Billy-Montigny

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Billy-Montigny
Billy-Montigny
Cités de la fosse no 10 - 20 à Billy-Montigny.
Blason de Billy-Montigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité CA de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Bruno Troni
2020-2026
Code postal 62420
Code commune 62133
Démographie
Gentilé Billysiens
Population
municipale
8 177 hab. (2019 en diminution de 0,44 % par rapport à 2013)
Densité 3 017 hab./km2
Population
agglomération
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 52″ nord, 2° 54′ 42″ est
Altitude Min. 24 m
Max. 45 m
Superficie 2,71 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Harnes
Législatives 3e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Liens
Site web billymontigny.fr

Billy-Montigny [bili mɔ̃tiɲi] est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Billysiens.

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin qui regroupe 36 communes et compte 241 703 habitants en 2018.

La ville est connue à cause de la catastrophe de Courrières survenue qui a fait 1 099 morts dans les mines de charbon du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la plus importante catastrophe minière d'Europe en date de 2009. La Compagnie des mines de Courrières y possédait ses fosses nos 2 et 10 - 20.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Billy-Montigny se situe dans la région Nord-Pas-de-Calais, dans le bassin minier du Pas-de-Calais, entre Lens et Hénin-Beaumont. Elle se situe à 2,5 km d'Hénin-Beaumont, à 6,5 km de sa sous-préfecture, Lens, à 17,4 km de son chef-lieu, Arras. La capitale régionale, Lille se situe à 25,4 km[1].

D'une superficie de 271 ha[2], la ville est rattachée à la plaine de la Gohelle.

Carte interactive (cliquer sur la carte).

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville n'est traversée par aucun cours d'eau. Un bras canalisé de la Deûle passe à proximité de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé de type 3 »[Note 1], selon la typologie des climats en France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3].

Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après[3].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 719 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 3] :

  • les terrils 84 et 205 d'Hénin-Beaumont. Ce site, situé au cœur du bassin minier, est situé au carrefour des communes de Billy-Montigny, Rouvroy et Hénin-Beaumont. Il est constitué de deux terrils (84 et 205) reliés par un fossé alimenté par les eaux de ruissellement[4] ;
  • le terril 104 - 10 sud de Courrières. Ce terril, de taille réduite, est constitué de schistes rouges et noirs[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Billy-Montigny est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[6],[7],[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[9] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (97,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (84,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,5 %), mines, décharges et chantiers (4,6 %), terres arables (2,5 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[15].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La ville de Billy-Montigny est desservie par l'ancienne route nationale 43 qui relie Douai, Hénin-Beaumont, Lens et Béthune[16], qui maintenant est déclassée en route communale, à cause du parallélisme avec l'autoroute A21. Dans la commune, une intersection relie la nationale 43 à la route départementale 46 qui relie Courrières à Rouvroy. Grâce à cette route départementale, la ville est rapidement reliée à l'A21 par la sortie 15. Elle permet de rejoindre les autoroutes A26 et A1.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Billy-Montigny a été construite en 1859 en même temps que la ligne Lens - Ostricourt. La gare était l’embranchement entre les chemins de fer des mines. Ainsi la Compagnie des chemins de fer du Nord transférait la marchandise sur leurs trains car tous les trains provenant des mines y amenaient leur production. Elle fut également la gare la plus importante de la région Nord-Pas-de-Calais par le tonnage des marchandises transportées. Malgré les deux guerres, la gare ne fut jamais détruite et garde depuis un siècle et demi les mêmes caractéristiques[17].

De nos jours, la gare est desservie par la SNCF grâce aux TER Nord-Pas-de-Calais. Sur 25 lignes classiques, deux passent par la gare de Billy-Montigny, ce sont les lignes 13 et 21. Elles relient respectivement Lens à Lille à une fréquence de 27 trains par jour et Lens à Douai-Valenciennes à une fréquence de 23 trains par jour[18],[19]. La gare de Billy-Montigny est juste un point d'arrêt, car la gare de Lens se situe à quelques kilomètres et récupère la majorité des voyageurs.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Billy-Montigny est desservie, comme 114 communes du département, par les bus urbain et interurbain Tadao. Deux lignes commerciales traversent la ville. En l'occurrence la ligne buLLe, ligne principale du réseau avec 1,1 million de voyageurs pour 2007[20], qui relie Liévin via la gare de Lens à la zone commerciale de Noyelles-Godault en traversant par la RN43, et la ligne 18, qui relie les mêmes endroits mais en passant par les rues du centre de Billy-Montigny[21].

