  • interdiction de toutes pratiques racistes, sexistes et discriminatoires, en particulier dans les lieux publics[152]. Par exemple, le hallal dans les cantines scolaires[154] tout comme les horaires séparés pour les femmes dans les piscines municipales seraient interdits[155] ;
  • interdiction d'attribuer des subventions publiques aux associations estimées communautaristes[152],[156].
Islam

Marine Le Pen estime se poser en défenseur de la laïcité en critiquant l'« islamisation » de la France, un thème qu'elle considère comme évité par le reste de la classe politique française[157]. Elle estime que le principe de laïcité est « essentiel », et elle condamne le financement public des mosquées[158]. Selon elle, « la France peut être laïque parce qu'elle est chrétienne de culture, et on s'aperçoit d'ailleurs que les pays musulmans ont les plus grandes difficultés à être laïcs[159] ». Elle affirme également que « la laïcité n'est pas compatible, pas naturelle, avec l'islam, puisque l'islam confond le spirituel et le temporel[159] ».

Judaïsme

Louis Aliot et David Rachline défendent une évolution du parti, illustrée par ses rencontres avec Gilles-William Goldnadel, en 2004[160], Ron Prosor, ambassadeur d'Israël à l'ONU, William Diamond, responsable de la synagogue de Palm Beach et la peintre israélienne Shana Aghion[161].

En 2011, Michel Thooris, « juif selon la loi juive », est le candidat FN de la huitième circonscription des Français établis hors de France[162] et en 2013, candidat de la 8e circonscription du Val-d'Oise, de Garges-Sarcelles puis du Rassemblement bleu marine (RBM) à Carros (Alpes-Maritimes[163]).

En 2012, un rapprochement avec l'Union des Français Juifs dirigé par Michel Ciardi, membre de Riposte laïque, est opéré avant de faire marche arrière[164]. La même année, Elie Taïeb devient secrétaire fédéral adjoint du Front national à La Réunion.

Institutions

Alors que son père s'affichait dans son premier manifeste, Les Français d'abord (1984), comme « un démocrate de type churchillien », et considérait donc simplement la démocratie comme la moins mauvaise solution, Marine Le Pen adopte une approche très radicale de la démocratie, qualifiée dans le projet de 2012 de « principe fondamental de la République française » et de « bien sacré ». Elle est en effet méfiante à l'égard de la représentation politique, des corps intermédiaires et du « gouvernement des juges », et proche de la tradition rousseauiste et jacobine, c'est-à-dire des courants habituellement classés tout à la gauche de l'échiquier politique. Elle propose ainsi l'instauration d'un référendum obligatoire en matière constituante, l'élargissement du référendum législatif aux questions de société et la mise en place d'un référendum d'initiative populaire qu'il serait possible de déclencher en réunissant 500 000 signatures citoyennes ; elle promet également un référendum d'initiative présidentielle sur les institutions[165]. Le professeur de droit public Frédéric Rouvillois parle à cet égard de « néo-jacobinisme »[166]. Pour Mediapart, cette « glorification du référendum » et cet appel à « la re-centralisation » font néanmoins partie des « classiques de l'extrême droite » : le journal rappelle que Jean-Marie Le Pen « programmait une ribambelle de consultations dans son programme de 2002 (sur l'immigration et la préférence nationale dès 2002, la « paix civile » et la peine de mort en 2003, le rétablissement des frontières douanières en 2004, etc.) »[165].

Son projet présidentiel de 2012 préconise également le passage au septennat non-renouvelable (proposition héritée des monarchistes), l'imposition du scrutin proportionnel « à toutes les élections », des pouvoirs renforcés pour les préfets, la suppression de la clause de compétence générale, l'interdiction du cumul des mandats exécutifs et « le contrôle des notes de frais et de représentation de tous les exécutifs » (principe mis en œuvre en Grande-Bretagne notamment)[167],[165].

En janvier 2014, après le rejet par le Sénat de la demande de levée d'immunité de Serge Dassault, elle se prononce pour la suppression de la Haute assemblée, précisant : « Je pense que dans des temps extrêmement difficiles, où il y a une inflation d'élus, je ne vois pas plus bien à quoi sert aujourd'hui le Sénat »[168].

