Fouquières-lès-Lens

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Fouquières-lez-Lens
Fouquières-lès-Lens
L'hôtel de ville.
Blason de Fouquières-lez-Lens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Donata Hochart
2020-2026
Code postal 62740
Code commune 62351
Démographie
Gentilé Fouquièrois Fouquièroise
Population
municipale
6 399 hab. (2018 en diminution de 1,37 % par rapport à 2013)
Densité 1 546 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 46″ nord, 2° 54′ 49″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 43 m
Superficie 4,14 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Harnes
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://fouquieres.fr

Fouquières-lès-Lens (nommée également Fouquières-lez-Lens non officiellement) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la Communaupole de Lens-Liévin (communauté d'agglomération) qui regroupe 36 communes et comptait 244 561 habitants en 2010. La Compagnie des mines de Courrières y a ouvert ses fosses nos 6 - 14 et 7 - 19.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fouquières-lès-Lens est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[4] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (79,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (57,8 %), mines, décharges et chantiers (21,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10,9 %), terres arables (6,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Années 1920[modifier | modifier le code]

La commune a accueilli, comme de nombreux autres du reste du bassin minier régional, des mineurs et leurs familles venus dans le cadre de l'immigration polonaise dans le Nord de la France dans les années 1920.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Tout comme le reste du bassin minier, Billy-Montigny est occupée par l'Allemagne nazie. Elle fait partie de la zone d'administration militaire allemande.

C'est dans la commune proche de Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941 a démarré, avec Emilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93.000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[11]. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[12], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la "bataille du charbon" (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.

Années 1970[modifier | modifier le code]

Le un coup de grisou fait 16 morts dans cette ancienne cité minière[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Fouquières-lès-Lens se situe dans le département du Pas-de-Calais et fait partie de la région Hauts-de-France. Elle appartient à l'arrondissement de Lens (à 6,5 km) et au Canton de Harnes (à 4 km).

La commune est membre de la Communaupole de Lens-Liévin, qui rassemble 36 communes (Ablain-Saint-Nazaire, Acheville, Aix-Noulette, Angres, Annay, Avion, Bénifontaine, Billy-Montigny, Bouvigny-Boyeffles, Bully-les-Mines, Carency, Éleu-dit-Leauwette, Estevelles, Fouquières-lès-Lens, Givenchy-en-Gohelle, Gouy-Servins, Grenay, Harnes, Hulluch, Lens, Liévin, Loison-sous-Lens, Loos-en-Gohelle, Mazingarbe, Méricourt, Meurchin, Noyelles-sous-Lens, Pont-à-Vendin, Sains-en-Gohelle, Sallaumines, Servins, Souchez, Vendin-le-Vieil, Villers-au-Bois, Vimy et Wingles) pour une population totale d'un peu moins de 250 000 habitants.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
1935 juillet 1940 Alexandre Bernard[15] SFIO Boulanger
? ? Gustave Portemont   Employé aux Houillères nationales
1953 1960 Joseph Lesire    
1960 avril 1974 Raphaël Caudrelier PCF Ajusteur aux Houillères nationales
avril 1974 mars 1989 Alexandre Peckre PCF  
mars 1989 13 décembre 2018
(décès)
Michel Bouchez PS Professeur de collège
7e vice-président de la Communaupole de Lens-Liévin
Réélu pour le mandat 2014-2020[16],[17],[18],[19],
décembre 2018 En cours Donata Hochart PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Fouquières-lez-Lens dans son canton et son arrondissement.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

En 2018, la commune comptait 6 399 habitants[Note 3], en diminution de 1,37 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
524580670728866815792798774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7428269389661 0621 2241 4171 7152 289
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 9984 8235 9024 9687 6338 4837 3918 1569 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9 3048 8017 7587 5507 0386 8986 6006 5346 353
2018 - - - - - - - -
6 399--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 21,1 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 15,2 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 19,5 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 21 %).
Pyramide des âges à Fouquières-lès-Lens en 2007 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,5 
4,2 
75 à 89 ans
9,1 
10,8 
60 à 74 ans
11,4 
20,5 
45 à 59 ans
20,3 
20,0 
30 à 44 ans
18,9 
21,1 
15 à 29 ans
19,5 
23,3 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[25]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vaast a été dynamitée en 1917 par les Allemands, puis sa reconstruction démarra le 24 août 1930 la première pierre après les vêpres. La bénédiction eut lieu le lundi de Pâques, le 28 mars 1932 en présence de monseigneur Henri Dutoit[26].

La chapelle Sainte-Cécile, située rue du Chevalier-de-la-Barre, fut construite en 1951[27] par l'abbé Fernand Pentel et appartient actuellement à la mairie. Son état est dégradé[28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Fouquières-lès-Lens.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’azur à l’écusson d’or, au chef cousu de gueules chargé de trois fermaux aussi d’or.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Douai-Lens », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lens - Liévin », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. "Chronique de la grève des mineurs du Nord/Pas-de-Calais (27 mai - 6 juin 1941)" par Etienne Dejonghe, Maître de conférences à l'Université de Lille III et président du Conseil scientifique de l'Association "Mémoire de l'Occupation et de la Résistance en Zone interdite", dans la Revue du Nord en 1987 [1]
  12. « Grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais », Chemins de Mémoire (consulté le )
  13. Bernard Bourdon et Raymond Sulliger, Cercle historique de Fouquières lez Lens, « Catastrophe minière de Fouquières lez Lens : que s'est-il passé le 4 février 1970 ?/ », sur fouquiereschf.free.fr (consulté le ).
  14. « Les maires de Fouquières-lès-Lens », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  15. La fiche d'Alexandre Bernard sur le Maitron en ligne
  16. Emmanuel Crépelle, « Michel Bouchez, maire de Fouquières, évoque son bilan: priorité à la construction de logements et maîtrise des finances : Il a d’abord pris le temps d’en discuter avec le groupe majoritaire, mais la décision de Michel Bouchez de repartir pour un nouveau mandat s’est presque imposée d’elle-même. En disant avoir toujours la même passion pour la commune qui l’a vu naître, il veut aller au bout des projets qu’il a lancés et notamment poursuivre la métamorphose de Fouquières », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. « Fouquières-lez-Lens: Michel Bouchez réélu à son poste de maire avec une confortable avance », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le ).
  19. Nicolas Chauty, « Les projets du maire de Fouquières-lez-Lens: prendre soin de la voirie... pour défendre l’emploi : Notre série sur les projets des maires élus en mars nous amène aujourd’hui à Fouquières-lez-Lens. Parmi les ambitions affichées de Michel Bouchez, celle de façonner sa ville pour les habitants et soutenir ainsi l’activité du bâtiment », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. « Évolution et structure de la population à Fouquières-lès-Lens en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  25. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  26. Registre paroissial de Fouquières-lès-Lens aux archives diocésaines d'Arras.
  27. L'histoire et la construction de la chapelle sur le site du Cercle historique de Fouquières-lez-Lens
  28. La chapelle Sainte-Cécile sur le site de l'observatoire du patrimoine
  29. Base de données généalogique Roglo