De plus, la ville sera desservie par la ligne de tramway de Liévin à Noyelles-Godault[22] aux alentours de 2013 sur l'ex-route nationale 43. Elle remplacera la ligne « buLLe ».

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Billy (1070), Bili (1088), Billi (1141-1142), Bylly (1330), Billy-vers-Hénin (1331), Billy-en-Escrebieu (1517), Billy-en-Gohelle (1753), Billy-Montigny (XVIIIe siècle)[23], Billy (1793) puis Billy-Montigny[24].

D'après Ernest Nègre, le nom de la localité est attesté sous les formes Bili enre 1076 et 1092, Billi en 1097[25], Belgicus au milieu du XVe siècle.

Billy, nom de localité assez fréquent, « domaine de Belgicus »[25], de Billius, forme latinisée d'un éventuel *Billios, nom d'homme gaulois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Avant même que l'homme n'existe et alors que les continents n'étaient pas encore ceux de maintenant, une forêt de fougères et de végétaux occupait le sol de la ville. C'était il y a environ trois cents millions d'années[26]. C'est cette forêt qui est à l'origine du charbon.

Puis les hommes sont arrivés, cinq cent mille ans à cent mille ans avant notre ère[27]. Ces hommes pourraient venir d'Asie et se sont établis à côté des cours d'eau de l'Artois. En ce temps reculé, ces hommes se nourrissaient de la pêche, et de la chasse d'animaux tels que le renne, l’élan, le cerf, le chevreuil, le sanglier, l’ours et l’urus. Le premier village aurait pu se situer entre la route nationale et la fosse 6 à Fouquières-lez-Lens aux alentours de la cité du 2[27],[26].

De Billiacum à Billy-Montigny[modifier | modifier le code]

Au temps gallo-romain, la ville s'appela Billiacum[27]. Vers l'an 360, la ville ainsi que la plupart de l'Artois se font évangéliser par saint Martin, un ancien légionnaire et aux alentours de l'an 500, Billiacum cesse d'être tributaire à Rome[26].

Vers le IVe siècle, la ville est envahie par les Normands venus de Scandinavie[27], il faudra un siècle pour que la ville se relève de ses invasions. Par la suite, en 877, la ville est à nouveau envahie, mais par le comte Baudouin Ier de Flandre, du comté de Flandre. La ville changea de nom pour s'appeler Billy-Montensni en 1129 puis Billy en 1182. En 1191, la nièce du comte se maria avec Philippe II de France ainsi le comte donna la province de l'Artois en guise de dot[26]. L'Artois passa entre les mains de la maison de Bourgogne en 1384 et la ville est très pauvre[27]. En 1492, l'Artois change encore de propriétaire et passe aux mains des Habsbourg[26].

Pendant le règne de Louis XIV, deux traités rendent l'Artois aux Français, le traité des Pyrénées en 1659 et celui de Nimègue en 1678[26], et définitivement avec celui d'Utrecht en 1713[27].

La ville changea de nom pour Billy-en-Gohelle en 1720 puis Billy-les-Hénin en 1744[27]. Enfin en 1789, lorsque l'État français réunît l'Artois, le Boulonnais et le Calaisis pour former le Pas-de-Calais, Billy-les-Hénin changea de nom pour devenir Billy-Montigny[27]. L'année suivante, Billy-Montigny devint une commune du canton de Lens[28].

Extraction minière[modifier | modifier le code]

Découverte du charbon[modifier | modifier le code]

Les différentes fosses de la Compagnie des mines de Courrières.