Thèmes LGBT

Marine le Pen s'est opposée à la loi de 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, déclarant qu'elle reviendrait dessus si elle était élue présidente de la République, mais elle n'a pas pris part aux manifestations contre cette loi[169].

En tant que présidente du Front national, Marine le Pen adopte un ton généralement jugé mesuré sur les questions LGBT et aurait attiré nombre d'homosexuels au Front national[170]. Laurent Brice, secrétaire départemental du FN pour le Pas-de-Calais et conseiller municipal d’Hénin-Beaumont, la compare à Dalida, une « égérie » gay[171]. Marine le Pen a notamment accueilli au FN Sébastien Chenu, cofondateur de GayLib, association anciennement associée à l'UMP[172]. Depuis 2012, d'après une étude de l'Ifop, les intentions de vote pour le Front national ont d'ailleurs beaucoup augmenté chez les bisexuels et homosexuels[173].

Pour le sociologue Sylvain Crépon, « l'homosexuel est devenu une figure emblématique de l'imaginaire du FN pour témoigner qu'il défend les valeurs libérales face au totalitarisme islamiste. » Marine le Pen copierait ainsi une stratégie politique suivie par le néerlandais Geert Wilders et le suisse Oskar Freysinger[174].

Internet

Sous la présidence de Marine Le Pen, le Front national a une position très libertaire à propos d'Internet[175] :

« Dédiabolisation » du Front national

D'une manière générale, Marine Le Pen est souvent jugée plus modérée que son père. Son discours apparaît pour une partie de l'électorat français comme plus nuancé, plus lisse et débarrassé des « outrances » de Jean-Marie Le Pen — ou ce qui est qualifié par certains comme tel. L'image qu'elle donne, calme et souriante, contraste avec les stéréotypes attribués habituellement à sa famille politique[178]. Au début de son apparition médiatique, Marine Le Pen abordait beaucoup son enfance qu'elle dépeignait comme difficile, victime de son patronyme et marquée par l'attentat contre le domicile familial en 1976[17],[178]. Certains observent que cela permettait d'« humaniser » son parti[178]. Parmi ses adversaires les plus farouches, Bernard-Henri Lévy parle d'une « extrême droite à visage humain[179] ». Michèle Cotta estime que le fait qu'elle soit une femme, jeune, qui condamne le racisme, et qui n'aurait pas adopté « les défauts » de son père, notamment ses phrases-chocs, aurait participé à sa stratégie de « dédiabolisation » du Front national[180]. Les références à la Seconde Guerre mondiale et aux guerres coloniales sont également absentes de son discours[181],[182]. Elle s'est d'ailleurs distanciée des propos tenus par Jean-Marie Le Pen concernant les chambres à gaz en déclarant qu'elle « ne partageait pas sur ces événements la même vision » que lui[183]. Les adversaires du Front national affirment que Marine Le Pen, de par cette stratégie de « dédiabolisation », serait « plus dangereuse que son père[179],[184] ». Évitant certaines « provocations » considérées comme néfastes pour le vote FN, elle risquerait d'élargir la base électorale de celui-ci en le « banalisant ».

Pour Marine Le Pen, la stratégie de « dédiabolisation » ou de « normalisation » ne consisterait pas en une modification du discours du Front national. Il s'agit selon elle de montrer le Front national sous son vrai jour, tel qu'il est et non tel que les médias le montrent ou l'ont montré durant les décennies précédentes. Ces derniers ainsi que les partis de droite et de gauche auraient donné une image « injuste, fausse et caricaturale » du Front national[185]. C'est la raison pour laquelle elle chercherait à en donner une image qui soit « juste[185] ». Elle a néanmoins été accusée par ses adversaires au sein du FN et plus largement de l'extrême droite, de dévier de la ligne idéologique du parti, notamment sur des sujets tels que l'immigration, le PACS et l'avortement, ce qu'elle réfute, assurant qu'elle n'a jamais abandonné les fondamentaux du FN ni « affadi » son message[186].

Dans son discours du 10 décembre 2010 à Lyon, Marine Le Pen candidate à l'investiture du Front national prend ses distances avec les positions qui prévalaient alors au FN et évoque le sort des homosexuels vivant dans des quartiers et victimes des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République[187]. Malgré tout, certains observateurs notent une inflexion de cette stratégie depuis 2009 avec les polémiques qu'elle a suscitées sur Frédéric Mitterrand et son livre ou encore sur le Quick « halal » de Roubaix. Son style serait devenu davantage incisif, combatif et provoquant[178], et le thème de « l'islamisation », peu traité par la génération précédente du Front national, est désormais mis en avant[188]. Cependant elle n'a jamais abandonné officiellement la « dédiabolisation » et continue à assumer cette stratégie[185].

