Édouard Baldus

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Édouard Baldus
Édouard Baldus In 1846.png
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ArcueilVoir et modifier les données sur Wikidata
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Édouard Denis Baldus, né à Grünebach (Prusse) le , et mort le à Arcueil (Val-de-Marne[1]), est un peintre et un photographe prussien naturalisé français en 1856.

Ses photographies de paysages et de monuments, innovantes dans leur genre, permettent de témoigner de la transformation du paysage par l'ingénierie moderne durant les années 1850-1869, de la confiance dans le progrès technique[2], mais aussi l’esprit et les ambitions de la France du Second Empire[3].

Son album consacré à la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée est considéré comme le point culminant de sa période créatrice.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Peintre de formation, Édouard Baldus s’installe à Paris en 1838, après un voyage aux États-Unis, pour perfectionner sa peinture et expose aux salons de 1847, 1848 et 1851.

Ses premières expériences photographiques datent de la fin des années 1840, sans doute vers 1848, lorsque le procédé de tirage papier à partir de négatif, inventé par William Henry Fox Talbot, est importé en France. Dès 1851, Édouard Baldus est reconnu comme l'un des rares photographes sachant imposer une sensibilité esthétique à son art dont les sujets sont essentiellement des éléments d’architecture et des vues citadines. Il est d'ailleurs l'un des cinq artistes sélectionnés par la Commission des monuments historiques, un organisme gouvernemental, pour effectuer des missions héliographiques, des enquêtes photographiques du patrimoine architectural, en se concentrant particulièrement sur les monuments à restaurer. Baldus est envoyé au sud, à Fontainebleau, à travers la Bourgogne, le Dauphiné, le Lyonnais, la Provence et une petite partie du Languedoc.

Il photographie la France entière, principalement ses monuments mais aussi les travaux ferroviaires de l'époque et réalise aussi les premiers reportages, comme en 1856, lors des inondations du Rhône.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Édouard Baldus, La Librairie impériale du Louvre (1856-1857).
  • 1851 : il participe à la Mission héliographique pour le compte de la Commission des monuments historiques en Bourgogne, dans le Dauphiné et le Midi. Soucieux d'enregistrer une vue d'ensemble de chaque édifice, il met au point un système sophistiqué d'assemblages de négatifs. Reconnu pour son talent, il reçoit de nombreuses commandes durant toute cette décennie.
  • 1852 : il participe à un ouvrage photographique, Les Villes de France.
  • 1853 : il se rend à nouveau dans le Midi en 1853.
  • 1854 : il voyage en Auvergne.
  • 1855 : à la demande du baron James de Rothschild, il commémore dans un somptueux album Visite de sa majesté la reine Victoria et de son altesse royale le prince Albert, 18-27 août 1855. Itinéraire du chemin de fer du Nord, l'itinéraire emprunté en chemin de fer par la reine Victoria, escortée par Napoléon III, de Boulogne à Paris, pour se rendre à l'Exposition universelle[4]. Ces photographies font l'objet d'un nouveau tirage quatre années plus tard, complétées de nouvelles prises de vues réalisées par Auguste Collard, pour la réalisation d'un nouvel Album du Chemin de fer du Nord, créé à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle ligne de Saint-Denis à Creil passant par Chantilly[5].
  • 1856 : il réalise sur commande des Beaux-arts un reportage sur les inondations dévastatrices du Rhône, à Lyon, Avignon et Tarascon. Il est naturalisé français cette même année.
  • Entre 1855 et 1858 : il photographie la construction du nouveau Louvre (Paris).
  • 1857 : il devient membre de la Société française de photographie
La Gare de Toulon (1859).
  • 1859 : Baldus réalise un nouvel album à l'occasion du prolongement de la ligne de chemin de fer entre Marseille et Toulon.
  • Années 1860 : à partir de 1860, il travaille essentiellement dans des formats plus petits. Commandés en 1861, ses clichés regroupés dans son album sur les chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, juxtaposent avec harmonie les réalisations de l'ingénierie moderne avec celles de l’héritage romain et médiéval dans le but d'en souligner les analogies.
  • À partir de 1865, l'aspect de plus en plus commercial de la photographie l'éloigne de la prise de vue[6]. Il réalise alors avec le docteur Charles Ozanam la mise au point d'un appareil permettant de photographier les battements du cœur[7].
  • 1875 : il rassemble la plupart de ses photos, retirées en héliographie, dans son ouvrage Les Monuments principaux de la France.
Entrée au Port de Boulogne (1855).

Il a laissé un grand nombre de négatifs dont la plupart sont encore accessibles.

Les collections[modifier | modifier le code]

Les Archives photographiques (Médiathèque de l’architecture et du patrimoine) conservent de nombreux négatifs papier et négatifs verre au collodion, datant pour la plupart de la seconde moitié des années 1850 et des années 1860. « Archives photographiques »,www.culture.fr.

Le Pont du Gard.

Photographies notables[modifier | modifier le code]

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Cotations[modifier | modifier le code]

  • Chemins de fer de Paris à Lyon, album de 69 photographies fin du XIXe siècle, grand folio en largeur 63 × 47 cm dans une reliure défraîchie : 505 000 FF (hors frais d’achat), le 29 mars 1999.
  • Orange, le Théâtre antique vers 1859, tirage albuminé d’après négatif sur verre, 43 × 33 cm : 40 000 FF (hors frais d’achat), le 22 janvier 2000, étude Pescheteau-Badin, Drouot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Malcolm Daniel, The Photographs of Édouard Baldus, New York, The Metropolitan Museum of Art, 1994.
  • La Mission héliographique. Cinq photographes parcourent la France en 1851. Baldus, Bayard, Le Gray, Le Secq, Mestral, A. de Mondenard (ISBN 2858226903).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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