Bully-les-Mines

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Bully-les-Mines
Bully-les-Mines
L'hôtel de ville.
Blason de Bully-les-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité CA de Lens-Liévin
Maire
Mandat
François Lemaire
2020-2026
Code postal 62160
Code commune 62186
Démographie
Population
municipale
12 080 hab. (2020 en diminution de 3,68 % par rapport à 2014)
Densité 1 577 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 33″ nord, 2° 43′ 31″ est
Altitude Min. 38 m
Max. 92 m
Superficie 7,66 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bully-les-Mines
(bureau centralisateur)
Législatives 12e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Bully-les-Mines
Liens
Site web bullylesmines.fr

Bully-les-Mines est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bullygeois.

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin qui regroupe 36 communes et compte 241 268 habitants en 2019.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est traversée, à l'ouest, par l'autoroute A21 et, au sud, par l'autoroute A26, et à 10 km, à l'ouest de Lens et limitrophe de Liévin. Elle est située en Gohelle.

Carte interactive (cliquer sur la carte).

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes :

Communes limitrophes de Bully-les-Mines
Mazingarbe
Sains-en-Gohelle Bully-les-Mines Grenay
Aix-Noulette Liévin

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.

La commune est traversée par le Surgeon, un cours d'eau naturel de 14 km, qui prend sa source dans la commune de Bouvigny-Boyeffles et se jette dans le Canal d'Aire à La Bassée au niveau de la commune de Cuinchy[1]. Le fossé des quatre Hallots, cours d'eau naturel de 3 km, qui prend sa source dans la commune de Bouvigny-Boyeffles, se jette dans le Surgeon au niveau de la commune de Bully-les-Mines[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé de type 3 »[Note 1], selon la typologie des climats en France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3].

Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après[3].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 13,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 793 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,9 j

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Entrée de la commune.

Typologie[modifier | modifier le code]

Bully-les-Mines est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[7] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (70,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (63,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (59,4 %), terres arables (29,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,2 %), mines, décharges et chantiers (4,5 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D 58, D 165 et D 166, et par les autoroutes A21 et l'A26 via la sortie no 6.2[14].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Bully - Grenay.

Sur la commune se trouve la gare de Bully - Grenay, située sur la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale, desservie par des trains TER Hauts-de-France.

La commune était située sur la ligne de Bully - Grenay à La Bassée - Violaines, une ancienne ligne de chemin de fer qui reliait, depuis 1862 (une petite partie de la ligne est toujours en exploitation), la commune de Bully-les-Mines à La Bassée (Nord), ainsi que sur la ligne de Bully - Grenay à Brias, une ancienne ligne de chemin de fer qui reliait, de 1875 à 1990, Bully-les-Mines à Brias.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bulgi en 1135 ; Bugi en 1152 ; Builli en 1154 ; Bulli en 1266 ; Builly en 1295 ; Buylly en 1410 ; Builly-lez-Grenay en 1513 ; Builli-en-Gohelle au XVIIIe siècle ; Bully-en-Gohelle en 1847[15], Bully en 1793 et 1801.
Bully-les-Mines depuis 1925, en raison de la vigueur de l'activité minière de l'époque[16].

Le nom, selon plusieurs sources, serait d’origine gauloise[réf. souhaitée].

Bully-les-Mines est issue de la scission de Bully-Grenay[15].

La gare, située à cheval sur la commune de Bully-les-Mines et la commune de Grenay, a gardé le nom de Bully-Grenay, ce qui entraîne parfois des confusions.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que la région ait été habitée dès la préhistoire, on ne trouve rien à Bully-les-Mines. La plus ancienne découverte est un bracelet celte. Les découvertes gallo-romaines sont en revanche nombreuses. Bully-les-Mines appartient au Pagus Silvinus, région administrative des Atrébates, la future Gohelle. En 2006, des fouilles effectuées lors de la construction d'un lotissement ont mis au jour une nécropole gallo-romaine[17].

Moyen âge et époque moderne[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, Bully est rattaché spirituellement à l'évêque de Cambrai-Arras en résidence à Cambrai et civilement à l'Artois primitif, chef-lieu Arras.

Bully fait partie intégrante de l'Artois. Le village appartient au comté de Flandre. Il n'est rattaché au domaine royal qu'avec l'annexion des Pays-Bas bourguignons par le roi de France en 1477. En 1492, la région est cédée aux Habsbourg qui la conserve jusqu'en 1659, où elle est cédée à la France dans le traité des Pyrénées.

Bully est une commune située à proximité des cités et place fortes d'Arras, Béthune et de Lens. Les sièges et attaques contre ces villes font que Bully est régulièrement le théâtre de combats et subit le passage des armées.

En 1213, lors de la campagne de Philippe II Auguste contre les flamands, le village est ravagé par les armées de l'ost royal.

En 1303, lors de la guerre de Flandre menée par Philippe IV contre les flamands révoltés, Bully est attaquée par l'ost royal et détruit. Les destructions y sont notamment plus importantes, les bois constituant une des ressources de la paroisse sont coupés par les armées royales françaises, possiblement afin de construire des machines de siège ou des lignes de circonvalations.