En 2014, le magazine américain Foreign Policy la cite, avec quatre autre Français, dans le classement des cent « penseurs mondiaux » de l'année en soulignant la manière dont elle a « rénové l'image » de sa formation politique, qui est devenue « un genre de modèle pour l'extrême droite européenne » après son succès lors des élections européennes[189].

En donnant parfois son quitus à la gauche — dès 2003 en donnant une conférence de presse à l'occasion du Forum social européen organisé à Paris et au cours de laquelle elle affirme que les altermondialistes posent « de bonnes questions mais [apportent] de mauvaises réponses », ou en apportant son soutien à SYRIZA en vue des élections législatives grecques de 2015 —, elle conduit notamment Nicolas Sarkozy à la situer, fin 2014, à l'« extrême gauche » et à identifier « son programme économique [à] celui de Jean-Luc Mélenchon ». Abel Mestre, journaliste au Monde, y voit « un élément de plus de sa stratégie de dédiabolisation. Car, plus il y a de confusion, plus il est difficile de renvoyer le FN à ce qu'il est fondamentalement, c'est-à-dire un parti d'extrême droite »[190],[191].

La suspension du parti de Jean-Marie Le Pen après ses propos polémiques d'avril 2015 est présentée comme l'achèvement de cette stratégie de dédiabolisation[192].

Détail des mandats et fonctions

Marine Le Pen au défilé du Front national, le 1er mai 2010.

Fonctions politiques

Mandats locaux

  • 15 mars 199828 mars 2004 : conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais.
  • 28 mars 200421 mars 2010 : conseillère régionale d'Île-de-France, élue dans les Hauts-de-Seine, présidente du groupe Front national et membre de la commission permanente jusqu'en février 2009[193].
  • 23 mars 200824 février 2011 : conseillère municipale d'Hénin-Beaumont.
  • Depuis le 26 mars 2010 : conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, élue dans le Pas-de-Calais, présidente du groupe Front national – rassemblement pour le Nord-Pas-de-Calais, membre de la commission permanente.

Mandats européens

Controverses sur l'aspect politique

Entourage politique

D'après Abel Mestre, journaliste au Monde, Marine Le Pen s'appuie en 2011 sur quatre cercles distincts de proches :

L'un des premiers cercles de l'entourage de Marine Le Pen au sein du parti est également composé de gays dont le nombre et l'attitude sont mis en cause par certains cadres du parti et par le journal Minute. Ces derniers dénoncent « la construction d'un « lobby gay » interne qui conduirait à une préemption des postes de cadres ainsi qu'à l'isolement de la présidente. Lors de la campagne préalable au congrès de Tours, des proches de Bruno Gollnisch ont attaqué Marine Le Pen en dénonçant cette influence. Cet entourage gay aurait entraîné une vague de départs de nationaux-catholiques du FN lors de l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti ; Roger Holeindre a quant à lui explicitement avancé cet argument pour sa démission[196],[197],[198].

Aspect financier

Article détaillé : Jeanne (micro-parti).

En 2010, des proches de Marine Le Pen ont créé le micro-parti Jeanne[199], selon Mediapart « pour mettre fin à la mainmise de son père, qui n'a jamais cédé les rênes de son association de financement, Cotelec »[200]. Mediapart indique également que ce parti a reçu 9 millions d'euros en 2012. Par ailleurs, Mediapart évoque des « taux d'intérêts particulièrement élevés de 6,5 % ou 7 % » pour des prêts accordés par ce micro-parti à des candidats du Front[201]. Le principal prestataire de Jeanne est l'agence de communication Riwal dirigé par Frédéric Chatillon, un ancien du groupe d'extrème droite, GUD[202]. En avril 2014, Le Monde révèle qu'une information judiciaire contre X a été ouverte pour « escroquerie en bande organisée », « faux et usage de faux » concernant les activités financière de cette structure[203]. Marine Le Pen considère qu'il s'agit d'une maneuvre du « pouvoir socialiste » et indique sur ce dossier : « Tout cela se terminera comme à chaque fois par un non lieu ou une relaxe dans quelques mois »[204].