Le [29], Jacques Mathieu et son équipe de mineurs découvrent une veine de charbon très faible à Fresnes-sur-Escaut dans la propriété de Nicolas Désaubois.

Le gisement houiller était exploité dans le département du Nord depuis plus d'un siècle ; mais des recherches en Artois étaient restées vaines, en raison d'un changement d'orientation des veines.

En 1841, la découverte de charbon à Oignies lors du forage destiné à un puits artésien fait comprendre que la veine de charbon se prolonge bien dans le Pas-de-Calais, mais dans la direction du nord-ouest.

Des recherches furent alors entreprises de façon systématique, et en 1849, Charles Matthieu, transfuge de la Compagnie des mines d'Anzin, découvre du charbon à Courrières. La politique du Second Empire est alors de limiter la taille des concessions, afin qu'elles soient en concurrence entre elles : l'exploitation de ce gisement houiller est donc réparti entre 10 sociétés, dont la Compagnie des mines de Courrières, créée en 1852[30]. En 1880, la production de charbon des nouvelles compagnies du Pas-de-Calais dépasse celle des compagnies historiques du Nord.

La fosse no 2 est exploitée à Billy-Montigny à partir de 1856[30]. La compagnie installe ses grands bureaux et ses ateliers centraux à Billy-Montigny, à proximité de cette fosse.

La fosse no 10 - 20 dite Schneider-Landrieu, est foncée à partir du mois d' par la Compagnie des Mines de Courrières. Le puits atteindra la profondeur de 673 mètres lors de sa mise en service en février 1900. Le second puits, no 20 est ajouté en 1911. Il est profond de 546 mètres et servi pour l'aérage, le service du personnel et du matériel.

Catastrophe de Courrières[modifier | modifier le code]

La catastrophe de Courrières
Illustration du Petit Journal, 1906.

L'histoire de la région reste marquée par la catastrophe minière dite catastrophe de Courrières qui fit 1 099 morts le 10 mars 1906 sur les territoires de Billy-Montigny, Méricourt, Noyelles-sous-Lens et Sallaumines.

Le samedi , un « coup de poussière » d'une rare violence ravage en quelques secondes 110 kilomètres de galeries communes aux trois fosses et situées sur les territoires de Billy-Montigny (fosse no 2 dite Auguste Lavaurs), Méricourt (fosse no 3 dite Lavaleresse), Noyelles-sous-Lens et Sallaumines (fosse no 4 - 11 dite Sainte-Barbe). Pris au piège, la plupart des ouvriers sont morts asphyxiés ou brûlés par les nuées ardentes de gaz toxiques. En fin de journée, seulement 576 mineurs arrivent à s'échapper de la catastrophe. Sur les 1 099 tués, 114 habitaient les corons de Billy-Montigny[31].

La gestion de la crise par la compagnie minière est particulièrement mal vécue par les mineurs et par leurs familles. La compagnie est accusée d'avoir fait passer la sécurité des mineurs après la protection des infrastructures en particulier en prenant la décision de murer les galeries et d'inverser l'aérage pour extraire la fumée et étouffer l'incendie au lieu de faciliter le travail des sauveteurs en leur envoyant de l'air frais. La polémique enfle avec l'arrêt précoce des recherches, abandonnées dès le 14 mars. Or, le 30 mars, soit 20 jours après l'explosion, 13 mineurs ressortent de la fosse no 2 ayant réussi à retrouver le jour par leurs propres moyens après avoir erré dans le noir total sur des kilomètres.

Le puits no 10 de la fosse no 10 - 20 et son avenue.

La catastrophe a un retentissement important dans la population, et déclenche une grève des mineurs qui s'étend à tout le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais. Cette grève dure 52 jours et connaît des affrontements violents[30]

À partir de 1910, la compagnie des mines fait massivement appel à l'immigration, de mineurs westphaliens et polonais, puis de travailleurs kabyles ; plusieurs centaines d'entre eux s'installent à Billy-Montigny[32]. Perçus comme des briseurs de grève et acceptant des salaires peu élevés, ils rencontrent l'hostilité de la population[33].

