Nielles-lès-Ardres

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Nielles-lès-Ardres
La mairie.
La mairie.
Blason de Nielles-lès-Ardres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Calais
Canton Calais-2
Intercommunalité CC Pays d'Opale
Maire
Mandat
André Condette
2014-2020
Code postal 62610
Code commune 62614
Démographie
Population
municipale
523 hab. (2014)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 50′ 33″ nord, 2° 01′ 02″ est
Altitude Min. 1 m – Max. 29 m
Superficie 4,48 km2
Localisation

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Nielles-lès-Ardres

Nielles-lès-Ardres est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nielles-lès-Ardres est située à 14,7 km à l'ouest de la forêt d'Éperlecques, à 28,9 km de Calais et à 24,4 km de Saint Omer

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nielles-lès-Ardres
Nortkerque Zutkerque
Ardres Nielles-lès-Ardres
Autingues Louches

Toponymie[modifier | modifier le code]

Niel-bij-Aarde en flamand[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Nielles-lès-Ardres est raconté dans la notice historique sur la commune de Nielles-lès-Ardres de René Ringot.

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement de Saint-Omer pour intégrer l'arrondissement de Calais[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Nielles-lès-Ardres dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1977 Emmanuel de la Gorgue de Rosny    
1977 1989 André Calais   Retraité
juin 1989 mars 2001 Philippe Cailleret   Agriculteur
mars 2001 mars 2014[3] Jacques Hénard PS Retraité
mars 2014[4],[5] en cours
(au 8 février 2015)
André Condette PS Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 523 habitants, en augmentation de 1,55 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : 0,77 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374 399 404 448 396 450 406 422 420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366 352 349 325 354 334 353 383 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
328 348 354 331 318 325 321 404 360
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
293 261 282 344 383 444 455 515 523
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,5 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 17 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 17,6 %).
Pyramide des âges à Nielles-lès-Ardres en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
5,3 
75 à 89 ans
5,6 
11,7 
60 à 74 ans
11,6 
24,9 
45 à 59 ans
21,6 
18,9 
30 à 44 ans
22,4 
14,7 
15 à 29 ans
16,0 
24,5 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Nielles-lès-Ardres.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : d’or au lion de vair, armé et lampassé de gueules.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église côté sud.

L’église fut édifiée, aux environs de 1160, en contrebas de la Montoire par Jacques de Guînes. Elle remplace la Vainquerque et son cimetière, situé plus au centre du village, son emplacement est aujourd’hui principalement occupé par des terres agricoles en bordure de la rue de Méraville.

L’église Saint-Pierre était à l'origine de plan et de style roman. Comme toute église, elle est censée être orientée à l'est, mais regarde en réalité le nord-est, puisqu’elle fut orientée le jour de la Saint-Pierre, l’équinoxe étant tout proche, l’erreur était inévitable. Elle est bâtie de pierres blanches, extraites des carrières de craie du Mont de Guémy, aussi appelé Mont Saint-Louis. Le sol se situait à l’origine deux marches en contrebas de l'actuel, il existe toujours car il fut retrouvé lors des travaux de l’installation actuelle du baptistère, il est composé de dalles rouges, type tomettes. L’église comprenait une nef centrale, deux collatéraux, un transept ainsi qu'un chœur à chevet plat. Aujourd’hui, le transept a disparu, et la voûte romane de bois bleu serti d’étoiles du chœur ainsi que son chevet orné de fresques sont cachés par une voûte néo-gothique de plâtre, érigée au XIXe siècle. La façade ne comprend plus qu’un oculus. Une seule grande toiture fut construite à moindre frais pour protéger l’ensemble du bâtiment. L’église se situe au milieu de son cimetière. Elle fut restaurée en 1956 sous l’impulsion de M. l’abbé Guerlet successeur de M. l’abbé Devulder en 1953. Elle est inscrite aux monuments historiques le 15 janvier 1929.

Les fonts baptismaux :

Les magnifiques fonts baptismaux du XIIe siècle à cuve carrée sont en pierres bleues de Tournai. Plusieurs reliefs ornent les côtés. Les quatre coins ont été tronqués. Ce baptistère est classé depuis le 1er février 1911.

Les peintures murales du chœur :

Ce sont des représentations de la vie de saint Pierre, saint patron de la paroisse. Elles ne sont pas visibles car cachées par la voûte néo-gothique de plâtre construite au XIXe siècle juste au-dessous de l’ancienne voûte romane toujours existante. L’une à droite, assez visible représente le saint patron de la paroisse aux liens et délivré par l’Ange. Celle de gauche est trop peu visible pour être identifiée. En dessous, une troisième est cachée par le chevet à trois pans néo-gothique, mais on semble apercevoir Jésus marchant sur les eaux du lac de Tibériade. Sur les planches de l’ancienne voûte sont dessinées des étoiles, toute la voûte était d’une couleur bleue avec ces étoiles peintes dessus.