Critiques

En réponse, Marine Le Pen se défend d'être raciste ou xénophobe[205] et considère qu'elle lutte contre l'immigration et non contre les immigrés en tant que personnes, précisant que durant sa carrière d'avocate elle a été amenée à défendre des clandestins. Elle affirme lutter contre le communautarisme, défendant ainsi les principes et l'unité de la République, et tous les Français quelles que soient leur origine ou leur religion. Elle rejette également les accusations de sympathie avec la Collaboration ou du fascisme[206]. Marine Le Pen, comme son parti, est en général classée à l'extrême droite par ses détracteurs[207] et les grands médias, notamment de gauche[208], une position qu'elle conteste et à laquelle elle préfère d'autres appellations comme « droite nationale »[209],[210], ou « ni droite ni gauche »[211].

Les associations antiracistes et de nombreuses personnalités politiques et médiatiques estiment que Marine Le Pen tient un discours islamophobe et stigmatisant des populations immigrées vivant en France ou des Français d'origine étrangère. Ils la qualifient ainsi d'« ouvertement xénophobe »[réf. nécessaire]. Selon elles, elle se spécialise dans la récupération ou l'instrumentalisation des faits divers à des fins électoralistes. Marine Le Pen qui tente de « dédiaboliser » le Front national, s'inscrit d'après ses détracteurs dans la droite ligne idéologique de la mouvance, et ne présente aucune différence vis-à-vis de son père ou de la vieille extrême droite[212],[213],[214],[215]. Marine Le Pen est également accusée par la gauche et l'extrême gauche françaises de tenir un discours « populiste » et « démagogue »[216],[217] et parfois même « fasciste »[218].

La Mauvaise Vie, ouvrage de Frédéric Mitterrand

Le 5 octobre 2009, à l'occasion d'un débat dans l'émission Mots croisés de France 2, Marine Le Pen déclenche une controverse médiatio-politique en accusant Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, d'avoir fait l'apologie du tourisme sexuel dans son livre La Mauvaise Vie (2005) et d'y avoir décrit des relations sexuelles tarifées avec, selon elle, des « petits garçons thaïlandais[219] ». L'attaque est préparée[220] et la citation des passages du livre est volontairement à visée choquante, Marine Le Pen ayant rajouté le terme « jeunes » devant ceux de « garçons très attrayants[221] ». Elle admet par la suite avoir fait à tort cet ajout mais maintient ses accusations en soulignant que les passages du livre parlent de « gosses » et en réaffirmant qu'il existe « incontestablement une ambiguïté majeure » dans ces écrits[219]. Elle exige la démission du ministre et met en relation ce livre avec le soutien apporté par Frédéric Mitterrand au cinéaste Roman Polanski lors de son arrestation en septembre 2009[219]. Elle dénonce alors ce qu'elle appelle une « caste de privilégiés qui s'autoprotège[222] ».

Le 8 octobre, Frédéric Mitterrand répond à ces attaques et dénonce un amalgame, « premier pas de la calomnie », en déclarant n'avoir jamais eu des relations sexuelles avec des mineurs et n'avoir pas fait l'apologie du tourisme sexuel : « Toutes les personnes qui m'accusent devraient avoir honte »[223]. Pour Jérôme Fourquet de l'Ifop, cette affaire a permis à Marine Le Pen de « percer » et de « prendre l'ascendant médiatique » sur le Front national par rapport à son père[182].

Prières de rue

Lors d'un discours interne tenu à Lyon le 10 décembre 2010, Marine Le Pen a évoqué l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale et déclaré que le blocage illégal de certaines rues[Note 6] pour des prières musulmanes constituait également une « occupation » du territoire français. De nombreux médias et personnalités politiques ont soutenu qu'elle faisait alors un parallèle entre les prières de rue et l'occupation nazie, ce qui a donné lieu à une forte controverse médiatique[224]. La classe politique a fortement critiqué ce discours[225], ainsi que le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)[226], le Conseil français du culte musulman[227] et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme[228]. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples et la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen ont alors déclaré leur intention de porter plainte pour incitation à la haine raciale[229].

