Étrun

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Étrun
Étrun
L'église Saint-Nicolas.
Blason de Étrun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Michel Mathissart
2020-2026
Code postal 62161
Code commune 62320
Démographie
Gentilé Strumensiens
Population
municipale
311 hab. (2019 en diminution de 4,31 % par rapport à 2013)
Densité 140 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ 54″ nord, 2° 42′ 07″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 107 m
Superficie 2,22 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Arras
(banlieue)
Aire d'attraction Arras
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arras-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Étrun
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Étrun
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Étrun
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Étrun
Liens
Site web etrun.fr

Étrun est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

La commune fait partie de la communauté urbaine d'Arras qui regroupe 46 communes et compte 108 347 habitants en 2018.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Gy et sa petite cascade à Étrun.

Étrun est traversée par le Gy, par la route départementale 939 et par la ligne d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes :

Climat[modifier | modifier le code]

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Étrun est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Arras, une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes[4] et 87 215 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,6 %), prairies (11 %), zones urbanisées (7,5 %), forêts (4,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est installée sur l'emplacement d'un ancien oppidum (agglomération fortifiée celtique) dont on peut encore discerner les remparts dans la topographie. Il s'agissait vraisemblablement de la capitale des Atrébates, peuple gaulois occupant le Sud-Est du Pas-de-Calais[11].

En 881, Louis le gros fait construire un retranchement où « il ne put trouver quelqu'un à qui confier cette forteresse pour la défendre[12] »

L'histoire de cette commune est marquée par la vie de l'abbaye des Dames d'Étrun. Pour être admises à l’abbaye bénédictine d’Étrun, les religieuses devaient faire la preuve de huit quartiers de noblesse, quatre paternels et quatre maternels. Toutes issues de la haute noblesse, les dames et demoiselles de l’abbaye d’Étrun recrutaient leurs servantes dans les familles bourgeoises et nobles de moins grande richesse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Estrom (1076-92), Strumus (1085-93), Struem (1142), Stroem (1155).
  • Stroom en flamand[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

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Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1971 Gabriel Ducroquet   Agriculteur
1971 1983 Adolphe Caron    
avant 1995 ? Jules Dumont   Chef d'entreprise
mars 2001 En cours
(au 19 février 2022)
Michel Mathissart PS puis DVC Ancien cadre
Conseiller départemental depuis 2021
Réélu pour le mandat 2020-2026[14],[15]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

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Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2019, la commune comptait 311 habitants[Note 3], en diminution de 4,31 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
190200220219237234251263268
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
282292298308296283294265248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
236256230293236232247269324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
378414367302336326329335317
2019 - - - - - - - -
311--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,3 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 154 hommes pour 156 femmes, soit un taux de 50,32 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
2,0 
7,3 
75-89 ans
11,2 
17,1 
60-74 ans
15,0 
20,4 
45-59 ans
24,7 
20,2 
30-44 ans
18,5 
14,9 
15-29 ans
11,8 
20,1 
0-14 ans
16,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,4 
75-89 ans
8,9 
15,9 
60-74 ans
17,3 
20,2 
45-59 ans
19,4 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,6 
15-29 ans
16,3 
20,3 
0-14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

→ Conseils pour la rédaction de cette section.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Site classé[modifier | modifier le code]

Un site classé ou inscrit est un espace (naturel, artistique, historique…) profitant d'une conservation en l'état (entretien, restauration, mise en valeur...) ainsi que d'une préservation de toutes atteintes graves (destruction, altération, banalisation...) en raison de son caractère remarquable au plan paysager. Un tel site justifie un suivi qualitatif, notamment effectué via une autorisation préalable pour tous travaux susceptibles de modifier l'état ou l'apparence du territoire protégé[22].