Fin de l'ère minière[modifier | modifier le code]

La fosse no 2 cesse d'extraire en 1938. Le chevalement est démonté pour être remonté sur le puits no 17 de la fosse no 9 - 17 à Harnes. Il ne reste rien de cette fosse en 2011, à l'exception de l'avenue qui porte son nom et de la plaque matérialisant l'emplacement du puits dans la Zone Eurobilly. La fosse 10, quant à elle, fermera en 1953, les chevalements seront abattus en 1956. Entre les années 1960 et 1990, l'imposant terril conique de la Fosse 10 est exploité, il ne reste que son assise actuellement. Il subsiste en revanche quelques bâtiments aux ateliers centraux (Eurobilly), en grande partie abandonnés, les Grands Bureaux des Mines de Courrières et quelques bâtiments à la fosse no 10 - 20. Les cités minières sont également conservées, principalement la cité 10, qui est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2012.

Les guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le « Coron Tourtois » de Billy-Montigny, séquelles de guerre (Première Guerre mondiale).

Pendant toute la Première Guerre mondiale, Billy-Montigny est très proche de la ligne de front, et subit les conséquences des combats et mouvements de troupe. En 1917, après la bataille de Vimy, les fosses des mines de Courrières sont détruites et les galeries inondées par l'armée allemande[30].

Au lendemain de la guerre, la ville doit compter avec la présence de travailleurs chinois (Travailleurs chinois pendant la Première guerre mondiale en France) lesquels, vivant dans des conditions difficiles, lors des premiers mois de 1919, détruisent les maisons abîmées par le conflit, voire même intactes, pour en récupérer le bois (portes, fenêtres, planchers) pour se chauffer, ou commettent des larcins, ce qui exaspère la population longtemps sans résultat[34].

La ville reçoit au lendemain de la Première Guerre mondiale la Croix de guerre, récompensant l’attitude résistante de la population pendant l’occupation allemande[35]. La reconstruction sera cependant assez rapide compte tenu de l'ampleur des dégâts : elle est achevée en 1925, et la compagnie des mines de Courrières devient à cette date la première compagnie minière française[30].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Tout comme le reste du bassin minier, Billy-Montigny est occupée par l'Allemagne nazie. Elle fait partie de la zone d'administration militaire allemande.

C'est dans la commune proche de Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941 a démarré, avec Emilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93.000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[36]. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[37], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la "bataille du charbon" (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.

Depuis la Libération[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble du bassin minier, la commune est fortement impliquée dans les grèves de 1947 et celle de 1948. Et même doublement, puisque c'est à Billy-Montigny que les organisations d'obédience communiste organisent, les 21-22 mai 1949, un congrès pour l'amnistie des mineurs condamnés ou licenciés pour fait de grève lors de la grève d'octobre-novembre 1948[38].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin.

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée au canton d'Harnes.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la troisième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[39]
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1968   Paul Beaufils SFIO Directeur d’école
mars 1977 1999 Otello Troni PCF Chef de service
Conseiller général du canton de Noyelles-sous-Lens (1992 → 2001)
1999 En cours
(au 1 février 2022)
Bruno Troni PCF Préparateur en pharmacie
Conseiller général du canton de Noyelles-sous-Lens (2001 → 2015)
Réélu pour le mandat 2014-2020[40],[41],[42],[43]
Réélu pour le mandat 2020-2026[44],[45]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats de Billy-Montigny.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Billy-Montigny.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Flagge Boenen.svgBönenFlag of Germany.svgAllemagnedepuis
ReggelloFlag of Italy.svgItaliedepuis
POL Trzebinia flag.svgTrzebiniaFlag of Poland.svgPolognedepuis

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Espaces publics[modifier | modifier le code]

Le parc urbain, dans la zone EuroBilly[46].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Billy-Montigny fait partie de l'académie de Lille, elle administre deux écoles maternelles (Louise-Michel et Sévigné) et trois écoles élémentaires publiques (Robert-Doisneau, Roland et Voltaire), ainsi que l'établissement Suzanne-Lanoy regroupant les deux parties du secteur élémentaire[47]. L'école Roland, qui ne gérait déjà plus que les deux dernières années de cours élémentaire, est fermée depuis le milieu des années 2010. Le département gère le collège David-Marcelle. La région n'y gère pas de lycée. Les plus proches sont sur la commune voisine d'Hénin-Beaumont et à Lens.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune compte onze médecins généralistes[48].

Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux d'Hénin-Beaumont et de Drocourt.

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

La commune dépend du tribunal de proximité de Lens, du conseil de prud'hommes de Lens, du tribunal judiciaire de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants de Béthune[49].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Billysiens[50].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[52].

En 2019, la commune comptait 8 177 habitants[Note 6], en diminution de 0,44 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268275269311333333382361314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4558761 0371 1901 4041 8312 2062 7883 391
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 5036 1508 0196 2989 93410 4929 3719 6229 851
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
10 59310 0288 8347 6828 1268 3968 0187 9648 284
2017 2019 - - - - - - -
8 1508 177-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 42,0 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 19,8 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 3 876 hommes pour 4 291 femmes, soit un taux de 52,54 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[54]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,5 
3,5 
75-89 ans
8,7 
11,8 
60-74 ans
13,2 
18,3 
45-59 ans
17,9 
21,2 
30-44 ans
19,0 
20,5 
15-29 ans
18,8 
24,1 
0-14 ans
21,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[55]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,4 
75-89 ans
8,9 
15,9 
60-74 ans
17,3 
20,2 
45-59 ans
19,4 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,6 
15-29 ans
16,3 
20,3 
0-14 ans
18,3 

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Match de football entre Billy-Montigny (en rouge) et Beuvry-la-Forêt (en vert et noir).

La commune comporte deux associations sportives principales. Les Carabiniers de Billy-Montigny regroupent sept sports. Il y a le tir à l'arc, l'athlétisme, le football, le sport et loisir, le tennis, le handball, et la section chiens de défense[56]. La section de handball a évolué de nombreuses saisons en Championnat de France élite dans les années 1960 et 1970 et concourt en 2016 en Nationale 2 (4e échelon national). L'association sportive billysienne propose du culturisme, de la danse, du football, de la randonnée cycliste, des majorettes, du javelot, de la pétanque, de l'aquagym, du tennis de table et de la natation[57]. D'autres associations sportives existent également. Elles proposent de la boxe, du ju-jitsu, de l'escalade, etc.[58].

Le 19 juin 1927, le stade de la compagnie des mines de Courrières est inauguré. Il est renommé en hommage à Paul Guerre, en 1931[59]. Une salle de sport y est construite à proximité en 1956, est rénovée en 1988 et cette même année prend le nom de salle Paul-Éluard. En 1980, la halle Juliot-Curie ouvre ses portes[59]. Après l'incendie du 22 mai 2005 de la salle de sport du collège David-Marcelle[60], une nouvelle salle de sport a été construite dès 2007. Inauguré en 2008, le complexe sportif porte le nom d'Otello Troni, ancien maire de la commune[59].

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin de Billy-Montigny
  • Église catholique Saint-Martin
  • Église protestante évangélique de Billy-Montigny

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Voix du Nord publie une édition locale pour la communaupole de Lens-Liévin.

Les programmes de la radio RBM 99.6, radio associative, sont émis depuis Billy-Montigny[61]. Les habitants de Billy-Montigny reçoivent également, outre certaines stations de radio nationales, les programmes de Nostalgie Lens et de Chérie FM « Haut de France »[62]. Elle reçoit également des radios régionales comme Fréquence Horizon, Metropolys, Contact et Mona FM.

La ville est couverte par les programmes de France 3 Nord-Pas-de-Calais et les chaînes nationales de la TNT. Elle reçoit également la chaîne régionale Wéo.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et emploi[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen par ménage est de 10 831  par an, ce qui est très inférieur à la moyenne nationale de 15 027  par an[63].