Le 13 décembre 2010, Marine Le Pen tient une conférence de presse dans laquelle elle réitère ses propos, déclarant qu'il ne s'agissait pas d'un dérapage mais d'une analyse réfléchie de la situation en France[230], puis, s'appuyant sur les déclarations de Jean-François Kahn, dénonce une « indignation artificielle » pour barrer sa route dans les sondages et « une manœuvre de la part de l'Élysée ». Le 26 novembre 2012, le ministère de la Justice français adresse une demande de levée de son immunité parlementaire au président du Parlement européen[231] qui la vote effectivement le 2 juillet 2013[232].

Abattage et commercialisation de la viande halal

Le 18 février 2012, alors en début de campagne présidentielle, se fondant sur un reportage télévisé de France 2, Marine Le Pen déclare que « L'ensemble de la viande qui est distribuée en Île-de-France, à l'insu du consommateur, est exclusivement de la viande halal »[233]. Certains spécialistes de la boucherie affirment qu'une très grande partie de la viande n'est pas abattue selon un rite religieux[234], et d'autres affirment que toute la viande produite en Île-de-France est halal sauf le porc[Note 7], mais que la viande consommée dans la région n'est pas en totalité halal, car la consommation excède de loin la production[235].

Condamnations, procès et plaintes

Condamnations

Diffamation

À la suite d'une plainte en diffamation déposée par l'ancien membre du FN Christian Baeckeroot pour des faits datant de 2008, la cour d'appel de Versailles, dans un jugement du 27 janvier 2011, déclare Marine Le Pen et Louis Aliot coupables de diffamation et les condamne à verser 5 000 € euros de dommages intérêts à Christian Baeckeroot et à verser 4 500 € en frais de procédures. La cour d'appel fait par ailleurs droit aux demandes de Christian Baeckeroot en ordonnant la publication de ces condamnations pendant un mois sur le site du FN et la parution dans trois numéros de Nations Presse Magazine.

Procédure abusive

Marine Le Pen porte plainte après une déclaration, publiée par l'AFP, de l'ancien secrétaire d'État Georges Tron, accusé d'agression sexuelle par deux anciennes employées de sa ville de Draveil[236]. Le , le tribunal correctionnel de Paris estime que « c'est par le fruit d'extrapolations » que Marine Le Pen reproche à Georges Tron d'avoir laissé entendre qu'elle « serait personnellement intervenue pour persuader les deux anciennes employées municipales de porter plainte ». Le tribunal relaxe Georges Tron et juge abusives les poursuites engagées par Marine Le Pen, car « l'allégation diffamatoire prétendue relevait d'une interprétation manifestement tendancieuse et exagérée du texte ». Marine Le Pen est condamnée à verser 1 500 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive à Georges Tron, ainsi qu'à l'AFP, qu'elle poursuivait en diffamation. Marine Le Pen a annoncé qu'elle ferait appel de ce jugement[237].

Retrait de permis

Marine Le Pen a vu son permis de conduire annulé après avoir perdu tous ses points entre le 21 avril 2007 et le 14 mars 2012, pour sept infractions constituées par des excès de vitesse, ainsi que franchissement d'un feu rouge. Le lien est fait entre sa condamnation et son action politique, puisque elle prône la suppression du permis à points, ainsi que la suppression des radars, qu'elle assimile à un « impôt supplémentaire » déguisé en « lutte pour préserver des vies »[238].

Marine Le Pen conteste cette décision administrative[239]. Dans une lettre adressée par son avocat à « l'officier du ministère public » un mois et demi après son retrait de permis, en octobre 2012, elle affirme que c'est sa mère, Pierrette Lalanne, qui conduisait[240] ; son avocat déclare alors que « tous les politiques ont des chauffeurs [et] ne sont jamais au volant »[241]. Le tribunal administratif de Lille rejette, le 30 octobre 2014, la demande de Marine Le Pen visant à contester l'annulation de son permis de conduire, rappelant que l'annulation du permis de conduire est l'annulation du droit de conduire tout véhicule pour lequel le permis est obligatoire.

