Bully-les-Mines

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Bully-les-Mines
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Bully-les-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Bully-les-Mines
Intercommunalité Communaupole de Lens-Liévin
Maire
Mandat
François Lemaire
2014-2020
Code postal 62160
Code commune 62186
Démographie
Population
municipale
12 541 hab. (2014)
Densité 1 637 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 33″ nord, 2° 43′ 31″ est
Altitude Min. 38 m – Max. 92 m
Superficie 7,66 km2
Localisation

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Bully-les-Mines
Liens
Site web bullylesmines.fr

Bully-les-Mines est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Elle est chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Lens. Elle fait partie de la communaupole de Lens-Liévin (communauté d'agglomération) qui regroupe 36 communes et comptait 244 561 habitants en 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée de la commune.

La commune est à proximité de l'A21 et de l'A26, et près de Lens dans la banlieue de Liévin. Elle est située en Gohelle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bully-les-Mines
Mazingarbe Grenay
Sains-en-Gohelle Bully-les-Mines
Aix-Noulette Liévin

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bully a changé au cours des siècles : Bulgi 1135, Bugi 1152, Builli 1157, Bullia 1198, Bully 1270, Boulli 1303, Buylly 1410, Builly-lez-Aix 1486, Builly-lez-Grenay 1511, Builly-en-Gohelle 1569, Bully-en-Gohelle 1709, Bully-Grenay 1750, Bully-en-Gohelle 1782 et enfin Bully-les-Mines en 1925[réf. nécessaire].

Le nom, selon plusieurs sources, serait d’origine gauloise. La terminologie actuelle ‘’les-Mines’’ s’explique par la vigueur de l’activité minière. La gare a gardé le nom de Bully-Grenay ce qui entraîne parfois des confusions.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que la région ait été habitée dès la préhistoire on ne trouve rien à Bully. La plus ancienne découverte est un bracelet celte. Par contre les découvertes gallo-romaines sont nombreuses. Bully appartient au Pagus Silvinus région administrative des Atrébates, la future Gohelle. En 2006, des fouilles effectuées lors de la construction d'un lotissment ont mis au jour une nécropole gallo-romaine[1].

Au VIe siècle, Bully est rattaché spirituellement à l’évêque de Cambrai-Arras en résidence à Cambrai et civilement à l’Artois primitif, chef-lieu Arras.

Bully, partie intégrante de l’Artois, a subi lui aussi les avatars de sa mère de 862 à 1191, c’est la domination des comtes de Flandre en 1191 a lieu le passage à la France jusqu’en 1384 avec gouvernement direct par la Couronne de 1191 à 1237. De 1384 à 1477 on subit la domination bourguignonne, puis retour bref à la France de 1477 à 1492 après le décès de Charles le Téméraire, puis période espagnole de l’année 1492 au 4 novembre 1659, date de la réunion définitive à la France par le traité des Pyrénées.

Heurs et malheurs de Bully[modifier | modifier le code]

Le voisinage de trois places fortes, Arras, Béthune et Lens, est souvent funeste à Bully qui sert de terrain de combat ou de passage des armées. En 1213, le village est ravagé. En 1303, il est rasé, même les arbres sont abattus. En 1348, un tiers de la population meurt de la peste noire. La peste sévira encore quatre fois le siècle suivant alternant avec des disettes et des guerres.

En 1537, Bully est ravagée par les troupes de Louis XII qui emportent tout et les malheurs continueront jusqu’à la prise de Lens par les Français en 1556-1557. Le receveur ne peut prélever aucun impôt à Bully, tant la population est éprouvée. En 1648, le village supporte la présence des armées pour la bataille de Lens.

De 1709 à 1712, Bully subit les marches et contremarches des armées lors de la guerre de succession d’Espagne. La situation est aggravée par une épidémie qui fit 24 décès. En 1796, un incendie détruit la moitié du village (en souvenir un lieu-dit sera nommé ‘’Chemin brûlé’’).

Quelques propriétaires encaissant des revenus de terres à Bully en 1792 (hors seigneurs et particuliers) :

  • la Pauvreté d’Aix-Noulette (bureau de bienfaisance de l’époque)
  • la commanderie de l’Ordre de Malte
  • les chanoines d’Arras
  • le chapitre d’Arras (ou chapelains d’Arras)
  • les chapelains de Lens
  • les chanoines de Lens
  • les chanoines de Béthune
  • les religieuses et abbesse de l'abbaye d'Anchin
  • la prévôté de Gorre
  • l’abbaye de Beaupré
  • le curé de Gouy-Servins
  • l’hôpital Saint-Jean de Béthune

Histoire industrielle[modifier | modifier le code]

La ville se développe avec l'exploitation des mines de charbon.

Lors de la grève de 1948, le maire et un mineur jaunes sont tabassés par des grévistes[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Bully-les-Mines dans son canton et son arrondissement.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
septembre 1944 mai 1945 Alcide Dubois    
mai 1945 1947 Casimir Tourbet    
1947 1951 Alcide Dubois    
1951 1983 Jean Mallet PS  
mars 1983 janvier 2002 Michel Vancaille PS Conseiller général puis vice-président du conseil général,
président de la CA Lens-Liévin (2001 → 2010)
janvier 2002 en cours
(au 29 novembre 2014)
François Lemaire PS Réélu pour le mandat 2014-2020)[3],[4],[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 12 541 habitants, en augmentation de 2,48 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
410 380 431 447 495 469 428 430 453
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
896 1 448 1 727 2 040 2 529 2 797 3 072 3 827 3 947
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 722 5 851 6 671 7 551 9 280 9 597 9 259 10 500 13 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
14 183 14 052 12 236 12 533 12 577 12 045 11 985 12 726 12 541
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 21,9 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 16,9 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 25,9 %).
Pyramide des âges à Bully-les-Mines en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,8 
75 à 89 ans
12,4 
10,9 
60 à 74 ans
12,8 
18,4 
45 à 59 ans
19,1 
20,9 
30 à 44 ans
18,9 
21,9 
15 à 29 ans
17,7 
22,0 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bully-les-Mines

Les armes de Bully-les-Mines blasonnent ainsi : chevronné d’argent et de gueules de douze pièces .

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Maclou.

Église Saint-Maclou : tour-Clocher (cad. A. 433), inscription par arrêté du 28 décembre 1984[11].

Monument au soldat Marche

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

La gare de Bully - Grenay.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 107
  2. Marion Fontaine, Xavier Vigna « La grève des mineurs de l'automne 1948 en France », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2014/1 no 121, p. 28.
  3. Nicolas Chauty, « Le bilan de François Lemaire, maire de Bully-les-Mines: « Globalement, nous avons atteint 80% des objectifs que l’on s’était fixés » : François Lemaire va boucler ces prochaines semaines un deuxième mandat à la tête de la commune de Bully. Aujourd’hui, l’élu se prête à l’exercice du bilan depuis 2008. Et dans le rétroviseur, quelques réussites se mêlent à d’autres frustrations pour celui qui aimerait bien repartir pour un tour (ou deux) au printemps prochain. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  4. Virginie Pruvost, « Bully-les-Mines: François Lemaire entame son troisième mandat : C’est samedi matin à la mairie de Bully-les-Mines que François Lemaire a officiellement commencé son troisième mandat de maire. À la tête de la ville depuis 2002, il compte bien, avec sa nouvelle équipe, continuer le travail entamé depuis maintenant douze ans. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ (consulté le 23 novembre 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Bully-les-Mines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 août 2010)
  11. « Notice no PA00108241 », base Mérimée, ministère français de la Culture