Pour une population totale de 8 396 en 1999, la population active de la commune est de 3 102 habitants[64]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 73 % sachant que la moyenne nationale est de 82,2 %. On dénombre 735 chômeurs en 1999, soit un taux de chômage s'élevant à 23,7 %, nettement plus élevé que la moyenne nationale qui est quant à elle de 12,9 %. Le pourcentage d'actifs est de 37 % contre 45,2 % au niveau national. Il y a 15,8 % de retraités, 27,5 % de jeunes scolarisés et 19,7 % d'autres personnes sans activité[64].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Billy-Montigny 0,2 % 4,6 % 4,4 % 16,8 % 29,9 % 44,1 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : Insee[63]

Offre commerciale[modifier | modifier le code]

Dans le schéma de cohérence territoriale de Lens-Liévin—Hénin-Carvin, Billy-Montigny est un pôle secondaire. La ville a plusieurs atouts commerciaux, comme la présence de plusieurs commerces le long de la RN 43 dont un Shopi. Mais elle a également de nombreux points faibles comme le manque de stationnement ou la paupérisation de la population[65].

Offre commerciale Offre globale Dont établissement de plus de 300 m2
Nombre d'activité % Nombre d'établissement % Surface de vente (m²) %
Alimentaire et banal 23 18,7 2 40,0 1 874 46,5
Équipement de la maison 10 8,1 0 - - -
Équipement de la maison 16 13,0 3 60 2 160 53,5
Sport-Culture-Loisir 5 4,1 - - - -
Hygiène-Santé-Beauté 5 4,1 - - - -
Services 27 22,0 - - - -
Hôtel-Café-Restaurant 26 21,1 - - - -
Auto-moto 11 8,9 - - - -
Total 123 100 5 100 4 034 100

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le « Parcours des rescapés ».
  • Le parcours des rescapés : À l'occasion du centième anniversaire de la catastrophe de 1906, la communaupole de Lens-Liévin a aménagé un « parcours des rescapés » entre la nécropole de Méricourt, lieu qui abrite dans une fosse commune les corps de 272 mineurs non identifiés, et l'emplacement de l'ancienne fosse de 2 de Billy-Montigny où 13 survivants ont rejoint le jour, 17 jours après l'arrêt des recherches. Cet aménagement d'un kilomètre de long comprend 21 bornes métalliques sur lesquelles sont relatés le quotidien et les événements qui suivirent en surface et la survie des rescapés en sous face. La création de cet aménagement a été conçu par Territoires, Sites et Cités-paysagistes, Vrignaud Nicolas & Louazon Jean-Marc - scénographes.
  • La fosse no 10 - 20 : depuis sa fermeture en 1954, la fosse a conservé un grand nombre de bâtiments. La salle des machines, le poste électrique, la salle des bains-douches des mineurs, la baraque à outils, l'atelier, le magasin et les bureaux sont encore visibles.
  • L'église Saint-Martin de Billy-Montigny.
  • Le monument aux morts[66].
  • Le monument aux morts de la guerre franco-allemande de 1870[67].
  • Le vitrail du souvenir situé dans l'église[68].
  • Le monument aux fusillés et déportés victimes du nazisme (1939-1945)[69].
  • La stèle aux victimes civiles des deux guerres mondiales[70].
  • Le cimetière militaire allemand de Billy-Montigny où reposent 2 511 soldats allemands de la Première Guerre mondiale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Billy-Montigny Blason
D'or à l'arbre sinople senestré d'un lion de sable, armé et lampassé de gueules rampant contre le fût ; à la bordure d'argent chargée de huit mouchetures d'hermine de sable[71].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Devise
De long travail, heureuse récompense
Détails
Adopté par la municipalité en 1964.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le type 3 dégradé affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud (vallée moyenne de la Loire, le nord du Massif central et vallée de la Saône). Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires (environ 11°C en moyenne annuelle, entre 8 et 14 jours avec une température inférieure à -5°C). Les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée (Source : Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography).
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

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  4. « ZNIEFF 310007230 - Terrils 84 et 205 d'Hénin-Beaumont », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  5. « ZNIEFF 310030117 - Terril 104 - 10 sud de Courrières », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  10. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  11. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lens - Liévin », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
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