En marge de l'affaire de l'annulation de son permis de conduire, Marine Le Pen n'avait pas réglé les honoraires de 3 000 € qu'elle devait au cabinet d'avocats Dufour & Associés, auquel elle s'était adressée initialement. Ce cabinet ayant saisi la justice, le bâtonnier Pierre-Olivier intime à Marine Le Pen, dans une décision rendue le 19 septembre 2014 et publiée par Le Canard enchaîné, de verser la somme due au cabinet d'avocats[242]. Dans un droit de réponse publié sur le site du FN, Marine Le Pen a fait valoir qu'elle ne devait pas cet argent car l'avocat qui s'était occupé de son affaire ne travaillait plus dans ledit cabinet[243]. Le 8 octobre 2014, le Canard enchaîné affirme que les sommes dues depuis 2012 ont finalement été versées le jour où ces révélations sont sorties dans la presse.

Plaintes

Marine Le Pen a poursuivi plusieurs personnalités politiques, journalistes et médias pour diffamation ou injure. Une vingtaine de plaintes en diffamation a été déposé pendant les six premiers mois de sa présidence au FN. Selon des commentateurs, ceci fait partie de sa stratégie de dédiabolisation du FN visant à intimider ses détracteurs pour empêcher la calomnie, et relève aussi d'une stratégie de communication[réf. nécessaire]. Le trésorier du parti et avocat, Wallerand de Saint-Just, admet l'existence de plusieurs procédures pénales et déclare que « le FN ne se fera plus marcher sur les pieds désormais »[244],[245]. Lors des premiers mois de sa présidence au Front national, les plaintes déposées par Marine Le Pen ont visé notamment Rama Yade, Jean-Luc Mélenchon, ou bien encore le rappeur Cortex, qu'elle fait condamner pour injures[246],[247].

Caricatures

Musique

Madonna pendant sa tournée The MDNA Tour à Nice en août 2012.

En 2005, Philippe Katerine fait de Marine Le Pen le sujet d'une « fantaisie surréaliste ambient » apparemment dénuée de message politique intitulée 20-04-2005, qui figure dans son album Robots après tout. En sortant de la maison de la radio à Paris, le narrateur suit une femme blonde dans la rue et découvre avec stupeur qu'il s'agit de Marine Le Pen. Il décide alors de la dépasser, mais a l'impression qu'elle le suit dans tout le seizième arrondissement de Paris, et ne parvient plus à la semer.

En 2007, Marine Le Pen est la cible d'une chanson de Diam's intitulée Marine, où la chanteuse critique les positions politiques de cette dernière et de son père. Le refrain scande : « J'emmerde le Front national ». Marine Le Pen lui répondit par une lettre ouverte[248], proposant à la chanteuse un débat sur l'immigration, à laquelle elle n'a pas reçu de réponse publique[249].

En 2012, la chanteuse américaine Madonna inclut dans sa tournée mondiale The MDNA Tour une image de Marine Le Pen avec une croix gammée sur le front (en réalité un simple svastika[250]) pendant l'interlude vidéo Nobody Knows Me, aux côtés de personnalités politiques controversées comme Hosni Moubarak, Adolf Hitler, Bachar el-Assad ou encore Hu Jintao[251]. La chanteuse avait déjà caricaturé son père Jean-Marie Le Pen lors du Confessions Tour en 2006 dans une vidéo du même genre[252]. En réponse, Marine Le Pen menace la chanteuse de porter plainte contre elle si la vidéo est diffusée lors de son passage au Stade de France[253]. Face à la polémique, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, juge l'assimilation « malheureuse »[254]. La vidéo est diffusée comme prévu et en réponse, le Front national porte plainte contre Madonna pour « injure »[255]. La plainte ayant été jugée recevable par le parquet de Bobigny, Madonna risque une amende de 12 000 € si elle devait être condamnée[256].

Lors de son showcase à l'Olympia, Madonna prononce un discours durant lequel elle répond à la présidente du Front national et déclare : « Je sais que j'ai fâché une certaine Marine Le Pen. Et ce n'est pas mon intention de me faire des ennemis. Non, ce n'est pas mon intention. C'est mon intention de promouvoir la tolérance, OK ? Ceci est mon intention. Car quand on commence à dire « Nous devons nous séparer de ces personnes », « Nous devons nous débarrasser de ce groupe de gens, et ainsi nous serons tranquilles », et bien cela commence à ressembler à autre chose, cela commence à ressembler à quelque chose de très effrayant que nous avons connu par le passé, pas vrai ? Vous savez, si on ne tire pas des leçons de l'Histoire, alors nous sommes condamnés à la répéter. »[257],[258].