Le Christ au tombeau :

Un christ au tombeau de pur style roman a été retrouvé par hasard dans la muraille du chœur lors des travaux de 1956.

Le clocher :

La tour du clocher fut refaite en bois au XVIIe siècle, l’ancien clocher de pierre étant jugé trop lourd. L’église fut dotée de deux cloches de bronze en 1494, par chance, l'une d'entre elles n'a pas fait les frais de la Révolution française, elle est baptisée Jacqueline, jamais refondue, classée monument historique à titre d’objet le 1er février 1911.

Le chœur :

D’extérieur, le chœur est inspiré par le début du gothique : ouvertures des vitraux en arc brisé. Des contreforts sont accolés tout autour des murs. On peut distinguer également, juste après la sacristie, l’emplacement d’une porte que l’on appellera porte des seigneurs, juste au pied de cette porte, à l’extérieur, on peut voir le caveau d’attente, et sous ce caveau se trouve probablement l’entrée d’un souterrain qui conduit à la forteresse de la Montoire.

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L'orgue[modifier | modifier le code]

L'orgue dans son état actuel.

L'église possède un orgue historique construit à l'origine par Guillaume Van Belle de Ypres pour l'église Sainte-Aldegonde à Saint-Omer en 1686. Il s'agit alors d'un orgue à un clavier, onze jeux et quatre accessoires. En 1696, le successeur de Van Belle, Jacques Van Eynde, ajoute un positif de balustrade à l'instrument (il n'y a pas d'espace entre le grand-corps et le petit buffet, la console étant placée à l'arrière de l'orgue). Pendant la période révolutionnaire, le mobilier de l'église Sainte-Aldegonde de Saint-Omer est vendu et le bâtiment démoli. L'orgue et sa tribune, vendus à l'église de Nielles, sont remontés mais sans la partie instrumentale du positif par Jean-François II Guilmant en 1795.

Fortement modifié au cours du XIXe siècle par Salomon Van Bever de Laeken, le plan sonore du Grand-Orgue a été restauré en 2005 par Pierre Decourcelle de Mont-Saint-Aubert dans le style flamand originel. Le Positif vient d'être restitué en 2012 par Bertrand Cattiaux sous l'égide de l'harmoniste Jean-Marie Tricoteaux.

L'orgue se distingue par la splendeur de son buffet de style flamand dont la richesse des sculptures est due à un artiste inconnu pour le grand-corps et au célèbre Jean Piette de Saint-Omer pour le positif, ainsi que par le caractère de l'harmonisation (typiquement flamand), le tempérament mésotonique (à 8 tierces pures) et le clavier à octave grave courte.Il est classé au titre objet par les monuments historiques, pour le buffet le 1er février1911[12] et pour l’instrument le 11 décembre 1995[13].

Composition du Grand Orgue (Ut1-Ut5 avec octave courte : 45 notes) :

  • Holpijp 8'
  • Venture (Prestant 4')
  • Fluit 4'
  • Nasard 2'2/3
  • Doubelette 2'
  • Sesquialtera II rgs
  • Fourniture III rgs
  • Cymbal II rgs
  • Cornette (D#3) V rgs (dessus)
  • Voix Humaine 8'
  • Trompette 8' (coupée en basses et dessus entre D3 et D#3)
  • Grelot
  • Trommel (tambour)
  • Nachtegale (rossignol)
  • Tremblant

Composition du positif (Ut1-Ut5 avec octave courte, 45 notes)

  • Holpijp 8'
  • Fluit 4'
  • Doubelette 2'
  • Petit Nasard 1 1/3'
  • Tierce 1 3/5'
  • Super Octave 1'
  • Cymbal II rgs
  • Cornette II rgs (C#3)

Accouplement à tiroir

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements du Pas-de-Calais - Recueil des actes administratifs », sur http://www.pas-de-calais.gouv.fr/, (consulté le 6 janvier 2017).
  3. M. D.-L. (CLP), « Nielles-les-Ardres: lors de ses vœux, Jacques Hénard a désigné André Condette comme successeur : Jacques Hénard a répété qu’il ne voulait pas faire le mandat de trop. Il a transmis le témoin à celui qui devrait lui succéder lors des prochaines municipales », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  4. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 4 février 2015).
  5. M. D.-L. (CLP), « Nielles-les-Ardres : la réfection de l’église Saint-Pierre, une priorité du mandat : Comme elle l’a fait avec les bilans des maires avant les élections, « La Voix du Nord » propose une nouvelle série consacrée aux projets des maires. Quels engagements ? Quels grands chantiers ? Quelles priorités ? Réponses ici avec André Condette, maire de Nielles-les-Ardres », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Évolution et structure de la population à Nielles-lès-Ardres en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  12. Notice no PM62001155, base Palissy, ministère français de la Culture
  13. Notice no PM62001930, base Palissy, ministère français de la Culture