En 1348, un tiers de la population meurt de la peste noire. La peste sévit encore quatre fois durant le siècle, alternant avec des disettes et les guerres opposant Français, Anglais et Bourguignons.

En 1537, Bully est ravagée par les troupes du roi de France qui emportent tout et les malheurs continuèrent jusqu'à la prise de Lens par les Français en 1556-1557. Le receveur ne peut prélever aucun impôt à Bully, tant la population est éprouvée. En 1648, le village supporte la présence des armées pour la bataille de Lens.

De 1709 à 1712, Bully subit les marches et contremarches des armées lors de la guerre de succession d’Espagne. La situation est aggravée par une épidémie qui fit vingt-quatre morts. En 1796, un incendie détruit la moitié du village (en souvenir un lieu-dit est nommé ‘’Chemin brûlé’’).

Quelques propriétaires encaissant des revenus de terres à Bully en 1792 (hors seigneurs et particuliers) :

  • la Pauvreté d'Aix-Noulette (bureau de bienfaisance de l’époque)
  • la commanderie de l'Ordre de Malte
  • les chanoines d'Arras
  • le chapitre d'Arras (ou chapelains d’Arras)
  • les chapelains de Lens
  • les chanoines de Lens
  • les chanoines de Béthune
  • les religieuses et abbesse de l'abbaye d'Anchin
  • la prévôté de Gorre
  • l’abbaye de Beaupré
  • le curé de Gouy-Servins
  • l’hôpital Saint-Jean de Béthune

Histoire industrielle[modifier | modifier le code]

La Fosse n° 1 - 1 bis - 1 ter de la Compagnie des mines de Béthune était un charbonnage constitué de trois puits situé à Bully-les-Mines.

La ville se développe avec l'exploitation des mines de charbon.

Le , une machine et sa chaudière déclenchent un incendie dans la fosse n°1 de Bully-Grenay appartenant à la compagnie des mines de Béthune. La catastrophe fait 19 morts[18],[19].

Lors de la grève de 1948, le maire et un mineur jaunes sont tabassés par des grévistes[20].

Première Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes de la compagnie des mines de Béthune (toujours existante aujourd'hui sous le nom de salle Jean Vasseur) sert d'hôpital militaire pour les troupes françaises puis pour les troupes britanniques[21]. La ville se situe à proximité de la ligne de front, et subit d'importantes destructions. Les combats pour la préservation des mines, vitales pour le complexe militaro-industriel français, éprouvent la région.

Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la bataille de France, les troupes allemandes atteignent la ville le 29 mai 1940, prenant le maire Pierre Baillot et 10 autres personnes en otage pendant une journée[22].

Lors de la rafle du 11 septembre 1942, la famille Schwarz, composée d'Israël (né le 12 janvier 1899) et de son épouse Gitla (née Dzialoszynska le 14 décembre 1901), sont arrêtés à Bully-les-Mines parce que juifs, puis déportés le 15 septembre 1942 depuis le camp de rassemblement de Malines en Belgique à Auschwitz. Israël sera le seul à rentrer de déportation[23],[24].

La ville est libérée par les troupes britanniques et canadiennes les 2 et 3 septembre 1944[25]. Le 2 septembre, un adolescent de 13 ans, Pierre Carton, est accidentellement tué par le ricoché d'une balle, tirée par un membre des FFI qui cherchait à ouvrir la voie à un convoi[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune de 1801 à 1961, et, depuis 1962, dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais[16].

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin.

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée au canton de Lens de 1801 à 1903, au canton de Lens-Nord-Ouest de 1904 à 1961, au canton de Liévin-Nord-Ouest de 1962[16] à 2014, puis au canton de Bully-les-Mines depuis 2015.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la douzième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis mai 1945
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1947 Casimir Tourbet    
octobre 1947 1951 Alcide Dubois    
1951 mars 1983 Jean-Wilfrid Mallet SFIO puis PS Ouvrier mineur
3e vice-président du DU de l'agglomération de Lens-Liévin (1968 → )
mars 1983 janvier 2002
(démission)
Michel Vancaille PS Contrôleur PTT retraité
Conseiller général du canton de Bully-les-Mines (1994 → 2014)
1er vice-président du conseil général (2004 → 2014)
Président de la CA Lens-Liévin (2001 → 2010)
janvier 2002 En cours
(au 3 février 2022)
François Lemaire PS Cadre supérieur
2e vice-président de la Communaupole de Lens-Liévin (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[28],[29],[30]
Réélu pour le mandat 2020-2026[31],[32]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

Jumelages et partenariats de Bully-les-Mines.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Bully-les-Mines.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Coat Of Arms Elsdorf.svgElsdorf[33]Flag of Germany.svgAllemagnedepuis
POL Wisła COA.svgWisła[34]Flag of Poland.svgPologne

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

La commune dépend du tribunal de proximité de Lens, du conseil de prud'hommes de Lens, du tribunal judiciaire de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants de Béthune[35].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Bullygeois[36].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[37],[Note 5].