Dans ce cadre, la commune présente un site classé par arrêté du  : les parcelles suivantes au lieu dit le bois du mont César : 23, 26 à 29, 30p, 32, 33 section A 5[23].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • La Chapelle votive Notre-Dame-de-Pitié fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques, par arrêté, depuis le [24].
    • Sur le dessus de la porte on peut lire : « … trois demoiselles religieuses d'Etrun … l'an 1624 ont fessé batard ces chapelle de Notre Dame de Pitié … »
    • La légende dit que trois religieuses ont été emmenées par un cheval emballé et qu'elles ont juré qu'elles bâtiraient une chapelle à l'endroit où le cheval s'arrêterait.
    • Il semble que la route de Saint-Pol à cette époque passait à cet endroit, son tracé fut rectifié ultérieurement.
  • La maison de campagne de monseigneur de la Tour-d'Auvergne est une propriété, comprenant une partie de l'oppidum gaulois, qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le et le [25] et où subsistent des vestiges de l'ancienne abbaye des Dames[26],[27].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • L'oppidum d'Etrun est un site fortifié d'une superficie de 42 ha. C’est le seul connu sur le territoire des Atrébates dont il fut sans doute le chef-lieu. Il a une forme ovale de 840 x 560 m. Son rempart haut de 7 à 8 m n’est conservé que dans ses parties orientale et occidentale. L’intérieur du site n’a pas fait l'objet de véritables fouilles archéologiques. Les objets mis au jour sont datés de l'âge du fer (La Tène) : quelques monnaies et céramiques[28].
  • Le monument aux morts[29].
  • L'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Méliador Bize, né vers 1515-1517, mort probablement entre le et le , principal censier des dames de l’abbaye d’Etrun de 1535 à 1543, lieutenant d’Etrun, fondateur de la branche d’Etrun. Méliador Bize est censier des dames de l’abbaye bénédictine d’Etrun, à Coullemont, le , à l’occasion du mariage de son fils Léger Bize. Méliador Bize est cousin germain de Philippe Bize, seigneur partiaire d’Hardecourt. Le bail de Méliador Bize, ou encore Miliador Bize, qui occupe le principal manoir d’Etrun, nommé aussi la cense du grand marché d’Etrun, datant de 1541, l’oblige à remettre en fin de contrat 100 mencaudées pour la sole de blé, 120 pour la sole de mars, en « avoisne, pois, vesches, pamelle » et 118 mencaudées « à gasquère binottées d’hiver le tout bien et suffisamment ».
  • Léger Bize, né vers 1542, est lieutenant et principal censier des dames de l’abbaye d’Etrun ; il est, également, appréciateur de biens à l’occasion des centièmes de 1569. Il y paie, d’ailleurs, la plus forte contribution avec 100 sols pour les meubles soumis à l’impôt et 16 livres pour les immeubles de son héritage. Il épouse, par contrat du , Marguerite de Moncheaux. M. Briavoine, membre de l’Académie royale de Belgique, est l’auteur d’un livre relatant son voyage dans les Pays-Bas, au XVIIIe siècle. Il indique que les premiers baux exigent peu du tenancier. En 1560, Léger Bize occupe « la maison de la cense d’Estru avec prez et terres au nombre de 336 mencauds à toutes soles ».
  • Albert Bize, fermier, oncle d'Alexis Caron, est élu, le , sur la liste des notables.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Étrun Blason
Parti : au 1er parti émanché de trois pièces de sable et d'or, au 2e d'azur à la crosse contournée d'or tenue par un dextrochère de carnation, mouvant de l'émanché et brochant sur le tout[30].
Détails
Armes de l'abbaye bénédictine des Dames.

Adopté par la municipalité.

.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • B. Lesueur de Moriamé, Histoire d'Etrun : l'abbaye, la commune, Arras : impr. Repesse-Crepel, 1899. Texte en ligne disponible sur NordNum

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 d'Arras », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Arras », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Delmaire R., Carte archéologique de la Gaule : Le Pas-de-Calais (62/2), Paris : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 608 p.
  12. Bernard Beck, Châteaux forts de Normandie, Rennes, Ouest-France, , 158 p. (ISBN 2-85882-479-7), p. 14.
  13. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  14. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le ).
  15. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur Le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Étrun (62320) », (consulté le ).
  21. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Pas-de-Calais (62) », (consulté le ).
  22. Articles L. 341-1 à 22 du code de l'environnement
  23. « Bilans annuel de la politique de classement des sites », sur ecologie.gouv.fr (consulté le ).
  24. Notice no PA00108274, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Mémoires des antiquaires de France : 1817-1869, Volume 5 - éditeur Fournier, 1823 - A lire
  26. Notice no PA00108275, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Bases de données Ministère de la culture.
  28. http://www.oppida.org/page.php?lg=fr&rub=00&id_oppidum=53
  29. « Le monument aux morts », sur Mémoires de pierres (consulté le ).
  30. « Blason », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).