Pour ne pas alimenter la polémique, la chanteuse a remplacé le svastika par un point d'interrogation à son concert à Nice[259] après que les instances locales du Front national ont menacé de déposer plainte une nouvelle fois[260] mais dès le retour de Madonna en Amérique, le svastika réapparaît dans la vidéo. En septembre 2013, à l'occasion de la sortie du DVD musical issu de cette tournée intitulé MDNA World Tour, le montage associant le svastika à l'image de Marine Le Pen réapparaît[261]. La plainte a été classée depuis[262].

Fiction

Dans le roman uchronique de Guy Konopnicki, Les Cent Jours : 5 mai – 4 août 2002, où Jean-Marie Le Pen gagne l'élection présidentielle de 2002, Marine Le Pen devient ministre de la Justice. Dans celui de Frédéric Deslauriers, Les Deux-Cents Jours de Marine Le Pen, publié en 2011, elle est élue présidente de la République. Dans Le Bloc de Jérôme Leroy, Nicolas Sarkozy l'appelle pour un gouvernement d'alliance. Dans ce livre, les noms ont été modifiés et quelques détails changés pour éviter les procès, mais les personnages sont très reconnaissables. On retrouve également Marine le Pen dans le texte surréaliste et mythologique de Juliette Speranza, Elektra la Rienne, paru en 2014.

Écrits

Pour approfondir

Bibliographie

Ouvrages consacrés à Marine Le Pen

Documentaires consacrés à Marine Le Pen

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. À la suite d'une interview de son père Jean-Marie Le Pen dans le Magazine Lui, par représailles, sa mère pose nue dans Play Boy.
  2. Pour Carl Lang, le congrès de Nice marque le début de la transformation du Front national « en Front familial ». De son côté, Jean-Marie Le Pen explique : « à partir de [ce congrès], il va y avoir au sein du bureau politique une espèce de résistance passive, larvée, organisée autour de Carl Lang, dans l'espoir secret disent-ils d'aider Bruno Gollnisch. Mais Bruno Gollnisch ne jouera par leur jeu, il n'acceptera pas d'être le leader de cette opposition. » Source : Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l'ombre des Le Pen. Une histoire des numéros 2 du FN, Nouveau Monde, Paris, novembre 2012, p. 236-240
  3. En janvier 2005, Jean-Marie Le Pen déclare dans l'hebdomadaire Rivarol que « l'occupation allemande n'avait pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés », ce qui provoque l'ouverture d'une information judiciaire à la suite d'une plainte déposée par l'association des Fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF) représentée par Arno Klarsfeld.
  4. Jean-Claude Colliard révèle ainsi dans les Nouveaux cahiers du Conseil constitutionnel que, contrairement à ce qu'affirme Marine Le Pen, le Front national n'avait pas déposé 507 parrainages en 2007, mais 566, 554 d'entre eux ayant été validés. Cf. Jean-Claude Colliard, « Les parrainages à l'élection présidentielle par Jean-Claude Colliard », Les Nouveaux cahiers du Conseil constitutionnel, no 34,‎ et Julien Martin, « FN : les vrais chiffres des parrainages », Le Nouvel Observateur, no 2468,‎ du 23 au 29 février 2012, p. 18
  5. Elle se rend à Metz (11 décembre 2011), puis au Grand-Quevilly (15 janvier 2012), à Bordeaux (22 janvier 2012), Perpignan (29 janvier 2012), Toulouse (5 février 2012), Strasbourg (12 février 2012), Lille, où elle organise sa Convention présidentielle « Cap Espérance » (18-19 février 2012), Châteauroux (26 février 2012), Marseille (4 mars 2012), Palavas-les-Flots (15 mars 2012), Ajaccio (18 mars 2012), Haute-Goulaine en Loire-Atlantique (25 mars 2012), Nice (30 mars 2012), Lyon (7 avril 2012), Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, sous la forme d'un « parlement des invisibles » donnant la parole aux participants (15 avril 2012), enfin au Zénith de Paris pour son meeting final (17 avril 2012)
  6. Notamment la rue Myrha à Paris, et la rue de Suisse à Nice
  7. L'islam interdisant de manger du porc, l'abattage halal ne concerne pas cet animal pour lequel le problème ne se pose pas.

Références

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