En 2020, la commune comptait 12 080 habitants[Note 6], en diminution de 3,68 % par rapport à 2014 (Pas-de-Calais : −0,71 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
410380431447495469428430453
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8961 4481 7272 0402 5292 7973 0723 8273 947
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 7225 8516 6717 5519 2809 5979 25910 50013 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
14 18314 05212 23612 53312 57712 04511 98512 72612 299
2020 - - - - - - - -
12 080--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,7 %, soit égal à la moyenne départementale (36,7 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,9 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 5 695 hommes pour 6 422 femmes, soit un taux de 53 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,7 
5,9 
75-89 ans
10,4 
14,4 
60-74 ans
16,6 
20,9 
45-59 ans
19,3 
19,4 
30-44 ans
17,6 
17,6 
15-29 ans
16,8 
21,4 
0-14 ans
17,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,4 
75-89 ans
8,9 
15,9 
60-74 ans
17,3 
20,2 
45-59 ans
19,4 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,6 
15-29 ans
16,3 
20,3 
0-14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de commune était issue, pour l'essentiel, des houillères du Nord-Pas-de-Calais et de la Compagnie des mines de Béthune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

  • Le terril no 52, 2 de Béthune Est, ancien terril conique de la fosse no 2 des mines de Béthune. Exploité, il n'en reste que la base.
  • Le terril no 52A, 2 de Béthune Ouest, ancien terril plat de la fosse no 2 des mines de Béthune. Exploité, il n'en reste quasiment plus aucune trace.
  • Le terril no 53, 1 de Béthune, situé à Bully-les-Mines, est le terril de la fosse no 1 - 1 bis - 1 ter des mines de Béthune. Exploité, il a été reconverti en espace vert.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Maclou : la tour-clocher fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [41].
  • Le monument aux morts de la Compagnie des Mines de Béthune : le monument avec ses plaques placées sur les murs des écoles et les grilles de la cité des Brebis font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [42].
  • Le monument au soldat Marche : fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [43] et est inscrit depuis 2012 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
  • L'ancienne clinique-maternité Sainte-Barbe, ou des Marronniers, de la compagnie des mines de Béthune (aujourd'hui centre de psychothérapie et psychogériatrie Les Marronniers) : fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [44].

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Barbe de la cité des Brebis, démolie en 1982. Une chapelle est réaménagée sous ce vocable.
  • L'église Sainte-Thérèse, à la cité des Alouettes, désaffectée en 1974 pour devenir le centre culturel Jean-Macé.
  • Le monument aux morts[45].
  • La plaque commémorative Suzanne Blin, enseignante et résistante française, morte le à la suite des blessures infligées par la Gestapo[46].
  • La plaque aux fusillés d'Arras[47].
  • La stèle aux victimes civiles tuées lors d'un bombardement[47].
  • Le cimetière militaire Français, 332 tombes[45].
  • Le Bully-Grenay Communal Cemetery British Extension, 855 tombes[45].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Vanuxem (1904-1979), général, né à Bully-Grenay.
  • Édouard Pignon (1905-1993), peintre, né à Bully-les-Mines.
  • Suzanne Blin (1913-1944), enseignante et résistante française, née à Bully-en-Gohelle.
  • César Marcelak (1913-2005), cycliste sur route, polonais puis français, mort à Bully-les-Mines.
  • Jules Bigot (1915-2007), footballeur, né à Bully-les-Mines.
  • Henri Trannin (1919-1974), footballeur, né à Bully-les-Mines.
  • Roger Meerseman (1924-2008), footballeur, né à Bully-les-Mines.
  • Liliane Berton (1924-2009), artiste lyrique, soprano colorature, née à Bully-les-Mines.
  • Albert Eloy, (1927-2008), footballeur, né à Bully-les-Mines.
  • André Strappe (1928-2006), footballeur, né à Bully-les-Mines.
  • René Dereuddre (1930-2008), footballeur international, né à Bully-les-Mines.
  • Yves Devraine (1939-2008), scénographe et muséographe, né à Bully-les-Mines.
  • Jean-Marie Vanlerenberghe (1939-), homme politique, né à Bully-les-Mines.
  • Alain Milon (1947-), médecin et homme politique, né à Bully-les-Mines.
  • Martine Rouzé (1954-), athlète, championne de France et recordwoman de France du 3000 mètres, née à Bully-les-Mines.
  • Guillaume Ducatel (1979-), footballeur, né à Bully-les-Mines.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bully-les-Mines Blason
Chevronné d'argent et de gueules de douze pièces[48].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Devise
Labor et concordia (travail et fraternité)
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le type 3 dégradé affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud (vallée moyenne de la Loire, le nord du Massif central et vallée de la Saône). Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires (environ 11°C en moyenne annuelle, entre 8 et 14 jours avec une température inférieure à -5°C). Les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée (Source : Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography).
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Surgeon (E3510600) » (consulté le )
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - fossé des quatre Hallots (E3510622) » (consulté le )
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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