Beaumetz-lès-Loges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beaumetz (homonymie).
Beaumetz-lès-Loges
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Arras-1
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Jean-Luc Tillard
2014-2020
Code postal 62123
Code commune 62097
Démographie
Population
municipale
965 hab. (2014)
Densité 194 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 37″ nord, 2° 39′ 25″ est
Altitude Min. 94 m – Max. 142 m
Superficie 4,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Beaumetz-lès-Loges

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Beaumetz-lès-Loges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beaumetz-lès-Loges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beaumetz-lès-Loges
Liens
Site web beaumetzlesloges.fr

Beaumetz-lès-Loges est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Beaumetz-lès-Loges dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Située au sud du département du Pas-de-Calais, la commune de Beaumetz-lès-Loges est comprise dans la région historique de l'Artois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaumetz-lès-Loges
Simencourt Berneville
Monchiet Beaumetz-lès-Loges
Basseux Rivière

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le déterminant Loge est issue du vieux bas-francique *laubja , de l'allemand Laub « feuillage », Laube « tonnelle », du néerlandais loof[réf. nécessaire]. Son sens a évolué vers celui de hutte puis de cabane en bois, de hangar ou d'abri pour les animaux recouverts de feuillage, et enfin vers les sens modernes que nous connaissons[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Beaumetz appartint au XVIIIème siècle à la famille Briois, pendant trois générations.

La famille Briois fit construire à Beaumetz dans les années 1760-1770 un château tout en pierre, composé d'un corps de logis central long de sept travées, sur monté d'un haut comble à la française, cantonné par deux ailes longues chacune de trois travées et surmontées d'un comble mansardé. L'aspect de cet édifice aujourd'hui disparu, est connu par des cartes postales anciennes[1].

François Albert Briois, écuyer, seigneur de Bretencourt, puis de Beaumetz, bourgeois d'Arras, puis avocat-général au Conseil d'Artois (1696-1770). Il épousa à Arras en 1719, Marie-Catherine Lallart[2]. Leur fils leur succéda :François Joseph Briois, chevalier, seigneur de Beaumetz, bourgeois d'Arras, puis substitut du Procureur Général au Conseil d'Artois, puis Avocat Général au même Conseil en 1747, à la suite de son père, puis Premier Président du Conseil d'Artois de 1752 à 1785. Il fut incarcéré à Arras pendant la Révolution et y mourut en prison (1722-1793)[3]. De son mariage en 1754 avec Marie Joesphe Albertine Palyart d'Aubigny, il eût un fils unique :

Bon Albert Briois de Beaumetz, chevalier, substitut surnuméraire du Conseil d'Artois à partir de 1775, puis Premier Président du même Conseil, à la suite de son père, en 1785, jusqu'à la suppression du Conseil d'Artois, en 1790. En 1789, il fut élu député de la Noblesse d'Artois aux Etats Généraux et siégea à l'Assemblée Constituante pendant plus de deux ans, jusqu'en septembre 1791.

Il émigra en 1792 et sa trace se perd à Calcutta en 1801.

Il épousa à Arras en 1775 Marie-Louise de Crény, dont il eut une fille unique :

Bonne Louise Briois de Beaumetz (1775-1848), mariée en 1795 avec Charles Firmin Alexandre du Fresne de Beaucourt (1761-1846).

Le château de Beaumetz se transmit après eux, par alliances, aux familles Girod de Resnes, puis de Guillebon.

A peu près épargné par les combats de la première guerre mondiale ce château brula accidentellement en 1934.

En 1936, il fut remplacé par un autre édifice en brique et pierre, surmonté d'un comble entièrement mansardé[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014[4] Aimé Bruneau    
2014[4],[5] en cours
(au 4 mars 2017)
Jean-Luc Tillard    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 965 habitants, en augmentation de 0,1 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340 297 356 360 411 445 468 450 477
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
484 538 558 557 553 627 584 547 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
559 588 611 575 561 576 623 581 653
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
561 570 805 954 940 909 992 964 965
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 18,4 %) ;
  • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 23,1 %).
Pyramide des âges à Beaumetz-lès-Loges en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,4 
4,3 
75 à 89 ans
6,2 
13,9 
60 à 74 ans
16,5 
19,9 
45 à 59 ans
18,9 
23,3 
30 à 44 ans
20,5 
17,8 
15 à 29 ans
17,3 
20,6 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Beaumetz-lès-Loges

Les armes de Beaumetz-lès-Loges se blasonnent ainsi : de gueules aux trois gerbes de blé d’or liées de sable, à la bordure aussi d’or chargée de sept tourteaux du champ[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument en l'honneur de Georges Croisile, premier commandant du paquebot France.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Philippe Seydoux, Gentilhommières d'Artois et du Boulonnais, tome 1, Paris, Editions de La Morande, , p. 36-37 et 338
  2. P. A. Plouvain, Notes Historiques relatives aux Offices et aux Officiers du Conseil Provincial d'Artois, Douai, Wagrez, , p. 12-14
  3. Philippe Sueur, Le Conseil Provincial d'Artois, tome 1, Arras, Commission Départementale des Monuments Historiques du Pas de Calais, , p. 317-318
  4. a et b « Beaumetz-les-Loges: Aimé Bruneau passe le témoin à Jean-Luc Tillard », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 16 novembre 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Évolution et structure de la population à Beaumetz-lès-Loges en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 août 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 août 2010)
  12. Banque du Blason.